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et gagnent de 6 à 10 fr. ; en province, de 5 à 6 fr. A Paris et à Nogent, existe aussi le travail aux pièces; l'ouvrier de Paris gagne ainsi en moyenne 8 à 9 fr. par jour, et à Nogent a à 6 fr. Les ouvriers en instruments de chirurgie ont à Paris une Société de secours mutuels fonctionnant parfaitement; un certain nombre de patrons et des médecins en sont membres honoraires.
La production annuelle à Paris peut être évaluée à o.OOO.OOO de fr. et en province à 1.000.000.
En ce qui concerne l'export., voici ce que nous pouvons constater : avant les tarifs douaniers de l'.\mérique du Nord, on y exportait beaucoup d'instruments de chirurgie, mais actuellement le chiffre d'affaires avec ce pays est presque nul. On fait encore des affaires avec les divers pays de l'Amérique du Sud, toutefois les .\llemands gagnent du terrain chaque année sur ces marchés à nos dépens. On exportait aussi beaucoup certains articles, il y a quelques années, en .Angleterre; mais les.\nglais se sont organisés pour fabriquer eux-mêmes tous leurs instruments, et le peu qu'ils achètent à l'étranger leur vient plutôt d'Allemagne que de France. Les pays où nos débouchés sont les plus importants sont la République Argentine et le Brésil, puis viennent le Chili, le Mexique, le Pérou, etc.
Quant à l'import. des instruments de chirurgie tout fabriqués, c'est l'Allemagne qui en fournit le plus, et sur les divers marchés étrangers il en est de même ; la Russie reçoit de l'.Xllemagne neuf fois plus d'instruments de chirurgie que de France. Les fabricants français font très bien, et ce qui le prouve, c'est que dans les Expositions internationales ils obtiennent les plus hautes distinctions; mais les grandes maisons allemandes, préoccupées surtout d'augmenter leur chiffre d'affaires, font pour cela des efforts considérables : catalogues complets répandus à profusion, voyageurs sur tous les points du globe, articles à prix très réduits. La fabrication sur une grande échelle, comme en .\llemagne, manque en France ; si elle existait, les fabricants français, même en vendant 5 à 10 •/, plus cher que les Allemands, obtiendraient la préférence.
Aujourd'hui on exporte encore de France à l'étranger pour l.DOO.OOOfr. au maximum, mais l'Allemagne nous en livre pour la même valeur. L'Angleterre, l'Autriche, la Suisse, l'Italie, l'Espagne, etc., ne fabriquent guère que pour leur consommation et celle de leurs colonies. Quoi qu'il en soit, les instruments français ont une supériorité incontestable comme fini de fabrication.
Pour ce qui est des droits de douane, dans la plupart des pays il y a la franchise, surtout pour les instruments opératoires. Dans l'Amérique du Nord, le droit d'entrée est de 45 ° '.; dans quelques autres pays, 10 %.
2* Ex GOMME. — La fabrication des instruments en gomme est une industrie de création française, appréciée encore aujourd'hui dans le monde entier, à ce point que les administrations étrangères qui ont à s'approvisionner, stipulent dans leurs cahiers des charges «que les sondes devront être en gomme noire française Delamotte. » La supériorité des fabricants français est donc incontestable, mais ils ont à lutter contre l'excessif bon marché des fabricants des pays voisins. Les instruments nouveaux sont tous fabriqués en France, d'abord; les fabricants étrangers ne font ensuite que les imiter.
En Angleterre, en .\llemagne, en Belgique et en Amérique, il y a des fabriques d'instruments de chirurgie en gomme; elles importent très peu en France ; le chiffre est insignifiant, peut-être 10.000 fr. Par contre nos industriels français vendent dans tons les pays. Les droits d'entrée dans les pays étrangers varient: dans quelques-uns l'entrée est en franchise; dans la plupart des autres la taxe est de 10 à 30*/* de la valeur.
La production annuelle à Paris est de 1.000.000 de fr., et en province de 20.000 fr. environ. Il y a à Paris 9 patrons employant 12 ouvriers et 175 ouvrières ; en province, il n'y a qu'une fabrique occupant 10 femmes. C'est donc bien un monopole pour Paris, et la renommée parisienne est constatée partout. Les ouvriers gagnent de 5 à 10 fr. par jour et les ouvrières de 2 à 4 fr.
