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HOLLANDO- AMERICAINE

de fer; il avance de 1 h. al"';J2* sur le temps moyen de Paris.

Les États-Unis d'Amérique et le Canada ont adopté, pour les chemins de fer, 4 heures normales (standard tiine), qui sont en retard de o, 6, 7 ou 8 heures juste sur l'heure de Greenwich.

An Canada, ces heures ont été déclarées légales, et la notation continue des heures, de Oà24, a été autorisée. Cette même notation a été introduite également sur les chemins de fer des Indes anglaises.

Au Japon, le temps légal est en avance de 9 h. exactement sur le temps moyen de Greenwich.

L'Anstralie et la Nouvelle-Zélande adoptent des temps qui avancent de 8, 9, 10 ou 11 heures sur le temps moyen de Greenwich.

llEUUïOms HYDRAULIQUES. Il arrive qu'un train dont les freins fonctionnent mal ou point bute violemment sur les heurtoirs des gares terminus, les culbute et les franchit en causant de terribles accidents, comme celui de la gare Montparnasse, à Paris, en 1896. Les heurtoirs hydrauliques récemment établis sur les voies terminus des grandes gares de Berlin, Cologne et Strasbourg paraissent de nature à prévenir de pareilles catastrophes.

Les tampons sur lesquels viennent buter ceux de la locomotive sont les extrémités de tiges de pistons ayant 2m.;iO de course, glissant dans de puissants cylindres remplis d'eau formant ressort par effet de la compression. L'appareil complet, deom.oO de longueur, est calculé pour arrêter un train de 200 T. marchant à 13kil. à l'heure, soit 3 m. 61 à la seconde, mais il peut supporter une vitesse beaucoup plus forte. A la gare de Potsdam, à Berlin, le 10 novembre 1897, un train s'est jeté sur un de ces heurtoirs à la vitesse deSOkil. à l'heure; le mécanicien et le chauffeur furent tués, mais aucun dégât matériel n'eut lieu; aucun voyageur ne fut blessé. Le heurtoir hydraulique avait supporté un choc presque triple de celui pour lequel avait été calculée sa force de résistance.

lllCï»OUY (Bois d'). Sorte de bois plein, très dur, à la fois souple et rési.stant, dont on fait principalemeut des cannes à pêche. (V. Bois exotiques d'ébémsterie et Cannes et Parapluies.)

lll<><;o. Port japonais ouvert au commerce étranger, situé par 34" 41' lat. N. et 132» 53' long. E. Aujourd'hui confondu avec son faubourg Kobé, ville moderne où résident les Européens. (Voy. Kobé.) HIITOPIIAGIE. V. Abattoirs. IIUTOPOTAME (Dents d'). V. Dents, Ivoire. HISPAMLUi; (Bois d'). V. EspÉNiLLE.

HISTOIRE NATURELLE (Objets d'). V. Anato- MiQUES (Pièces), Naturaliste.

lIOA\'(i-TA(.>. Orchidée dont la fleur, très recherchée par les Chinois, est utilisée dans la pharmacopée extrême-orientale. Sa valeur sur place, dans la région montagneuse de l'Annam et du Tonkin, est de 15 piastres le picul (d'environ 68 kilog. 500) ; elle atteint 70 à 80 piastres à Hong-Kong.

IIORART-TOVVN. Capitale de la colonie anglaise de Tasmanie (Australie), située au S.-E. de l'île, sur la rivière Derwart, à 20 kil. de son embouchure, par 42" 53' 12" lat. S. et 145» 0' 22' long. E. de Paris. Pop.: 19.092 hab. en 1871, 21.118 en 1881 et 33.41)0 en 1891. Ateliers de construction de machines, chantiers de constructions navales, brasseries, minoteries, fonderies, fabriques de conserves alimentaires. Le port est accessible aux navires du plus fort

tonnage. Des communications régulières sont établies avec Melbourne et Sydney par les paquebots de l'Union Sleamship of NewZealand et avec Londres par les compagnies Shaw Savill et New Zealand Shipping.

On évalue à 290.000 liv. st. la valeur des import, de ce port, et à 445.000 celle de ses export.

Point de départ d'un chemin de fer sur Lannreston. Agence consulaire de France.

