‹ Dictionnaire du commerce, de l'industrie et de la banqueChapitre 292 sur 1134 · pour les voiliers. La Hotte commerciale était, au · texte numérisé non relu

pour les voiliers. La Hotte commerciale était, au

31 décembre 1897, de 267 vapeurs de 545,108 t. et de

G voiliers de 1.098 t.

Elast et West Hartlepool sont des stations du North- Eastern Raihvay ; le mouvement des gares a été, en 1897, (!•> 1.322.192 passagers et 1.463.764 T. de marchandises. East Hartlepool, West Hartlepool et les localités adja- .tes de la circonscription parlementaire contenaient. ... 1891, nne population de 64.883 hab. G. -H. Blcxdex. II.VRWICII. Ville maritime d'.\ngleterre, située dans le comté d'Essex, à l'extrémité S.-E. de l'estuaire du Stour, par 51" 56' lat. N. et 1*2' long. E. de Paris. Pop. : 8.000 hab. Le port a nne profondeur de 9 m. ; il est muni de vastes quais desservis par des voies ferrées et d'entrepôts. Le mouvement maritime a été le suivant dans les 4 dernières années :

Ta lires entrés: Navires Tonnage

ig cours 1.225 653.000

.otage 2.468 176.000

I ires construits. 2 127

Xavires entrés :

g cours 1.346 739.000

^..i,oUge 3.032 212.000

Savires constmits. 2 79

La flotte commerciale était, au 3i décembre 1898, 119 navires jaugeant 14.000 t.

Le port est en communication régulière par steamers avec Hambourg, Rotterdam, Flessingue, Anvers. Import, de charbon, grains, bois. Export, de ciment, pierre et chevaux. Station du chemin de fer Great-Eastern entre Londres et Ipswich. .\gence consulaire de France.

1L\SCH1CH. Préparation tirée du chanvre cultivé, Cannabis saliva, appelé aassiC.indica ou chanvre indien, parce qu'on le trouve surtout dans l'Inde et en Perse. Cette sorte de chanvre est recouverte d'une résine molle, que l'on récolte d'après divers procédés, pétrit et convertit en petites boules, auxquelles on donne le nom de churrus on cherris. En Perse, la plante est pilée, puis on passe avec expresa dans une toile grossière, ou bien on en fait des

Navires Tonnage 1.295 714.000 2.813 199.000

infusions, des décoctions. On l'emploie encore, nne fois sèche, comme le tabac, c'est-à-dire qu'on la fume ou on la mâche, sous les noms de gunjha ou bang ; elle est souvent mêlée d'opium.

La préparation dite haschich a l'apparence d'un onguent tenace, jaune verdàtre, de saveur acre et d'odeur nauséabonde ; on en fait des pilules et des électuaires. Elle procure nne ivresse qui ressemble beaucoup à celle de l'opium.

On rencontre dans presque tontes les villes d'Algérie des consommateurs de haschich, qu'on appelle mhadjound.

li.\SSELT. Chef-lieu de la province de Limbourg, à 100 kil. N.-E. de Bruxelles, sur la rive gauche du Demer. Pop. au 31 décembre 1897, 14.427 hab. Étendue territoriale, 3.990 hectares ; étendue bâtie, 68 hectares.

L'arrondissement administratif de Hasselt a 90.904 hectares et 100.500 hab. ; il comprend 4 cantons, avec 68 communes.

La province de Limbourg a 241.200 hectares et 236.500 hab. Elle comprend trois arrondissements (Hasselt, Tongres, et Maeseyck), 15 cantons et 206 communes.

C'est nne province agricole, assez pauvre, couverte de vastes bruyères. On vient de découvrir dans la région de Maeseyck une couche charbonnière et les sondages se poursuivent pour en établir la valeur.

La distillerie de Hasselt a une ancienne réputation ; elle a beaucoup perdu : les 22 distilleries de la province n'ont donné en 1898 que 45.334 hectol. d'alcool à 50*. Hasselt possède une fabrique de colle occupant 126 ouvriers et une fabrique de majoliques avec 132. L'usine la plus importante de la province est l'établissement des produits métallurgiques et chimiques d'Overpelt, pour le travail du plomb, du zinc, arsenic et sulfate de cuivre. Elle occupe 470 ouvriers. Il y a dans le Limbourg belge des sucreries occupant I.IOO ouvriers, la fabrique de pondre de Caulille en occupe 575.

