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ToUl des ÉUtj.
Total de llnde. 4.233 253.792 237.122
L'Inde est bornée an S. par l'Océan Indien et le golfe de Manar, qui la sépare de Ceylan : à l'O. par la mer d'.Arabie, le Béloucbistan, l'.Afghanistan, le Turkestan Russe; au X. par la Chine, le Xépaul et le Bhoutan : à l'E. par le Siam et le golfe du Bengale. Elle comprend trois régions distinctes : l''le massif de l'Himalaya an N.; 2* les plaines arrosées par les cours d'eau descendus de l'Himalaya et s'étendant entre la baie du Bengale et la mer d'.Arabie : 3" le plateau de la partie péninsulaire de l'Inde, d'une altitude de 400 à 1.000 m. Les eaux se partagent en deux bassins : 1" Sur le versant du golfe du Bengale, le bassin du Gange, fleuve de 2.422 kil. de long, embrasse I.OU.OOO kil. carrés: l'un des principaux afilnents du Gange, le Brahmapoutra, a un cours indien de près de 2.000 kil. ; plus au S. sont le Mahanadi (1.830 kil.), la Godavery (1.446 kil.), le Krichna (1.300 kil.); 2* Sur le versant de la mer d'Arabie, les plus grands fleuves sont l'Indus (2.900 kil.), le Nerbada (1.281 kil.). Trois fleuves seulement, le Gange, le Brahmapoutra et l'Indus sont navigables sur une grande partie de leur cours. Le développement des côtes atteint 5.000 kil. Les meilleurs ports sont ceux de Calcutta, Madras, Bombay et Karatcbi.
Ta villes ont plus de 50.000 hab. Voici les premières : Calcutta, 861.000 en 1891 : Bombay, 821.000; .Madras, 452.000; Hyderabad, 415.000: Luknow, 273.000; Bénarès, 219!000: Delhi. 192.000; .Mandalay, 1188.000; Cawnpore, 188.000; Bangalore, 180.000; , Lahore, 176.000; Allahabad, 175.000; Agra, 168.080; , Patna, 165.000; Pona, 161.000; Jaîpour, l;B.OOO. En ; 1891, 40 villes avaient de Xi.OOO à 50.000 hab., 109 i entre 20.000 et 35.000: 343.052 villages contenaient 1 moins de 200 hab. et 222.996 entre 200 et 500.
INDE ANGLAISE
INDE ANGLAISE
On comptait 64.061 Anglais nés dans l'Inde en 1871, 89.798 en 1881 et lOO.iJol en 1891. Le nombre total des habitants nés hors de l'Empire Indien ne s'élevait en 1891 qu'à 661.637.
La population s'est répartie comme suit en 1891 (milliers d'hab.) : fonctionnaires 5.600, force publique 664, agriculture 171.735, élevage et garde du bétail 3.646, domestiques attachés à la personne 11.220, industrie 47.600, commerce 4.685, transports 3.952, enseignement et arts 5.672, ouvriers 25.468, autres 6.978.
Gouvernement. — L'Inde britannique est régie par la Constitution du 2 août 1858. La reine d'Angleterre a été proclamée impératrice des Indes, à Delhi, le 1" janvier 1877. L'Empire est gouverné à Londres par un secrétaire d'État pour l'Inde, assisté d'un Conseil d'au moins dix membres. Le Gouverneur général de l'Inde, appelé généralement, mais non officiellement, vice-roi, est placé sous les ordres du secrétaire d'État. Il préside un Conseil de six membres chargés respectivement des finances et du commerce, de l'intérieur, des revenus et de l'agriculture, de l'armée, de la justice et des travaux publics. Le Gouverneur se réserve ordinairement les aHaires étrangères. Les membres de ce Conseil forment, avec dix à seize autres membres, un Conseil législatif. Les commissaires des provinces ont des pouvoirs assez étendus. Il y a 251 districts. Les États tributaires sont sous le contrôle direct des fonctionnaires anglais. Les présidences de Madras et de Bombay et les lieutenances du Bengale et des provinces du N.-O. ont chacune une haute cour. Dans chaque district, le magistrat collecteur est en même temps juge de première instance et d'appel.
Finances. — La situation financière de 1883 à 1896 a été la suivante, en milliers de liv. st. :
Revenus 71.841 85.741 98.370 94.129
Dépenses 69.962 82.053 96.836 95.834
Dette publique.. 171.612 218.426 232.339 237.325
Les évaluations budgétaires pour 1899-1900 sont de 62.477.000 dizaines de roupies en recettes et 58.544.000 en dépenses.
