‹ Dictionnaire du commerce, de l'industrie et de la banqueChapitre 306 sur 1134 · HONG-KONG · texte numérisé non relu

HONG-KONG

Commerce. Industrie. — Le commerce de Honfleiir comprend surtout, àl'import., des bois du Nord; depuis quinze ans il occupe le premier rang parmi les ports français du littoral pour ce genre d'import. — On y trouve également des houilles anglaises, des nitrates (importés directementdu Pérou), des pyrites, des grains, des matériaux de construction et des produits coloniaux.

A l'export., Honfleur est le centre d'un commerce considérable de fruits de table frais, de légumes, de volailles, de gibier, de beurres, de fromages et d'oeufs destinés à l'Angleterre et transportés par la ligne régulière de navigation qui le rattache à Southampton.

Industries : scieries mécaniques, fabriques de produits chimiques (acide sulfurique, sulfate de fer, engrais, etc.), une tannerie à vapeur, une fabrique de matières plastiques (celluloïd), une fonderie de fer, des corderies, une usine pour la préparation des conserves de poisson, etc.

11 existe à Honfleur une Chambre de commerce, un tribunal de commerce, un entrepôt réel et trois établissements financiers : un bureau auxiliaire de la Banque de France, une succursale de la Société générale et la banque Albert Bossière.

HO\(i-KOXG. Ile appartenant au Royaume Uni, située sur la côte méridionale de la Cliine, à 130 kil. S.-E. de Canton, à l'embouchure de la rivière de Canton. Elle est séparée du continent par un détroit de 2.500 m. Sup. : 83 kil. c. (IG kil. sur 12). Sa capitale, Victoria, plus souvent appelée Hong- Kong, s'étend sur près de 7 kil. au N.-E. de l'île, le long d'un très beau port, par 22" 16' lat. N. et m- 34' long. E. de Paris. Pop.: IGO.OOO liab. en 1881, dont 8.000 blancs; 221.000 en 1891, dont 1.900 Indiens et 211.000 Chinois; 243.000 au census du 20 janvier 1897. L'île est montagneuse ; point culminant, 333 m.

Le gouverneur est assisté d'un conseil exécutif et d'un conseil législatif. Les revenus se sont élevés de 268.000 liv. st. en 1883 à 313.000 en 1897; les dépenses, de 279.000 à 330.000 liv. st. La dette publique était en 1897 de 341.000 liv. st. La garnison est de 2.800 hommes environ.

Climat très chaud; température moyenne de 22° (maximum 34", minimum 0°). Chute annuelle des pluies: 2 m. 23; elles sont surtout abondantes en mai et août. La ville n'est pas insalubre comme autrefois; les naissances ont été, en 1896, de 1.233, les décès de 3.860.

Les principales industries sont la raffinerie du sucre et la construction et la réparation des navires. Deux radineries transforment chaque année 200.000 T. de sucre brut. Le nombre des navires construits chaque année est de 33 à 60, d'un tonnage total de 4.000 à 4.300 t. Le nombre d'ouvriers de ces deux industries y est aussi réduit que possible, attendu que l'outillage y est aussi perfectionnéque dans n'importe quel établissement similaire d'Europe.

CoMMKitcE EXTÉRIEUR. — Le coinmerce de Ilong-Kong se compose pour environ 50 0/0 des import, et des expert, du l'Empire Chinois (GIO.720.000 fr. en 189G), et, de plus, de grandes (juanlités de marchandises qui y sont entreposées eu attendant leur réexpédition vers le Japon, le nord de la Cliine, les îles Philippines et le Tonkin. Les import, consistent en produits alimentaires et objets manufacturés; les export, en thé, riz, camphre, soie, etc.