Dans l'arrondissement de Tongres, le tressage de la paille pour chapeaux a pris un grand développement. Cette industrie occupe dans les villages de Roclenge, Ebenemael, Bassenge et Wonck. 1.250 femmes et 60 hommes. L. S.

HAUT FOURXEAU- (UsixE A FOXTE.) L'article FoxTE donne la définition et la description générale d'un haut fourneau. Nous donnons ici une idée d'une usine à fonte. Nous prenons comme type une usine comportant un haut fourneau produisant 100 T. par jour, recevant par rails les matières destinées à l'alimenter : minerai, houille et castine (fondant).

Pour l'approvisionnement de ces matières, il faut des parcs. Les wagons, circulant sur des estacades, laissent tomber leur contenu, qui forme des tas réguliers assez considérables pour qu'une interruption de quelques semaines dans les livraisons ne cause aucun arrêt dans le service du haut fourneau. La houille, reprise dans le tas, est conduite par wagonnets jusqu'aux fours à coke, où elle subit la transformation nécessaire. Les matières d'alimentatioa du haut fourneau, amenées des parcs et fours à cokeà pied d'oeuvre, sont élevées au gueulard par des monte-charges à moteurs à vapeur ou à pression d'eau. Le haut fourneau marche d'une façon continue, les charges se font jour et nuit, à des intervalles réguliers. Pour tenir le haut fourneau en feu, il lui faut de l'air. Cet air est fourni par une ma-

HAVANE

HAVANE

chine soufflante à vapeur, de 150 à 200 chevaux, avec Ja batterie de chaudières correspondante. La pression de l'air atteint près d'une demi-atmosphère; cela explique, avec la quantité à fournir, la nécessité d'une machine soufflante puissante. L'air est chauffé à 700" ou 800° par sou passage, au sortir des machines soufflantes, dans de grandes constructions «n briques et terre réfractaire, portées au rouge à l'intérieur par la combustion des gaz qui viennent du gueulard et que recueillent des appareils ad hoc.

Ces gaz, résultat de la combustion intense qui se produit dans le haut-fou rneau, servent aussi à chauffer les chaudières des moteurs à vapeur; depuis quelque temps ils sont même utilisés comme moteurs de machines soufflantes à gaz et remplacent les machines soufflantes à vapeur. En Angleterre, en Allemagne, en Belgique, dans des établissements hors pair, comme Barrow, Essen, Seraing, les applications déjà faites, atteignant 1.000 chevaux, ont donné des résultats satisfaisants. M. Mortier a fait cette année (1899), sur la question de l'utilisation des gaz sortant des hauts fourneaux, une intéressante communication à la Société de l'industrie minérale de Saint-Étienne; il en résulte qu'un haut fourneau de 100 T. de fonte par jour a une disponibilité minima de 2.200 chevaux.

La coulée des hauts-fourneaux se fait à l'abri, sous une halle de coulée. Les giieuses de fonte sont chargées, souvent mécaniquement, sur des wagons qui les conduisent aux convertisseurs ou aux fours Âlartiu-Siemeus, si la fonte doit être transformée en acier, ce qui devient le cas le plus général. S'il s'agit de fabriquer du fer, la fonte est conduite aux fours à puddler. Quant aux laitiers (déchets de la fabrication de la fonte), ils sont chargés sur wagons ou wagonnets et conduits au crassier. Ces laitiers servent quelquefois, selon la topographie de l'usine et des environs, à faire des remblayages utiles; mais cela ne dure que quelques années, et souvent les crassiers sont une gêne pour l'usine. Depuis une douzaine d'années, on fait des briques et des ciments de laitier, mais cette application n'est pas encore générale.

On voit ce qu'un haut-fourneau comporte de construction et de matériel, et quelle surface exige son installation. On évalue à un million les frais de premier établissement d'une usine à fonte d'un seul haut fourneau ; sans compter la construction de maisons ouvrières, si l'usine est un peu éloignée d'un centre de population suffisant, ce qui est le cas le .plus fréquent, Arthur Rubin,

Ingénieur des Arts et Manufactures.

HAUTE-SAVOIE. V. DoUA.NES.

