GUATEMALA
GUERIGXV
viron. Il y a des mines d'argent, de cuivre, d'étain, de plomb, mais la plupart ne sont pas exploitées. Les principales industries sont des fabriques de laiuages et de cotonnades, de cigares, de ciment, des fonderies de métaux, des sucreries, des brasseries, des distilleries, des briqueteries.
Commerce extérieur.' — L'import. a baissé de 46 millions 716.000 fr. en 18% à 34.300.000 fr. en 1897, dont 8 millions 3 en cotons, 1,7 en conserves et fromages, 1,7 en farine, 1,4 en vins, 1,1 en matériel de chemins de fer, 1 million en cognac et whisky. Les États-Unis entrent dans le total pour 11.483.000 fr., l'.Vngleterre pour 7 millions 4, l'.Vllemagne poar 7,4 et la France pour 4,3, dont 570.000 fr. en vins, 544.000 en eaux-de-vie, 510.000 en coton, 391.000 en lainages, 358.000 en conserves.
En 1898, il est entré par les ports du Guatemala 446.343 colis de diverses marchandises pour une valeur déclarée, par factures consulaires, de 3.880.G68 piastres, soit 19.403.340 fr. Dans ce nombre, la France figure seulement pour 9.96G colis, ayant une valeur de 217.337 piastres, soit 1.086.688 fr. La France occupe le quatrième rang dans l'échelle commerciale de ce pays, ayant pour concurrents : les États-Unis du Nord, à qui appartient près de la moitié des import, ci-dessus: r.\llemagne, qui importe surtout des machines et beaucoup d'articles manufacturés similaires aux articles dits de Paris ; l'.\ngleterre, qui importe pour moitié des cotonnades, toiles, etc.
Antérieurement, la France avait une supériorité bien établie sur les autres nations, pour la majeure partie de ses produits naturels et manufacturés, tels que : tons articles de fantaisie, les livres imprimés, la droguerie, les instruments de musique et pour les arts et sciences, la parfumerie, la papeterie de luxe et ordinaire, les vins, liqueurs, eaux-de-vie, etc. Désormais, nous luttons péniblement avec les États-Unis et r.\lleniagne, dont les import., pour ces mêmes marchandises, égalent presque les nôtres.
Les export, ont également fléchi de 63.483.000 fr. en 1896 à 49.400.000 fr. en 1897. dont la presque totalité en café (638.000 qx en 1896: 442.000 pour l'.Vllemagne, 1 19.000 pour les États-Unis, 13.000 pour la France) ; les antres export, consistent en bananes, cuirs et cuivre.
Natigation. — Il est entré, en 1890. dans les ports du Guatemala, 373 vapeurs jaugeant 1.027.000 t.
Chemins de fer. — Les trois plus anciennes lignes, d'ensemble 241 kil., sont celles de San José à la capitale (136 kil.), de Champerico à Retalhulcn (31 kil.], et de cette dernière ville-à San Felipe. En 1896, 436 kil. étaient en exploitation. Une ligne de 299 kil., partant de Puerto Barrios, reliera l'Atlantique au Pacifique ; elle sera prochainement terminée.
Les routes carrossables sont très rares ; dans les sentiers les marchandises sont transportées à dos de mulet. On comptait, en 1896, 212 bureaux de poste ayant fait 4.9*9.000 expéditions et 4.463.000 réceptions. Il y avait 4.797 kil.de lignes télégraphiques, avec 133 bureaux, qui ont '^xpédié 735.000 télégrammes.
Crédit. — Les banques d'émission sont: les Banques ! Internationale, de Colombie, de Guatemala, Agricole hypo- 1 thëcaire, .\méricaine et Occidentale.
Les capitaux peuvent produire facilement un revenu de l'> à 20 V.. Le taux normal des prêts est de 2 •/. par mois. I.M plus grande prudence est recommandée aux négociants français en ce qui touche les fournitures à faire à des maisons établies au Guatemala.
