INSTRUMENTS D'AGRICULTURE — 498 — INSTRUMENTS D'AGRICULTURE
dn cheval étant évaluée à 4fr.,le cheval-heure coûtera Ofr. 97. Dans les mêmes conditions, un bœuf dont la journée est comptée à 3fr. 50 donne un effort de65kilog. à la vitese de 40 m. par minute, et le prix du cheval-heure ressortira à I fr. 13. Dans ces chiffres il est tenu compte de l'entretien et des réparations de la machine à 4 %, de l'amortissement du capital à 6% et du salaire du conducteur, ainsi que le montrera un exemple numérique calculé pour la machine à vapeur.
Les manèges coûtent de 150 à900fr., suivant le nombre des animaux qu'ils peuvent recevoir.
Les moulins à vent sont peu employés, en raison de l'irrégularité et de l'incertitude de leur marche. Ils ne conviennent guère qu'à l'élévation des eaux et plutôt aux dessèchements qu'aux irrigations. Leur force varie de 1/4 à 3 chev.-vap. et leur prix de 1.000 à 3.000fr. Le cheval-heure peut être évalué à Ofr. 11.
Les roues hydrauliques et les turbines sont de tous les moteurs les plus parfaits et les plus économiques, à condition que le cours d'eau utilisable passe à proximité de la ferme, car les transmissions à longue distance sont toujours plus ou moins onéreuses. Le prix de ces moteurs, y compris Ja maçonnerie et l'installation, varie entre 400 et 800fr. par cheval-vap. pour les roues, et entre 300 et 500 f r. pour les turbines. Le prix du cheval-heure oscille entre Ofr. 03 et Ofr. 04.
Les machines à vapeur le plus ordinairement employées dans les fermes sont des locomobiles de 3 à 8 chev-vap., à haute pression et sans condensation, dont les prix varient de 1.000 fr. par cheval pour les petites forces à 750 fr. pour les forces moyennes. Les bonnes locomobiles consomment environ 3kilog. de houille par cheval-heure. Le prix de revient d'un cheval-heure fourni par une locomobile de G chev.vap. travaillant 10 heures par jour pendant 150 jours par an, peut s'établir de la manière suivante :
Amortissement en lli ans à i % de 4.800 fr. (prix d'achat d'une locomobile de G chevaux-vapeur) fr. 431,74
Réparations à 2 °/„ par an !)G »
Total fr. 527,74
Cette somme, qu'il faut mettre de côté chaque année, porte sur un travail prévu de 150 jours par an, elle sera donc répartie sur chaque journée de travail :
Amortissement et réparations (.'>27fr. 74 pour loO jours), pour un jour fr. 3,o2
Comhnslible : 00 chevanx-heiire à 3 kilog. par cheval-heure, soit ISOkilog. à 32 fr. la tonne... S,7G
Conducteur (ouvrier rural ordinaire) 3,1)0
Graissage et chiffons 0,75
Total.
fr.
C'est-à-dire une dépense journalière de 13 fr. 53 pour un travail mécanique de 60 chevaux-heure: le cheval-heure revient donc à Ofr. 22. Il est bon de remarquer ici que ce prix de revient diminuerait si le nombre des journées de travail était plus considérable, et augmenterait dans le cas contraire.
Les moteurs à pétrole sont d'invention assez récente, ils se divisent en deux catégories: 1° les moteurs à pétrole lourd, pétrole lampant ou huile de pétrole, et 2" les moteurs à essence de pétrole. Ces derniers sont intéressants par leur mise en marche presque instantanée et leur fonctionnement très régulier, mais ils sont compliqués et délicats. La provision d'essence en fûts qui est nécessaire à leur
alimentation doit être mise en lieu sûr, à une distance raisonnable des granges et des meules, afin d'éviter toute chance d'accident ou d'incendie. A cet effet, on creuse dans la partie la plus élevée et la plus sèche de la cour de ferme une excavation capable de recevoir les fûts d'essence, puis on les recouvre d'une épaisse couche de sable. L'approvisionnement du moteur est assuré par des bidons enfermés dans un local spécial. Bien que le pétrole lourd ne soit pas inflammable à la température ordinaire, on doit recommander de prendre les mêmes précautions à son égard. La mise en marche des moteurs à pétrole lourd est moins rapide et demande un chauffage préalable de 20 à 30 minutes, alors que l'allumage des machines à vapeur dure del h. 1/2 à 2 heures.