Les statistiques n'indiquent pas le total du mouvement

commercial avec tous les pays étrangers. II a été débarqué, par navires construits en Europe, 2.895.000 T. en 18!);», 2.791.000 en 1896, 2.7«.00O, en 1897, dont 001.000 en charbon, 301.000 en riz, 211.000 en sucre, «4.000 en bois de constructions, SiJ.OOO en farine, 107.000 en pétrole, 43.0(M) en chanvre de Manille; 3.388.(X)0 T. en 1898, plus 2.020.000 T. en transit. Hong-Kong a reçu par jomines, de l'intérieur de la Chine, (i7l.(JO0ï. en 1897, dont 132.000 en terre et pierres, 39.000 en riz, 2.700 en thé et 1.700 en huiles. 11 a été, par contre, exporté par jonques, à destination de l'intérieur de la Chine, CS't.OOO T., dont 209.000 en riz et paddy et 21.000 en pétrole. Les export, se sont élevées au chiffre total de 2.242.000 T. en 1897 et de 2.241.000 en 1898, dont respectivement 446.000 et 493.000 T. de charbon de chauffe pour la marine de commerce.

Les export, au Royaume-Uni sont passées de 630.0001. st. en 1894 à 726.000 en 1898, dont 270.000 en chanvre, 134.000 en soie, 80.000 en thé, 42.000 en fruits et légumes; les import., de 1.980.000 liv. st. à 2.347.000, dont 1.223.000 en cotonnades 220.000 en lainages, 208.000 en objets en fer, 85.000 en mercure.

Navigation. — Le port est absolument franc, le seul droit prélevé étant de 1 cent 1/2, soit environ 4 centimes par tonneau de jauge.

Le mouvement maritime a été le suivant en 1897 et 1898 :

lâO" 1808

Navires Nombre Tonnage Nombre Tonnage

Anglais 6.783 8.269.000 7.456 8.705.000

Non Anglais.... 3.161 3.856.000 3.602 4.547.000 Jonques, coni-

inques, coni-)

merce exté-[ 57.803 3,441.

rieur. ;

Total..

Jonques, com-^ „ ,.,„ merce local. <, •''^^^

Total général. 77.293 15.938.000 79.629 17.265.000

Les entrées de vapeurs ont été, en 1897, de 3.071; (4.262.000 t.) et en 1898 de 3.338 (4.7i)0.00O t.), dont 1.690 anglais (2.545.000 t.), 675 allemands (881. 0(W t.)v 240 japonais (502.000 t.), 211 chinois (2G2.000 t.), 204 norvégiens (188.000 t.), 157 français (175,000 t.), 25 autrichiens (66.000 t.).

La flotte commerciale du port était au 31 décembre 1898 de 23 navires jaugeant 19.000 t.

Hong-Kong est, après Londres, le port le plus important de l'Empire britannique. 11 est relié, par des lignes régulières de paquebots, avec tous les grands ports de l'Europe, entre autres mensuellement avec Marseille par la ligne des Messageries Maritimes, qui aboutit à Yokohama. Jl est entré, en 1897, par grands navires, 914.017 voyageurs et il en est sorti 912.220. Les arrivées par petites jonques et chaloupes à vapeur ont été de 2.352.786; les départs, de 2.322.796. L'excédent total des arrivées a donc été de 31.787; il n'a pas dépassé 5.728 passagers en

Etablissements financiers. — Il existe à Hong-Kong un grand nombre de maisons de banque européennes et chinoises. Les trois principales sont : la Hong-Kong et Shanghaï Bank, la Chartered lîank of India. China et .\nstralia, et la Banque de l'Indo-Chine. Cette dernière seule fait connaître le mouvement annuel de ses opérations, mais il ne donne qu'une faible idée de rimportance de la place.

Usages commerciaux. — « Les expéditeurs d'Europe, qui ne connaissent pas leur clientèle, expédient généralement des traites documentaires aux banques; celles-ci ont en mains les connaissements et ne les délivrent que contre acceptation des traites, qui sont presque toujours à 30 jours de vue (dans la pratique, 33). Dans le cas de vente à des Chinois, l'intermédiaire d'un commissionnaire est indispensable. H serait de la plus grande utilité, pour organiser la vente des articles français, qu'il se créât à Hong-Kong une maison de commission, dirigée par un négociant connaissant bien les ressources de notre production nationale et possédant de la langue anglaise et des méthodes commerciales de l'ExtréHi.o-Orient une connais-

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sance soflisanle. » {Annales du Commerce Extérieur : Enqaéte sur la marine marchande.)