HAVANE (la) . Capitale de la grande île aujourd'huiindépendante (du moins nominalement) deCuba, sur laquelle nous donnons des renseignements complets à la suite de cette notice. Grande ville de .250.000 hab., admirablement située au point de vue commercial, tète naturelle de la route des Antilles vers l'Europe'. Elle possède un port très vaste et parfaitement abrité, pouvant contenir plus de 1.000

1. On emploie à la Havane, pour l'arrosage et la désinfection des rues, l'eau de mer électrolysée d'après la méthode Wolf, qui développe dans la masse d'eau traitée la formation d'hypochlorites, qui sont de puissants désinfectants. Une usine spéciale peut traiter 400.000 litres d'eau de mer par jour, dans huit grandes cuves où le courant est amené par des dynamos. Les électrodes positives sont faites d'un alliage de platine et d'iridium qui résiste à l'action du chlore naissant. On attribue à l'emploi de ce mode de désinfection l'immunité remarquable de fièvre jaune dont a joui la Havane en 1899.

navires; c'est un centre de voies ferrées. Pour juger de l'importance vraie du commerce de la ville de la Havane, il ne faut pas se reporter aux statistiques relatives à la période troublée qui a précédé la séparation de la colonie de sa métropole : on peut dire que normalement les transactions sur cette place doivent représenter une valeur de 200 millions de fr., portant naturellement sur les sucres, les mélasses, le tafia, le miel, la cire, le tabac d'une part, tandis que l'import. comprend principalement les beurres, fromages, poissons salés, farines, le maïs, le lard, les conserves, le vin et la bière. Pendant l'année 1893, le mouvement de la navigation (entrées et sorties) a été de 2.601 navires avec un tonnage de 3.308.855 t. Le pavillon américain avait dès lors une grande prédominance, suivi par le pavillon espagnol, puis par le pavillon anglais. On trouvera les indications complémentaires relatives aux conditions du commerce à la Havane, dans l'article général que nous consacrons ci-après à Cuba, qu'on désigne souvent, mais à tort, sous le nom de la Havane.

Cuba. — Ancienne colonie espagnole, que les Américains viennent d'arraciier (1898) à la métropole. S'étend de 74° G' à 89" 59' long. 0. de Greenwich et de 19" 49' à 23° 13' de lat. N. Superficie évaluée à 118.833 kil. c. ; 1.631.696 hab., dont 65 % de Blancs. Six provinces : de la Havane, 8.010 kil. c. et 451.928 hab.; de Pinar del Rio, 14.967 kil. c. et 225.891 hab. ; de Sauta-Clara, 23.083 kil. c. et 354.122 hab., etc.— Surface cultivée, 10% du total; forêts, 4%; vastes surfaces inexplorées; 90.960 propriétés évaluées 220.000.000 pesos (dits aussi piastres ou dollars et valant 5 fr. 33), revenu 17 millions. Sol très fertile, terre silico-argilo-calcaire; température de -1- 10° à -(- 29°. Cultures de maïs, riz, caféiers, cotonniers, indigotiers, tabacs ; 560.000 balles de tabac par an, dont 338.000 exportées directement, plus 186.000.000 de cigares et 48.000.000 de paquets de cigarettes.

M. Gustave Bock, directeur du syndicat américain qui a englobé récemment, sous le nom de «Havana Commercial Company ^), une quinzaine des meilleures fabriques de cigares de la Havane, avec un capital de 34 millions de dollars, vient de publier (novembre 1899) un rapport très documenté auquel nous empruntons les renseignements qui suivent :

En temps normal, la production du tabac, à Cuba, s'élève à 560.000 tercios (le tercio équivaut à 50 kgr.), soit 28 millions de kilog. La province de Pinar del Rio, à l'O. de l'île, connue au point de vue de la culture du tabac sous le nom de Vuelta Abajo, du tabac qui a fait la célébrité de celui dit de la Havane, produit à elle seule 260.000 tercios. On comprend aussi dans la Vuelta Abajo la partie occidentale de la province de la Havane, qui produit 70.000 tercios. Tout le tabac cultivé en dehors de ces deux provinces est dit de Vuelta Arriba. Il est de qualité inférieure au premier. Celui de la province de Santa-Clara est encore assez estimé: sa production est de 130.000 tercios; mais celui de la province de Santiago de Cuba est tout à fait au-dessous de la moyenne comme qualité, et il gagnerait cent pour cent a être mélangé au tabac de Porto-Rico. La production du tabac dans la province de Santiago est de 100.000 tercios.

La consommation locale est très élevée, 220.000 tercios, dont 140.000 de la Vuelta Abajo proprement dite, 10.000 de la province de la Havane, 30.000 de Santa-Clara, 40.000 de Santiago de Cuba.

