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G KO U PAGE

GRUES

marchandises, prix fixés annuellement par le Ministre des travaux publics, sur la proposition des Compagnies. Ces prix constituent ce qu'on appelle le tarif exceptionnel. Il s'applique notamment aux paquets ou colis pesant isolément 40 kilog., et audessous. Mais, si ces paquets on colis sont réunis sous un même emballage, s'ils font partie d'un envoi dont le poids total dépasse 40 kilog. et s'ils sont adressés par le même expéditeur au même destinataire, ils cessent d'être soumis au tarif exceptionnel et, par suite, bénéficient de tarif plus réduits.

La faculté de grouper les colis est reconnue par les cahiers des charges, et le groupage est exercé par des entrepreneurs de messagerie et autres commissionnaires de transport.

L'industrie des groupeurs profite au public, parce qu'ils lui abandonnent une partie de la différence entre les prix du tarif exceptionnel et ceux des tarifs réellement appliqués; elle est également avantageuse aux Compagnies de chemins de fer, ainsi affranchies des manutentions qne nécessitent les petites expéditions.

Comme tout envoi de marchandises donne lieu à la délivrance d'un récépissé,les groupeurs qui réunissent des colis au nom de différents destinataires, même quand ces colis sont empaquetés ensemble, doivent payer: 1° un récépissé collectif; 2" autant de récépissés spéciaux qu'il y a de destinataires ; et cette obligation s'applique aussi bien aux envois faits à l'étranger qu'à ceux faits à l'intérieur de la France. L'industrie du groupage s'est peu développée dans notre pays. Cela tient à notre système général de tarification des voies ferrées (voy. Tarifs), à la mise en vigueur des tarifs applicables aux petits paquets et aux colis postaux, enfin à la création par les Compagnies de chemins de fer, dans tonte agglomération de quelque importance, de bureaux de ville où l'on reçoit, pèse et enregistre les marchandises à destination des gares.

Au contraire, le groupage est d'une pratique générale en Allemagne. La raison en est que la tarification du réseau allemand a pour principe l'expédition par wagon complet de o ou plus souvent de 10 T. Le transport par wagon complet bénéficie de tarifs bas, tandis que celui des colis isolés est lourdement taxé. Les wagons sont mis à la disposition des expéditeurs, qui en opèrent eux-mêmes le chargement et le déchargement. Le transporteur voit de la sorte son rôle très simplifié, et son matériel est mieux utilisé. Mais les grands industriels, les grands commerçants se trouvent favorisés au détriment des petits, et ceux-ci sont dans l'obligation de s'adresser à des commissionnaires, qui groupent les marchandises qu'on leur confie, de manière à pouvoir en charger des wagons complets. Les groupeurs ont d'ailleurs le droit de former des chargements avec toutes espèces de marchandises. ns ne payent aux chemins de fer que les taxes afférentes aux expéditions par wagon complet, et gardent pour eux, à titre de rémunération, la grosse part de l'économie que ces taxes procurent par rapport à celles des expéditions partielles. Ils ont formé de puissantes associationsentreeux, et ils échappent ainsi aux rabaisque la libre concurrence les aurait amenés à consentir an public. Aussi un mouvement d'opinion assez vif contre l'intermédiaire des groupeurs a-t-il commencé, il y a déjà quelques années, à se manifester en Allemagne.

Quoi qu'il en soit, le groupage subsiste, et a6D de permettre au commerce français de profiter des abaissements de prix considérables que le groupage comporte, les Compagnies de l'Est et do Nord ont établi, dans leurs gares frontières et plusieurs autres grandes gares, des agences qui fonctionnent comme consignataires de marchandises et qui groupent celles qui doivent circuler sur les lignes allemandes. Ch. Gomel.

Droit fiscal. — V. Contr,\ts de transport. GRUAUX. On donne en général le nom de gruau aux graines des céréales grossièrement moulues, non blutées ou quelquefois aux graines simplement décortiquées; mais on réserve plus ordinairement à ce* dernières le nom de grains perlés (orge perlé). On distingue le gruau de Bretagne et le gruau de Paris; le premier est le gruau d'avoine, le second le gruao de froment; il existe aussi du gruau de millet, de maïs, de seigle, de sarrasin. Quant au gruau d'orge, c'est le plus souvent de la farine d'orge, employée surtout pour faire des soupes, rarement du pain ; pour la fabrication de la bière, on emploie le grain entier. D'autre part, on désigne sous le nom de farines de gruau des farines de froment obtenues par un travail de mouture spécial qui sépare la périphérie du grain de la parlie centrale, plus blanche et très riche en amidon, et qui donne des farines de diverses finesses, dites, dans le commerce, premier, deuxième, troisième gruau, petit gruau, etc. Ces sortes de farines sont surtout employées pour faire les pains de luxe et dans la pâtisserie.

Quant aux autres usages alimentaires des gruaux, voy. Farines. D"^ J. L-vumonier.

GRUES. Les grues sont des machines constituant un appareil de levage. Une grue ordinaire comporte une charpente en bois ou en fer supportant un système ou train d'engrenages, un tambour sur lequel s'enroule la chaîne à l'extrémité libre de laquelle est fixé le crochet d'enlevage. La charpente, dans les grues de formes simples, a la forme d'un triangle dont un côté est vertical. Ce côté s'appelle l'arbre ou le fût de la grue. L'arbre est fixe ou peut tourner sur lui-même, en entraînant tout le système dans son mouvement de rotation. Il tourne sur des galets qui l'entourent, à la naissance du sol, et dans un pivot inférieur qui le maintient vertical, de même que les galets. Le côté supérieur du triangle constituant la grue, côté qui se rapproche de l'horizontale, s'appelle la rolëe ou tirant. Les caractéristiques d'une grue sont sa puissance, c'està-dire le poids qu'elle peut soulever, et sa portée, c'est-à-dire la distance horizontale entre l'axe du crochet et l'axe du fût.

Les grues sont fixes ou mobiles.

Les grues fixes comportent, le plus généralement, des fondations dans lesquelles s'enfonce l'arbre, et qui doivent être d'autant plus importantes que la puissance et la portée sont plus grandes. Les fondations, devant résister à la poussée latérale de la grue (laquelle s'exerce dans une position quelconque de cette dernière), ont une forme circulaire et sont entourées d'un fort frettage en fer. Elles sont quelquefois creuses et constituent alors une cuve dans laquelle plonge la partie de l'arbre qui se prolonge au-dessous du sol. Cette cuve est garnie de plaques en fonte. Certains types de grues fixes sont sans fondations ; dans ce cas, l'arbre de la grue est relié inférieurement à un plateau en fonte, de grand dia-

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