Il y a nn consulat de France à Hong-Kong. Les poids et aiesDres sont ceux usités en Angleterre. Les monnaies légales sont le British dollar et le .Mexican dollar, valant 2 fr. 43 (octobre 1898). -Vbkl Ravier.

BiBLiOGUAPHiE. — Govcmment ^'a:;e«e (hebdomadaire).

IIO.XGRIii:. Le royaume de Hongrie a une superflcie de322.3IO kil. carrés (dont 42.351 pour la Croatie). Unie à l'Autriche, la Hongrie a, depuis 1867, sa Constitution et son Gouvernement à part, celuici siégeant à Budapest. Seules, les affaires diplomatiques et militaires sont traitées par des ministères dits communs, ayant leur siège à Vienne. Toutefois, le régime douanier et l'émission fldnciaire sont, en vertu de traités, également communs aux deux moitiés de l'Empire. Lors du recensement du 31 décembre 1890, la Hongrie avait une population de 17.349.398 âmes, avec accroissement de 1.800.000 âmes depuis 1869. Pour la Hongrie seule (sans la Croatie) cette population se répartissait en 2o villes avec 1.331.067 âmes, 106 communes urbaines avec 1.118.317, grandes communes rurales 5 1/2 millions, petites communes rurales 9,1. La population totale comprend en Hongrie 1.015 femmes pour 1.000 hommes, et en Croatie 992 femmes. La production rurale occupe 63,84" „ de la population; puis viennent: mines, industrie, transports 17,37, journaliers 11,87, professions libérales 2,89, rentiers 1,14 ° 0, etc. On comptait encore en 1890, parmi les hommes 40,69 •/« et parmi les femmes 50,18 "/„ d'illettrés.

La superficie des terres cultivées comprenait en 1890: champs, 14.666.000 hectares, jardins 347.000, prairies 2.968.000, pâturages 3.727.000; vignes, 3ti.000, forêts 7.581.675, roseraies 89.000, terres incultes 1 495.000. En 1893 les champs se répartissaient ainsi qu'il suit: semences d'automne 4,5 millions d'hect., semences de printemps 5,9; semences ravagées 109.000 hect., terres en jachère 1.649.000 hectares.

On compte, en Hongrie, 1.922.327 propriétaires avec 30.807.960 jochs (ou 21.162.960 hect.) de terre et en Transylvanie 563.938 propriétaires avec 5 millions 632.081 hect.: ensemble, 2.480.265 propiiétaires avec 26.795.041 hect. Sur ce total, près des 3/^, soit 1.444.400, possèdent moins de 5 jochs ou de 2 1/2 hect. : ensemble, 3.509.510 hect. ; 903.730 ont de 5 à 30 jochs: ensemble 4.780.105 hect. : 118.981 ont de30à 200 jochs (3.378.870 hect.); 13.748 ont de 200 à 1.000 jochs (3.801 .733 hect.) ; 5.105 ont de 1.000 à 10.000 jochs (8.195.120 hect.); enfin, 231 ont plus de 10.000 jochs (2.260.222 hect.). On voit que la grande propriété (l'avant-dernière catégorie; occupe 30,6 7„ de la terre, sans compter ce qu'on appelle les latifundia, qui représentent 8 1/2 V, du total, 12,6 V. en Transylvanie. Il est vrai que ces chiffres remontent à 1870, mais ce sont les derniers qui soient officiels'. Il est probable que depuis lors d'importantes modifications se sont produites, mais on n'a sur ce point aucune donnée certaine.