Les moteurs fixes à pétrole consomment environ 0 lit. 500 à Olit. 800 de pétrole ou d'essence par cheval-heure et coûtent deGOOà 800 fr. par cheval. Les moteurs locomobiles sont d'un prix un peu plus' élevé. Le prix de revient de 1 cheval-heure peut être évalué à Ofr. 34 avec le pétrole lourd et à Ofr. 38 avec l'essence.
L'électricité n'est pas à proprement parler un moteur, mais bien un agent de transmission absorbant environ 30 à 40 % du travail transmis. Les machines électriques, comme les nombreux organes qui les accompagnent, sont délicates, coûteuses et parfois même dangereuses : on ne saurait donc conseiller leur emploi dans les fermes.
Machines à battre. — Les machines à battre les céréales sont fixes ou locomobiles et se divisent en deux groupes : 1» les batteuses en long (batteuses américaines), qui froissent la paille; 2" les batteuses en travers (batteuses écossaises), qui la laissent intacte; chacun de ces deux groupes se subdivise à son tour en batteuse sans nettoyage, batteuse à simple nettoyage et enfin batteuse à double nettoyage.
Les types les plus répandus sont: dans les petites fermes, les batteuses américaines à bras, sans nettoyage; dans les moyennes exploitations, les batteuses écossaises locomobiles à simple nettoj^age mues par un manège ; dans les grandes exploitations, les batteuses écossaises fixes ou locomobiles à double nettoyage commandées par un moteur à vapeur.
Un homme avec un fléau peut battre 1 1/2 à 2 hectolitres de blé par jour, soit un prix de revient de 1 fr. 75 à 2fr.35 par hectolitre. Les batteuses américaines à bras valent 150 fr. et, desservies par 7 ouvriers, donnent 3 hectol. par homme et par jour, soit lfr.25 par hectol. Les batteuses à simple nettoyage valent 1.400 à 2.500 fr. ; mues par un moteur de 4 chev.-vap. et desservies par 6 hommes, elles donnent 80 à 100 hectol. par jour au prix de Ofr.60 l'hectol. Enfin les batteuses à double nettoyage valent 4 à 5.000 fr. ; mues par un moteur de 8 à 10 chev.-vap. et desservies par 12 femmes et 8 hommes, elles donnent 25Û hectol. de grain trié et parfaitement propre au p^| de 0 fr. 50 l'hectol. ^
Le travail de la machine l'emporte sur celui du fléau, non seulement par suite de l'économie réalisée sur le prix du battage, mais encore par l'augmentation du rendement en grains: le fléau laisse en effet dans la paille 7 à 10 "/„ des grains, alors que la machine n'en perd que 0,5 %•
Les batteuses sont souvent accompagnées de broyeurs de paille, de Heurs, de pèse-paille et d'élévateurs.
INSTRUMENTS D'AGRICULTURE
INSTRUMENTS D'AGRICULTURE
Les batteuses à petites graines (trèfle et lazerne) coûtent 2 à 3.000 fr. et battent 80 hectol. par jour avec 4 à 6 chev.-vap.
Le maïs est traité par des instruments qni portent le nom û'égreneuses. Les égreneuses à bras traitent li) à 18 hectol. avec 2 hommes, et les égreneuses commandées par un moteur de 4 à 6 chev.-vap. donnent 280 à 320 liectol. par jour. Les premières coiUent de 4:5 à 100 fr. et les dernières 250 à 350 fr. L'égrenage de 1 hectol. de maïs revient à Ofr.oo dans le premier cas et à Ofr. 14 dans le second.
Tarares, Cribles et Trieurs.— Les tarares utilisés pour le nettoyage des grains coûtent de 50 à 80 fr. et traitent 50 à 70 hectol. par jour avec 1 homme et 1 gamin. Ce nettoyage revient à 0 fr. 08 par hectol. Les cribles, peu employés dans les fermes, sont remplacés par les trieurs à alvéoles. Ceux-ci, établis sur le principe imaginé par Vachon, classent le bon grain suivant sa grosseur et éliminent les graines étrangères; ils valent de 250 à 270 fr. et traitent par jour 20 à 30 hectol. au prix de Ofr. 15 l'hectol. Presses à fourrage. — Le foin sec pèse en moyenne 75 kilog. le m. cube, or il est taxé comme s'il pesait 333 kilog. le m. cube lorsqu'il est transporté par voie ferrée et 450 kilog. le m. c. quand il voyage sur mer. On a donc intérêt, pour diminuer les frais de transport, à réduireson volume an l/4du volume primitif dans le premier cas, et au 1/6 dans le second.
