HOUBLON
HOUILLE
statistiques officielles, a été, pendant les années 1894-97, d'environ aiiO.OOO centners ou quintaux (de i»0 kilog.) en moyenne annuelle, sur nne surface cultivée moyenne de 40.000 liect. Dans ce total, l'apport de la Bavière a été d'environ 300.000 qx. Tout l'Empire allemand, pour sa production de 60 millions d'hectol. de bière, n'a besoin que de 380.000 qx de houblons indigènes; il lui reste donc pour l'export. un excédent de 170.000 qx.
Voici les récoltes des honblonnières pour tons pavs, en milliers de quintaux, dans les années 1897 et'l89S :
Bavière 240 2G8 Antriche 180
Wurtemberg.. Ki (71 France ^
Rade 33 3i Iel$i^i«-I«llu4t. . . 30
PfQSse 15 19 Amérique 350 3M)
Aijife-Urnii» .... GO 79 Hassie 64 120
«de-BreUgne. . 370 410 Australie 13 15
La culture, réduite dans ces dernières années en Allemagne, en Belgique, en France, surtout en Angleterre, s'étend au contraire en Russie, en Amérique et en .\ntriche.
Les houblons en balles ou en cylindres, surtout lorsqu'ils sont frais, sont sujets à la fermentation: pour l'empêcher, on leur fait subir, avant de les empaqueter, une opération appelée soufrage : on dispose le honblon sur de grands tamis et on brûle du soufre au-dessous.
Lorsque le houblon est en balles, si l'on constate un échauflement, on donne de l'air en y enfonçant à divers endroits une sorte de lance.
On retire du houblon, par concentration, un extrait et une huile essentielle : 100 kilog. de houblon donnent 2o kgr. d'extrait et 200 gr. d'huile volatile.
Commerce. — Les moyennes décennales des import, de houblon en France (C. S.) et des export. (C. S.) ont été depuis 1867 (en milliers de kilog. et de fr.) :
Importations Elxportations
Qaant. Valeurs Quant. Valeurs
Voici maintenant les chiffres des import, et des esport. <C. S.) pour 1897 et 1898:
Importations Expoiiations
Kilog. Francs Kilog. Francs
L'Allemagne (1.384 tonnes en 1898, 1.420 en 1897) fournit plus de la moitié du honblon importé en France ; vient ensuite la Belgique pour plus du tiers (927 tonnes en 1898, 883 en 1897).
Nous esportons surtout en Angleterre (313 tonnes en 1897, 94 en 1898), en Belgique (107 en 1897, (3 en 1898), en .Mlcmagne (79 en 1897, 14 en 1898); mais notre import, dépa.sse «le plus en plus notre export. ; car, tandis que celle-là demeure à peu près stationnaire depuis 1877, comme le montrent les chiffres ci-dessus, l'export. décroît d'année en année dans des proportions énormes, de telle sorte qu'elle n'est plus même, en 1898, le dixième de ce qu'elle était en 1867-76.
Ije prix E. V. D. du houblon, qui était de 2 fr. le kil(^. en 1897, a été porté à 2fr.90 en 1898.
Douanes. — Le houblon paye an T. G. 45 fr. les 100 kilog. nets, et 30 fr. au T. .M.
L'extrait est soumis an quadruple de ce droit, et l'huile de houblon rentre dans la classe des des < huiles volatiles non dénommées », taxées à 100 fr. les 100 kilog. nets an T. G. et 30 au T. .M.
Les clarifiants poor bière à base d'extrait de honblon suivent le régime de l'extrait de houblon.
LcCTEX Le Rocx.
HOriLLK. Le nom générique de houille est le terme le plus général employé pour désigner les combustibles minéraux naturels. Sous le double rapport de l'âge et de la composition, on peut distinguer trois classes de combustibles minéraux: les liguites, les houilles proprement dites, lesanthracites.
