HONORAIRES DES ARCHITECTES
<le chaque comitat est un dignitaire ayant le titre d'Oberj^espann, nommé par le roi. Le vrai chef de l'administration est le vice-gespann, élu pour six ans, comme les autres fonctionnaires de l'administration provinciale. On s'eflorce depuis des années ii> remettre les nominations aux soins du Gouvernement, mais jusqu'ici les principes de réforme en la matière n'ont pu aboutir. De vieilles traditions nationales et les intérêts locaux s'y opposent. (Four les Monnaies, Poids et Mesures, voir Au-
TIUCHE.) A.-E. HORX.
IIOXOIA'LU. Capitale de l'archipel des Hawaï, située dans l'île d'Oahn, sur la côte S., par il" 18' lat. X., et 1C>0» Iff long. 0. de Paris, à la lat. de Hong-Kong, dont elle est distante de 4.900 milles, à i.390 milles de Tahiti, 2.090 de San-Francisco. l'op. : 30.000 Iiab. environ au recensement de 1896, aujourd'hui 35.000, dont 4.000 Blancs'.
Le port est un des meilleurs de l'Océan Pacifique. De nouveaux docks et quais sont en cours de construction en vue du mouvement maritime intense •qui ne tardera pas à se produire quand le câble transpacifique aura été établi de San-Francisco à Yokohama et à Manille par Honolulu. II est entré, ^n 1897, à Honolulu et dans les ports hawaïens 427 navires jaugeant 513.000 1., dont 286 américains 270.000 t.) et 84 anglais (174.000 t.). Il est sorti 271 navires chargés de sucre, pour la plupart à destination de la Californie. Escale des paquebots du Canadian- Pacific Raihvay (de Vancouver à Sydney), de l'American and .\ustralian Line (de San-Francisco i\ Sydneyi, de la Pacific Mail (de San-Francisco à Yokohama). Les navires de la Nippon Yusen Kaîsha louchent à Honolulu depuis le 1" décembre 1899. Un làble télégraphique relie la ville à San-Francisco. Pour les droits de port, voy. les Annales du Commerce Extérieur : Enquête sur la marine marchande.
Les import, se font surtout en charbon et produits manufacturés; les export, en sucre, laine, café, oranges, riz, peanx, mélasses, etc.
Usages commerciaux. — « Les marchandises étrangères importées à Honolula viennent de trois sources prin- «ipales: Yokohama, Liverpool et San-Francisco. ce dernier iwint étant de l)eauconp le pins important. Les pavements se font généralement à trente jours de vue.» Trois banques principales sont établies à Honolulu : 1* Claus Sprcckels and C° : opérations avec San-Francisco et New- York, correspondant à Paris, le Comptoir National d'Escompte ; -' Bishnp and C. qui a ses correspondants en .\ngleterre ; )' The Yokohama specie Bank, pour les opérations avec la Chine et le Japon, avec agence à Lyon. — Les marchandises françaises viennent de San-Francisco. — Les commis voyageurs venant placer des ordres sont soumis à une taxe, presque prohibitive, de 300 dol. « En cas d'ordre direct, ne livrer qu'à des maisons de premier ordre, après enquête au consulat ; autant que possible, comptant ou contre garanties sérieuses. La justice, en cas de différends, est assez expéditive, mais les avocats ne donnent leurs services qu'à un prix très élevé. » (Enquête sur la marine marchande.)
HO.XOR.VIRES DES ARCHITECTES. La question
1. Oa compte actuellement deux stations centrales dëlectricité a Honolula ; une troisième est à Hilo, dans l'île de H.-iwaï. Lune des usines de Honolulu est la propriété du gouvernement, elle est mue p«r l'eau et produit l'électricité nécessaire à l'éclairage des rues, soit 125 lampes à arc et 1.000 à incandescence. La seconde. outre le service de la ville, transmet du courant, pour l'éclairafie et la force motrice, aux plantations voisines et à une fabrique de glace ; elle est à vapeur et appartient à une Compagnie privée. On doit inaugurer, dans les premiers mois de 1900, à Honolulu, un serrice d'automobiles électriques, pour lequel une Compagnie construit une station de chargement (novembre 1899).
des honoraires des architectes a donné lien à beaucoup d'interprétations différentes, car il n'existe à ce sujet aucune réglementation absolue, sauf on avis du Conseil des bâtiments civils en date dn 12 pluviôse an VIII, confirmé par une ordonnance du 10 octobre 1841.
