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Navires attachés au port (ht Havre. — La liste

de ces navires se décompose ainsi :

194 steamers avec 140.42;) t.

174 voiliers — 22.195 »

Ensemble. 308 navires avec 102.020 t. Lignes de bateaux. — En tête des lignes à vapeur, figurent les paquebots-poste français:

La Compagnie générale Transatlantique, départs directs pour New-York, tous les samedis; pour les Antilles, le 22 (le chaque mois; pour Haïti, le 13 de chaque mois.

La Compagnie des Messageries maritimes, départs du Havre tous les lundis, en correspondance avec les paquebots-poste de .Marseille pour l'Indo-Ciiine, l'Australie, la Côte orientale d'Afrique et de la Méditerranée.

Les Chargeurs Réunis, dessert régulièrement le Brésil, la Plata, la côte d'Afri(iue et le Transvaal, Madagascar.

Parmi les transatlantiques étrangers, il faut citer la Hamburg american Linie, directement pour New-York, tous les vendredis: pour les Antilles, la Côte-Ferme et le Pacifique, les 4, 10, 20 et 31/1 de chaque mois; pour les Antilles-Mexique, les 15 et 30.

D'autres Compagnies étrangères, en nombre considérable, la plupart très puissantes, anglaises, allemandes, américaines, espagnoles, etc., ont au Havre des agences qui acceptent marchandises et passagers à peu près pour tous les pays du monde, et les expédient, généralement sans frais, par Soulhampton, Londres, Liverpool, Anvers, etc. Ces départs, bien qu'indirects, sont très fréquents et réguliers.

Il y a encore :

La Compagnie havraise Péninsulaire, qui dessert: les ports du Portugal et de l'Espagne (4 départs par mois) ; l'Algérie et la Tunisie, tous les samedis; la ligne du Levant, avec un service bimensnel des ports de l'Asie-Mineure, du littoral de la Méditerranée, de la Grèce, de la mer de Marmaia et de Constantinople; Madagascar, Maurice, la Réunion et Zanzibar, départ le 1" de chaque mois (voie de Suez).

La Société navale de l'Ouest, capital 1.325. 000 fr., qui entretient des services réguliers entre la France, la Belgique, l'Atlantique, le Portugal, l'Espagne et la Méditerranée.

La maison Worms et C'' a un départ pour Bordeaux tous les mardis et vendredis ; pour Hambourg tous les vendredis.

Pour les ports d'Europe, il y a aussi une quantité d'agences de Compagnies étrangères et de départs directs ou indirects, à jours fixes, pour l'Angleterre, la Belgique, la Hollande, etc., la plupart liebdomadaires. Pour Southampton, Portsmouth et Londres, il y a un départ tous les jours, excepté le dimanche, à 11 h. 43 du soir.

Cabotage à vapeur. — En première ligne, il faut citer la Compagnie anonyme des paquebots à vapeur entre le Havre, Caen, Trouville, Honfleur et les ports de la Normandie. Ces trois destinations, à elles seules, figurent en 1898 pour un chiffre total de 433.333 voyageurs, départs et arrivées.

Havre à Morlaix et Brest. Service fondé en 1838 par M. Ed. Corbière, Compagnie anonyme des paquebots à vapeur du Finistère, départ tous les samedis : les deux steamers de cette Compagnie emportent du Havre des denrées, des tabacs en feuilles pour la manufacture de Morlaix, etc., et rapportent de Bretagne du beurre, des cuirs, des toiles, du papier, des légumes frais et secs, des fruits, du poisson, du gibier, des bestiaux, etc.

D'autres lignes côtières vont à Cherjjourg, Granville,. Saint-Malo, Saint-Brieuc, Nantes, Bayonne, 15oulogne-sur- Mer, Dunkerque, etc.

Eaux de la ville. — En 18o5, la ville avait concédé à une Compagnie, pour une période de 99 ans,, le monopole de la fourniture de l'eau au Havre. En^ 1884, elle s'est ravisée et a racheté celte conces.sion, moyennant une redevance annuelle de 375.000 fr. qui expire en 1954. Ces eaux, qui viennent de sources abondantes situées à Saint-Laurent, à 12 kil. du Havre, et à 30 m. au-dessus du niveau de ses quais,, sont d'excellente qualité.

