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HERBORISTERIE, HERBORISTE

blissements industriels (usines mécaniques, brasseries, fabriques de tabac, etc.), avec une production totale de 23 millions de marcs. La valeur des export, atteint 30 millions de M. ; celle des import., oO millions de M. (Voy. Finlande.) P. A.

HÉMATITK. L'hématite estun sesquioxydede fer mamelonné et rempli de cristaux fibreux, nommé communément sanguine ou pierre à brunir. Très pesante, dure, compacte, allant du rouge au noir, cette substance minérale sert au polissage des métaux, à la fabrication des couleurs rouges; elle est aussi utilisée comme minerai de fer. (Voy. Fonte.) On trouve l'hématite en France, dans les Pyrénées, mais surtout en Russie et en Espagne : dans ce dernier pays la ville de Compostelle s'est fait une spécialité des bons brunissoirs.

Sans être une pierre précieuse, l'hématite noire fut la première substance gravée; la Bibliothèque Nationale possède de nombreux cylindres, vases ou inlailles datant des Chaldéens, des Assyriens, des Mèdes, des Perses, des Phéniciens, etc. G.-R. S.

llÉMODUOMOGliAPHF.. V. ENREGISTREURS (Appareils).

IIKMOGLOBIXE. Ce produit est retiré du sang de bœuf. Il constitue une poudre rouge brique soluble dans l'eau froide, décomposable par l'eau chaude.

HENXÉ. Le Henné oriental est un arbrisseau de 2 à 3 m. ; sans épines quand il est jeune, il devient épineux en vieillissant. Il croît abondamment dans le nord de l'Afrique, en Arabie et dans les Indes orientales. On en extrait une teinture d'un jaune brun que les Grecs nommaient Cypro.i et dont les Arabes font grand usage. Les feuilles pilées forment avec l'eau une pâte qui, appliquée sur la peau pendant quelques heures, la colore d'une manière durable en jaune rouge. C'est avec cette substance que les femmes d'Afrique et d'Orient se teignent les doigts, les orteils, les ongles et d'autres parties du corps.

Le henné jouit de propriétés tannantes dont on tire parti depuis peu en France, spécialement dans la teinture en noir; on le substitue au cachou.

L'addition de l'eau de chaux permet de teindre la laine, le cuir, la barbe et les cheveux.

HÉRAT. V. Afghanistan.

HERBES. Alimentation. — On désigne sons le nom à'herbes, et plus spécialement â'herbes cuites, certaines plantes vertes (brèdes), dont on utilise les feuilles cuites à l'eau et au sel. Les principales herbes cuites sont les épinards, l'oseille, la laitue, la chicorée et la rhubarbe; cette dernière est beaucoup plus rarement usitée en France ; elle est au contraire assez courante en Angleterre. D'ailleurs, ces herbes ne se vendent guère cuites qu'à Paris et dans les grandes villes, et presque toujours chez les fruitiers et crémiers.

Au point de vue de la composition, ces herbes sont remarquables par leur richesse en eau et en sels minéraux, quelquefois en acides (oxalique dans l'oseille, gallique, tan nique, chrysophanique dans la rhubarbe) ; en revanche, elles sont pauvres en hydrates de carbone, en graisses et en matières azotées; souvent même ces dernières s'y présentent, en majeure partie, sous forme d'amides et d'acides amidés {asparagine), qui ne jouent qu'un rôle très secondaire dans la nutrition. Voici la composition centésimale des épinards et de la chicorée, d'après Kônig :

Epinards cuits Chicorée cuite

Eau

Siib.vt. Sucre Cellu- Matières

azotcos Graisse fcciile lasc minérales

gomme 2,") 0,6 4,4 0,9 2,1 1,3 0,1 2,0 0,0 0,9 Ces herbes ne sont donc pas à proprement parler des aliments ; l'oseille est plus souvent un condiment; les épinards. au contraire, servent à diminuer la saveur de certains mets fumés ou salés (lard, jambons fumés, salaisons); quant à la chicorée, à la laitue et à la rhubarbe cuites, elles ont, surtout cette dernière, des propriétés nettement laxatives. Ces herbes se vendent à Paris au poids et le prix du kilog. en varie, suivant les saisons et l'espèce d'herbes, de 40 à 80 centimes. La rhubarbe, qu'on ne trouve d'ailleurs préparée que sur commande, vaut beaucoup plus cher ; à noter que, dans ce cas, on n'utilise que la feuille verte, dépourvue de ses côtes et nervures.

Ces herbes sont quelquefois falsifiées par l'adjonction de feuilles de bettes et de poirée, belladone, jusquiame, aconit, ciguë, digitale, etc. Aussi toute odeur ou tout goût suspects doivent-ils faire rejeter la préparation. (V. Falsification et altération

DES ALIMENTS, LÉGUMES.) D"' J. LaU.MONIER.

llERBORlSïERIE,HEUBORlSTE.L'lierboristerie

en gros se confond avec la droguerie, dont elle est une des branches principales; elle comprend le commerce détentes les plantes ou parties déplantes, fraîches ou sèclies, indigènes ou exotiques,vénéneuses ou non. Mais sous le nom û'herboriste on désigne généralement celui qui vend l'herboristerie médicinale au détail; ce dernier est tenu de posséder un certificat délivré, après examen, par une École de pharmacie, une Faculté mixte ou une École de médecine et de pharmacie ; de plus, il a le droit de vendre uniquement les plantes ou parties déplantes médicinales indigènes et non toxiques, à l'exclusion de tout autre produit médicinal simple ou composé et de toutes les plantes ou parties de plantes exotiques même non toxiques, telles que le quinquina, le ratanhia, la rhubarbe, etc. Il existe encore actuellement deux certificats d'herboriste : le certificat de première classe, conférant le droit d'exercer sur tout le territoire de la République française, est délivré seulement par les Écoles supérieures de pharmacie et les Facultés mixtes de médecine et de pharmacie; le certificat de deuxième classe, donnant le droit d'exercer uniquement dans le département pour lequel le candidat a demandé à être examiné, peut être délivré par l'École supérieure de pharmacie, la Faculté mixte, l'École de plein exercice ou l'École préparatoire de médecine et de pharmacie dont ressort le département dans lequel le candidat veut exercer. Ces deux certificats ne peuvent pas être obtenus avant l'âge de vingt et un ans. Les aspirants au certificat d'herboriste de première classe doivent subir un examen préparatoire comprenant h les épreuves suivantes : 1" lecture ; 2" dictée ; 3" pro- " blêmes sur les quatre opérations fondamentales de l'arithmétique; 4° interrogation sur les notions élémentaires du système métrique; puis un examen définitif comprenant la reconnaissance d'un certain nombre de plantes usuelles et une interrogation sur les plantes médicinales, leurs caractères distinctifs, leur récolte, leur dessiccation, leur conservation et leurs usages principaux. Les herboristes de deuxième classe ne sont soumis à aucune condition d'études préparatoires; ils passent simplement devant la

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