HAVANE

HAVRE

L'exportation absorbe 3i0.000 tercios, dont 120.000 de la Viielta Abajo, 60.000 de la province de la Havane, 100.000 de Santa-Clara et 60.000 de Santiago de Cuba. Les États-Unis sont les pins forts clients des tabacs des .\ntilles: le montant de leurs import, s'élève à 15 millions de dollars par an en moyenne, snr lesquels environ 10 millions applicables à Cuba.

Le sacre produit, en année moyenne, 1 million de tonnes; distillation de 9.000 barils de rhum. Tout a été dévasté par et pendant l'insurrection. Production annuelle de 78.000 arrobes (de 25 livres ou il kilog. 5) de café; cacaoyers, bananiers, cocotiers, ananas, orangers, etc. Exploitation un peu négligée des bois préciénx. Bestiaux : 584.000 chevaux et mulets, 2.485.000 bêtes à cornes, 78.000 montons, 570.000 porcs; production du miel, 35.000 tonnes. — .Mines fort riches de fer, manganèse et cuivre : export, respectives, 400.000 T., 21.000 et 2.000: quelques lavages d'or.

Littoral d'une approche difficile, semé d'îles, de récifs, de bas-fonds; assez peu de ports : la Havane, Matanzas, Santiago, Cienfuegos, Cardenas, Puerto Principe, Gnantanamo, Baracoa; peu de rivières navigables, sauf le Canto, qu'on peut remonter sur 100 kil. 1.7J1 kil. de chemins de fer, surtout dans l'Ouest. Commerce d'export. en 1896 évalué à 448.263 000 fr., dont 424.823.000 de produits végétaux ; données officielles pour 1891 : 52.954.000 pesos d'import. et 99.407.000 d'export. Import, de denrées alimentaires et produits manufacturés.

1 1896. I3i. 427.000 piécettes d'import. venant de l'Es- -:ie, et 21.928.000 d'export. snr l'Espagne. Commerce les ÉtaU-Unis : en 1888, 49.319.000 dol. d'import., et ..3.000 d'export. ; en 1895. 52.871.000 et 12.807.000. i.es statistiqaes officielles de Washington donnent les chiffres suivants, pour le commerce de Cuba avec les États- Unis pendant les années 1897, 1898 et 1899 (en millions de dollars) :

Import, à Cnba 18,4 15.2 25.4

Export, de Cnba 8,2 9,6 18,6

I "est snrtont en sncres, tabacs et fruits qne consiste Pexport. de Cuba anx Etats-Unis.

Monvement maritime en 1896: 3.181 navires avec 660. 976 tonnes de jaoge.

Poids et JlesHres. — Libra = 16onzas=0kilog. 46;arroba = 25 libras = 11 kilog. 500; arroba — 32 qaartillos = l6litres 1369: fanega = 12almndes=56litres 3425: vara =3pies=Om.S479.

Les commerçants s'approvisionnent généralement par commissionnaires d'Europe on d'.\mériqDe : les consignations pour compte disparaissent. On procède par remboursement an reçu des documents pour le commerce des vivres: autrement on accorde souvent des crédits de 3 et G mois. Le grand commerce cubain suit les mêmes coutumes avec ses acheteurs. Sur le sucre, les opérations se font au grand comptant.

Il est impossible de prévoir si Cuba deviendra effectivement indépendante, comme cela a été promis, ou si, au contraire, elle deviendra partie intégrante des États-Unis. Toujours est-il que la législation douanière a été fixée par l'autorité de la Confédération, et les termes en ont été publiés dans le 9« fascicule des Annales du Commerce extérieur (1899). Les droits d'import. ont été réduits, les droits d'export. portent sur les tabacs divers. Les navires venant d'un pays non occupé par les États-Unis payent 1 fr. par tonne, la taxe est ramenée à 1 fr. 10 quand ils viennent d'un port occupé par les .\méricains. II y a réduction de moitié pour les bateaux sur lest et exemption pour les charbons. De plus, on

paye une piastre pour toute tonne de marchandise importée ou exportée, et 5 cents seulement sur le charbon'. Daniel Bkllet.

H.\v.\s (Agexce). Les services commerciaux de r.\gence Havas ont été créés en 1866. .\ l'origine, le rôle de r.\gence consistait à transmettre télégraphiquement à ses succursales de France et de l'étranger les cours pratiqués au Cercle du Louvre (lieu oiYse réunissaient à cette époque les négociants parisiens), et à recevoir des principaux marchés français et dn dehors les renseignements sur la marche des affaires. Dans l'un et l'autre cas, les dépêches ainsi envoyées ou reçues étaient destinées à l'usage des abonnés particuliers on à la publication dans les jonrnaux spéciaux ou politiques.