Les principaux articles concernant cette spécialité sont: les sondes cylindriques, droites, coniques, olivaires, à béquilles, courbes; les bougies cylindriques, coniques, olivaires, courbes; les bougies et sondes œsophagiennes; les canules de divers modèles pour lavements et injections, les pessaires, etc.
Les matières premières employées pour cette fabrication sont l'huile de lin et le vernis gras ; ce dernier est de fabrication parisienne; les huiles proviennent du Pas-de-Calais.
La gomme de nos fabricants parisiens est inaltérable; les fabricants soigneux ne mettent pas moins de 10 à 15 jours pourla confection d'une bonne sonde. Médecins et malades atteints d'affections de vessie comprennent bien toute l'importance des soins dans cette fabrication.
Les intérêts de ces fabricants sont représentés par la Chambre syndicale des instruments et appareils de l'art médical. (Voy. ci-dessus.)
3^ En caoutchouc. — Cette fabrication n'est pas aussi ancienne que celle des instruments semblables en gomme: elle date d'une cinquantaine d'années. Le D"^ Gariel a inauguré l'emploi du caoutchouc en faisant des pessaires avec insufflateurs, puis on l'a appliqué à des modèles divers d'urinaux. Aujourd'hui cette fabrication est très importante; aux pessaires et urinaux il faut ajouter, notamment: les accessoires de biberons, les alèzes ou draps de lits, les ballons pour accouchements et pour d'autres usages, les bandes à pansement, les bassins, les bidets, les vessies à glace, les ventouses moulées, les bouts de seins, les bracelets, les douches de voyage, les tubes pour lavage de l'estomac et pour drainages, les articles pour eczémas, les tire-lait, les gants pour laboratoires, les spéculums, les injecteurs, les serre-bras, les seins artiflciels, les pulvérisateurs, les préservatifs, les poches périodiques, etc.
Les industriels s'occupant de cette fabrication spécialement sont au nombre de 12; ils emploient environ 150 ouvriers, et leur production annuelle peut être évaluée à 2.000.000 de fr. : c'est un monopole pour Paris. Le caoutchouc vient d'Angleterre et paye 1 fr. le kilog. à l'entrée en France. Les ouvriers de cette spécialité gagnent de 5 à 8 fr.
L'Allemagne importe en France beaucoup d'objets en caoutchouc tout fabriqués, qui entrent eu franchise. Ces articles d'.\llemagne sont beaucoup moins bons que ceux de France et sont de formes défectueuses. L'Angleterre fait aussi de l'import. en France pour ces instruments, mais en moins grande quantité que l'Allemagne.
INSTRUMENTS DE MUSIQUE
Nous exportons en Espagne, dans l'Amérique du Sud, un peu en Russie et en Belgique.
G.-P.-J. WlCIvHAM.
INSTRUMENTS DE MUSIQUE. On entend par instruments de musique tous les appareils produisant des sons fixes et capables d'être notés. Ils se divisent en trois catégories: instruments à vent, à cordes et à percussion.
Les instruments à vent ont pour éléments essentiels un ou plusieurs tubes, percés d'un ou plusieurs trous dont l'orifice est comprimé soit par les doigts de l'exécutant, soit par un système mécanique de clefs ou de soupapes. Ces tubes sont en bois ou en cuivre.
Les instruments en bois comprennent: la grande flûte, dite flûte traversière ou flûte d'Allemagne, tube percé de trous, garni de 1 à 12 clefs; la petite flûte, moitié plus petite comme longueur et comme calibre; le flageolet, primitivement à six trous et sans clefs, qui peut être garni maintenant d'une ou plusieurs clefs; le fifre sans clef ou avec une seule clé et du seul ton de ré bémol; le hautbois, instrument à anche libre, d'un timbre très sonore, composé de trois pièces de bois emboîtées; le cor anglais, sorte de grand hautbois à ton grave ; le basson, instrument relativement moderne, à vent et à anches, classé dans l'orchestre comme la basse du hautbois; la clarinette, qui comprend de G à 14 clefs et même 17 clefs dans le système Bœhm (clarinettes en ut, en si bémol, en la et en mi bémol, celles-ci plus spéciales à la musique militaire).