IIODEID.V. Ville maritime située sur la mer Rouge, au S. de l'Arabie, dans le Yémen, à 160 kil. N.-O. de Moka, par 14» 46' 36' lat. N. La population est évaluée à 35.000 hab.

Les principales industries sont la teinture des tissus de coton américains et anglais et la fabrication des tissus de coton et de soie colorés servant de couvertures et d'habillement. On estime à 5.000 balles les tissus de coton teints chaque année (production : 1.500.000 fr.) et à 500.000 pièces les tissus de coton et de soie colorés (production : 800.000 fr.).

L'import. s'est élevée, en 1897, à 10.291.000 fr., surtout en tissus de coton américain, pétrole et grains; l'export. à 16.234.000 fr., principalement en: café, 6.G25.000 Icilog.; sinamilcé (en feuilles), 221.000 kilog.; peaux, 619.000 pièces. Ces deux industries occupent 4.300 ouvriers. Le prix du café moka est de 75 fr. les 50 kilog.; du pétrole, de 3fr.30; des peaux de chèvres, de 20 f r. les 20 pièces ; des cotonnades américaines, de 175 fr. la balle de 750 yards anglais.

11 n'y a pas de port. La rade reçoit annuellement environ. 410 voiliers jaugeant 12.000 t. Les voyageurs par mer ne dépassent pas le nombre de 1.000 par an.

Les affaires se traitent d'habitude au comptant. Il n'existe pas de banque.

Agence consulaire de France.

Mesures et poids: l'oke = 1 kilog. 292 = 2 1/2 rotoles ; le frassola = 10 1/2 kilog. = 20 rotoles ; le bahara = i& frassolas = 168 kilog; le bahara de café = 40 frassolas de café = 382 kilog.; le pick = 0m.G4.

IIOGSIIEAD. Nom donné à la barrique en Angleterre; sa capacité est de 270 à 280 litres.

IIOI-IIOVV est le seul port de l'île d'Haï-Nan qui soit ouvert au commerce étranger ; le chiffre de sa pop. est très variable, de même que celui de la capitale Kouang-Tchéou-fou, dont Hoï-How est le port de mer.

Les industries sont toutes restreintes et indigènes, à l'usage des indigènes: tannage de peaux; fabrications de caisses en peaux de bœufs et de buffles, clous et hameçons, cordonnerie, cordages ; manufacture de tabacs, de peignes en bois, ustensilesen noix de coco avec garniture d'argent ou d'étain; filigrane en argent émaillé, poteries, etc.

On importe: des fils de coton de Bombay, des cotonnades, du pétrole américain et russe, des allumettes japonaises, de l'opium, des couleurs d'aniline, etc. ; on exporte : du bétel (arec), des œufs frais,, des poissons salés, du galanga, des étoffes en fibres d'ananas sauvage, des arachides, du jute, des peaux, des porcs vivants, etc. Valeur de l'import. en 1896, 1,470.000 taëls (de3fr. 75); en 1897, 1.462.000; de l'export.: en 1896, 1.291.000; en 1897, 1.826.000.

Il n'y a point de banque ; toutes les opérations se font par les banques de Hong-Kong.

Les monnaies sont, comme dans toute la Chine, le taël et le dollar, celui-ci valant 0,70 de taël et 2fr.40^ en monnaie française.

HOLLANDE. V. Pavs-Bas.

HOLLANDO -A3IÉRICAIXE. (Compagnie hollandaise de navigation à vapeur.) Siège social à Rotterdam. Flotte : 10 navires de 3.329 à 12.500 t.,.

HO.MARDERIE

HO.MARDERIE

enspmble 75.457 t. Les paquebots se rendent de Rotterdam à Xew-York en passant par Roulognesnr-.Mer. Le prix de la traversée est : en 1" classe, de 300 à 375 fr. en été, de £50 à 32:i fr. en hiver; en i' classe, de 187 fr. iJO à 225 fr. pendant toute l'année.

ilO.HiRUKRlE. {Pêche, production et commerce des homards et langoustes frais ou de conserve.)

On est en présence de deux espèces longtemps confondues par les Saxons sons la vieille dénomination de Lopystre, transformée en lobster dans les dialectes anglo-saxons actuels. L'une de ces espèces est le Spinij ou Rock lobster, la langouste épineuse et sans pinces, horned lobster^; l'autre, le lobster proprement dit, auquel un savant français, Milne- Edwards, donna en 1837 le nom de Homarus, nom presijne sans contestation universellement adopté depuis.