A peu d'exceptions près, les lign ites correspondent aux terrains quaternaires, tertiaires et secondaires supérieurs ; les houilles aux terrains secondaires inférieurs et surtout aux terrains primaires supérieurs ; enfin, les anthracites aux terrains primaires inférieurs.
Certaines exceptions sont cependant observées, et dans des terrains tertiaires nettement caractérisés on trouve parfois des combustibles minéraux présentant tons les caractères des véritables houilles.
Tous ces combustibles forment une série continue, depuis les bois à peine transformés jusqu'aux anthracites les plus voisines du graphite pur. Tous, — sauf peut-être certains pétroles et certains graphites,— sont d'origine incontestablement végétale.
Suivant leur âge, ces combustibles ont subi des transformations plus ou moins profondes au point de vne de la couleur, qui devient le brun noir et même le noir, — de la densité, qui varie du simple au double, suivant les types, — de la composition chimique, qui se transforme par disparition des éléments volatils et prédominance du carbone fixe.
Le tableau ci-dessous donne nne idée générale des principaux types de combustibles:
Noms des combustibles
Lignites
Houilles sèches à longue
flam me
Houilles grasses i longue
flamme on charbons à gaz.
Houilles grasses ordinaires
ou charbons de forge..
Houilles grasses à courte
flamme ou charbons àcoke.
Houilles anthracitenses
(maigres ou demi-mal-
K^es)
Anthracites
Composition élémentaire
Carbone
Hydrogène
Osygène O
29 àSl 19,5 à 15 14,2 à 10 U à 5,5 6,5 a 4,5
130 à eo
TOi 50
liiî
Rapport
Résidu charbonneux obtenu par calcina tion en vase clos
du combustible
Nature du résida
obtenu par
calcinaiion du
combustible en pondre
0,40 à 0,50 Pulvérulent.
n r« ■ A cA» Pulvérulent ou partiel- O.dO a 0,60J jp^ç„, fri,,^:
0,60 à 0,68| Fondu, très fendillé.
n ea i ti -j*Fondn. moyennement 0,68a0,,4( comiKict.
n -I i n 09) Fondu, très compact, peu 0,,4a0.82J f^„ji„^, ^ '^
Fritte on pulvérulent.
Pulvérulent, brillant.
HOUILLE
HOUILLE
S.îiOO à 8.800
La valeur relative des combustibles minéranx dépend de circonstances assez variées, qui sont : le pouvoir calorifique, les proportions d'eau et de matières terreuses, la façon de se comporter au feu, la friabilité, etc.
Le pouvoir calorifique est l'élément prépondérant; il dépend surtout de la proportion de charbon fixe laissé à la distillation. Si on ne considère que les combustibles secs et purs, ils peuvent se classer comme suit au point de vue du pouvoir calorifique :
Calories
Anthracites et houilles maigres
Houilles grasses ou à coke
Houilles grasses ordinaires tn charbons
de forge ^
Houilles grasses à longue flamme ou charbons à gaz
Houilles sèches à longue flamme 8.000 à 8.500
Lignites G. 000 à 8.000
La propriété de fournir ou non du coke ou combustible carbonisé aggloméré et suffisamment solide pour supporter les transports et en permettre l'emploi industriel, est un second caractère essentiel :
Les anthracites et houilles maigres ne donnent pas de coke et ne laissent à la calcination qu'un produit pulvérulent ou seulement fritte.
Les houilles grasses donnent de 74 à 82 % de coke.
Les houilles grasses ordinaires donnent de C8 à 74 Vo de coke.
Les houilles grasses à longue flamme donnent de 60 à 68 7. do coke.
Les houilles sèches à longue flamme ne donnent qu'un coke boursouflé, très friable, le plus souvent inutilisable industriellement.
La friabilité des combustibles minéraux naturels a une très grande influence sur leur valeur marchande et industrielle.