A l'adduction primitive de 0,500°/°', la ville a ajouté une seconde conduite de 0,900'"/'°, ce qui donne, à raison de 290 lit. par seconde, un débit total de 25.000 m. cubes par jour, satisfaisant amplement à tous les besoins de la population, de l'industrie et de la marine. Des machines élévatoires montent de 1.000 à 1.500 m. cubes d'eau par jour pour l'alimentation de la Côte (c'est le nom de la partie haute de la ville).

Manufacture de Tabacs. — La manufacture do Tabacs du Havre est une des plus anciennes de France. L'importance de sa production a été en 189G de :

9S9.I00 kilog. scaferlati (tabac liàché à fumer); 05.177 — rôles (tabac filé à mâcher); 08.807 — cigares ; O.OliO — cigarettes roulées à la main,

non compris 10.875 kilog. de tabacs fabriqués divers livrés à l'exportation. — Elle a mis en œuvrepour ses fabrications 1.175.853 kilog. de feuilles,, dont 664.812 kilog. de feuilles indigènes et 511.04t de feuilles exotiques. — Elle dessert, en l'un ou l'autre de ses produits, les départements suivants : Seine- Inférieure, Eure, Calvados, Manche, Nord, Pas-de- Calais, Somme, Aisne, Ardennes, Marne, Oise, Seineet-Oise, Orne, et apporte aussi sa contribution de cigares à la consommation de Paris. Elle occupe près de 400 ouvriers et ouvrières.

En dehors de la manufacture, il y a encore le Magasin des tabacs en feuilles exotiques. Ce magasin reçoit plus des 2/5 des tabacs en feiiilles exotiques. (Kentucky, Maryland, Virginie) importés des États- Unis pour les besoins des manufactures de France;, en 1896, cet établissement en a reçu 6.054.265 kilog^. et en a expédié 5.703.293 aux manufactures du Havre,, de Lille, de Paris, de Pantin, d'Orléans, de Nancy, de Dijon, de Lyon, de ChAteauroux et de Morlaix.

Industrie. — Le Havre tend de plus en plus à devenir une ville industrielle. Il a l'immense avantage d'être au point d'arrivée des matières premières et de trouver, tant par sa position géographique que par ses installations commerciales, les plus grandes facilités pour l'expédition des produits manufacturés, soit par voie de mer, soit par chemin de fer ou fleuve, selon les destinations, qu'il s'agisse de l'intérieur ou de l'étranger.

Voici les principaux établissements industriels :

Filature. — Une filature de coton, avec tissage, compte 14.500 broches et 400 métiers à tisser, m par trois machines à vapeur d'ensemble 1.000 chi vaux, et occupant 500 ouvriers. Cet établissemei jouit d'une réputation justement méritée pour » tissus forts pour chemises et caleçons. La consommation annuelle est de 4.500 balles, soit environ 1 million de kilog., le tout en coton des États-Unis.

Construction de navires, .machines, etc.: Chaa-

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tiers et ateliers Augustin Normand et C''. — La fondation des chantiers Normand, au Havre, date (le 1816, époque à laquelle Augustin Normand quitta Honlleur, où, depuis 1730, sa famille possédait un chantier de construction.

Le premier des nombreux bateaux à vapeur construits dans l'établissement, fut le courrier destiné an service postal entre Calais et Douvres et mis à la mer eu 1830. Augustin Normand construisit en ISt2-43, pour l'administration des Postes, le premier bâtiment à hélice français, le paquebot-poste \apoléon, depuis l'aviso le Corse. Plus tard furent

instruits des paquebots à voiles et à vapeur, des canonnières et des avisos. Ces constructions, toujours exécutées avec une conscience absolue, restent encore aujourd'hui citées comme types : elles réunissent à la perfection dans la beauté des formes une solidité à toute épreuve, la grande marche et les qualités du navire à la mer. Les chantiers possèdent un outillage aussi complet que perfectionné. C'est de 1853 à 1855 qu')' furent faites les premières applications des systèmes inventés par Benjamin Nornand, fils aîné d'Augustin, pour le sciage des bois droits ou courbes nécessaires à la construction des navires, etc., remplaçant ainsi avec grand avantage le travail manuel. Ces nouvelles machines valurent à leur auteur la médaille d'honneur à l'Exposition de 1855. C'est encore dans les ateliers Normand que furent exécutées, à partir de 1859, les premières machines Compound, sur les plans et d'après les brevets de Benjamin Normand.