En vertu de cet avis, le Conseil des bâtiments civils estime qu'à Paris, pour les travaux ordinaires, c'est-à-dire dépassant 5.000 fr., il est dû aux architectes : pour confection des plans et projets dont ils sont chargés, un centime et demi par franc; pour conduite des ouvrages, un centime et demi par franc ; pour vérification et règlement des mémoires, denx centimes par franc; ce qui fait an total 5 "/• du montant des mémoires en règlement.
Quant à la rédaction des devis d'ouvrages qui ne seraient pas exécutés, le Conseil pense qu'il doit être payé un centime par franc sur cet objet. Il estime, en outre, qu'il est dû le double pour ces mêmes travaux projetés et exécutés à plus de a kil. du lieu de résidence de l'architecte.
Pour travaux d'architecture faits pour le compte des particuliers, an-dessous de 5.000 fr., il sera dû 7 Vo pour plans, devis, conduite de travaux, vérification et règlement.
Pour vérification et règlement de mémoires seuls, et dont le montant ne dépasse pas 5.000 fr., il sera dû 2 1/2 »/o.
Pour tous travaux an-dessous de 400 fr., il sera dû une ou deux vacations. Ces honoraires doivent être payés à l'architecte avant l'application du rabais consenti par les entrepreneurs.
Si l'architecte a fait et uniquement fourni les plans d'une construction, il lui est alloué 2 1/2 •/« du prix d'évaluation des dépenses. S'il exécute les plans faits par un autre, il ne lui est dû encore que 2 fr. 50 V,.
Dans la pratique, le 5 •/, et même le 7 •/• peuvent être insuffisants si les travaux sont de peu d'importance ou exigent de longues et difficiles études, comme si l'on charge l'architecte de dessiner un mobilier, des objets d'art, etc. Pour les travaux qui ne demandent que peu d'étude, tels que bâtiments d'usines, cités ouvrières ou travaux s'élevant à plusieurs millions, l'architecte peut les exécuter à moins de 5 '/„.
Le décret du 16 février 1807 a fixé ainsi la valeur des vacations et frais de voyage pour expertises près les tribunaux, auxquelles peuvent être commis les architectes :
Four chaque vacation de 3 h. de tout architecte, expert on artiste, opérant dans le lien de leur domicile on dans la distance de 2 myriamètres. il est dû 8 fr. dans le département de la Seine et 6fr. dans les autres départements.
.\n delà de 2 myriamètres, il est alloué pour chaque myriamètre, à titre de frais de voyage et de nourriture, soit pour aller, soit pour revenir, 6 fr. aux architectes de Paris et i fr. 30 à ceux des départements.
Il est alloué aux experts deux vacations, l'une pour la prestation du serment, l'autre pour le dépôt dn rapport.
Pour états de lieux régulièrement établis, il est dû, pour chaque rôle de 25 lignes à la page et compris la première expédition, 3fr. en cas de rédaction par un seul architecte, et 4 fr. en cas de rédaction contradictoire par deux architectes. Chaque expédition est payée en plus Ofr. 30 par rôle.
Pour tous états de lieux et estimation de matériel d'établissements agricoles ou industriels, de théâtres, d'usines, etc., et pour plans et dessins y annexés, contre-vérifîca-
HORLOGERIE
HORLOGERIE
tion, revision on modification d'anciens états de lieux, par vacation, il est dû 8 fr.
Honoraires des métreurs.— Pour métrés et expéditions de travaux de terrasse, ma(;onnerie, charpente et carrelage, il est dû 1 fr. 20 % ; pour travaux de couverture, peinture, menuiserie, serrurerie, fumisterie, 1 fr. IJO "/„. Pour ces cinq parties, lorsque les travaux à métrer dépassent 10.000 fr., il est fait souvent une réduction à 1 fr. 20% du montant en demande du mémoire.
Pour travaux de plomberie, eaux et gaz, il est dû 2Vo. Lor-sque la plomberie est métrée simultanément avec la couverture, le prix des lionoraires est souvent confondu avec celui de cette dernière.
Dans les départements où il se fait journellement de nombreux travaux à façon, il est d'usage de porter les honoraires à 2Vo du montant desdits travaux en demande. Il y a lieu de les estimer en vacations toutes les fois que le montant ne dépasse pas 100 fr. Paul Barré.
lIOl'E (Diamant bleu de). Diamant célèbre. Voir
DlAM.\NT.
