AUTRES
Imp.
Exp.
Imp.
Exp.
Imp.
Exp.
Le prix moyen des batteuses est d'environ 2.000 11. (de 2fr.50)à l'import. et 50011. à l'export. ; celui des charrues à vapeur, de 8.000 à 12.000 fl. à l'import., de 2.000 à l'export. ; celui des autres machines agricoles, de 05 11. à l'import., de 50 à l'export. Los charrues à vapeur proviennent exclusivement d'Angleterre, les batteuses d'Angleterre et, pour une faible part, d'Allemagne. Les autres machines sont également importées par ces deux pays. L'export. auslro-hongroise consiste surtout en machines peu coiiteuses, et s'effectue en Russie, en Roumanie et dans les Etats balkaniques.
La vente des machines agricoles françaises en Hongrie est à peu près nulle.
Depuis quelques temps les États-Unis commencent à expédier en Hongrie des faucheuses, des pompes, des semeuses, moulins à manivelle, batteuses, etc.
Belgique. — Les machines agricoles et instruments aratoires dans le Brabant, principalement les machines à vapeur locomobiles, proviennent en grande partie d'Angleterre et d'Amérique, le reste d'Allemagne. Dans le pays de Gand, on importe surtout de France, la région ne produisant aucune de ces machines; on estime cette import, u 500.000 fr. environ. A Tournai, la plupart des machines importées sont allemandes, anglaises ou américaines; quelques appareils de laiterie sont danois.
INSTRUMENTS D'AGRICULTURE
INSTRUMENTS D'AGRICULTURE
Uulgarie. — L'import. de machines agricoles de tontes sortes et instruments de labourage a été. en 1898. dp 1.173.613 fr., la part delà France n'étant que de 20.05i fr., tandis que r.Xutriche figure pour 398.880, l'.Vmérique 236.000(r., l'.\ngleterre 200.000 fr., r.\llemagne I93.(X)0fr. L'import. de ces articles a été : en 1894, de 659.000 fr.; 1893, 554.000; 1896, 436.000; 1897, 828.000.
Chili. — On demande des machines bon marché de construction simple, d'un certain aspect et pouvant résister au.x travaux d'une ou deux saisons; elles doivent être accompagnées de pièces de rechange. Le marché est aux mains des constructeurs anglais, américains et allemands. .\ Valparaiso, Santiago, Concepcion, on vend par milliers l'araire Dombasie simplifié, auquel on donne le nom de charme américaine; plusieurs constructeurs du pays en font des imitations. De Berlin on commence à envoyer des charrues polysocs. On emploie beaucoup les semoirs américains à la volée; la plupart des semoirs d'engrais sont de même provenance. On se sert de machines à faucher pour le foin, l'industrie du foin pressé étant très développée. Les machines à battre, qui se transforment facilement en égreneuses, sont aussi américaines.
États-inis. — Les Etats-Unis ont exporté des instruments agricoles, pendant les années 1889 à 1898, pour les valeurs suivantes (en milliers de dollars):
Années Valeurs
.années Valeurs
La France a importé des États-Unis, comme instruments agricoles, pendant les années 1887 à 1898 (en milliers de kilog.) :
Une charme attelée d'une automobile est utilisée à Chicago (nov. 1899). Une seule personne peut conduire la charrue, qui fait le travail de 4 personnes et 12 chevaux.
Italie. — La plupartdes machines agricoles proviennent de l'Angleterre, qui les fournit à meilleur marché que les autres pays. An moment de la saison, les envois anglais représentent 700 à 800 wagons. L'Amérique du Nord alimente également dans de fortes proportions le marché Italien. La France ne fournit presque rien en articles de cette nature. Quelques fabriques de machines agricoles ont été depuis peu créées dans le pays.
Voici le relevé des import, italiennes en 1897 (Machines agricoles de toutes sortes) :
Pays de provenances
Angleterre
Allemagne
États-Unis
France
Autriche
Quantités
Valeur
qi
Lires
Les statistiques de 1898 accusent une import, de 26.871 qx, représentant la valeur de 2.499.003 lires, soit une augmentation de 4.782 qx et de 310.993 lires sur 1897.
Les droits de douane se payent en or. Ils sont par 100 kilog.: pour les machines agricoles de toutes sortes et les locomobiles, 9 fr. ; pour les machines pour la minoterie, 7tr. ;ponr les pièces détachées de machines, 11 fr.
Luxembourg. — Les machines agricoles employées dans le grand-duché de Luxembourg sont principalement celles en usage dans l'est de la France.