Depuis 1871, époque de la mort d'Augustin Normand, rétablissement est dirigé par son plus jeune fils, 3. A. Normand, qui a conservé les traditions lu fondateur de la maison.

En 1877, furent construits les premiers torpilleurs, >|ni sont devenus une des spécialités des chantiers, •lusqn'à ce jour, 100 environ de ces petits bâtiments ont été livrés à la marine française et 12 aux gouvernements russe, espagnol et japonais. L'un d'eux, le Forban, détient depuis deux ans, avec 31 nœuds, le record de la vitesse. Le nombre des ouvriers et employés dépasse actuellement 700.

En dehors de ce grand établissement, il faut citer encore le chantier Abel Le Marchand, pour la construction des navires : ses yachts de petites dimen- ■sions sont connus pour leur vitesse.

Société anonyme des Forges et Chantiers de la Méditerranée (Capital : 13.000.000 de fr.). — En 1872, s'étant rendue acquéreur des ateliers mécaniqnes si justement réputés de MM. Mazeline, elle organisa, pour former un centre complet d'exploitation au Havre, un chantier de construction des pins importants, situé sur la rive N. de l'estuaire de la Seine (chantiers de Graville). Ses établissements se composent donc de deux groupes distincts : 1» des ateliers de construction mécanique pour la construction des machines et engins mécaniques de toute nature: 2* des ateliers de construction de navires de toutes tailles pour les marines militaires et marchandes de tous pays. Ces établissements sont desservis par un réseau de voies ferrées raccordé à la ligne de l'Ouest.

Jusqu'aux premiers jours de l'année 1897, la Société avait un troisième groupe, celui des ateliers «péciaux à la construction de l'artillerie de tout calibre applicable à la marine ou à la guerre: elle l'a «édé à cette époque à MM. Schneider et C", du

Creusot, pour se consacrer de nouveau exclusivement à ses spécialités de matériel naval et mécanique.

Depuis l'origine, îJOO.OOO chevaux marins et 206 coques de navires ont été construits au Havre, tant pour les bâtiments de guerre de la France et de l'étranger que pour les marines de commerce, etc. n faut aussi mentionner, outre de nombreux navires à voiles, entièrement en acier, les macbines-ontils, les appareils hydrauliques et antres, etc., livrés tant an Gouvernement qu'au commerce et à l'industrie.

Les établissements des Forges et Chantiers couvrent une superQcie totale de 149.000 m. carrés et occupent actuellement, en dehors d'un personnel de 350 employés supérieurs et autres, 3.450 ouvriers, dont 1.350 aux ateliers et 2.100 aux chantiers.

Il y a au Havre un certain nombre d'autres ateliers de mécaniciens, des fonderies en enivre et fonte de fer, etc., d'importance beaucoup moindre, mais non sans valeur, entre antres la manufacture de chaînes-câbles (avec machine pour les éprouver) fondée en 1820 par M. David.

Artillerie. Établissements Schneider et C''. Artillerie Schneider-Canet. — MM. Schneider et C" ont fait l'acqnisition, en janvier 1897, des ateliers d'artillerie des Forges et Chantiers de la Méditerranée. Ils livrent du matériel de guerre au Gouvernement français et construisent l'artillerie Schneider-Canet, qui est adoptée dans un grand nombre de pays étrangers. Leurs ateliers occupent un rectangle de 11.000 m. de surface, relié au chemin de fer de la Compagnie de l'Onest; ils sont pourvus d'un outillage très complet et très perfectionné qni leur permet de fabriquer dans les meilleures conditions d'exécution des bouches à feu de tout calibre. De là sont sortis les premiers canons à tir rapide à grande puissance permettant d'obtenir 1.100 m. de vitesse initiale.