IIORLOGEUIK. (Syn.: Angl. : Clockmaking on Watchmaking. — Allem. : Ur mâcher kunst. — Ital. Orologeria. — Espagn. : Relojeria.)
Nous laissons ici de côté tout exposé historique et nous nous bornons à parler de la fabrication horlogère, en examinant successivement la grosse et moyenne horlogerie, la montre et l'horlogerie électrique.
Les pays producteurs sont : la Suisse, la France, 'Angleterre, l'Autriche, l'Allemagne et l'Amérique.
Les centres principaux sont : en France : Paris, leDoubs (Besançon, Montbéliard et Morteau, Beaucourt), le Jura (Morez, Foncine-le-Haut), la Haute- Savoie (Cluses), la Seine-Inférieure (Saint-Nicolas d'Aliermont), l'Oise (Beauvais), la Sarthe; en Angleterre : Londres, Coventry, Birmingham, Liverpool, Prescott; en Autriche: Vienne, Prague et Karlstein; en Allemagne : Leipzig et la Forêt-Noire, Glashiitte et Fribourg en Silésie. Les États-Unis comptent aussi d'importantes fabriques produisant en grande quantité l'Jiorlogerie bon marché; mais l'horlogerie de précision fait défaut. Enfin, le Japon possède depuis quelques années deux fabriques de montres assez importantes, mais qui ne paraissent pas florissantes.
Grosse horlogerie. — La grosse horlogerie, comprenant les horloges de clochers, de châteaux, communs et en général toutes les pièces ne rentrant pas sous la dénomination de pendules, ne donne pas lieu, cela se comprend, à un chiffre d'affaires fort élevé. Sans prétendre donner h cette indication une valeur précise, nous estimons qu'en France la fabrication des horloges n'occupe pas plus de 500 ouvriers produisant pour une valeur de 2 millions et demi. Le centre principal de cette fabrication est Paris; viennent ensuite Morez et Foncine-le-Haut, Beauvais, etc.
La Suisse ne fabrique pas d'horloges de clocher autres qu'électriques. La Belgique et l'Angleterre ont quelques usines renommées.
Les grosses horloges sont aujourd'hui construites avec une grande précision. Elles sont à poicls et sans sonnerie on à sonnerie. Les horloges à poids les plus simples sont les horloges de Comté, dont le centre de fabrication est à Morez du Jura. Ces horloges se vendent des prix fort bas : on peut en ac-
quérir, avec leurs boîtes aux formes bizarres, pour moins de 2ii fr. Grùce à leur balancier d'un mètre, elles donnent une marche très suflisantc pour les besoins de la vie civile. Elles sonnent généralement les heures et les demies avec répétition de l'heure. On en construit également qui sonnent les quartset les avant-quarts.
Se rapprochant de la pendule de Comté par la forme, vient ensuite le régulateur de chemin dcfer, qui ne sonne pas, mais actionne des cadrans plats ou angulaires, au moyen de tringles et d'engrenages. Le régulateur do chemin de fer coûte environ 300 fr. Les régulateurs de précision peuvent atteindre desprix fort élevés, en raison de la valeur de leur mouvement comme de celle de leur cabinet. Le marché de ces pièces est nécessairement des plus restreints.
Les grandes horloges de monument sont presque toujours à sonnerie; car, pour donner simplement l'heure sans la frapper sur des cloches ou des timbres, un régulateur de chemin de fer ou une pièce analogue suffit largement. La valeur de ces horloges varie suivant la complication. On ne peut guère établir une horloge à sonnerie d'heures et demies, sur de petits timbres, à moins de 800 fr.; au-dessus de ce chiffre il n'y a pas de limite. Une grande horloge peut sonner les heures, les demies,, les quarts, les demi-quarts (comme en Belgique), les avant-quarts, l'angélus, l'entrée et la sortie des. ouvriers d'une usine, déclancher un appel d'incendie, allumer et éteindre automatiquement les. lampes éclairant ses cadrans transparents, remettreà l'heure d'autres horloges, être elle-même remise à l'Jieure, posséder un distributeur électrique actionnant des récepteurs, faire marcher des quantièmes simples on perpétuels, indiquer les phases de la lune et même conduire un baromètre. Elle peut jouer des airs directement aux quarts ou à des heures déterminées de la journée, ou déclancher des cariljjons. Il n'est pas inutile de dire que plus une horloge est compliquée, même lorsqu'elle est construite avec tout le soin désirable, plus elle court de risques de dérangement.