Langoustes. — Les langoustes sont des crustacés de grande taille, dont il existe d'assez nombreuses espèces répandues dans presque toutes les mers ; elles habitent principalement les côtes rocailleuses et sont presque toujours consommées fraîches. L'espèce européenne est commune sur nos côtes méridionales et occidentales et sa chair est très estimée ; elle atteint jusqu'à 18 ponces de long et pèse quelquefois 12 on 15 livres.

La langouste se rapproche, par son habitat, sa forme générale et ses propriétés alimentaires, du homard ; mais elle est plus grosse et plus grande. Sa carapace thoraciqne est hérissée d'aspérités, ses pattes sont plus longues que son corps, ses pinces sont rudimentaires et sa couleur est lie de vin foncé on brun violacé sur le dos, rougeàtre nuancé de brnn sur les pattes et sous le ventre. On pèche beancoup de langoustes sur les côtes de Bretagne et de Gascogne et dans la Méditerranée. La langouste se vend, comme le homard, vivante ou préparée.

La larve de la langouste est exclusivement pélagique', ce qui rend difficiles les tentatives d'élevage; durant de longues années elle a été considérée, à cause de sa transparence cristalline, sa forme plate et toute particulière, comme formant nn genre distinct.

Homards. (Syn.: Angl. : Lobster. — Ail.: Seekrebs, Hommer. — Espagn.: Cabrajo. — Ital.: Lupicante astaco.) Deux espèces seulement furent spécifiquement distinguées par Milne-Edwards et sont actuellement bien connues: 1" le homard d'Europe ; 2* le homard d'Amérique ; 3° une troisième forme africaine a été jusqu'ici imparfaitement décrite sous le nom de Homarus capensis (Herbst).

Le homard ressemble à une écrevisse, mais de dimensions beaucoup plus grandes et d'une couleur gris d'ardoise foncé. Sa longueur est de 30 à 40 cent. Ses pinces, ainsi que sa qneue, sont remplies d'nne chair blanche et ferme. Ces animaux se pèchent sur les côtes, dans les trous ou fentes des rochers. On les transporte vivants dans des récipients contenant de l'eau de mer ou simplement dans des paniers. On les vend également conservés ou préparés.

Suivant Herrick, les plus grands homards améri-

1. Les expressions : longnsU, langnsta. langouste. dérÏTées de tociMfa, ont probablement la même origine ; aui AntiUes, ce nom a ét« corrompu en celai de loitg-oi/ster,

2. On trouve dans le vol. II. n« 2 et s.. Jottrn. of the Marine BMlog. .issoc. of Vnited Kingdom (1S9I), un article de J.-T. Cunmngham résumant ce que nous connaissons an sujet de son développement.

cains connus, qui d'ailleurs ne lui semblent pas des géants, mais seulement des individus normaux très âgés, atteindraient un poids de 20 à 25 livres anglaises (de 453 gr. 6). Les homards européens ont une taille bien moindre : 10 à 13 livres. Aussi bien en Europe qu'en Amérique, les pins forts individus sont ceux du Nord et les plus voisins de la régioa polaire; les dimensions diminuent à mesare qu'on descend vers le Sud.

D'une manière générale, on peut poser comme principe que le homard n'existe guère que sur les côtes rocheuses et plus ou moins profondément découpées des formations anciennes. I^s côtes éruptives et leurs roches cristallines semblent également favorables à son développement : celles de la Norvège avec leurs fiords, celles d'Ecosse et spécialement celles de l'ouest, une partie des côtes d'Angleterre et d'Irlande, la presqu'île de la Manche, une partie de la Bretagne. En Amérique, on trouve les homards sur les côtes de l'Océan .Atlantique, du Labrador au Delaware. Il est des plus communs an Canada, à l'île d'.Anticosti, à Terre-Xeuve.

Les langoustes sont plus méridionales que les homards et existent sur toutes les côtes rocheuses;: on les trouve dans les îles anglo-normandes de la .Manche, sur les côtes de la Bretagne, d'Espagne et de Portugal (en particulier dans la baie de Vigo),. dans tout le bassin méditerranéen, enfin au Cap de Bon ne- Espérance, où se fait un assez grand commerce de conserves.