Ce qu'on appelle la propriété « liée » (de mainmorte) est évalué à 9.686.360 hect., ou 34 1/3% de la surface cultivée totale. Dans ce chiffre, les •Propriétés de l'État figurent pour 1.917.000 hect., fondations religieuses pour 143.000, les pro-

1. Ces données sont extraites da ï" vol. du «Compte rendu sur 1 Exposilion de 1896 à Budapest», paru en nov. 1897, sous la rédaetion de M. Alex, de Mallekovitch.

priétés ecclésiastiques pour 2.736.000, lescofnmnnes pour 4.990.000, les sociétés et fabriques pour 241 .000, les voies ferrées pour 24.000 hectares.

D'après les chiffres officiels les plus récents, il y a eu, en 1896, 3.126.297 hectares semés en froment: le produit a été de 52,8 millions d'hectol. de blé'et de 74,4 millions de qx métriques de paille, soit 277,3millions de fl. pour le froment et 36,3 pour la paille. Le seigle a donné 17 millions d'hectol. valant85,3 millions de fl. En Croatie et Slavonie, ces deux prodaitsprincipaux représentent une valeur de 17,9 millions; L'avoine a produit en Hongrie 24,6 millions de qx métriques pour 67,8 millions de florins: l'orge, .20,4millions de qx métriques pour 85,7 millions de florins. Les autres produits agricoles (3,i millionsd'hect.) ont produit en Hongrie 141,6 millions de florins; en Croatie, 443.477 hectares ont donné 27. millions ée fl. La moyenne du rendement par hectare est en Hongrie de 45,94 H., en Croatie de 60,9ft. Si nous remontons à un quart de siècle environ, n«ustrouvons qu'en 1870 la récolte du froment avait été de 22 1/4 millions d'hectol. et qu'en 1894 elle s'est élevée à 50 millions ; la moyenne décennale de 1870- 79 a été de 20,9 millions d'hectol. ; en 1880-89 de 38,4, pour atteindre 50,5 en 1890-94. Pour le seigle : 14,6 millions d'hect. en 1870 et 19,2 en 1894. Parmi les produits agricoles sujets à de grandes variations, il convient de mentionner : la betterave à sucre: en 1870, 2,7 millions de qx métriques, en 1894 14,6, en 1896 15,1.

Le tabac est une vieille culture à laquelle l'introduction du monopole de l'État, en 1851, a imposé plus de restrictions que procuré des débouclïés. Le rendement est très variable ; outre les conditions» climatériques, il dépend dn bon vouloir de l'acq^néreur unique ; aussi voyons-nous cette productioc suivre une tout autre marche que celle des autre» cultures : de 419.000 qx métriques en 1870, ette tombe à 240.000 en 1873, se relève à 684.000 en 1878, à 764.000 en 1880, pour retomber à 368.800 en 1894 et 457.000 en 1896.

La pomme de terre accuse en 1870 12,2 millions d'hectol., 37,5 en 1894 et 50,7 en 1896.

En 1888, 1889 et 1890, la récolte du vin avait dépassé respectivement 3 millions d'hectol., 4 et 3 millions, pour retomber en 1891 à 1.200.000 et en 18^ à 796.000. En 1897, elle a été de 1.130.823-hectol. de vin de bonne qualité, ce qui représente une valeur de 20.580.078 florins, après avoir été de 1.571.724 hectol. pour 25,4 millions de fl. en 1896, de 1 million 387.000 pour 24,3 en 1894.

Cette diminution de la production est le fûit'dtp phylloxéra, qui avait gagné 48 Vo'des communes à vignobles en 1897, soit 2.774 communes sur 5.770. Avant l'apparition du fléau, l'étendue des terres plantées en vignes s'élevait à 425.497 hectares (1874), elle n'était plus en 1894 que de 265.407, en 1896 de 206.897.

La reconstitution des vignes phy lloxérées an nioyenr de plants américains est très active en Hongrie.Eb 1897, 21 nouvelles pépinières de l'Etat ont été créées, ce qui porte leur nombre à 30; elles s'étendent sur un territoire de 537 jochs. Elles ont pu fournir, en 1897, 3.802.000 boutures simples et U3.000 à racines. Sur ce nombre, 1.501.500 boutures simples et 193.000 à racines ont été distribuées gratuitement.

