fontes métriques, valant
Angleterre.
Allemagne.
Belgique . .
en 18971:
2tats-Unis.
Quant.
Chili. — La Estadistica comcrcial delà Republica de Jhile pour l'année 1896 nous fournit les chiffres suivants jjour l'export. (C. S.) du guano (on milliers de kilog. et de pesos fuertes de 5 fr.) :
Val. Quant. Val.
* Nous avons choisi, dans celte suite d'années de plus d'un demi-siècle, celles qui marquaient le mieux les nombreuses et subites variations des export, chiliennes de guano. Nous devons noter que la statistique officielle ne donne aucun chiffre pour les années 1860 et 1861, et pour les périodes 1804-07, 1809-78 et 1891-93.
GUARAXA. Le guarana est une pâte préparée avec les semences torréfiées et pilées du Paulinia horbilis. Les indigènes de l'Amazone, qui en font aine grande consommation en raison de ses propriétés toniques et stimulantes, râpent tout uniment cette pâte dans l'eau bouillante, ce qui cons-
1. H entre, à Anvers, environ 20.000 T. de guano par an, mais le chiffre d'import. de 1.530 T. pour la Belgique indique que plus des 9/10 de ce total y sont en transit, probablement dirigés sur l'Allemagne.
2. Dans les chiffres d'importat. des guanos aux États-Unis, la part du Pérou n'est plus indiquée séparément depuis 1891.
titue le ponche, boisson assez agréable. Le guarana contient de la gomme, de l'amidon, des matières grasses, un peu d'albumine, du tannin, de la caféine et de la théobromine; ce sont ces trois dernières substances qui confèrent aux préparations de guarana des propriétés antidiarrhéiques et antinévralgiques assez efficaces. En dehors de ces préparations médicamenteuses, on en peut faire une décoction stimulante qu'on aromatise avec quelques gouttes de liqueur des îles (liqueur à épices) ou de teinture de citron (sirop de citron, ou d'orange, ou de grenade, etc.). D' J. Laumosier.
GUATEMALA. République de l'Amérique Centrale. Son territoire s'étend du S. au N.-E. entre l'Océan Pacifique et l'Atlantique; il est borné au N. et à ro. par le Mexique, à l'E. par le Honduras. Sup. : 125.100 kil. c. (420 kil. de longueur sur 27a de largeur). Pop. : 1.190.000hab. en 1872, 1.364.000 au recensement de 1893, dont 11.000 Européens ; la proportion des Indiens est de 60 "/«. Le pays est montagneux ; les plateaux atteignent jusqu'à 2.b00 m. ;2i volcans; point culminant, 4.2.o0m. Plusieurs grands fleuves se jettent dans l'Océan Atlantique, parmi lesquels le Matagua (530 kil., dont 200 navigables pour les grandes barques) et le Polochic (250 kil.). Capitale : Guatemala la Nueva, 65.000 liab. en 1895, dont les 5/6 d'origine européenne ; les autres villes principales sont : Quezaltenango, 30.000 hab.; Coban, 27.700; Totonicapan, 40.000; San Marcos, 16.000. Les ports sont médiocres : le mieux abrité est Santo Thomas, sur l'Atlantique ; les plus fréquentés sur le Pacifique sont Champerico et San José, port de la capitale.
La République est régie par la Constitution de 1879, complétée en 1889. Le Pouvoir législatif est exercé par une Cliambre nommée pour quatre ans par le suffrage universel. Le Pouvoir exécutif appartient à un président, élu pour 6 ans et assisté de 6 ministres : des affaires étrangères, de l'intérieur, des finances, de la guerre, de l'instruction publique, du travail. Il y a une cour suprême de justice, 6 cours d'appel et 26 tribunau x de première instance. Le service militaire n'est obligatoire que pour les citoyens payant une contribution inférieure à 50 pesos. L'armée active compte 57.000 hommes et la réserve 30.000. Les recettes se sont élevées de 8.660.000 dollars en 1892 à 15.150.000 dollars en 1896 (dont près de moitié provenant des douanes et plus d'un tiers d'impôts sur les spiritueux, le tabac, etc.) ; les dépenses, de 9.672.000 dollars à 17.437.000 dollars (dont les 7/10 pour la dette, l'instruction publique et la guerre). Au 1" janvier 1897, la dette extérieure était de 36 millions de francs et la dette intérieure de 50 millions.
Le climat est très variable suivant les altitudes. Il est chaud et sec sur le Pacifique, souvent malsain du côté de l'Atlantique. Les plateaux sont salubres.
Productions. — En général, le sol est de la plus grande fertilité. En 1893, le café était cultivé sur 50.000 hect., la canne à sucre sur 14.450, le maïs sur 95.000, les bananes sur 4.500, le tabac sur 300 hect. Les forêts occupaient 532.000 hect. La culture du café se développe rapidement ; la plupart des grandes propriétés à café appartiennent à des Sociétés allemandes. On comptait, en 1893, 163.000 chevaux et mules, 497.000 bœufs et 490.000 montons. Quelques rivières contiennent des minerais d'or; la production est évaluée à 1.500.000 fr. en-