Le développement des œufs de homards, très facile jusqu'à l'éclosion des larves, devient ensuite des plus difficiles à cause de leur voracité. Les essais qne^ nous avons entrepris au Laboratoire de Tatihou avec M. Thorndicke Nourse n'ont fait que confirmer cette opinion déjà émise par Herrick.

Nous empruntons à la Fishing Gazette de New- York quelques notions indispensables aux personnesqui voudraient tenter des essais de homaricnllure :

1* Les homards femelles ne pondent leurs œnfs qu'nne fols tons les 2 ans, on même tons les 4 ans: les pontes sont eépsrées par un intervalle de repos;

2* L'époque normale de la ponte est celle où l'eau a atteint la température estivale, variant suivant les différentes saisons et les lieux. Cette période s'étend de juin à septembre environ ;

3* Les œnfs n'éclosent pas avant l'été qui suit celui où ils ont été pondus. Le moment de l'éclosion varie avec la température, et sa durée s'étend du milieu de mai vers le^ l"'août ;

4* Le rejet de l'exosqnelette du homard, ou exuviation, a lieu 8 ou 10 fois la première année, 4 à 5 la 2"', 3 à 4 la 3-, 2 à 3 la 4- ;

5* Le homard ne se reproduit qu'arrivé à l'état parfait. Fullarton fixe à environ 20 centimètres la taille minima d'nne femelle apte à reproduire. Le nombre des œnfs augmenterait suivant une progression géométrique, tandis que la taille augmenterait suivant une progression arithmétique. Une femelle de 2o centim. pondrait 10.000 œufs (espèce américaine) , et une de même faille environ 7.000 (espèce européenne) ;

6* L'éclosion des œnfs donne lien à des larves bien différentes de l'adulte, passant par les stades mysis, etc. Ces larves sont extrêmement voraces et cherchent à s'entre-dévorer. Il doit même, à l'état de liberté, en être détruit nn grand nombre par cette cause.

Pêche. — Les engins employés pour la capture des homards sont presque partout les mêmes : ils se composent de casiers on nasses de diverses formes, à un plus ou moins grand nombre d'ouvertures; la matière de ces casiers varie suivant les régions :

IIU.MAUDEillE

UOMAUDEUIK

tantôt ce sont des paniers d'osier sphériqnes avec une ouverture supérieure et une ou deux anses pour les attacher; tantôt le casier affecte la forme d'un cylindre et les ouvertures, comme celles d'une nasse, forment deux entonnoirs ayant pour base les bases du cylindre et leur sommet à l'intérieur, sur l'axe. Ces ouvertures sont généralement faites de manière <jue le homard, une fois entré, ne puisse ressortir. De ces casiers cylindriques, les uns sont en osier ou en lattes de bois léger; les autres, sur une carcasse en bois formée de cercles de barrique et d'espars, ont un revêtement de filet goudronné ou même de grillage métallique galvanisé; d'autres sont entièrement métalliques. Ces derniers, plus solides, sont,au dire des pêcheurs, moins prenants ; leiiomard, bien que vorace, .serait déliant ; le bruit métallique de ses pinces sur le grillage le ferait souvent fuir.

Le casier, lesté d'une lourde pierre, est descendu par 14 ou IG brasses; une bouée permet de le retrouver pour le lever.

Les casiers à homards sont généralement amorcés avec des débris de poissons, des têtes de morue ou de harengs, de jeunes pleuronectes, etc. ; souvent cette amorce est enfermée dans une boîte de ferblanc pour empêcher d'autres animaux de la dévorer avant l'arrivée du homard, que l'odeur seule suffit probablement à attirer.

A Terre-Neuve, les casiers sont généralement reliés entre eux, au nombre de oO environ, en rangées parallèles, à 4 brasses l'un de l'autre, par une même ligne ayant une bouée à chaque extrémité et une pigasse (sorte d'ancre) pour fixer cette dernière sur le fond. Dans certaines régions, entre autres, suivant M. Nielsen, dans les districts de Twillingate et dans une partie des districts de Fovo et de Bonavista, de nombreuses homarderies, au lieu d'employer les casiers, prennent les homards au moyen de crochets fixés à l'extrémité d'un bâton, sorte de «fouine», comme disent nos pêcheurs. On peut ainsi harponner les homards sous les rochers ou dans les eaux plus profondes où ils se réfugient ; mais à Terre- Neuve les usiniers se plaignent de ce que ce procédé donne beaucoup de homards de petite taille, abîmés de plus par le harpon.