Depuis leur création ces ateliers ont livré notamment : 2.225 bouches à feu, 2.037 affûts de toutes sortes pour le service à bord et à terre, 221 tubes lance-torpilles, 7 tubes lance-torpilles sous-marins. Ils occupent environ 500 ouvriers.

Ces installations sont complétées par un champ de tir situé à la pointe du Hoc, à l'embouchure de la Seine, et relié au chemin de fer de l'Ouest et à l'atelier d'artillerie par une voie ferrée qui permet d'y amener facilement le matériel à soumettre anx épreuves.

Les ateliers de MM. Schneider et C", joints à ceux du Creusot, constituent l'ensemble le plus puissant qui existe en France, dans l'industrie privée, pour la construction du matériel d'artillerie.

Moteurs électriques, etc. Établissements J.-J. Heilmann. Société industrielle de moteurs électriques et à vapeur (Anonyme, capital 5 millions). — Cet établissement est remplacé par la Société industrielle d'électricité, procédés Westinghouse.

L'usine est reliée à la Compagnie de l'Ouest par un branchement particulier, et le garage du canal de Tancarville lui assure une communication facile avec la mer et les canaux intérieurs. Elle occupe déjà plus de 300 ouvriers: ce chiSre sera doublé et même triplé quand les nouvelles installations seront terminées.

Fabriques de produits chimiques.— La plus importante est la fabrique d'extraits de bois de teinture et d'extraits tannants de M. E. Dobosc. Cette usine.

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fondée en 1862, constitue maintenant un vaste établissement d'nne superficie de 100.000 m. carrés, d'organisation très perfectionnée. Elle construit ellemême ses plus grosses machines et appareils, ce qui est nécessaire à sa succursale de Riga (Russie) et à ses autres établissements.

Les produits fabriqués consistent en extraits de bois de campèche, de bois do qnebracho, de bois jaune, de bois rouge, de cliàtaignier, de sumac, de quercitron, de graine de Perse, etc. C'est dans cette usine que, pour la première fois, on a su tirer parti des propriétés remarquables du bois de quebracho : cette découverte est due à M. E. Dubosc, et la tannerie en profite largement, puisqu'elle emploie maintenant ces bois, sous forme de poudre ou d'extraits, par milliers de tonnes. Ce grand établissement reçoit en moyenne lOij à 120 chargements par an.

Il existe au Havre plusieurs autres usines du même genre, également importantes, notamment celle de MM. Côez, Langlois et C'% A. CEsinger et C'% etc. Il est à remarquer que la fabrication des extraits de bois de teinture reste à peu près exclusivement concentrée dans la circonscription de la Chambre de commerce du Havre; l'importation, par ce port, des matières premières qui l'alimentent prend de plus en plus d'extension : en 18% elle s'élevait au chiffre de 110.375 T., qui n'avait pas encore été atteint.

Il faut mentionner aussi un établissement très intéressant, de création récente, qui s'occupe spécialement de la fabrication du permanganate de potasse.

Huileries. — Établissements Desmarais frères. La partie la plus importante de cette usine est l'industrie du pétrole, avec une installation capable de produire journellement 000 barils de pétrole raffiné.

Les moulins à huile, au moyen d'un puissant matériel de 400 chevaux-vapeur, fabriquent par jour 45.000 kilog. d'huiles de graines de toutes sortes. En huiles comestibles, clarifiées par filtration, la production est de 10.000 kilog. par jour, notamment en sésames et arachides.

Savonnerie : oO.OOO kilog. par semaine. A signaler aussi une para/fînerie pour extraire les huiles lourdes du pétrole et blanchir la paraffine.

Ces établissements, qui tiennent au Havre une des premières places, couvrent une superficie de 10 hect. et occupent, en moyenne, 900 ouvriers, outre le personnel des bureaux.