Parmi les horloges que le temps a épargnées, nous citerons : celle de Rouen, construite en 1389, qur marche encore régulièrement; celle de la cathédrale de Bourges, et surtout celle de la cathédrale d& Lyon, fort compliquée d'effets et qui donne des indications astronomiques très curieuses. Cette dernière possède aussi un carillon qui peut bien être leplus ancien de tous ceux dont la trace a été conservée. L'horloge de Strasbourg est toute contemporaine; elle a été construite par Schwilgné il y a une^ cinquantaine d'années, pour remplacer l'horloge légendaire, devenue absolument incapable d'avancer d'une seconde.
Pendules. — Les deux centres importants de 1» fabrication de la pendule eu France sont Saint-Nicolas d'Aliermont et surtout le pays de Montbéliard. M. Paul Garnier estimait en 1889 la production de Saint-Nicolas à 2 millions de fr. et le nombre des ouvriers à l.oOO. Ce chiffre n'a pas sensiblement varié depuis lors.
A Montbéliard et dans les usines environnantes (Beaucourt, Berne, Seloncourt, Vieux-Charmont), il en est à peu près de même. C'est à Frédéric Japy, mort en 1812, et fondateur de l'usine de Badevel,. qu'est due la création du centre horloger de Montbéliard. L'usine de Beaucourt produisait déjà en 1889"
HORLOGERIE
HORLOGERIE
environ l.oOO pièces se rattacliant à la pendnierie j et 1.000 montres par jonr. (L'usine de Frédéric Japy | produisait, en i8l8, 3.000 mouvements par an.) :
C'est la maison Japy qui a contribué, par sa fabri- | cation mécanique en grand, à démocratiser la pen- j dnle : c'est grâce à elle que l'on trouve des réveils à i 2 fr. 95 et au-dessous, des pendules à 4 fr. pièce. Il ; est bien entendu que ces prix représentent à peu | près l'extrême limite qu'il soit possible d'atteindre, j Ce sont eux qui permettent la lutte avec l'importation américaine et allemande. |
Horlogerie électrique. — Nous ne pouvons passer | sous silence cette branche de l'horlogerie, qui a excité la patience et l'ingéniosité des chercheurs. L'électricité intervient de deux façons dans l'horlogerie : comme moteur et comme agent de remise à l'heure. Dans le premier cas, on a un régulateur distributeur qui à des intervalles déterminés, seconde, demi-minute ou minute, lance un courant dans des récepteurs appropriés. Dans le second cas, l'électricité n'intervient qu'à des intervalles beaucoup pins espacés, pour corriger les écarts de marche des horloges ou pendules réceptrices.
De nombreux systèmes ont été mis en service, mais la vérité nous oblige à dire qu'aucun de ceux que nous connaissons n'a donné des résultats suffisants. Les piles sont des sources de force électromotrice assez capricieuses, et il faut noter qu'un raté sur 500 émissions faites toutes les minutes donne à la fin de la journée une erreur de 3 minutes. Les causes de dérangement sont nombreuses : verres cassés, contacts oxydés, fils coupés, mauvaise qualité des électro-aimants et des bobines, rémanence, etc. Bref, il y a là de quoi dérouter rapidement un particulier.
Le système qui nous parait le plus à l'abri de tontes ces causes d'ennui est celui du D' Hipp, de Xeuchàtel (Suisse), dans lequel l'électricité n'intervient que pour relancer le balancier lorsque ses amplitudes d'oscillations sont devenues trop faibles. Ce système est supérieur aux autres, parce qu'il réduit au minimum la participation de l'électricité et qu'il ne lui demande pas une action précise'.
La remise à l'heure donne de meilleurs résultats (quand les appareils et la ligne sont en l)on état). L'action de la pile ne se produit qu'à des intervalles très espacés. Malheureusement la plupart des systèmes préconisés nécessitent un déréglage préalable de l'horloge à remettre à l'heure, qui doit avancer pour être ensuite arrêtée aux heures voulues. Cela est un grave défaut. Il y a cependant des procédés qui excluent cet inconvénient. Par exemple, celui de M. Château, qui saisit simplement l'aiguille pour la remettre à sa place exacte; celui tout récent de M. Rosa, qui, par l'emploi d'ondes hertziennes, corrigedesécartsdeominutes à l'avance onan retard.