Lorsque les tarifs télégraphiques subirent les diminutions que l'on sait et lorsque les communications téléphoniques se développèrent, les services commerciaux de r.\gence Havas grandirent simultanément. Mais ce fut lorsque les négociants s'installèrent à la Bourse de Commerce, construite sur l'emplacement de l'ancienne Halle au blé, que r.\gence Havas prit au point de vue commercial l'extension qu'elle a aujourd'hui au point de vue politique.

Elle a installé dans le hall même de la Bourse de Commerce, à quelques pas du bureau télégraphique et du Syndicat Général, une succursale qui ne s'occupe que des affaires commerciales.

Elle reçoit des dépêches des principales places dn globe et les transmet par télégrammes ou par téléphone à ses abonnés particuliers et aux journaux politiques on spéciaux. L'Agence est en relation constante avec les marchés des États-Unis, dn Brésil, des Indes et avec toutes les bourses européennes. Non seulement elle traite dans ses communications des prix pratiqués, mais elle donne la physionomie des différents marchés, et cela pour tous les articles; les raisons de hausse ou de baisse, les statistiques, l'état des récoltes, la température, etc.

C'est dans sa succursale de la Bourse de Commerce que sont reçus tous ses télégrammes et tontes ses correspondances : le service n'y est jamais interrompu, r.Agence recevant et expédiant des dépêches nuit et jour.

Aussitôt qu'une fluctuation importante se produit sur la farine, les céréales, les huiles, les spiritueux, les sucres, les cafés, les laines, le coton, les cuirs, etc., elle est télégraphiée partout, de même que l'Agence reçoit ces mêmes indications des pays d'origine.

Le rôle de r.\gence Havas à la Bourse de Commerce ne se borne pas là : l'Agence expédie aux journaux, soit par fil, soit par poste, de nombreuses correspondances, des articles de fond snr la situation commerciale et économique de tous les marchés et pour toutes les marchandises, i V. Renseignements COMMERCI.\LX.)

H.WEUSE ÉLECTRIQUE. Machine employée à l'abatage du charbon dans les mines, mue par nn électro-moteur. G. D.

H.WRE (Le). Grande et belle ville maritime de

1. Aux termes d'ane décision da Président des États-Unis. les taxes et impôts perçns à Cuba sont, depuis le 1" janvier 1899, acquittés en monnaies américaines. Les monnaies étrangères sont loatefois admises aux taux suivants : 24 pesetas or pour 4 dol. 82. 20 fr. or pour 3 dol. 86 ; la piastre aident de 5 pesetas pour 60 cent. Les monnaies divisionnaires subissent une réduction proportionnelle.

HAVRE

France, chef-lieu d'arrondissement de la Seine-Inférieure. Pop. : 125.000 hab., chiffre qui tend toujours à s'accroître; en 1860 on n'en comptait que 70.000.

Aperçu général. — Le Havre est situé à l'emhouchure de la Seine, sur la rive droite, par 49° 29' îat. N. et 2" 13' long. 0.; il forme le port de Paris, dont il n'est séparé que par 228 kil. de chemin de fer. Le port, la ville et l'arrondissement du Havre «ont une des régions les plus riches et les plus commerciales de la France.

Le Havre est le second port de France : il vient après Marseille comme importance de tonnage. Il est le chemin obligé pour les relations rapides entre la iFrance, l'Europe centrale et le Nouveau Continent. Port d'entrepôt de toute espèce de marchandises, il i^sl le principal marché pour les approvisionnements de Paris, du N. et de l'E. de la France, de l'O. de lia Suisse et de l'Allemagne du Sud.

Le Havre possède l'immense avantage de conserver la mer à peu près étale pendant environ trois heures.

A l'entrée du Havre sont situés les deux phares de la Hève, sur le cap de ce nom, à deux milles au N.-O. du Havre et à une hauteur de 121 mètres.

La Chambre de Commerce a fait construire sur la jetée du N.-O. un bâtiment où elle a réuni divers :services du plus haut intérêt pour la navigation.