En 1883, l'État a fondé dans les environs deKecskemet une grande pépinière modèle, destinée à la

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culture expérimentale des espèces les mieux appropriées à la replantaLion des vignobles en terrains sablonneux. Cet établissement a pu fournir, malgré les gelées de 1896 et de 1897, 621.000 boutures pour raisins produisant du vin blanc ; 255.000 boutures pour raisins produisant le vin rouge et 336.000 boutures pour raisins d'espèces supérieures. Les boutures ont été vendues à raison de 4 à 20 fl. le mille. Cet établissement a fourni de 1890 à 1897 : 19.993.141 boutures simples et 3.253.470 boutures à racines.

Lorsque les diverses pépinières appartenant à l'État et aux particuliers seront en plein rapport, 150 millions de boutures pourront être mis à la disposition du public. Or, pour reconstituer les 300.000 jochs phylloxérés, il faudrait environ 1.200 millions de boutures. L'État clierche aussi à encourager la réfection des vignes par des secours et subventions accordés aux différentes associations vinicoles et aux communes des régions phylloxérées. En 1897, il a distribué, à cet effet, 51.274 florins. Une loi de 1896 autorise la Banque agraire de Budapest à mettre à la disposition des viticulteurs toute une série d'emprunts très avantageux pour ces derniers, jusqu'à concurrence de 25 millions de florins; en 1897, 12.334 cultivateurs ont eu recours à ces emprunts, qui se sont élevés à une somme totale de 5 millions de florins (le florin ^2 fr. 50).

La Hongrie fait un grand commerce en laines, spiritueux, prunes, graisses de porc et jambons, chanvre et surtout en porcs. Nous avons déjà parlé de cette dernière production au mot Budapest et dit la perte causée par l'épizootie survenue en 1895, qui s'est maintenue durant toute l'année suivante. En effet, la valeur des porcs amenés en 1896 à Kôbânya (Steiubruck) est estimée à 5,1 millions de fl.; en 1895, elle avait encore été de 24,3 millions.

La race chevaline est aussi d'un grand produit en Hongrie; on comptait, en 1884, 14.704 étalons, 665.343 juments, 583.030 hongres et 480.752 poulains, ensemble 1.743.829 chevaux; le résultat du dénombremont opéré fin 1896 ne nous est pas encore connu, mais il doit accuser un accroissement considérable. De ces deux millions de chevaux, 85% étaient aux mains de petits propriétaires. Il y a des haras de l'État à Kisber, à Babolna, à Mezôhegyes et à Fogaros (Transylvanie). L'État favorise l'élevage par des stations de saillie, il encourage les communes à acheter des chevaux reproducteurs, qu'il leur vend à des prix défaveur avec payement échelonné. On a exporté par chemin de fer à l'étranger, en 1891, 18.463 chevaux au prix de 6,1 millions de fl.; en 1892, 18.531 pour 6,5 ; en 1893, 19.954 pour 6,9.

En 1893, la Hongrie a exporté 10.2% qx. m. de miel et 2.710 de cire. On comptait plus de 450.000 familles de ruches ayant produit 21.300 qx m. de miel et 247.000 qx de cire.

La sériciculture est entre les mains de l'État depuis 1885; la production, qui en 1888, dans 71 communes, était de 10.131 kilog. de cocons estimés 13.000 fl., a atteint en 1893, dans 2.562 communes, plus de 873.000 kilog. de cocons pour 1.012.000 fl.

La production minière est encore en déficit par rapport à la consommation; les charbonnages ont donné 7.371.400 qx m. d'une valeur de 2,4 millions de fl. en 1867; en 1893, 38.949.000 qx pour 14,8 millions de fl.