Malgré tout, l'horlogerie électrique est encore au sortir de l'enfance.
Montres. — Les montres et chronomètres se cons-
1. Il existe depais 1899, à Carisrube (Grand-duchc de Bade), un service de distribution de l'heure par l'électricité. L'heure est envoyée i 84 cadrans horaires par une horloge centrale bien réglée, an moyen d'un conuct mobile qui lance le courant dans le réseau toutes les minutes, faisant avancer d'autant les aiguilles de tous les cadrans. C'est un système analogue à celui qui est en usage dans plusieurs Compagnies de chemins de fer. Une batterie de deux cléments suffit à alimenter la sution centrale. Les frais d'établissement ont été de ai.OOO fr. U ville distribue aussi l'heure électrique à domicUe. au prix de 31 fr. 25 par an pour la première horloge et de 12 fr. 30 pour chacune des autres.
truisent particulièrement en Suisse, en France et eo .\ngleterre. Le seul pays exportateur de montres est la Suisse, qui à elle seule en construit autant que le* reste du monde à la fois, .\ussi est-ce la contrée où il est le plus fsicile de se faire une idée de l'importance de la fabrication.
Cette fabrication a atteint en 1897 le chiffre de- ICfô millions de fr. L'export. a été de 101 millions 5^ C'est le plus fort chiffre qui ait été relevé depuis que les statistiques officielles fonctionnent. Les principaux pays importateurs ont été : l'.Mlemagne pour 24 millions (26 en 1898-, la Grande Bretagne pour 2t (19 en 1898), l'Autriche pour 9 millions et demi, la Russie pour 8 millions et demi, l'Asie Orientale pour 5 millions et demi, l'Italie ponr 3 millions, la France pour 2 millions et demi (nn peu moins en 1898).
Le nombre des pièces exportées a été de 5.848.442, se décomposant comme suit : 684.126 montres en or, 2.984.966 montres en argent et 1 .812.107 montres= métal, plus 366.643 mouvements finis sans boîtes.
Voici les chiffres de? export, pour les années^ 1893 à 1898, en millions de fr. :
Montres d'or et cbronogra- — — — — — —
phes 3.3,0 32,2 38,3 ?«,1 37.8 39,1
Montres d'argent :U.2 32,6 33.6 37,9 38,1 39.»
Montres de nickel 13.7 13,9 14,9 16,8 16,6 17,5
Mouvements finis 2,2 1,7 2,1 2,3 2,2 3,1
Pièces détachées et pierres.. 4,3 3,1 3,8 4,6 6,8 3,5
Totaux 87,4 83,5 87,7 97.7 1«1,5 107,2
Ce chiffre de 107,2 millions ponr 1898 est le plus élevé qu'ait atteint l'exportation de l'horlogerie suisse et a même dépassé le maximum constaté jusqu'ici par la statistique du commerce suisse en 1890 (101.8 millions de francs).
La valeur moyenne des montres a continué à baisser. En 1885, on cotait la montre or à 66 fr. 15, la montre argent à 20 fr. 40 et la montre métal à 11 fr. 90. En 1897, ces chiffres sont descendus respectivement à 63 fr. 50, 12 fr. 78 et 9 fr. 15.
Parmi les cantons suisses qui se livrent à la fabrication de la montre et qui tous sont sur le versant oriental du Jura, il faut remarquer que Genève a la spécialité de la montre de haute précision, Lausanne celle des mécanismes de pièces compliquées, Xeuchàtel celle des chronomètres de marine et des montres bon ordinaire, et qu'enfin Berne et Soleurefabriquent presque exclusivement la montre bon marché.
Le canton de Xeuchàtel, qui renferme la Chanx-de- Fonds, le Locle et Fleurier, produit à lui seul plus de 80 •/. des montres d'or, tandis que le canton de lîerne, avec Bienne,Delémont, Xoirmont, Porrentrny, Saint-Imier et Tramelan, fournit 70*/, des montres argent. Il est intéressant à ce point de vue de consulter les statistiques des bureaux de poinçonnement. En 1897, on a poinçonné dans les 13 bureanr suisses: 538.079 montres d'or, dont 368.240 à la Chanxde-Fonds et "72.577 au Locle : 2.834.623 montres d'argent, dont 2.038.225 dans les six bureaux du canton de Berne.