Les rouleaux, socs et versoirs de charrues sont de provenance indigène, et les frais de douane, à 6 .M. les 100 kilog., ne permettent guère de faire venir ces articles de l'étranger; moissonneuses et faucheuses, de provenance anglaise ou américaine; machines à battre, manèges et pressoirs, fabriqués par les usines de Luxembourg et vendus en partie en France.
Pays-Uas. — Pendant l'année 1897, l'import. anx Pays-
Bas de machines de tous genres, agricoles et autres, s'est élevée au chiffre de 13.536.766 H. (de 2fr. 10).
L'.Vngleterre vient en tête de liste avec 5.791.523 fl., suivie de près par la Prusse, 5.689.793 Q., soit à elles deux à peu près 85*/. du total.
Roumanie. — La concurrence qne l'Amérique faitaax céréales de provenance roumaine a obligé les agriculteurs de ce pays à recourir aux instruments aratoires. Toutes les machines agricoles viennent de l'étranger: très pea de France, presque tontes d'Angleterre, d'Allemagne et des États-Unis.
Les machines et instruments aratoires sont exempts de droits de douane à leur entrée en Roumanie.
Russie.— La Russie a importé en milliers de ponds (de 16 kilog. 381):
Faux, faucilles, bêches, pelles 277 300
.Machines et appareils agricoles 821 1.190
Sur ces chiffres, toujours en milliers de ponds:
L'Allemagne a fourni 514 707
La Grande-Bretagne 132 180
L'Autriche 60 126
La France figure dans les totaux ci-dessns, d'après les statistiques russes (Moniteur Officiel du Commerce, 14 décembre 1899), pour 52.000 ponds en 1897 et 77.000 en 1898.
La Belgique a importé en Russie, en « machines et appareils en fonte », pour 337.000 pouds en 1897 et 482.000 en 1898; mais les machines agricoles n'entrent évidemment que pour partie dans ces chiffres.
La valeur totale de l'import. étrangère de machines agricoles en Russie était en 1898 d'environ 19 millions de fr.
L'.\llemagne importe en Russie, outre les charrues, des semoirs, plantoirs, machines à battre à vapeur et à bras, à vanner ou à sarcler, des hache-paille et des coupe-racines; les États-Unis, des semoirs, plantoirs, herses, faucheuses, lieuses, ratissoires, presses à foin ; r.\utriche, des machines à battre ; la France, des pulvérisateurs, soufflets pour sulfater et soufrer la vigne et les arbres.
La plupart des machines agricoles en vente à Riga sont de provenance allemande et anglaise ; les plus simples, charrues, trieurs, pressoirs, sont de fabrication locale. Dans le X. de la Russie, les charrues les plus usitées sont à un soc et à un versoir; dans le centre et le S., à plusieurs socs, principalement allemandes. Kertch, port à l'extrémité orientale de la péninsule de Crimée, reçoit ainsi que Marioupol, port de la mer d'.\zow, une quantité assez considérable de machines agricoles des États-Unis, qui ne sont pas inférieures aux produits anglais comme qualité et qui coûtent encore moins cher, malgré la majoration des frais de transport.
Le principal marché des machines agricoles en Russie est Odessa, qui dessert les fertiles prorinces de Crimée, de Tanride, de Bessarabie, de Podolie, de Kiew, et même d'Ékatérinoslav ; puis vient Rostow-sur-le-Don, qui fournit les riches régions de Kouban, de Férok et le gonvernement de Stavropol. L'.\llemagne, l'.\ngleterre, les États-Unis ont écarté la France et accaparé le marché russe par la modicité de leurs prix. Une batteuse américaine se vend 7 liv. st. ou 70 roubles, alors que la même, française, vaut 150 roubles. Il entre par an dans le port d'Odessa 300.000 à 400.000 charrues. La fabrication russe se développe d'ailleurs depuis une dizaine d'années.
Les droits de douane ont été considérablement réduits depuis le 1" septembre 1898; ils sont de 43fr. 94 ou de 12fr.21 les !00 kilog., suivant que les machines sont ou non pourvues de moteurs à gaz et remplissent ou non telles ou telles autres conditions. Beaucoup sont admises en franchise.
La Finlande consomme de plus en plus, depuis quelques années, des machines agricoles : 350.000 fr. en 1895, 645.000 en 1896, 1.218.000 en 1897. — Les droiU d'entrée y sont de 10fr.60 les 100 kilog., plus 10*/. d'octroi et droit de port.
Suède. — Le débouché qu'offre la Suède pour les machines agricoles de fabrication étrangère est très restreint. Voici les chiffres que donnent, à cet égard, les statistiques (eu couronnes de 1 fr. 40) :