Les principaux revenus viennent de l'impôt foncier, 25.600.000 dizaines de roupies (10 roupies = 23 fr. 76) environ en 1897-98; du sel, 8.700.000; de l'opium, 5.800.000; les dépenses les plus importantes sont celles de l'armée, 24.200.000 dizaines de roupies, et des services publics, 15.400.000.
Année et Marine. — L'armée européenne comprend 75.000 hommes (54.000 dans l'infanterie, 13.500 dans l'artillerie et 5.700 dans la cavalerie) et l'armée indigène 140.000 hommes (112.000 dans l'infanterie, 23.000 dans la cavalerie, 3.000 dans le génie et 2.000 dans l'artillerie). Les États tributaires ont des armées dont les contingents totaux s'élèvent à 350.000 hommes. La flotte de guerre se compose de 16 bâtiments d'ensemble 20.000 t., dont 2 cuirassés à tourelles, de 23 vapeurs et d'autres navires de moindre importance.
Climat. — L'Inde a une très grande variété de climats ; dans son ensemble, elle est une des contrées les plus chaudes du monde. Moyennes : Lahore 22°, Allahabad 25°, Hyderabad 26», Bombay 26°, Madras 27°, Calcutta 25°, Rangoun 26°. La hauteur des pluies n'est que de 1 m. au cap Comorin ; elle dépasse 7 m. sur le versant occidental des Ghats. Dans les années de sécheresse, les disettes causent des ravages
considérables ; la famine de 1896-97 était la 22"^ depuis celle de 1771; celle de 1899-1900 a été plus désastreuse encore : 4.500.000 indigènes étaient assistés au 1" mars 1900.
Productions. — Les richesses minérales de l'Inde ne sont pas très considérables. On trouve de l'or dans le Maïssour. La récolte dans l'Inde est passée de 9.946.000 R. en 1892 à 24.127.000 en 1898. La production du charbon s'est élevée de 1.388.000 T. en 1886 à 1.946 000 en 1890, 2.537.000 en 1892, 3.537.000 en 1895 et 4.063.000 en 1897 ; 145 mines sont actuellement en exploitation, dont 128 dans le Bengale; le nombre d'ouvriers est de 60.000. Le pétrole donne près de 500.000 hectol. par an, dont la presque totalité en Birmanie. Les dépôts de sel du Pendjab occidental sont les plus riches du monde. Les gisements de minerais de fer sont disséminés dans l'Inde entière; l'extraction est d'environ 50.000 T. par an, dont les 2/3 fournis par le Bengale.
La question de l'indigo artificiel (voy. ce mot), découvert par un chimiste allemand, préoccupe beaucoup le gouvernement et les producteurs d'indigo de l'Inde. En effet, l'export. de ce produit a fortement diminué au cours des dernières années : depuis 1894-95, les sorties de Calcutta ont été successivement de 106.830, 111.714, 109.001, 71.364 et 81.779 hundredvveights (d'environ 50 kilog.), tandis que les prix sur le marché de Calcutta, qui étaient de 275 roupies le maund (de 37 kilog. 250) en 1894-95 et en 1895-96, sont tombés à 220 roupies en 1896-97, à 200 en 1897-98 et à 150 en 1898-99.
La principale richesse de l'Inde a toujours été l'agriculture. Depuis 1870,, un département public distribue dans chaque province les informations relatives aux récoltes et les renseignements donnés par les fermes expérimentales. La tenure des terres comprend 3 groupes : au N.-O. les communautés villageoises, à l'E. les grands domaines des dzamindars ou fermiers généraux, dans la péninsule les petites propriétés des rajahs. En 1896-97, sur 537.346.000 acres, on en comptait 177.457.000 cultivés, 95.080.000 cultivables, 63.970.000 en forêts, 46.943.000 en jachères et 153.896.000 stériles. La proportion des cultures à la surface totale a été la suivante dans les provinces: Bengale, 9,64%; provinces du N.-O., 4,23; Aoudh, 1,5; Pendjab, 3,01; provinces Centrales, 2,81; Haute-Birmanie, 0,4; Assam, 0,41 ; Bérar, 1,16; Coorg, 0,04; Madras, 4,39; Bombay, 3,58; Sindh, 0,6; Adjmir, 0,07.
Le tableau suivant donne, en 1896-97, les principales récoltes, en milliers d'acres :
Haute-Birmanie...
Basse —
Assam
Bengale
Provinces du N.-O.
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Bombay
Prov. Centrales...