L'industrie métallurgique a produit 1.400.000 qx de fer brut et de fonte, 644.000 qx de fer laminé

et forgé et 40.000 qx d'acier Ressemer en 1867; en 1893, 3.200.000 qx de fer brut, 360.000 de fonte, 2.050.000 d'acier Bessemer, Thomas et Martin-Siemens, et 2.600.000 de fer et acier laminé et forgé, valant 31 millions 5 de fl.

La production de l'or a été en 1893 de 2.500 kilog. et celle de l'argent de 24.000 kilog., valant 6 1/4 millions de fl. Les mines donnent encore du plomb (25.000 qx m.) , du massicot (4.400 qx) du cuivre (13.400 qx), du cobalt et du nickel (33.900 kilog.), du mercure (12.480 kilog.). Les salines, exploitées par l'État, ont fourni 1.800.000 qx m. de sel, dont la vente a produit 15 millions 7 do fl.

Le nombre des bureaux de poste et télégraphes, qui avait été en 1868 de 1.337, est arrivé en 1893 à 4.430; dans le même quart de siècle, le nombre des lettres s'est élevé de 24 millions 8 à 219,4, celui des journaux expédiés de 13 milions à 74,7, soit, par habitant, 12 1/2 lettres et 4 1/4 journaux. La valeur des lettres chargées s'est élevée de951 à 2.133 millions ; celle des mandats-poste, de 8 à 428,6 millions. Les caisses d'épargne postales étaient en 1888 au nombre de 2.000 avec 85.500 déposants, 2,7 millions de dépôts d'épargne et 82 millions de dépôts sur chèques. En 1893 on trouve 3.907 bureaux, 234.131 déposants, 8 millions 6 de dépôts d'épargne et 247,4 de dépôts sur chèques; les deux tiers des versements à la caisse d'épargne étaient inférieurs à 5 fl.

Le système du crédit privé s'est largement développé depuis le rétablissement de l'autonomie, en 1867. A cette dernière date, la Hongrie comptait o banques au capital de 2,5 millions, 105 caisses d'épargne avec 1 million 9 de capital, et un institut de crédit foncier avec 30 millions 2 d'avances. A la fin de 1894, ces institutions étaient au nombre de 7 instituts de crédit foncier, 241 banques, 557 caisses d'épargne et 789 associations avec un capital versé de 73 millions 8 et 17,7 de réserves pour les banques, 52,8 et 45,7 pour les caisses d'épargne, 13 et 19,6 pour le crédit foncier. Le nombre des livrets de caisse d'épargne était de 876.610 avec une moyenne de 766 fl. par livret, ce qui indique que les grands capitaux y sont largement représentés.

Dans ces données ne sont pas comprises celles relatives à la Banque d'Autriche-Hongrie, qui a un comptoir central à Budapest et 21 succursales, outre 70 bureaux auxiliaires. Le portefeuille hongrois de la Banque, qui était en 1852 de 2 millions 5 de fl., s'est élevé en 1869 à 35,1, en 1891 à 79 et en 1896 à 94,3. Quant aux prêts hypothécaires effectués par la même Banque, la Hongrie était représentée en 1896 par un chiffre de 1 12,4 millions sur un total de 136,8.

La Hongrie possédait en 1867: 2.283 kil. de chemins de fer; les transports étaient de : 2.070.000 voyageurs et 28,2 millions de qx m. de marchandises. En 1896, le réseau exploité avait une longueur de 14.530 kil., dont 7.554 appartenant à l'État, 4.273 à des lignes privées desservies par l'État et 2.703 à l'exploitation privée. Le rendement était de 91,3 millions de florins.

En 1889, le ministre de Baross a établi sur les chemins de fer de l'État le tarif par zones, dont les chiffres suivants mettront en plein relief les heureux résultats:

Au cours des huit années (1881 à 1888) qui ont précédé cette réforme, le nombre annuel moyen des voyageurs avait été de 1.312 par kilomètre (5 millions de voyageurs des 3 classes en 1888). Les huit

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années suivantes (1889 à 1896) ont donné les chiffres qne voici :

Kil. parconras Voyag. des 3 classes

Annops

isyi..