Les presses à bras sont à action discontinue et
coûtent de 430à 850 fr. ; manœuvrées par 5 hommes,
elles compriment, à la densité de 200 kilog. le m. c,
environ 5.000 kilog. de fourrage par jour, à raison
de0fr.r)8 par 100 kilog., liens compris.
Les presses continues sont au manège ou au mo-
I teur et valent, les premières 2.000 fr. etles dernières
I 2.500 à 3.500 fr. Mues par un moteur de 4 chev.-vap.
\ et desservies par 3 hommes, elles compriment, à la
i densité de 300 kilog. le m. c, environ 15.000 kilog.
; de fourrage par jour, à raison de 0 fr. 31 pour
I 100 kilog., liens compris.
Hache-paille et Coupe-racines. — Les pailles,
! les fourrages et les racines ne peuvent entrer en
"^f^lange dans la ration des animaux que lorsque
- denrées sont réduites en petits fragments.
Les hache-paille à bras valent de 75 fr. à 125fr. :
\ manœuvres par 2 hommes, ils coupent par jour: soit
800 kilog. de paille, à raison de Ofr. 94 les 100 kilog.,
l 550 kilog. de fourrage, à raison de Ifr. 37 les
«j kilog. Les hache-paille au moteur coûtent de
1 j^à l.OOOfr. et les hache-maïs à grand travail, pour
'l'ensilage, jusqu'à 2.300 fr. ; ces derniers coupent
' ».000 kilog. de maïs par jour, à raison de 0 f r. 04
^ 100 kilog.
Les coupe-racines à bras coûtent de 50 f r. à 75 fr.
tlébitent, avec 2 hommes, 8.000 kilog. par jour,
i raison deOfr.09 les 100 kilog.;au moteur, ils valent
■ l- 170fr. à 900fr. et débitent jusqu'à 140.000 kilog.
par jour, à raison de Ofr. 02 les 100 kilog.
Broyeursd'ajoncsetdesarments. — LeshroYexirs
■in joncs valent de220fr. à400fr. : manœuvres par
■1 hommes, ils réduisent en pulpe : soit 600 kilog.
ajoncs par jour, à raison de Ifr. 89 les 100 kilog.,
il 300 kilog. de sarments, pour un prix double par
•■'} kilog. Au manège le prix de revient est le tiers
s précédents, et au moteur le cinquième.
Àplalisseurs et Concasseurs. — Les aplatisseurs
lur l'avoine) ou les concasseurs (pour les autres
- laines) coûtent ; à bras 125 fr., au manège 225 fr..
au moteur 250 à 800 fr.; ils traitent : les premiers 15 hectol., les seconds 50 hectol. et les derniers, avec 6 chev.-vap., jusqu'à 300 hectol. par jour. Les prix de revient de l'hectolitre sont respectivement Ofr. 88, Ofr. 53 et Ofr. 10.
Broyeurs de tourteaux et d'engrais. — Pour la nourriture des animaux, les tourteaux sont concassés en petits fragments, mais ils sont réduits en poudre lorsqu'ils doivent être semés comme engrais ; dans le second cas, les broyeurs débitent moitié moins que dans le premier.
Les broyeurs à bras valent 80 à 140 fr. et concassent, avec 3 on 4 hommes, 1.500 kilog. de tourteaux par jour ; les broyeurs à manège valent 300 fr. et concassent 6.000 kilog. par jour. Les prix de revient sont: Ofr. 73 et Ofr. 30 par 100 kilog.
Les broyeurs d'engrais sont peu employés dans les fermes.
Laveurs et Cuiseurs. — Les laveurs de racines employés dans les fermes valent de 12ofr. à 300fr. Les cuiseurs de racines valent de 55fr. à 200fr. pour des capacités variant entre 150 et 650 litres.
Fouloirs et Égrappoirs. — Les fonloirs à bras valent de 80 à 250 fr. et écrasent 25.000 kilog. de raisins par jour avec 1 homme et 100.000 kilog. avec 4 hommes.
Les fouloirs-égrappoirs à bras valent de 300 à 550fr. et débitent 20.000 kilog. avec 2 hommes et 50.000 kilog. avec 4 hommes. Au moteur, ils coûtent 850 à l.OOOfr. et débitent 120.000 kilog. par jour. Le prix de revient du foulage à bras est de Ofr. 04 par 100 kilog. ; le foulage et l'égrappage à bras sont évalués à Ofr. 07 par 100 kilog. et au moteur à Ofr. 02. Pressoirs. — Les pressoirs ordinaires à vin valent 160 à 1.900 fr. pour des surfaces de maies variant de 1 m. carré à 3 m. carrés quand ils sont fixes, et environ 350 fr. de plus quand ils sont montés sur roues. Bascules. — Les petites bascules romaines valent 100 à 150fr. pour des charges variant entre 200 et 500kilog. ; les bascules à bestiaux, 300 à 700fr. pour [ des charges de 500 à 3.000 kilog. ; les ponts à bas- ' culepourcharrettes, 470 à 6.000 fr. pour des charges de 3.000 à 50.000 kilog.