L'import. du pétrole par le Havre présente les chiffres suivants, en 1896:

Huiles (le pétrole Kilog. 32.2M.0G0

Huiles lourdes O.'wT.OOO

Total Kilog. 4I.668.07«

L'Huilerie de l'Ouest appartient aux fils de A. Deutsch (de la Meurthe). C'est un des grands établissements industriels du Havre ; elle est exclusivement destinée à la production des huiles végétales extraites des graines oléagineuses françaises et étrangères. Les tourteaux provenant de la graine épuisée servent à l'engrais des terres et à la nourriture du bétail. On les écoule en grande partie en France; on en exporte également par chargements entiers dans le Nord de l'Europe. Cette usine occupe une surface d'environ 15.000 m. carrés; elle est placée en bordure de la ligne du chemin de fer, auquel elle est reliée, à l'extrémité ouest du Havre, le long du canal Vauban. L'atelier permet la trituration journalière de 60.000 kilog. de graines, ce qui correspond à une production d'environ 24.000 kilog.

d'huile par 24 heures. On y compte 150 ouvriers environ.

P. Lhonoré. — Fabrique d'huiles végétales et minérales. Spécialités : suif chimique, mordant pour rouge turc, pour teintures et impressions d'après les procédés « Storck et de Coninck », chimistes industriels.

Tréfllerie. — Industrie nouvelle au Havre. L'usine de MM. Lazare Weiller et C comprend forges, fonderies, laminoirs et tréfllerie de enivre pur, bronze, acier et fer; affinage, traitement électroly tique des métaux : fabrication des fils de cuivre pur, de bronze, d'acier et de fer, de toutes sortes; de fils de cuivre ayant la conductibilité de l'argent, de fils d'alliage d'aluminium et d'aluminium pur, de pointes, etc. Cette usine, qui n'en est guère qu'à ses débuts, occupe déjà près de 1.500 ouvriers.

Nickel. Société oie Nickel». — Fonderie et affinage de tous minerais nickelifères (notamment de la Nouvelle-Calédonie) par procédés brevetés. Nickel pur sous toutes formes, alliages de nickel et de cuivre à tous titres, ferro-nickel, acier-nickel, oxydes et sels de nickel, etc. Cette Société anonyme est montée au capital de 6.360.000 f r.

Scieries mécaniques. — Des six établissements de ce genre, le plus important est celui de M. Ch. Humbert, suivi de près par MM. Deveaux frères et S. Hamguel, ce dernier bien connu à Paris pour sa tonnellerie et fabrication de barils à sucre raffiné.

Minoteries. — Elles sont au nombre de quatre au Havre. La plus importante est celle des Grands moîilins de Corbeil (Société anonyme au capital de 12 millions). Elle peut être citée comme minoterie-modèle. Elle est située entre le bassin Vauban et le chemin de fer : les marchandises peuvent donc être reçues ou expédiées directement par eau ou par voie ferrée. Les blés sont reçus directement soit par voitures, wagons ou navires et mis immédiatement: en vrac, dans des silos en maçonnerie qui forment un groupe de 23 compartiments pouvant contenir chacun 1.200 qx métriques de blé, soit ensemble 27.000 qx ; en sacs, dans des magasins pouvant contenir 110.000 qx métriques.

L'usine écrase 1.500 qx de blés par 24 heures. Elle occupe 180 hommes.

Rizerie. — La Société anonyme des Rizeries françaises, au capital de 400.000 fr., a monté en 1892 une usine qui s'occupe principalement du décortiquage et du polissage du riz. Elle décortique et blanchit 1.200 qx. de riz en 24 h., et produit dans le même temps 200 qx de fleur de riz. Elle importe, par chargements de 4.000 à 5.000 T., toutes sortes de riz bruts, tels que Moulmeïn, Rangoon, Basseïn, Japon, Java et Saigon.

Verrerie. — L'usine de M. A. Tourres, à Graville- Sainte-Honorine, date de loin ; elle a toujours été renommée pour la qualité de ses produits. Elle fabrique par au environ 2.500.000 pièces, dont partie pour l'export.

Industries direrses. — Parmi les autres établissements industriels que possède le Havre, il faut encore citer :

Des briqueteries et tuileries, dont la plus considérable est celle de M. E. Dubosc, qui façonne chaque année 4 à ['•> millions de briques, et fabrique eu outre des tuiles, carreaux, poteries et autres produits céramiques. — La Société française de saindoux et de

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