Monnaies, Poids et Mesures. — Le dollar ou peso, de 100 centavos, pesant 23 gr., a une valeur nominale de 5 fr. La circulation se compose en majeure partie de papier-monnaie, valant jusqu'à 23 fr. On se sert des poids et mesures espagnols. Le système métrique a aussi été adopté. 11 y a une légation de France à Guatemala. Douanes. — Le tarif en vigueur est celui du 4 novembre 1893 ; il comprend 3.000 numéros. La plupart des droits sont spécifiques ; les eaux-de-vie justjn'à 20* Baume payent 4 fr. 23 le litre; les liqueurs, 3fr.23; le vin de table en fûts, Ofr.GO. Abkl Ravieb.
GU.VY.VQUIL. Ville maritime de la République de l'Equateur, située sur la rive droite d'un large estuaire à 2(» kil. S. de Quito, par 2» il' lat. S. et Si' ir long. 0. de Paris. Pop. : 30.000 hab. Le port est accessible aux navires d'un tirant d'eau de6m.30. Il reçoit annuellement 900 nav. env., jaugeant près de 290.000 t. Les paquebots de la Compagnie du PaciQque le relient régulièrement aux principaux ports de l'Amérique du Sud. Tête d'un chemin de fer sur Sibambé. La fièvre jaune y est endémique."
C'est par Guayaqnil que passe presque tout le commerce extérieur de la République de l'Equateur. Import, de cotonnades, lainages, vins et spiritueux, autres objets alimentaires et produits manufacturés. Export, de cacao, coton, café, chapeaux de paille, sucre, peaux, ivoire végétal, caoutchouc.
Vice-consulat de France.
GUAYRA (La). Ville maritime du Venezuela, située à 10 kiL N.-O. de Caracas, par 10"» 36' 19' lat. N. et 69° 17' long. 0. de Paris. Pop.: 8.000 hab. La température moyenne est de 29". Comme port de Caracas, La Guayra a un mouvement maritime et commercial important. Les entrées et sorties ont été, en 1895, de 296 nav. avec 649.000 t., dont 90 nav. anglais (183.000 t.), 33 français (166.000 t.), 47 américains (100.000 t.), 33 hollandais (82.000 t.), 28 allemands (53.000 t.). Escale des paquebots de la Compagnie Transatlantique, de la Royal-Mail, de la West India and Pacific, de la Transatlantique de Rarcelone, de la C'* des Indes néerlandaises occidentales, de la Veloce.
Les export, ont atteint, en 1896, 33.600.000 fr., surtout en café, 25 millions3 (12.788 T.), cacao, 7,6 (3.130 T.), cuirs. Les import, consistent en produits alimentaires et objets manufacturés. Agence consulaire de France.
GL'ÈDE ou V^ouÈDE. Nom qu'on donne au Pastel dans les départements du Nord. (V. Matières colo-
R.VNTES.)
GUERCHE. Monnaie divisionnaire d'argent en Abyssinie. Égale Ofr. 25 cent. Il y a des pièces de 1, 5 et 10 gnerches.
GUÉRIGXY. Ville industrielle située à 9 kil. E. de Pougues, 11 kil. N.-E. de Nevers et 268 kil. de Paris. Pop. : 3.388 hab. en 1896. Elle possède l'une des plus importantes usines de France, les forges nationales de la Chaussade. Les principaux objets de sa fabrication sont les chaînes, certaines plaques pour le blindage des ponts cuirassés et les ancres. Il y a dans l'établissement des forges, des fonderies, des marteaux-pilons dont un de 20.000 kilog., une clouterie, des laminoirs, une presse hydraulique d'une force de 300.000 kilog., 2 feux d'affinerie consommant près de 5.000.000 de kilog. de charbon de bois. A la tète de l'usine sont placés un directeur des constructions navales et deux ingénieurs de la marine. La dépense totale en matières consommées a été, en 1895, de 1.327.000 fr. et celle de maind'œuvre de 940.000 fr. Pendant la même année, 823 hommes étaient occupés au service des constructions navales et 19 aux travaux hydrauliques. (V. Aciéries, Fonderies.)
