GUTTA-PERCHA
caniques de coton pour l'habillement, l'ameublement, etc.
Les g-uipures sont des variétés de dentelles dans lesquelles le fond ou réseau est remplacé par des barrettes ou brides formant des dessins ou motifs. Elles sont généralement fabriquées avec des fils plus gros que ceux qui servent au tissage de la dentelle. Certaines dentelles de fantaisie tiennent à la fois de la dentelle et de la gnipure en ce qu'elles présentent un réseau à mailles régulières (fond de la dentelle) concurremment avec des brides ou barrettes (fond de la guipure). On fait les guipures, comme les dentelles, soit à la main, soit à la mécanique, de lin, de chanvre, de coton ou de laine. (Voy. Dentelles.)
On désignait autrefois sous le nom de « guipures pour ameublement » les produits du métier bobinot que les tarifs actuels des Douanes nomment « tulles bobinot ». Ce sont des tissus à mailles qui, par leur fabrication, appartiennent en effet à la famille des tulles. Ils sont cependant faciles à distinguer des tulles proprement dits ou des dentelles, parce qu'ils ont une chaîne bien apparente, tandis que la chaîne n'est pas apparente ou n'existe pas dans les dentelles et dans leurs imitations. (Voy. Tulles.)
Les tissus employés sous le nom de guipure comme rideaux, têtières pour meubles, etc., sont formés par une chaîne dont les fils restent tendus parallèlement entre eux à une certaine distance les uns des autres ; la trame est remplacée par une série d'autres fils, dits fils de dessin, aussi nombreux que les premiers et enveloppés avec eux par une troisième série de fils, dits fils de tour.
La fabrication mécanique des guipures a pris naissance, vers le commencement du siècle, à Nottingham (Angleterre) et a été importée en France vers 1840. Les machines employées se rapprochent beaucoup des métiers à fabriquer les tulles; on les construit sur une grande largeur, variant de a à 8 m., de manière à fabriquer à la fois plusieurs pièces les nnes à côté des autres.
Commerce et Douanes. — Les statistiques du commerce ne distinguent pas les guipures des dentelles proprement dites (voy. ce mot), et le Tarif des Douanes soumet les guipures au traitement des dentelles de même matière fabriquées à la mécanique.
GUISE (Familistère de). L'établissement connu sous ce nom a été fondé par M. Godin, né à Esquehéries (Aisne) en 1817. Fils d'un artisan de village, il s'imprégna, en faisant son tour de France, des idées de Fourier et de Pierre Leroux. Il établit, à son retour dans son pays natal, un petit atelier d'appareils de chauffage. En substituant la fonte à la tôle, en créant des modèles nouveaux, il en fit un établissement industriel qu'il installa à Guise, en 1846, à portée des voies de communication.
Il commença par apporter nombre de réformes: on avait l'habitude de payer les ouvriers pour des périodes de 3 ou 4 h. qui divisaient la journée. La retenue pour un retard pouvait comprendre toute la période ; M. Godin substitua à ce système le payement à l'heure. Afin que le payement des salaires ne devînt pas un entraînement à la dépense, il l'organisa de la manière suivante :
La liste de paye est faite suivant l'ordre alphabétique des noms du personnel, sans égard aux professions ni aux ateliers où les ouvriers travaillent. Cette liste est divisée en quatre sections égales, dont
deux payées le mardi et le vendredi d'une semaine, les deux autres le mardi et le vendredi de la semaine suivante, de façon que chaque section et chaque ouvrier soient payés tous les quinze jours. L'expérience a prouvé que cette organisation des payes ne donne qu'une proportion de 7,39 absences pour 1.000 journées de travail.
Il versa les amendes, les retenues pour malfaçons à des caisses d'assurances et remit l'administration de ces fonds aux intéressés.
Après le 2 décembre, au moment où Victor Considérant essayait de fonder une Société phalanstérienne au Texas, il souscrivit pour cette entreprl.se le tiers de sa fortune. On sait que l'entreprise aboutit à un échec lamentable.
Il institua dans son établissement une Société do secours mutuels entre les employés et ouvriers, une caisse de retraites et rentes viagères, l'assurance contre la maladie et les accidents, avec responsabilité civile du patron, une Association coopérative de consommation, des institutions d'enseignement scolaire et professionnel, des cercles d'ouvriers.
C'est au mois d'avril 1859 que M. Godin fonda son Familistère, qui forma d'abord l'aile gauche des établissements actuels ; l'aile droite fut construite en 1879. Quelques années plus tard, il joignait aux usines et ateliers de Guise ceux de Laeken (Belgique), organisés sur le même modèle et d'après les mêmes principes. Il mourut le 15 janvier 1888 en laissant à l'Association du Familistère toute la part disponible de sa fortune.
Nous empruntons au procès-verbal de l'assemblée générale ordinaire de 1898 les chiffres ci-après:
La Société compte, tant à Guise qu'à Laeken, 1.109 membres actifs, associés, sociétaires ou participants.
Le chiffre total net des affaires pour les deux établissements a été, pour l'exercice 1897-1898:
Fr.
A Guise, de 3.594.393,72
A Laeken, de 1.013.144,16
Total 4.607.537,88
qui avait été de 4.639.872,41 en 1896-1897. Les bénéfices nets, déduction faite des amortissements, frais d'éducation de près de 500 enfants et charges sociales, ont été pour 1898 de fr. 642.090,09.
Le nombre des fourneaux sortis des deux usines au cours du même exercice a été de 111.642 à Guise et33.19î> à Laeken.
Les fourneaux de cuisine sont le principal produit de fabrication de ces établissements, qui livrent aussi des pompes, baignoires, lavabos, réservoirs, appareils inodores, éviers, mangeoires, articles pour jardins, écuries,etc.
GULro. On désigne, sous le nom de gulpo une boisson préparée soit avec de la farine de maïs torréfiée, de l'eau et un peu de sucre, soit avec du malt de maïs, de la levure et de l'eau ; cette dernière est une sorte de bière utilisée quelquefois dans les pays méridionaux ; en Allemagne, on y ajoute du houblon, et on procède comme pour la bière d'orge. L'eau sucrée et la farine de maïs torréfiée constituent une boisson très agréable et très rafraîchissante que l'on peut donner aux malades et particulièrement aux fébricitants. D'J.L.
GUTTA-PEUCilA. On trouvera à l'article Caoutchouc des renseignements généraux sur la production et les propriétés de la gutta-percha. Nous ajoutons ici quelques détails intéressants :
L'Académie des sciences de Paris a reçu récemment de M. Dybowski, directeur du Jardin colonial, une note,établissantla possibilité d'obtenir anegutta-