Le Havre possède dix bassins à flot, dont deux à 2 darses, qui présentent ensemble une surface en ■eau de 76 hect. et un développement de quais de lâ.873m., dont 12.028 accostables aux navires. La superficie des terre-pleins, en arrière des murs, est de 43 hect. 73 ares, déduction faite des rues de service, mais y compris l'emplacement des voies ferrées. Celles-ci, en communication directe avec la jgare aux marchandises, sont établies autour des iPriocipaux bassins et entrepôts, et ce réseau maritime représente actuellement un développement de 40.000 mètres.

Il y a 6 formes sèches, dont 3 grandes : la largeur de l'écluse d'entrée varie de 11 à 30 m. ; elles admettent des navires de 64 à 171 m. L'une d'elles doit être agrandie et recevra des naviresde200m.de longueur.

L'outillage du port consiste en : 26 hangars, ensemble longueur 2.842m., superficie 94.037 m. carrés; un parc à bestiaux de 2.000 m. de superficie; (> grues flottantes de 1.250 kilog. ; 1 de 4.000 kilog. ; 1 de 10.000 kilog. ; 28 grues hydrauliques de 1.250 kilog.; 2 de 3.000 kilog.; 16 grues roulantes de i .500 kilog., dont 5 à vapeur ; 16 électriques ; 4 treuils hydrauliques mobiles de 400 à 1.000 kilog. ; 1 bigue- Irépied de la force de 120.000 kilog.

Deux machines à mater, de 30 et 70 T., et cinq ■grues fixes, de 5 à 14 T., sont à la disposition du lommerce.

Canal de Tancarville. — Le canal du Havre à Tancarville, inauguré le 27 juillet 1887, relie le bassin de l'Eure au chenal endigué de la Seine; il .'I environ 25 kil. de longueur ; il se compose d'un bief de 23 kil. 1/2, compris entre deux sas écluses, situés l'un au Havre, l'autre à Tancarville. Deux garages, l'un de 230 m. de longueur sur 50 m. de largeur, l'autre de 300 sur 110, et un bassin fluvial <!eoD2 m. sur 60, sont pourvus de larges terre-pleins •empierrés pour le dépôt des marchandises.

En 1898, le canal de Tancarville a donné passage ïi 4.106 bateaux, dont 370 péniches ; ensemble, 601 .750 lonneaux.

Actuellement, le port du Havre peut recevoir à

toute marée des navires de 8 m. et plus de tirant d'eau. Un nouvel avant-port, en ce moment en construction, pris sur la mer, en eau profonde, et formé par deux énormes jetées rectilignes, avec quai d'escale de 500 m. et un sas écluse de 30 m. de largeur et de 225 m. de longueur, permettra de recevoir, de nuit comme de jour, pendant 7 à 8 heures à chaque marée, des navires d'un tirant d'eau de 8 m. 50. Les travaux pourront être terminés dans cinq ou six ans.

Pour les droits actuels de port, voyez le Tableau annuel du, Commerce et de la Navigation (2«vol.) publié par la Direction générale des Douanes.

Le pilotage au Havre est grandement organisé : le nombre des pilotes est de 48, celui des aspirants de 12, celui des bateaux de 35, celui des lamaneurs de 70, à raison de 2 par bateau.

Plusieurs Compagnies de remorquage sont attachées au port du Havre; elles représentent un total de 11 bateaux, d'une puissance nominale collective de 3.090 chevaux.

Magasins publics. — Compagnie des Docks- Entrepôts du Hacre. — Le Dock-Entrepôt a été rétrocédé par la ville à une Compagnie parisienne, au capital actuel de 5 millions. Ses vastes magasins, qui entourent un bassin de 5,50 m. de long sur 80 de large, faits en principe pour recevoir au moins 130.000 T. de marchandises dans de bonnes conditions de manutention, peuvent, avec les annexes, en contenir bien davantage.

Les magasins et cours de livraison couvrent une superficie de 170.881 m. carrés, plus 48.000 m. pour les annexes. Le stock moyen en magasin au 31 décembre des dix dernières années (1887-1896) a été d'environ 75.000 T. Durant cette même période de dix ans, 2.035 navires .sont entrés au Dock et y ont débarqué 1.641.705 T. de marchandises.

Le Dock se relie an chemin de fer par des rails posés le long des hangars et des cours. Les quais, qui sont couverts aussi bien que les cours, étant éclairés à l'électricité, le travail des navires peut se faire la nuit comme le jour.

Les Docks possèdent un atelier de décorlication pour cafés venus en parchemin ou en coque, et tiennent à la disposition du commerce des locaux pour le triage des cafés en entrepôt de douane.