Une épidémie sur les crustacés ayant, en 1894, nuit beaucoup à leur vente, l'administration de la Marine a prescrit une enquête qui a été menée avec le plus grand soin par MM. Roche et E.-L. Bouvier. Elle a prouvé que cette épizootie ne présentait aucun danger pour l'hygiène publique.

Temps de prohibition de la pêche. — En Norvège, l'interdiction de la pêche du homard, qui était primitivement fixée à un mois (août) seulement, est actuellement de deux mois et demi au minimum (du milieu de juillet au commencement d'octobre). Et les Conseils de comté peuvent en prolonger la durée, s'ils le jugent nécessaire ; dans certains districts, cette durée va jusqu'à sept mois.

En Angleterre, le Comité des pêches maritimes du North-Eastern District (Durham and Yorkshire) interdit la pêche des homards entre le 1" septembre «t le 31 janvier de l'année suivante.

A Terre-Neuve, M. Nielsen demande de suspendre la pêche des crustacés pendant la période de la reproduction, c'est-à-dire du lo juillet au 20 août dans ces eaux. Il semble que cette prohibition de la pêche des homards durant une période donnée n'a pas scientifiquement et pratiquement sa raison d'être.

Les liomards, en effet, ne pondent pas leurs œufs durant une seule partie de l'année. La seule prohibition qui semble à la fois scientifiquement et pratiquement applicable est celle de la pêche des femelles portant œufs ou « grainées », quelle que soit l'époque de l'année.

Le tableau donné par Ernst Ehrenbaum (Derffeigolander Huininer eiu Gegenstand Deutscher Fischerei (1894), paraît établir que, sur 3.470 homards pris entre novembre 1892 et juillet 1893, 383 étaient des femelles portant œufs, soit 11 % du nombre total.

Cette prohibition de la pêclie des femelles grainées existe en Angleterre dans quatre comtés. Elle devrait être adoptée partout où les incubateurs Nielsen ne sont pas mis en usage. Au Canada, la capture des femelles chargées d'œufs est prohibée; de même en Portugal, amende de l.oOO à 20.000 reis (soit de 7 fr. oO à 110 fr. environ).

Limite de taille où la pêche et la vente du homard sont prohibées. — En France, un décret du 27 mai 18a7 a fixé comme taille minima, au-dessous de laquelle les jeunes homards et langoustes ne peuvent être péchés, Om.200 de l'œil à l'extrémité de la queue (art. 127 du règlement de la police des pêches du 4 juillet 18;)3j. C'est aussi la limite admise en Tunisie et en Portugal.

Au Canada, l'interdiction de la pêche des homards au-dessous de Om.225 mesurés aux extrémités est absolue.

En Norvège, la capture de tout homard de moins de 21 cm. de longueur est formellement interdite.

En Angleterre, l'Act de 1877, applicable à tout le Royaume-Uni, rend passible de contravention la vente, l'exposition pour la vente ou la simple possession de tout homard qui mesure moins de 8 pouces anglais (203 mm. 2) du sommet du rostre à l'extrémité de la queue étendue à plat en arrière ; dans 4 districts (North-Eastern, West Coast of Wales, Western et Lancashire) la taille minima est de 228 mm. 6.

En Danemark, la limite est de 21 cm. (8 1/2 pouces anglais).

HoMARicuLTURE. — La Homariculture présente deux tendances bien distinctes : l'une consiste à obtenir l'éclosion des œufs de homards et à semer les larves immédiatement après éclosion dans la portion de mer qu'on veut repeupler: l'autre consiste à suivre la larve dans les appareils à travers ses différentes mues, et à obtenir enfin des homards parfaits qu'on puisse élever en vivier.