II. Machines d'extérieur de ferme. — Les travaux qui s'exécutent à l'extérieur de la ferme ont pour but la préparation et l'entretien des terres, les semailles des graines, l'épandage des engrais, la récolte des céréales ou des fourrages et l'arrachage des racines ou des tubercules.
Les machines d'extérieur de ferme ont pour caractéristique de ne travailler que durant le mouvement de translation qui leur est communiqué par les animaux ou par un moteur.
Charrues. — Bien que la charrue soit le plus important des instruments agricoles, celui qni influe le plus sur le prix de revient des récoltes, nous devrons nous borner à une simple énumération des types les mieux appropriés aux divers travaux de la culture des terres :
Les labours de déchaumage (profondeur G m. 06 à Om.lO) ne sont bien et rapidement exécutés que par les polysocs ; ce sont des charrues à 3, 4 ou 5 socs, qni valent de 150 à 240 fr. — Aux labours moyens (profondeur 0 m. 12 à Om.25) conviennent les charrues ordinaires à avant-train, pour labours en planches, qui valent de 60 à 200 fr., ou les brabants doubles, pour labours à plat, qui pèsent de 130 à 250 kilog. et valent de 1 fr. 30 à 4 fr.50 le kilog.— Les labonrs
INSTRUMENTS D'AGRICULTURE — oOO
INSTRUMENTS D'AGRICULTURE
Surf, labourée
par jour Ares
Déchaumage an trisoc
Labour moyen à la bêche
— à la charrue
Labour profond à la charrue
— protond à vapeur
Défoncement au treuil à mani-ge .
— — h vapeur . .
— à vapeur
de défoncement (profondeur Om.27 àOm.oO) se font soit avec des charrues de défoncement qui valent de 170 à 400 fr., soit avec des charrues ordinaires suivies d'une charrue Bonnet ou d'une fouilleuse (120 à 150 fr.). — Les défoncements profonds {0m.40 à 0m.60) sont exécutés à l'aide de treuils à manège (prix 2.000 fr. avec la charrue) ou de treuils à vapeur (prix 4.000 fr. complets, mais sans locomohile).
Enfin les gros matériels de laboura vapeur valent complets 30.000 à 60.000 fr.
Les prix de revient du labour de 1 hectare peuvent s'évaluer ainsi qu'il suit:
Prix du labour
de 1 kectare
Herses, Rouleaux, Scarificateurs.— Ces instruments complètent le travail de la charrue en achevant de diviser et d'ameublir le sol.
Les herses traînantes articulées, à bâti métallique en zigzag, valent 60 à 200 fr. pour 1 à 4 chevaux et peuvent travailler (à deux dents) environ 4 hect. par jour au prix de 3fr. 2j par hectare.
Les rouleaux unis de lm.50 à 2 m. 50 de long pèsent 300 à 1.000 kilog. et valent: en fonte 28 fr. les 100 kil., en tôle de fer 42fr. et en tôle d'acier iiOfr.
Les rouleaux Croskills valent 33fr. les 100 kilog.
Les scarificateurs coûtent V60 à 300 fr. et les piocheurs-vibrateurs 2oO à 400 fr. La surface travaillée par jour est d'environ 1 hect. 50 pour un prix de revient de 12 fr.
Semoirs. — Les semoirs mécaniques répandent les semences à la volée, en lignes ou en paquets. Les avantages du semoir à la volée sur le semis à bras sont les suivants : répartition régulière et constante des grains et débit exact; pour les semoirs en lignes, il faut ajouter à cela l'enfouissement uniforme des semences, et enfin, pour les semoirs en poquets, l'espacement des touffes de plantes.
Le semoir à la volée vaut de 280 à 320fr. pour des largeurs de 2 m. 50 à 3 m. 75. Il sème jusqu'à 10 hect. par jour au prix de Ifr. 12 l'hectare.
Le semoir en lignes vaut de 450fr. à OOOfr. pour des largeurs de 1 m. 20 à 2 m. 50, comportant 8 à 16 rangs écartés de Om.I5. La surface semée par jour varie entre 4 et 5 hectares, au prix de 3 fr. 7o l'hect.