Les caves, dont une partie est éclairée à l'électricité, peuvent recevoir 15 à 20.000 fûts.

La Compagnie des Docks est exclusivement chargée des opérations de manutention et de conditionnement, depuis l'entrée des marchandises jusqu'à leur sortie. Ces travaux sont exécutés conformément à des tarifs fixés, ainsi que les taux de magasinage, par le Ministre du Commerce, la Chambre de commerce entendue.

Il est établi près du Dock un commissaire spécial du commerce, nommé par le Gouvernement.

Compagnie Havraise de magasins publics et de magasins généraux. — Cette Compagnie, au capital de 4.500.000 fr., a été créée pour recevoir et emmagasiner les marchandises jouissant de la faculté d'entrepôt fictif et les marciiandises acquittées. Cet établissement occupe en bâtiments, cours couvertes et découvertes, ciiaussées et voies ferrées, une surface de 150.000m. carrés; il est clos de murs; il a un mouvement de 200.000 T. Les constructions, au nombre de 219, peuvent emmaga.siner 100.000 T. de marciiandises. Il est relié à la gare du chemin

HAVRE

de fer de l'Ouest pour le transport direct des marchandises. . .

Les principales marchandises emmagasinées sont les cotons, dont le stock a atteint 300.000 balles, et les laines, 32.000 balles ; viennent ensuite les cuirs, les grains, les indigos, les métaux.

Docks du Pont-RoïKje. — Société anonyme an capital de 2.400.000 fr. Cet établissement, dont les chantiers et magasins occupent une superficie de 80.0UO m. carrés, peut contenir 70 à 80.000 T., suivant les sortes de marchandises. Celles-ci consistent principalement en bois d'ébénisterie, de construction et de teinture, en cotons, cnirs, caoutchouc brut et gutta-percha, indigo, laines, etc.

Docks du canal de Tancanille. — Société anonyme au capital de l.*00.000fr. Cet établissement, dont la superficie totale est d'environ 43.000 m. carrés, peut aisément contenir 40.000 T. de marchandises. Les deux cours principales sont reliées par voie ferrée au canal de Tancarville, et d'autre part à la gare de l'Ouest. Les constructions sont spécialement aménagées pour cotons et grains. Les mouvements, entrées et sorties, ont été en 1894 de 86.000 T. : en ISÎW, de 69.000 T.

Compagnie des Entrepôts et Magasins Généraux de Paris. — Cette Société anonyme, au capital de 30 millions, possède au Havre trois établissements comprenant un grand nombre de magasins pour toute espèce de marchandises, et de vastes terrains pour marchandises diverses. L'un d'eux est composé de magasins spéciaux pour les cotons.

Il faut encore citer les magasins Briquet, qui ont l'avantage d'être en pleine ville.

Tous ces magasins généraux sont agréés par l'Etat «t donnent aux négociants, avec pleine sécurité en même temps qu'avec économie, tontes les facilités du régime des warrants.

Établissements financiers. — Le Havre a une succursale de la Banque de France, la cinquième par l'importance de ses opérations. En 1898, elle a ■escompté, en effets, 297.830.000 fr. et avancé sur •effets publics, chemins de fer et lingots, billets à "rdre, matières or et argent, 138.802.000 fr.

Puis Tiennent : le Comptoir du Commerce, Philbert, liarrié, Clialot et C", Société en commandite par actions, .an capital de t millions; le Crédit havrais, Société anonyme an capital de 8 millions; la Caisse de liquidation des aOaires en marchandises au Havre, aussi connue sons le nom de «Clearing», capital 6 millions. Celle-ci rend de ^ands services au commerce de la place, dans la branche spéciale des affaires à terme; elle a pour but de garantir la bonne exécution des marchés de cette nature en coton, «afé, laine, poivre, etc.. qui sont enregistrés chez elle, et 4'eD opérer la liquidation déQnitive sans attendre l'époque désignée au contrat.

.\ ces principales banques locales il fan t ajouter les agences

lies grands établissements parisiens : le Crédit Lyonnais,

H Société Générale, le Comptoir national d'escompte; le

1 '..-édit Foncier de France a aussi un représentant au Havre.