Les export, d
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IXDE ANGLAISE
INDE ANGLAISE
élevées, pendant l'exercice 1897-98, an chiffre de 30. 393. 97i) R., contre 1.2o6.4;33 en 1896-97, soit une augmentation de 29.137.542 R. Voici les prix d'achat sur le marché de Rombay :
Blé blanc tendre supérieur, 29 R. les 756 livres anglaises ; blé blaoc tendre n° I, 28 R. : blé blanc de Jubbulpore, 26/8; blé blanc de Delhi, 28; blé rouge d'.\hmedabad, 27; blé dur jaune n* 1 (environ 63 V. durs), 33 R. les 728 livres anglaises; blé dur jaune n" 2 (environ 50*/. durs), 33 R. les 728 livres.
Le jute était cultivé sur 2.215.000 acres. Les plantations de café occupaient 147.000 acres, dont 60.000 dans la province de Madras et 84.000 dans celle de Coorg. En tenant compte de la double récolte annuelle donnée par 22.904.000 acres, la surface effective cultivée était en 1896-97 de 199.862.000 acres.
Il y avait en 1895-96 près de 76.500 milles carrés de forêts cadastrées et réservées par l'État. Les forêts se répartissaient comme suit : provinces Centrales, 19.258 ; Rombay, 12.986 ; Rirmanie, 14.058; Bengale, 5.876; Madras, 13.138; provinces du N.-O. et Aoudh, 3.822; Assam, 3.681; Pendjab, 1.681; Rérar, 4.179.
Les statistiques du bétail ne sont pas complètes. En 1892-93, on comptait dans l'Inde britannique, moins le Rengale, 62.117.000 taureaux, vaches et veaux, 11.135.000 buffles, 1.078,000 chevaux, 1 million 095.000 mules et ânes, 30.663.000 moutons et chèvres, 225.000 chameaux, dont 210.000 au Pendjab. Le chiffre des porcs et des éléphants n'est pas connu.
Industrie. — Les progrès de la grande industrie sont rapides. En 1882-83, 62 filatures de coton à vapeur, dont 46 dans le Rombay, possédaient 1 million 654.000 broches (1.224.000 en Rombay), 15.116 métiers, avec 53.000 travailleurs ; en 1896-97, 154 filatures avaient 3.975.000 broches (représentant un capital d'environ 140 millions de roupies), 37.000 métiers et 148.000 ouvriers <. En 1882-83, 20 fabriques de jute possédaient 95.000 broches, 5.600 métiers et 42.000 ouvriers; en 1896-97, 31 fabriques de jute et une de chanvre comptaient 258.000 broches, 12.000 métiers et 91.000 ouvriers. Il y avait, à la fin de 1897, 5 filatures de laine avec 548 métiers et 19.856 broches et 8 fabriques de papier employant 3.500 ouvriers. Puis viennent les filatures de soie, tanneries, fonderies de fer et de bronze, raffineries de sucre, minoteries, fabriques de glace.
Au 31 mars 1897, 1596 Sociétés anonymes avaient nn capital de 31.156.006 Rx ; sur ce nombre on comptait 726 banques et Compagnies d'assurances (4.270.000 Rx), 230 établissements de commerce (4.539.000), 352 filatures et presses (14.880.000), 171 Sociétés immobilières (3.741.000), 64 entreprises de mines et carrières (1.857.000).
Commerce extérieur. — L'adnainistration indienne exprime ses comptes par le signe Rx, qui signifie 10 roupies i 2fr.30 l'une, soit une liv. st.
1. Pour des causes diverses, dont les principales sont dues à 1 existence persisUnce de la peste et au développement rapide des ùlatures au Japon, cette industrie traverse depuis 1896 une crise pénible. Les filateurs japonais, qui ont augmenté subitement de près de 50-./. le nombre de leurs métiers, ont inondé le marché chinois de leurs Blés, les offrant au-dessous du prix coùunt devant la nécessite de récupérer, par leur vente, une partie de leurs frais et de continuer à faire marcher leur industrie. Pour la même raison, les eiateurs de Shanghaï ont dû vendre leurs produits à perte sur leur propre marché. De sorte quil y avait déji sur les marchés chinois, a la fin de l'eiercice 1897-98, 97.000 balles de filés de coton exportés des Indes non encore vendues ni même sorties des Douanes; a la fin de l'exercice 1899, ce stock s'est élevé à 130.000 balles.
Les import, sont passées de 1.091.641.000 fr. en 1871-72, à 2.081.877.000 fr. en 1892-93; les export., de 1.617.134.000 à 2.838.8.'}9.000 fr. Le total des 22 années a été de 3i milliards 838.820.000 fr. à l'import. et 44.499.697.000 à l'export. Dans la même période, les import, d'or et d'argent ont été de 6.717.678.000 fr. elles export, de 1 milliard 195.626.000 fr.