Les menus, surtout s'ils ne s'agglutinent pas sous l'actiou du feu, s'ils ne collent pas, suivant l'expression pratique, sont d'un emploi difficile et nécessitent des dispositifs spéciaux de grilles ou de foyers. Pendant longtemps les menus n'étaient que Propriétés caractéristiques
peu employés; en Angleterre notamment, les exploitants les laissaient dans les remblais au fond de la mine. De grands progrès ont été réalisés depuis quelques années dans l'emploi des menus : les Compagnies de chemins de fer, eu particulier, en ont développé très largement l'emploi, grâce à l'adoption de grilles spéciales. Mais il n'en reste pas moins, surtout pour les houilles non collantes (anthraciteuses ou maigres), une plus-value considérable pour ceux des gisements (comme ceux du pays de Galles, en Angleterre) qui fournissent des houilles en roche peu friables.
La production des agglomérés on briquettes a permis de tirer un excellent parti des menus par leur agglutination, sous pression et à chaud, au moyeu de brai ou goudron minéral. Cette fabrication a pris une très grande importance, surtout au point de vue de la navigation.
Comprimée sous forme de grosses briquettes et agglutinée à chaud par 7 à 9 % de brai, la houille devient assez compacte pour n'être que très difficilement influencée par les agents atmosphériques et chimiques, de sorte que la fabrication des briquettes a le triple avantage d'améliorer les conditions d'emploi des menus, de faciliter les manutentions et de constituer de grands approvisionnements d'une conservation assurée pendant des temps prolongés, même sous les climats extrêmes.
Comprimés en petits boulets ovoïdes ou en briquettes perforées, les menus donnent un excellent combustible de chauffage domestique, d'usage à la fois facile et propre.
Industriellement, les houilles proprement dites se divisent en cinq classes : houilles sèches à longue flamme, houilles grasses à longue flamme, houilles grasses proprement dites, houilles grasses à courte flamme, houilles maigres anthraciteuses ; après vient l'anthracite proprement dit.
Le tableau ci-dessous résume les propriétés caractéristiques des houilles et anthracites: des Houilles et Anthracites
types des houilles
l" Houilles sèches à lonsjue llammo.
2" Houilles grasses à longue flamme
(charbons à gaz)
3° Houilles grasses proprement dites
(charbons de forge)
4° Houilles grasses à courte flamme.
5" Houilles maigres ou anthraciteuses
G» Anthracites
Proportions
de coke
par lûO
de houille
pure
Proportions
de matières
volatiles
par 100
de houille
pure
Nature
aspect du coke
Pouvoir
calorifique
réel
Pulvérulent ou légèrement fritte...
) Complètement aggloméré et le plus| j .souvent fondu. j
Fondu et plus ou moins boursouflé.
[Fondu, compact. |
î Légèrement fritlé, le plus souvcntj ( pulvérulent. (
I Pulvérulent, décréi^ite souvent.
calories 8.000 à 8.500
Pouvoir calorifique industriel (Eau à 0° vaporisée à 112° par kgr. de houille pure brûlée)
kgr. d'eau 6,70 à 7,50
Nous avons groupé dans le tableau ci-dessous les désignations pratiquement employées dans les divers pays, pour les différentes qualités de houille :
Formation des Houilles.— Les recherches nombreuses relatives à la formation des combustibles minéraux ont permis d'établir que les couches de houille n'ont pu se déposer ni dans une mer agitée par les marées, ni dans une grande profondeur d'eau. On ne trouve les couclies de combustibles que dans les lagunes closes, véritables bassins plus ou moins restreints. De là le nom de bassin houiUer, qui est très généralement adopté pour désigner la
surface, toujours assez restreinte, occupée par des couches de houille utilement exploitables.
Certains bassins houillers paraissent isolés, sans lien avec les bassins voisins: tels sont certains bassins houillers du Centre de la France ; d'autres, au contraire, sont disposés suivant une direction plus ou moins ondulée, qui jalonne la ligne des rivages à l'époque houillère : telle est la longue bande qui commence au N.-E., sous les plaines actuelles d^ la Westphalie, qui se continue au travers de la Belgique, de Liège à Namur et à Mous, qui forme le vaste bassin houiller du Nord et du Pas-de-Calais, et.