La Snisse a fourni au Japon 86.700 montres eu 1893, 60.200 en 1894, 160.000 en 1895, 308.000 en 1896, 274.100 en 1897.
Le nombre des ouvriers occupés en Suisse à lafabrication de la montre est d'environ 42.000, dont 14.000 dans le canton de Xeufchàtel et 20.000 dans^ celui de Berne. Genève en possède environ 2.500. Cette dernière ville est la première dn monde ponr la bonne et belle horlogerie.
HORLOGERIE
HORLOGERIE
En France, le département du Dotibs est le seul centre de fabrication de la montre. On peut le diviser en trois rayons : Besancon, MonthiMiard et Mortean. Le rayon de Besançon ne comprend que cette seule ville. Le recensement de 180G y accusait 342 patrons et lAMi ouvriers horlogers. Besançon est la ville rivale de Genève. On n'y fabritiue que la montre d'or et d'argent. Le bureau de poinçonnement a enregistré, en 1897, 463.662 montres, dont 33î).082 en argent et llO.iiSO en or.
L'industrie horlogère a été introduite à Besançon, en 173;3, par un (ienevois du nom de Mégevans, comme elle avait été portée à Genève 206 ans auparavant par un Autunois, Charles Cusin. GrAce à un travail érudit de M. Charles Sandoz, (de Besançon), nous pouvons en suivre les progrès depuis cette époque. En 1794, la fabrique bisontine de Mégevans avait produit i).700 montres, tant en or qu'en argent. En 1802, la fabrication atteignit le ciiiffre de 21.300, en 1821 30.000, en 183:5 86.000. En 1837, une première crise la fit descendre à 43.000. Remontée à 63.000 à la veille de la chute de Louis- Philippe, elle ■subit en 1848 une seconde crise plus profonde et tomba à 27.000. Relevée à 100.000 en 1854, elle passa à 2o0.000 en 1861, pour atteindre lentement et progressivement le chiffre de oOl.OCJO en 188^5. Une nouvelle crise, plus longue que les précédentes, ramena la production à 353.000 en 1887. Depuis, on est remonté vers le chiiïre de 500.000, qu'on n'a cependant pas encore atteint.
Aux chilfres relevés par le bureau de garantie de Besançon, il faut ajouter environ 100.000 à 120.000 montres en métal soignées. Nous pouvons évaluer à 15 millions la valeur de la fal)rication bisontine à l'heure actuelle.
La région de Morteau, qui comprend cette ville, devenue très florissante, les communes environnantes, le Lac ou Villers et Charquemont, produit annuellement 20.000 montres d'or, 400.000 montres d'argent et 800.000 montres de métal, représentant en tout une valeur de 17 millions et demi environ. On peut estimer à 6.000 le chiffre des ouvriers qui travaillent dans ce rayon.
A Montbéliard, où la fabrication de la pendule est intimement mêlée à celle de la montre, nous estimons, d'après les renseignements que nous avons pu recueillir, la production à un million démontres métal bon marclié, dont la valeur est de 6 millions de francs environ : 5.000 ouvriers sont employés à cette industrie.
Autour de l'école nationale d'horlogerie de Cluses (Savoie) s'est développé un centre horloger important. 4.000 ouvriers environ, répartis entre les différentes communes du canton, produisent environ 173.000 mouvements de montres soignées d'une valeur marchande de 5 fr., qui sont livrés aux fabricants de Besançon et de Suisse. On commence à établir à Cluses la montre complète. D'autre part, la labrication des fournitures et des outils d'horlogerie a pris dans cette région un grand développement.
Il faut encore mentionner les fabriques de blancs de chronomètres de marine dont Saint-Nicolas d'Aliermont a pour ainsi dire le monopole.
En résumé, la fabrication française occupe environ 22.000 ouvriers en montres, et la valeur de ses produits peut être estimée à 45 millions de fr.
L'horlogerie importée (montres et pendules) en Angleterre vient surtout de France et de Belgique.
La France en a fourni en 1898 pour 889.051 liv. st., soit 57.000 liv. st. en moins comparatr\'ement à 1897, et la Belgique pour 745.951 liv. st. en 1898, soit 233.000 en plus sur l'année précédente.