Station du chemin de fer de Lyon : ligne de Nevers à Clamecy. Le mouvement de la gare a été le suivant en 1898: Marchandises transportées (tonnes)
Voyageurs G. V. P. V.
partis Expcdit. Récept. Expédit Récept.
GUINKE
GUINEE FRANÇAISE
GUERXKSKY. Une des îles anglo-normandes, située à 29 kil. au N.-O. de Jersey, G8 kil. S.-O. de Cherbourg, loOkil. S.-E. de Plymouth. Sup.:6okil. carrés (14 kil. sur 8). Pop.: 30.685 hab. en 1871, 32.638 en 1881, 3a.287 en 1891 (o;i8 par kil. carré). Capitale: Saint-Pierre-Port, sur la côte orientale de l'île. Guernesey est administrée par la Couronne et les administrations locales.
Le climat est humide, mais sain et très doux ; l'oranger vient en pleine terre. Le sol est fertile. Les principales cultures sont le blé, l'orge et les pommiers à cidre. Vaches laitières et porcs. Il n'y a pas d'industrie. Carrières de granit; leurs produits sont le principal objet d'exportation, après les fruits frais envoyés par grandes quantités en Angleterre. Guernesey approvisionne en grande partie les maisons de Soutliampton eu fruits et légumes frais. Cette île s'est fait une spécialité des raisins et des tomates de serre ; on évalue jusqu'à 3001iv. st. le rendement d'un capital de 150 liv. employé à la culture de ces dernières. (Moniteur off. du Commerce, 1898.)
Le port de Saint-Pierre est une escale des paquebots de l'Anglo-French steamship Company (ligne de Saint-Brieuc à Plymouth) et du London and South- Western Railway (de Southampton à Jersey).
GUIMAUVE. La racine, la fleur et les feuilles sont employées comme adoucissantes et émollientes. On en fait des décoctions, des sirops, des pâtes et des pastilles. Les confiseurs préparent une « pâte de guimauve » qui se vend en petits carrés ou en bâtonnets et qui d'ordinaire ne contient pas une parcelle de guimauve.
La racine est longue, cylindrique, charnue, branchue, blanche en dedans et recouverte d'un épiderme jaunâtre. Dans le commerce on la trouve mondée de son épiderme et d'une belle couleur blanche.
Douanes.— La racine de guimauve paye, à l'entrée, aux 100 kilog. nets : fraîche, 20 fr. T. G., 15 fr. T. M. ; sèclie, 30fr. T.G., 25fi'. ï. M.
GUIXDnAGi:. (Art de la soie.) Dimensions de récheveau de soie grège ou moulinée. Ces dimensions varient suivant les modes de filage, d'ouvraison et les usages du pays ou de l'usine d'où provient la soie. Dans le commerce, on distingue la soie d'après le guindrage, c'est-à-dire d'après la circonférence des flottes. Dans le moulinage de la soie on nomme guindre le dévidoir sur lequel se forme récheveau de soie tordue. J. P.
GUIIVÉE. Monnaie d'or anglaise, qui doit son nom, dit-on, à ce qu'elle fut faite d'abord avec de l'or provenant de la Guinée. On confond souvent la gninée, monnaie réelle, avec le souverain, autre monnaie d'or réelle, et la livre sterling, monnaie d'or de compte : la guinée est de 21 shillings et vaut 26 fr. 25 c.; le souverain et la livre sterling sont de 20 shillings et valent 25 fr. Ces monnaies sont au titre de 917.
GUINÉE. (Tissu DE COTON bleu.) L'écoulement de la gninée au Sénégal diminue chaque année, surtout depuis l'occupation militaire du Soudan. La guinée de l'Inde était considérée comme monnaie ; la richesse d'un Noir se calculait suivant le nombre de pièces de guinée qu'il possédait; aujourd'hui cet usage tend à disparaître, nos pièces de 5 fr. en argent, introduites pour le payement des troupes, circulant au Sénégal et au Soudan, sont recherchées par les gens du pays, et la guinée de l'Inde n'est plus appréciée comme autrefois.