Nous donnons le détail par classes pour les deux années 1897 et 1898 :

Kil. 1" classe 2« classe 3* classe Total

1898 7.980 556.500 6.334.000 26.235.900 33.146.400 Les chiffres des recettes totales ont été, pendant

la période 1888 à 1898 :

Années Recette totale Voyageurs Recette par kil.

Florins par kil. Florins

Voici, pour les années 1897 et 1898, le détail par

classes de la recette totale :

!• classe 2' classe. 3* classe

1897.... FI. 1.693.400 8.222.900 10.868.200 1898.... » 1.787.500 8.502.500 11.182.300

De 1888 à 1898, le nombre des- voyageurs s'est élevé, sous le régime nouveau des tarifs par zones, de 426 •/, en 1" classe, de 443 " ,, en 2r, et de 596 '/, en 3% soit en moyenne de 557 "/,. La recette a augmenté de 242"/. pour la 1" classe, de 301"/, pour la 2", et de 168 "/. pour la 3', soit en moyenne de 215 Vo. Le rendement kilométrique a naturellement progressé dans des proportions analogues.

Depuis le 1" janvier 1899, les taxes pour le transport des bagages à pins de 200 kil., sur le réseau d'État hongrois, sont établies comme suit :

Distance en Taxe pour un colis

kil. là 50 kil. 51 à 100 kil. pl.de lOOkil.

1 à 50 0 fl. 25 0 fl. 50 1 fl. »

31 à 100 0 fl. 50 1 fl. » 2 fl. »

101 à 200 1 fl. » 2 fl. » 4 fl. »

201 à 300 1 fl. 30 3 fl. 1. 6 fl. •

301 à 450 2 fl. » 4 fl. > 8 fl. »

431 à 600 2fl. 50 5 fl. » 10 fl. »

eoi 3 fl. ■ 6 fl. » 12 fl. »

Les dix cours d'eau navigables offrent 3.086 kil. dévoies navigables soumises à la surveillance de l'État. Les 37 entreprises de navigation à vapeur ont transporté en 1893 7 millions de voyageurs kilométriques et 280,9 de T.-kil. en marchandises, soit 12 ° . du mouvement total des voyageurs et 39 •/, de celui des marchandises. On attribuait en 1893 ans entreprises indigènes 54 vapeurs à aubes, TO à hélice avec 19.000 chevaux-vapeur et 10.000 t. de capacité, plus 115 chalands en fer avec 34.500 t. et 1.095 chalands en bois avec 219.000 t. La Compagnie austro-hongroise de Navigation à vapeur, qui a ses grandes usines à Bude, avait, en 1870, 158 bâtiments avec 14.000 chevaux-vapeur; en 1893, elle en possédait 187 avec 72.000 chevaux-vapeur et 766 chalands en fer avec 2.885.690 1. au total. Deux

I entreprises pins récentes, la Société hongroise de ; Navigation ffuviale et maritime et l'Adria, et la ! Société maritime hongroise, fortement soutenues par ; l'État, contribuent au développement du commerce international, notamment par le port de Finme. Le Lloyd antrichien participe, lui aussi, an mouvement i d'affaires des ports hongrois.

Les intérêts du commerce hongrois sont confiés ■ à des chambres de commerce et dindustrie établies sur la base de la plus large autonomie; il y en a 17. Le tableau suivant montre, du reste, quelle a été la marche des échanges commerciaux delà Hongrie avec l'étranger depuis 1890, par milliers de quintaux métriques et milliers de florins (de 2fr. 50)* :

lilPORT.XTIOX

Exportation

Années

Quant.

Val.