Le premier mode, qui permettrait de remplacer, en les multipliant même, et au fur et à mesure, les homards détruits sur place, n'a pas de procédé plus simple et moins dispendieux que celui de l'incubateur Nielsen. Cet appareil se compose d'une boîte en bois blanc oblonguede 1 m.20delongsur 0m.30 de largo et 0 m. 20 de profondeur. Le fond en est courbe (12 pouces au centre pour 9 aux extrémités). La caisse est munie en dehors, sur une grande partie de chaque face latérale, de deux ailerons aussi en bois blanc légèrement courbés en hélice, qui donnent prise aux flots sur les incubateurs et produisent le bercement continuel des incubations.

Une corde, fixée sur le fond à l'extérieur, et s'enroulant à l'autre extrémité sur une pierre lourde, permet de maintenir lâchement l'appareil dans une région déterminée de la côte. Un tube en caoutchouc vulcanisé de 0 m. 23 de long fait communiquer l'eau

HOMARDERIE

HOMARDERIE

de mer avec celle de la caisse. Dans les angles, les montants sont parcoums de haut en bas par un canal étroit qui assure la circulation de l'air. (Une bonne figure de cet incubateur est donnée dans le Bulle'tin des Pêches luaritiiues, n» de juillet 18&o, p. 367.)

Une toile métallique en acier zingué, à flnes mailles, est tendue horizontalement à quelques centimètres au-dessus dn fond ; elle soutient les œufs déposés là après la fécondation, d'où naîtront des homards; sur l'une des petites parois de la caisse, une ouverture rectangulaire est également tendue d'une fine toile métallique. L'incubateur est fermé par nn couvercle. Le tout est peint en noir et porte deux poignées en corde. Muni de tons ses agrès, l'incubateur vaut 3 dollars. Il remplace avantageusement, à tous les points de vue, les caisses métalliques employées jadis.

Dans aucun pays on n'a procédé à des essais de reproduction artificielle du homard sur une plus grande échelle qu'à Terre-Neuve. On a employé les incubateurs flottants inventés par M. Xielsen, et c'est par millions que des œufs de homards qui auraient été infailliblement détruits dans les factoreries, ont été amenés à l'éclosion et immergés.

En 1894, le nombre des incubateurs était de plus de 600 dans ;iO stations. M. Riballier des Iles, consul français à Saint- Jean, dans un rapport de cette époqne sur l'état des pêcheries anglaises à Terre- Neuve, dit qu'eu 6 années l'établissement de .M. Xielsen à Dildo a produit 32.889.000 homards; les autres postes entretenus aux frais du département des pêcheries, 2.340.657.000 : avec les 62.000.000 des incubateurs confiés à des particuliers, le nombre des jeunes homards ainsi préservés serait donc de 2 milliards 43o.o46.000.

\ Picton (Xouvelle-Écosse) une station pour la multiplication du homard a été créée en 1891 : le laboratoire, de 25 m. sur 12, est muni d'appareils d'éclosion pour 90.000.000 d'œnfs : l'eau de mer y est envoyée par une pompe que meut une machine de 20 chevaux.

Depuis 1895, l'éclosion artificielle des homards a été complètement abandonnée à Dildo, par suite d'une grave maladie de M. Xielsen.

Le second procédé de Homariculture, qui consiste à pousser l'élevage du homard jusqu'à l'état adulte, n'a pas encore donné de résnltats très pratiques, bien qu'il ait été tenté avec divers appareils, tels qne ceux de .Mac Donald, Dannevig, .Xielsen, etc.

Des essais ont été faits en Amérique à Bay View, en Norvège à Flodevig, Dunbar, Dildo, etc. Cependant le capitaine Dannevig a fait éclore dans ses appareils, en 1892, des œufs de homard européen, et il a pu les conserver vivants pendant deux mois après l'éclosion. Il constate que l'élevage des jeunes en captivité rencontre un obstacle dans cette humeur batailleuse dont nous avons parlé plus haut.

Le rapport de .M. Fryer {On the sea Fis fier tes for 1897, London, 1898) donne sur l'élevage dn homard dans les établissements de pisciculture américains de Wood's Hole et de Gloacester, durant les dernières années 18^ à 1897, les renseignements suivants :

Gloucester

».,,,, , Rendement

• Q^ • '^J^^"t.° °^°'* Larves obtenues pour 100

î^ îîiî2i-255 13.050.000 89,7

Wood's Hole

Rendement.

XomI»re d'œufs Larres obtenues pour 100

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