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no.88i

Fr.

Nous puisons aux mêmes sources le relevé du nombre des machines agricoles possédées par les cultivateurs en 1882 et en 1892, d'après les enquêtes décennales :

Nomeuclature

Nonibro

.\ufrmentation

absolue

pour

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Houes a cheval

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■Machines à battre..

( l'our céréales..

Semoirs l pour racines.. .

( pour cér. et rac.

Faucheuses

Moissonneuses

Faneuses et râteaux

Puissance eo chevaux

h' Annuaire statistique de la France ponr 1897 donne les chiffres suivants pour l'emploi de la vapeur dans les industries agricoles :

Machines a vapeur

Battage et préparation des grains et graines 16.527

Labourage à vapeur, exploit, agri coles, irrigations

Concassage de tourteaux, etc., en grais

Divers

D'antre part, le même Annuaire nous fournit, dans le relevé, par départements, des appareils à vapeur employés dans l'agriculture en 1897, un total de 117.966 chev.-vap. Ce total n'était que de 95.234 chev.-vap. en 1892, de 97.934 en 1893, de 101.301 en 1894, de 106.575 en 1895, de 111.123 en 1896.

Par contre les roues hydrauliques ont diminué de 10 V. (de 12.883 en 1882 à 11.591 en 1892). Les moulins à vent perdent également 34 V, (de 9.428 en 1882 à 6.201 en 1892).

On peut évaluer à 20.000 ou 22.000 le nombre des ouvriers qui travaillent à la construction des machines agricoles en France. Ils gagnent en moyenne 3fr. 50 par jour dans le Centre et l'Est et 5 à 6{r. dans les environs de Paris. Les plus rémunérés sont ceux qui exécutent un travail artistique et ceux qui tout subir à la matière brute les transformations les plus importantes; ainsi les modeleurs, les forgerons, les chaudronniers et certains mouleurs et monteurs, payés aux pièces, arrivent à gagner ifr. et plus par heure.

Pour la construction des machines agricoles on compte, en France, environ 500 ateliers qui se classent ainsi: 70 à 80 maisons importantes qui occupent de 100 à 400 ouvriers et font, quelques-unes au moins, près de 1.000.000 de fr. d'affaires par an: 140 à 150 maisons d'une importance moyenne qui atteignent ou dépassent le chiffre de 50 ouvriers, et 260 à 270 petits constructeurs. En résumé, les machines agricoles donnent lieu chez nous à un mouvement d'affaires que l'on peut évaluer de 100 à 120 millions de francs par an. Charvet,

Professeur à l'École nationale d'agriculture de Grignon.

Dou.vNES. — Les machines ponr l'agriculture (moteurs non compris) sont taxées à 13fr. T. G. et 9fr. T. M. les 100 kilog. nets. Les moteurs à vapeur, à gaz, à pétrole, à air comprimé et à air chaud importés en même temps que les appareils agricoles qu'ils sont destinés à actionner, sont taxés séparément au régime qui leur est propre ; les manèges à bras on à bête de somme employés comme moteurs pour des batteuses, etc., peuvent être admis au droit des machines agricoles; de même les pompes à purin composées de fonte, de fer et de bois quand le bois domine, autrement elles rentrent dans la classe des Pompes.

La Douane considère comme machines pour l'agriculture non seulement les machines et instruments aratoires à combinaison qui servent à la culture, mais encore tous les appareils employés aux travaux de l'industrie agricole ; donc, non seulement les batteuses,charrues,moissonnenses, faucheuses, semoirs, etc., mais les barattes, brouettes, couveuses artificielles, stérilisateurs pour le lait, cuves à fromages, pressoirs à vin, à cidre ou à huile, etc.

On distingue les moulins à farine, blutoirs, concasseurs et trieurs de grains « à bras a des appareils similaires actionnés par un moteur mécanique. Les premiers sont taxés comme « machines pour l'agriculture », les seconds comme* appareils non dénommés «. (15 fr. T. -G., lOfr. T. M.)

Les appareils pour l'horticulture, comme les tondeuses de gazon, sont au régime des machines agricoles ; mais

INSTRUMENTS D'AGRICULTURE

o02 — INSTRUMENTS D'AGRICULTURE

les outils sont taxés comme les autres outils, selon l'espèce.

Les charrues électriques (charrue accouplée à une dynamo et formant un tout indivisible) payent sur leur poids total le droit des « machines dynamo-électriques », soit, par 100 kilog. nets: 30 fr. T. G., 12, 18 ou 20 fr. T. M. selon la quantité de fonte, de 1.000 à 5.000 l<ilog. et plus; 45 fr. T. G., 30 fr. Ï..M., de 50 à 1.000 kilog. ; 100 fr. T.G.,80fr. T.M., de 10 à 50 kilog.

Les pièces dites de transformation pour machines agricoles, c'est-à-dire qui permettent d'utiliser à toutes fins prévues lesdites machines (pour transformer une faucheuse en moissonneuse, par exemple, les jeux de roues à godets qui permettent d'employer un semoir pour des semences de dimensions diflèrentes et à divers degrés de vitesse, etc.), sont taxées comme les machines auxquelles elles sont destinées, quand elles sont importées en même temps que celles-ci; autrement, elles sont taxées comme «pièces détachées de machines autres » (18 à 50 fr. T. G., 12 à 35 fr. T. M. les 100 kilog. nets, selon les espèces et poids) ou comme «transmissions » (15 fr. T. G., 10 fr. ï. M. les 100 kilog. nets), selon les cas.