Dans les rivières du Sud et la Casamance, l'écoulement de cette marchandise n'a que très peu d'importance. D'un autre côté, les fabricants hollandais et belges fabriquent aujourd'hui des guinées de qualité supérieure et qui sont préférées par les Noirs dans le commerce d'échange.
Voici quels étaient les cours des guinées de l'Inde, marchandises prises à l'entrepôt à Bordeaux ou à Marseille, en juillet 1897 :
Pli'.CKS
'arques
Nombre
Longueur Largeur
Poi<ls
Prix
I)ar balle
Mût. Met.
Kgr.
Fr.
HH
JJ
GUINÉE FRANÇAISE. Colonie française de l'Afrique occidentale, détachée du Sénégal en 1895. Elle est bornée à l'O. par l'Océan Atlantique, au N. par la Guinée portugaise et le Sénégal, à l'E. par le Soudan français, au S. par le Sierra-Leone. Sup. 111.000 kil. c. (410 kil. du N. au S. sur 515 kil. de l'E. à l'O.) Le chiffre de la population est inconnu. Le sol s'élève en pentes douces depuis la côte jusqu'au massif du Fouta-Djallon, dont les sommets atteignent 1.500 m. Les fleuves sont nombreux et abondants, entre autres la Gambie, la Falémé, le Bafing, le Tankisso, les deux Scarcies. Le climat est malsain sur les côtes ; dans l'intérieur il est tempéré, le thermomètre ne dépasse guère 28°. Le chef-lieu de la colonie est à Konakry, village le plus sain du littoral. Le budget pour 1899 atteint 1 million 892.000 fr.
Les richesses minérales sont peu connues. Grandes forêts : acacias, bambous, orangers, cocotiers, bananiers, indigotiers''. La production principale est celle du caoutchouc- ; viennent ensuite le sésame, les arachides, la noix de kola''.
Les terrains cultivés occupent à peine 1/10 du territoire''. La colonie, surtout le Fouta-Djallon, compte de nombreux troupeaux : bœufs, moutons, chèvres, quelques chevaux, ânes et mulets. Le Gouvernement a créé à Konakry un jardin d'essai.
1. L'indigotier pousse en grande quantité dans la colonie, en particulier au Fouta-Djallon. Il donne une teinture excellente, mais qui n'est exploitée que par les indigènes, pour leur usage personnel et pour la teinture des rares pièces d'étoiles de coton fabri»quées dans le pays ou des étoffes blanches importées d'Europe.
2. Le caoutchouc constitue la principale richesse de la colonie et entre pour plus des trois quarts dans la valeur des exportations. Malheureusement le mode de culture des indigènes a lait disparaître la liane sur presque toute la côte ; il faut aller la chercher dans les massifs de l'intérieur (Fouta-Djallon) ou dans les territoires presque inhabités du bassin du Niger ou des rives da Campony, du Rio Grande et de la Gambie. Les Noirs commencent cependant à comprendre qu'ils se privaient eux-mêmes d'une sourc* importante de revenus en détruisant les forêts do lianes et en coupant la plante pour en tirer d'une seule fois tout le Kitex.
3. Le kola, qui a pris depuis quelques années une grande vogue en Europe, est produit en abondance par la colonie ; il est surtout exporté à destination du Sénégal et du Soudan, où il sert d'élément pour la traite.
■1. Le riz, base delà nourriture des indigènes de la Guinée, est cultivé partout où le sol se prête à son développement. Malhenreusement, la paresse et l'imprévoyance des noirs font que dans un pays qui devrait se suffire largement par ses propres ressources on a dû importer en 1897 pour 234.000 fr. de riz, soit environ 900 T. Cependant, dans certaines provinces, on fait deux recolles par «n.
Le mil vient immédiatement après le riz, comme importance, au point de vue de l'alimentation indigène.
GLl.NÉK PORTUGAISE