Les import, de marchandises ont été en 1896-97 de 719 millions 146.000 R,en 1897-98 de 694.201.000, dont 263 millions 950.000 en cotonnades et Glés de coton, 76,6 en métaux, 47,8 en sucre, 41,4 en huiles, 28,7 en matériel de chemins de fer, 28,6 en machines, 20,6 en produits chimiques et pharmaceutiques, 18,1 en soie brute et manafacturée, 17,0 en produits alimentaires, 15,8 en liqueurs, 12,2 en vêtements, 11,4 en tissus de laine.
Voici la proportion des import, des principaux pays: Royaume-Uni, 67,1 '/. ; Allemagne, 3,5 ; Établissements des Détroits, 3,5 ; Belgique, 3.3 ; .\utriche-Hongrie, 3,1 ; Russie, 3; Chine, 2,4; .Maurice, 2,4 ; États-Unis, 2,1; Ceyian, 1,5; France, 1,3. Les import, de la Franceont baissé de 9.200.000 R. en 1896-97 à 8.827.000 en 1897-98; elles consistent surtout en spiritueux (cognac), 1.763.000 R.; vêtements, 1.477.000: tissus de soie, 773.000; vins, 621.000; safran, 593.000; horlogerie, 507.000.
Les export, de produits indiens ont fléchi de 998.806.000 R. en 1896-97 à 937.861 .000 R. en 1897-98. Les principaux articles exportés ont été : grains et légumes secs, 140 millions 1/2 de R. ; jute brut, 101,2 ; coton brut, 88,7 ; graines, 85,9; peaux et cuirs, 83,1 ; filés de coton, 81,5; thé, 80,5; opium. 60,9 ; jute manufacturé, 59,3 ; indigo, 30,5 ; café, 15,1; laine brute, 13,5 : bois, 10,7 ; gomme laque, 10,7. Les export. se sont distribuées comme suit: Royaume-Uni, 31,1 */. ; Chine, 12,9: Allemagne, 7,6; Étals-Unis, 6,3; France, 6; Établissements des Détroits, 4,6; Japon, 4,4; Ceyian, 4,3; Égvpte, 4,2: Belgique, 3,2. Les export, pour la France sont passées de 63.681.000 R. en 1896-97 à 56.427.000 en 1897-98, dont 28,4 en graines oléagineuses, 5,2 en jute, 4,7 en café, 4,3 en coton, 3,1 en peaux et cuirs, 2,5 en indigo, 2,2 en soie grège.
En 1898-99 les import, ont été de 70.167.000 Rx et les export, de 103.757.000 Rx. Il a été importé 8.840.000 Rx d'or et exporté 2.336.000 Rx.
Navigation. — Le nombre total des navires (voiliers et vapeurs) qui sont entrés et sortis avec un chargement on sur lest a été, en 1896-97, de 9.940 avec un tonnage de 7.698.000 t. et en 1897-98 de 9.759 avec 7.784.000 t. ; les vapeurs représentaient 84,3 °/« du tonnage total en 1897-98. Les entrées et sorties de navires sous pavillon étranger se sont élevées de 1.034 jaugeant 1.103.000 t. en 1896-97 à 1.191 avec 1.137.000 t. en 1897-98; les principaux pavillons ont été: allemand, 244 navires (391.000t. ):autrich5en, 124(265.000) ; français, 97 (120.000); norvégien, 117(109.000); italien, 53 (107.000), arabe, 472 (57.000). Pour les Compagnies de navigation, voy. Calcutta, Bombay, .Madras.
l'oies de communication.— Il y a environ 12.400 milles de routes empierrées dans le Madras, 5.200 dans les provinces du N.-O. et l'Aoudh, 4.200 dans le Bengale; 32.600 de routes non empierrées dans cette dernière province, 23.700 dans les provinces du N.-O. et l'Aoudh, 23.700 dans le Pendjab, 10.200 dans le Madras, 5.600 dans les provinces centrales, 5.600 dans l'Assam. Le réseau total des routes dépasse 220.000 kil.
Le Gange, le Brahmapontra, l'Indus, l'Irawaddy et quelques-uns de leurs affluents sont des voies navigables très fréquentées. Dans l'Inde méridionale ce sont les canaux qui constituent les principales artères de la navigation intérieure.
La longueur totale des chemins de fer en exploitation au 31 mars 1898 était de 34.041 kil., dont 16.768 exploités par les Compagnies et 8.304 par l'État. Les dépenses totales de construction s'élevaient, à la fin de 1897, à 285.211.000 Rx, dont 170.421.000 pour les chemins de fer de l'État. Les recettes brutes ont été, en 1897, de 25.595.000 Rx, les dépenses d'exploitation de 12.511.000 ou 48,88 '/.des recettes brutes.
Le bénéfice net a été de 13.084.000 Rx, on 5,04 V. du capital engagé. Les chemins de fer ont transporté, en
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