Usages et Cotiditions de la plate. — Approuvés par la

r.hambre de Commerce, ils ont le grand avantage, sur ceux

•!•■ beaucoup d'autres places, d'être strictement invariables

t d'avoir force de loi : on ne discute au Havre que le prix,

■t jamais l'escompte, le terme ou les tares à accorder, pas

plus pour la marchandise disponible et les ventes publiques

((ue pour les affaires à livrer «t à terme. Tout est fixé

d'avance : le délai de livraison, le mode de pesage, etc.,

■t le règlement se fait toujours en espèces, au comptant

.sous escompte, avant l'enlèvement de la marchandise.

l>e.s affairas à terme, qui atteignent des chiffres énormes, se traitent journellement sur les articles suivants :

Par filières dd Caoutchouc 2.000 kilog. env.

Cotons 50 balles 1 1 .000

Cafés Sanlos ."lOO sacs 30.000 —

(ou poids égal en d'autres sortes désignées.)

Cafés de Haïti "»0 sacs 3.."i00 —

Saindoux 50 tierçons 7.500 —

Laines 23 balles 10.000 —

Indigos 10 caisses l.;iOO —

l'oivre 100 sacs 6.000 —

Cacao 123 - 10.000 -

La majeure partie de ces affaires se traite par l'entremise de la Caisse de liquidation.

Assurances maritimes. — Elles forment une branche imporUnte des affaires du Havre, où huit Compagnies anonvmes ont leur siège principal. Lear capital varie de 4Ô0.000 à 1.200.000 fr., et leur plein de 3G.00O à 123.000 fr. Mouvement maritime et commercial. — Les entrées et sorties de navires sont passées de 6 millions 276.000 t. en 1891 à 3.847.000 en 1897 et 6 millions 294.000 en 1898.

Le Havre reçoit des marchandises de tontes sortes et de toutes provenances.

La régularité dans les départs du Havre pour tous les pays d'outre mer lui attire beaucoup de produits manufacturés venant non seulement de Paris et des autres villes de France, mais aussi de la Suisse, de l'Allemagne, de la Belgique, de l'Angleterre, etc.

Le mouvement maritime du Havre, commerce extérieur et cabotage réunis, a été en 1896 de 2.913.fô6 t.

Le commerce extérieur se décompose ainsi:

Ouantités Valeurs actuelles Qx. Fr.

Importations 15.691.312 935.237.100

ExporUtions 5.918.755 825.355.300

Totaux 21.610.067 1.760.592.400

Figurent notamment (en millions de fr.) : Dans les importations

Houille crue 9,8

Horlogerie 8,6

Café 200»

Colon en laine 125,2

Cuivre 41,"?

Cacao 29,7

Caoutchouc et gutU

bruts 20,3

Grains et farines 13 »

EUin 7.9

Graines et fruits oléagineux 12,9

Graisses animales autres que de poisson 9 ■ .

Dans les exportations

Indigo 10,7

Laines en masse 16 »

Or et argent 67»

Pelleteries brutes. . .

— ouvrées..

Tabac en feuilles

Tissus, passementerie,mbans 4e coton .

— rubans de soie.

— rubans de laine.

Vins

Café 68 »

Cacao 14,5

Cuivre 9,2

Caoutchouc et gutta

brnU 7,5

Grains et farines ... 7,i Extraits de bois de

teinture 12,4

Graines à ensemencer 3,9

Horlogerie 10.9

Houille crue 4,1

Instr. de musique... 4 »

Laiaes en masse. ... 3,6 Modes et fleurs artif . 1 i , 1 Médicaments composés 9,1

Meubles et ouv. en

bois 3,2

Outils et onv. en métaux 13,4

Or et argent 36,6

Émigration. Passagers. — L'émigration forme aussi un élément de fret important pour les navires partant du Havre ; on compte en 18^ et 1896 un même chiffre annuel d'environ 30.000 émigrants, la presque totalité pour les États-Unis du Nord, le tiers venu d'Italie.

Pelleteries ouvrées — brutes...

Plumes de parure...

Papier,carton, livres, grav

Poteries, verres et cristaux

Parfumeries

Tabletterie,éventails, brosserie, bimbeloterie, boutons 38,3

Tissus, passementerie, rubans de coton

— rubans de soie.

— rubans de laine.

Vêtements confect.

et lingerie cousue.

Vins

HAVRE

HAVRE

Quant au mouvement des passagers embarqués au Havre en 1896, en voici le tableau :

Départ Arrivije

Lignes transatlantiques 2.'). 998 18.17't

— anglo-françaises )3.9<i7 12.87:5

— côtières continentales 2.'6W 2.1G5

Honfleur, ïrouville et Caen 203.979 199.210

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