Co.MMEllCE INTEU.NATIO.NAL I)ES IXSTHUME.NTS AGRICOLES.

— Allemagne. — Nous n'avons pas pour l'Allemagne les chiffres spéciaux des export, de machines agricoles; mais les statistiques nous donnent le chiffre global des machines et mécaniques (moins les chaudières et les machines à coudre) dans lequel les instruments agricoles sont vraisemblablement dominants (valeur en milliers de marks):

Années Valeur

Années Valeur

Il existe en Allemagne 909.300 exploitations agricoles munies d'un véritable matériel mécanique, soit 16,38% du total des exploitations agricoles allemandes''. Comme, d'autre part, on compte plus de 600 villes possédant des fabriques de machines aratoires, la production intérieure suffit à la demande; elle a même besoin de débouchés au dehors, et l'export. dépasse de beaucoup l'import., dansla proportion, assure-t-on, de 10 à 1. L'import. est presque entièrement anglaise, mais elle décroit d'année en année, tandis qu'augmente l'export., dont le principal débouché est la Uussie.

Dans le grand-duché de Bade et la Bavière, pays de petite culture, l'emploi des machines est moins répandu que dans le N. de l'Allemagne, mais presque tous les cultivateurs ont leur machine à battre. Ces machines sortent d'une importante maison de Mannheim, qui en fabrique annuellement plus de 20.000. Les moissonneuses et les faucheuses, presque toutes importées d'Angleterre et d'Amérique, sont inconnues dans cette partie de l'Allemagne; les États-Unis ne réussissent pas non plus à y introduire leurs charrues ; celles dont on se sert viennent des usines de Westphalie ou bien de l'iagwitz près Leipzig, de Berlin, de Gassen.

Pour les droits d'entrée en Allemagne, on peut se baser sur les données suivantes :1° machines et pièces détachées

1. Deux installations de labourage à l'aide de charrues mues par l'électricité existent (décembre 1898) en Allemagne. L'une est dans la ferme de Dahhvitz, desservie en lumière et en énergie par une station centrale de 60 chevaux-vapeur. Pour l'éclairage on se sert d'un courant alternatif de l.tKH) volts, dont le voltage est réduit sur les points d'utilisation ; pour les pompes, les charrues et autres machines, le courant est un courant direct de 000 volts. La consommation totale d'énergie par an est de 111.300 chevaux-heure, dont moitié pour le labourage pratiqué sur 100 hectares, ce qui fait ressortir le prix du labourage électrique à un taux inférieur à celui du labourage à vapeur. On se sert d'une voiture contenant le moteur, qui est alimenté par des câbles simples fixes à des poteaux répartis sur l'étendue du domaine et reliés à l'usine centrale; le personnel se compose de trois hommes. Les sillons ont de l'O à 25cent.de profondeur; la vitesse de la charrue est de 1 m. par seconde. Des expériences laites d'autre part dans les domaines royaux de Silliuni et de Clœden ont également donné de bons résultats. Une communication officielle du Ministère de l'Agriculture allemand évalue le coût du labourage électrique d'un sol compact pour culture profonde de 110 à 170 fr. l'hect., alors que celui du labourage à vapeur serait de 265 fr.

(bois ou fonte de fer, ou des deux), 3fr. 75 les 100 kilog. : 2° idem, de fer malléable ou d'acier, ou des deux, Gfr. 25 les 100 kilog. ; 3° idem, d'autres métaux communs, 10 fr. les 100 kilog. Les charrues et autres instruments agricoles, simples et non peints, payent 7 fr. 50 les 100 kilog. ; polis, peints ou vernis, 12fr.50. Les locomobiles payent 10 f r. les 100 kilog.

Angleterre. — L'Angleterre exporte en grande quantité ses machines agricoles sur le continent; seulement il est difficile de donner un chiffre précis, parce que les statistiques confondent les machines de toute sorte, d'une part, et les ouvrages en fer ou en fonte, d'autre part.

En 1890, la valeur des export, d'ouvrages en fer ou en fonte était de 5.90G.000 liv. st. ; elle a baissé progressivement jusqu'en 1894 à 3.432.000, pour se relever les années suivantes et retrouver en 1898 le chiffre de 4.732.000, après 4.87(i.000 en 1897.

Pour les machines, la progression de l'export. a été à peu près continue, dell.447.0001iv. st. en 1889 à 14.763.000 en 1898, sauf une légère diminution de 1892 à 1894.

L'import. française de machines et mécaniques anglaises a été, pour les années 1889 à 1898, en millions de fr. :

Années

Valeur 20,8 22,6 21,4 20,0 19,4

Années

On peut estimer qu'environ la moitié de ces chiffres estj applicable à l'import. spéciale des machines agricoles.

Il n'y a pas de droits de douane sur ces machines dan3| le Boyaume-Uni.

Les machines anglaises et américaines sont exclusivement employées dans la région de Liverpool, et ces der nières, à cause de leur simplicité et de leur bas prix, font^ une grande concurrence à la fabrication britannique. Dans le district de Newcastle, où s'en fait un commerce considérable, on emploie, sauf de rares exceptions, les machines anglaises.

L'agriculture écossaise fait grand usage de machines; on la regarde comme une des plus avancées à cet égard. Elle emploie surtout les produits britanniques, mais les imporL des États et du Canada leur créent une concurrence.

Autriche-Hongrie. — L'Autriche-Hongrie exporte des machines agricoles et en retire de .l'étranger, comme le montrent les nombres suivants :

Années

ISATTEUSES

Charrues

àiap.

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