Les semoirs en poquets sont moins emploj'és, à cause de leur complication ; ils valent de 50 à 100 fr. de plus que les précédents.
Les semoirs à engrais pulvérulents répandent à la volée les matières qui leur sont confiées; ils ont une largeur de 2 m. à 2m. 80 et valent 425 fr. à 4o0fr.La surface semée par jour est de 5 à 6 hect. environ, au prix de Ifr. 70 par hect.
Houes, Bineuses et Sarcleuses . — Cesinstraments ont pour but de débarrasser les récoltes des plantes adventices et d'ameublir la surface du sol. Leur prix varie de 150 à 270fr. Surface binée : o hect. par jour, au prix de 2fr. 60 l'hect.
Faucheuses et Moissonneuses. — Les plantes arrivées à maturité doivent être récoltées dans un temps très court et réclament par conséquent, au moment de la moisson, un grand nombre de bras.
On compte 3 journées d'ouvrier pour le fauchage d'un hect. de prairie et 5 journées pour le fauchage et le liage d'un hect. de céréales. Dans ces conditions, le fauchage revient à 12 fr. et la moisson à 25 fr. environ par hect.
Les faucheuses à deux chevaux (plus économiques que les faucheuses à 1 cheval) ont une largeur de 1 m. 35 et valent 400 à 425 fr. ; elles fauchent 4 hect. par jour au prix de 3fr.58 par hect.
Les moissonneuses simples valent 600 à 72Dfr. et récoltent 4 à 5 hect. par jour, au prix de5fr.87 par hect., plus 8fr. de liage à la main.
Les'moissonneuses lieuses valent 1.100 à 1.200fr. ; elles moissonnent et lient 5 à 6 hect. par jour, au prix de 7fr. 38 par hect., ficelle comprise.
Les faucheuses, les moissonneuses et les lieuses les plus répandues sontd'origineanglaise ou américaine. Faneuses et Râteaux à cheval.— Le fanage à bras est évalué à 7 fr. 50 par hect. et 3 fr. 30 à 1» machine. Les faneuses ont une largeur de 1 m. 50 à lm.80 et valent 375 à 430 fr. En une journée, elles peuvent secouer à deux reprises le foin de un hect. Les râteaux valent 150 à 260fr. pour une largeur de 1 m. 80 à 2m. 60, et peuvent râteler 5 à 7 hect. par jour, au prix de 1 ir. 92 par hect.
Arracheuses déracines et de tubercules. — Les arracheuses de betteraves valent 70 à 200 fr. et peuvent récolter 1 hect. 25 par jour, au prix de 16 à 20 fr. par hect.
Les arracheuses de pommes de terre valent 150 à 180 fr. et travaillent la même surface.
Situation économique. — Après une période d'accroissement rapide qui a duré de 1875 à 1887 et même jusqu'en 1889, le développement de la fabrication des machines agricoles en France paraît subir depuis quelques années un ralentissement sensible. La situation reste cependant prospère, mais les progrès deviennent plus lents et plus difficiles devant la concurrence sérieuse que nous font les fabricants étrangers, anglais et surtout américains. Les Anglais nous envoient des faucheuses, des faneuses, des batteuses à double nettoyage, ainsi que des locomobiles, des hache-paille, des aplatisseurs et des concasseurs; ces derniers instruments en petit nombre.
Les Américains nous fournissent des faucheuses, des moissonneuses, des moissonneuses-lieuses, puis, des houes, des râteaux et jusqu'à des charrues qui commencent à devenir pour les nôtres des rivalesredoutables.
L'Allemagne nous expédie des semoirs, deshoues, des hache-paille et quelques charrues. Enfin la Belgique nous cède ses iustruments pour la culture delà betterave.
Les eiïorts de nos constructeurs portent surtout sur les machines suivantes, que nous exportons en notable quantité: locomobiles, charrues, râteaux, batteuses à simple et à double nettoyage, trieurs^ coupe-racines, fouloirs, pressoirs, pulvérisateurs, soufreuses, etc.
La moyenne décennale des import, et des export, annuelles de machines pour l'agriculture en France pendant les périodes 1867-76, 1877-86 et 1887-96, a été, en kilog. et fr. :
IMPORTATIONS
EXPOUTATIONS
Quant. Val.
Quant. Val.
INSTRUMENTS D'AGRICULTURE
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Ponr la période I8G7-76, les statistiqaes de l'export. ne donnent pas de moyenne spéciale aux machines agricoles.