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L'exportation des cafés décortiqués et non décortiqués est représentée par les chiffres ci-dessous, pour la période triennale 1895-1897 :
Café décortiqué: en 1895, 22.962.007 kilog.; en 1896, 24.958.270; en 1897, 23.733.133.
Café non décortiqué : en 1895, 8.223.749 kilog. ; en 1896, 10.644.237; en 1897, 15.086.622.
Malgré la progression continue des sorties totales annuelles de cette graine, la situation des planteurs de café n'est pas favorable, par suite de la baisse considérable survenue dans les prix cotés sur les marchés européens et américains. En 1898, la récolte a été désastreuse et les chiffres de production de 50% inférieurs à ceux de l'année précédente.
L'expert, des sucres de canne a subi pendant la même période une moins-value notable :
Années Quantités exportées
1895 575.658.864 kilog.
Cet état de choses défavorable a pour princips cause le développement de la culture de la bette rave dans les pays occidentaux ; le retour à une situation meilleure n'est donc pas à espérer pour cet article, surtout si l'on considère que les plus forts clients des Indes Néerlandaises pour l'achat des sucres sont les Américains du Nord, et que ceux-ci trouveront sans doute avantage à s'approvisionner, à l'avenir, au moins partiellement à Cuba.
Aussi la culture la plus fructueuse est-elle maintenant celle du tabac ; les sortes de Déli (Sumatra), surtout, sont très recherchées.
IiNDES NEERLANDAISES
INDES NEERLANDAISES
Il faut encore mentionner, parmi les produits de la colonie : l'indigo de Java, le qninqnina (qne l'on traite aujourd'hui surplace dans la grande fabrique de Bandveng), le poivre, le maïs, le sagon, le coton, le coprah, la muscade (notamment dans l'ile Banda, l'une des Moluques). On fonde de grandes espérances sur la culture du thé, récemment développée.
VI. Produits mixér.vux.— Outre l'étain, que l'on trouve abondamment dans les îles de Bangka et de Billiton, et dont l'export. annuelle dépasse une valeur de 4 millions de florins, les Indes Néerlandaises renferment du charbon, du pétrole, du cuivre et des métaux précieux : or, argent.
Le seul gisement de charbon de terre actuellement en exploitation est celui d'Ombilien (Sumatra), appartenant à l'État: le produit en est, paraîtil, dequalité médiocre. Lesquantitésextraites varient entre M. 000 et 13.000 T. par mois. Une Société formée à la Haje pour l'exploitation des mines de pétrole dans les Indes néerlandaises n'a pas réalisé les espérances conçues lors de sa création, bien que l'on ne puisse mettre en doute l'existence de nombreux gisements d'huile minérale dans la colonie. La valeur de l'export. actuelle atteint 13 millions de florins : les paj's acheteurs sont les Indes anglaises, Penang, Malacca, Singapore, Hongkong, la Cochinchine.
Quant aux mines d'or de la colonie, objet, comme celles des autres régions, de compétitions et de spéculations effrénées, elles n'existent encore, sauf une exception, qu'à l'état de concession ou d'exploration. Une seule Société, « la Nederlandsche Indische Mijnbouw-Maatschappij n a dû entreprendre récemment l'exploitation régulière de sa concession, située dans les Célèbes. Pourtant, Sumatra renferme de riches gisements de métal jaune (districts de Mandeling et de Soupagang).
CoM-MERCE. — Le commerce général des Indes néerlandaises s'est élevé, en 1897, an chiffre de 392.119.826 florins (un florin = environ âfr.lO), se répartissent ainsi :