Enseignenient technique. — L'enseignement technique, indispensable dans une industrie de précision comme l'horlogerie, est distribué dans un nombre d'écoles assez important. La Suisse, pour sa part, en a 9, à Genève, à la Chaux -de-Fonds, au Locle, à Neuchàtel, à Bienne, à Flenrier, à Porrentry, à St-Imieret à Soleure. Ces écoles comptent environ 250 élèves. La France instruit le même nombre de jeunes horlogers dans deux établissements nationaux seulement, ceux de Cluses et de Besançon. Il existe en outre à Paris, rue Manin, une Ecole fondée par la Chambre syndicale de l'horlogerie. Citons également: en Angleterre, l'Institut de Coventry; eu Allemagne, l'école de Glashiitte, et en Autriche celle de Karlstein. L'école de Glashiitte compte environ 75 élèves et celle de Karlstein 50.
Obsercutoires chrono m étriqués. — Pour assurer aux pièces de précision de petit calibre, telles que montres et chronomètres, la confiance des acheteurs, il est nécessaire de leur donner une estampille officielle qui en marque la valeur. C'est dans le but de donner cette estampille qu'ont été créés les observatoires chronométriques, qui délivrent aux montres soumises à diverses séries d'expiiriences graduées, des bulletins de marche.
Le service chronométrique est assuré très sérieusement dans les observatoires de Besançon (France), de Genève et de NeuchAtel (Suisse), de Kew et de Liverpool (Angleterre). Il est moins fortement organisé à Leipzig et à Hambourg (Allemagne). Enfin il ne fonctionne que pour une catégorie spéciale de montres àGreenwich (Angleterre), à Wilhelmshafen (Allemagne) et au Service hydrographique de la Marine française. Aux États-Unis un service analogue avait été institué à l'Observatoire de Yale- College : il a dû être supprimé en 1887, faute de montres à contrôler.
Les observatoires chronométriques délivrent, suivant la complication et la durée des épreuves, des certificats qui sont généralement de trois classes. Les bulletins de première classe ne peuvent être délivrés qu'aux montres qui ont subi un cycle complet d'observations passant par toutes les positions, à rétuve et à la glacière, ainsi qu'à la température ordinaire. L'observatoire perçoit une petite indemnité pour chaque chronomètre ou montre examinée. Le bulletin d'observation donne toujours à la montre, avec laquelle il est livré, une valeur marchande supérieure à celle de la montre qui n'en possède pas. En 1897, l'observatoire de Besançon a reçu 302 montres et délivré 229 bulletins, dont 47 de première classe, 25 de seconde et 157 de troisième. L'observatoire de Genève^ a donné la même année 166 bulletins de 1" classe, 64 de 2' et 240 de 3% soit 470 sur 578 pièces présentées. Celui de Neuchàtel a
1. A un concours organisé en 1899 par une Socicté techniciuc genevoise, on présenta 529 chronomètres, sur lesquels 183 furent admis après une épreuve éliminatoire. Finalement, 112 furent déclarés satisfaisants, et 34 récompensés. Or, ce que l'on nomme « l'erreur de marche moyenne » des 412 pièces déclarées satisfaisantes était de quatre cent, huit millicmes de seconde. Ce réglage s'établit sur les bases suivantes : une montre qui bat cinq fois dans une seconde de temps fait 432.000 tic-U-ics par jour. Or, dans un concours semblable, une montre qui ferait quatre tictacs en plus ou moins, par jour, pendant les quarante-cinq jour» que dure l'épreuve, serait exclue.
HOTELIER
HOTELIER
accordé 57 bulletins de première classe, 119 de seconde et 119 de troisième. A Kew on a observé 092 montres et délivré 380 certificats de 1" classe, 109 de seconde et 7 de 3'. Cette dernière classe vient d'être supprimée. L'observatoire de Greenwich et le Service hydrographique de la Marine française observent seulement les chronomètres de marine et
les montres « de torpilleurs » on « de bord » : 78 chronomètres et 90 montres de bord ont été cette année cla.ssés à Greenwich. En 1898, le Service hydrographique français a classé 19 chronomètres sur 37 présentés et 33 montres de torpilleurs sur 44. Hambourg également, en 1898, a classé 42 chronomètres de marine.
Droits de Douane sur l'Horlogerie dans les principaux pays
.\Uemagne
Anglrlerre
Autriche-Hongrie
Belgique
E-n.,^ S ordinaires...
France... J compliqués..
Canada
Chine
tgyptc
Espagne
ÉUts- Unis
Grèce
Indes hollandaises
Italie
Japon
Mexique
Pays-Bas
Portugal
République Argentine
Russie
Suisse