Années

De 12. 460.000 qx m. en 1882. le chiffre des import, s'est élevé à 37.099.000 qx m. pour 1897, c'est-à-dire qu'il a plus que triplé en seize ans. L'augmentation a été bien pins lente au regard des valeurs: de 483.487.000 florins en 1890, à 554.814.000 en 1897, soit une plus-value de 69.327.000 fl. seulement. Celte différence trouve, en majeure partie, sa raison d'être dans le fait qne les objets fabriqués flgurant aux entrées ont subi, depuis une quinzaine d'années, des dépréciations considérables.

En seize ans, de 1882 à 1897, le poids des articles sortis de Hongrie est monté de 29.683.000 qx métriques à 48 millions 846.000, et leur valeur de 446.444.000 à 340.980.000 florins. La valeur des export, s'est également accrue d'une façon beaucoup plus lente que leur quantité.

En 1897, il est entré en Hongrie pour 432 millions de florins de marchandises par chemins de fer et par bateaux à vapeur et pour 40 millions et demi seulement par mer. Les envois par colis postaux se sont élevés à 78 millions de florins, bien que leur poids n'ait pas dépassé 180,000 qx m. La Hongrie a expédié à ses frontières pour 476 millions de marchandises par chemin de fer, 19 millions par colis postaux et près de 42 millions de florins par mer.

DÉTAII. DES IMPOBTATIO.NS

Par catégories de marchandises Le tableau suivant donne, en milliers de florins (de 2 fr. 50), la valeur des principaux articles importés en Hongrie pendant les années 1895, 4896 et 1897 :

Tileir (I ■illicrs it Itriis.

DÉStOXATIOX DES MARCHANDISES 1895 189G i897

Denrées coloniales 8.330 10.384 10.281

Tabac 8.887 13.791 11.018

Céréales, farine, riz, léguminenx. 17.621 13.862 24.998

Légumes, fruits, plantes 10.965 9.904 12.867

Bétes de boucherie et de trait.. 14.061 11.631 15.491

Produits animaux 6.235 6.580 7.896

Boissons 18.847 22.934 23.924

Comestibles 10.049 11.959 11.184

Tourbe, bois, charbon 21.989 20.609 20.730

Huiles minérales et goudrons 8.538 8.144 7.612

I Coton, fils de coton, cotonnades. 74.937 84.424 80.968 . Lin, chanvre, jute, articles en ces

j matières 18.599 18.393 17.638

< Laine, fils et tissus de laine 54.193 53.203 48.485

'soieries 31.416 K.440 22.959

! Vêtements, linge, art. de toilette. 31.602 31.068 28.816

Papier 8.384 8.957 9.098

1. D'après les rapports officiels sur le commerce extérieur dn territoire douanier austro-hongrois, l'import. a été en 1899 de 790 millions 300.000 0., soit une diminution de 29.500.000 fl. relativement à 1S98. et lexport. s'est élevée à 928.400.000 0., soit 120.800.000 0. de plus que l'année précédente.

HONGRIE

HONGRIE

Désignation des Marchandises

Cuir et articles en cuir

Bois et os

Fer

Valeur en milliers de florins.

Métaux divers non précieux

Machines et parties de machines.

.Instruments scientifiques et de

musique

.Matières pour produits cliimiques Matières chimiques, colorantes,

parfumerie

Articles de littérature et d'art. . .

L'Import. des métaux précieux 11.951.000 florins en 1897.

et des monnaies a été de

DETAIL DES EXPOKTATIONS

Par catégories de marchandises

Valeur en milliers de

Désignation des MAncHANniSES

Sucre

Céréales, farines, riz, légumi-

neux 168.513

Légumes, fruits, plantes 15.867

Bêtes de boucherie et de trait. 95.816

Autres animaux 8.971

Produits animaux 22.535

Graisses 7 . ICI

Boissons 25.557

Comestibles, 7.229

Tourbes, bois, charbon 30.087

Coton, filsde coton, cotonnades. 6.634 Lin, chanvre, jute, articles en

ces matières

Laine, fils et tissus de laine..

Vêtements, linge, articles de

toilette

Cuirs et articles en cuir

Instruments scientifiques et de

.musique

florins.

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