Les instruments à vent en cuivre sont basés tantôt sur le système à pistons, tantôt sur le système du cylindre à rotation; ils comprennent: le clairon, le cor ou trompe de chasse, le cor d'harmonie (sans pistons), le cor à pistons qui donne quarante-trois notes, le cornet à pistons et à clefs, inventé par Adolphe Sax, l'hélicon, le saxhorn, les saxhornalto, saxhorn-baryton, saxhorn-basse, saxhorncontralto, saxhorn-contrebasse, saxhorn-soprano, le saxophone, le trombone à coulisse (trombone soprano, trombone alto, trombone ténor, trombone basse) et le trombone à pistons d'un maniement plus facile ; la trompette droite, à rétrécissement du trou de l'embouchure, la trompette à coulisse et la trompette à pistons.
Il convient de mentionner à part, dans la catégorie des instruments à vent, l'orgue, le mastodonte des instruments. Les orgues d'église se composent de tuyaux de dilîérentes dimensions, communiquant d'une part à un ou plusieurs claviers à mains et jeu de pédales, et d'autre part à l'air comprimé que fournissent un ou plusieurs soufflets. L'orgue a des dérivés de toute espèce, depuis les orgues expressives (harmoniums, mélodiums, séraphines, etc.) jusqu'à l'accordéon, sorte de jouet musical dont la vogue fut longtemps considérable et dont le débit a dépassé plusieurs millions d'exemplaires.
Les principales manufactures d'instruments à vent en bois sont situées à Paris, la Couture, Ivry-la- Bataille, Nantes, Bruxelles et Marknenkirchen en Saxe; celles dos instruments à vent en cuivre, à Paris, Château -Thierry, Nantes, Londres, Bruxelles et Graslitz. Il y a des fabriques d'orgues dans le monde entier, principalement : en Allemagne, à Barmen, Cologne, Ludvvigsburg, Pfafîenhofen , Stuttgart, Waldkirch; en Autriche-Hongrie, à Kratzavv et à Prague ; en Grande-Bretagne, à Bradford,Cambridge,
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Leeds, Londres, Norwich, Plymouth, Preston; aux Etats-Unis, à Baltimore, Boston, Chicago, New-York, Philadelphie, Worcester.
Les instruments à cordes se divisent en instruments à cordes frottées et à cordes pincées. L'archet est l'adjuvant principal des instruments de la preniière série. Celle-ci contient le violon, l'alto ou viole, le violoncelle et la contrebasse. Le violon est un instrument à archet à 4 cordes à boyaux dont la plus grave est filée en laiton. L'alto est un violon de grande dimension, mais d'une sonorité particulière, monté de 4 cordes en boyaux dont deux sont recouvertes de laiton. Le violoncelle est un instrument à archet de même forme que le violon, mais de dimensions beaucoup plus grandes, qui tient le milieu entre le violon et la contrebasse et comporte quatre cordes, dont deux filées en laiton. La contrebasse est le plus grand des instruments à cordes frottées, et aussi le plus grave; elle comprend deux espèces, l'une à trois cordes et l'autre à quatre cordes.
Les principaux instruments à cordes pincées sont la harpe, la guitare et la mandoline. La harpe, dont l'origine se perd dans la nuit des temps, a été entièrement rénovée par Sébastien Érard. La harpe moderne comprend quatre grandes pièces: la console, la colonne, le corps sonore et la cuvette. Munie d'un clavier, elle s'appelle clavi-harpe; de petite dimension et pouvant être posée sur les genoux ou sur un support, c'est une cithare. La guitare est un instrument à six cordes, par exception à sept et plus; la mandoline est une sorte de guitare à quatre cordes doubles. On leur assimile le banjo, guitare à long manche et à o, 7 ou 9 cordes; c'est l'instrument préféré des nègres aux États-Unis, il s'en fait un très grand commerce en Amérique.
Paris est un centre considérable de fabrication d'instruments à cordes ; Mirecourt vient ensuite et fournit une grande partie du matériel des orchestres. Amsterdam, Carlsruhe, New- York sont réputés pour les violoncelles. Vienne et Munich pour les harpes, Madrid pour les guitares et les mandolines. Citons encore pour les instruments à cordes Marknenkirchen, Klingenthal en Saxe, Graslitz, Schœnbach et Mittenwalden en Bohême.
Les principaux instruments à percussion sont: le piano, les timbales, le tambour, la grosse caisse, les tambourins, les castagnettes, le chapeau chinois, le triangle, les cymbales, le tam-tam.
Les pianos se divisent en piano droit : pianino à cordes verticales, piano demi-oblique, piano oblique; et piano à queue, grande queue ou demiqueue. Il convient d'assimiler à la première série l'épinette, le clavecin, les cithares mécaniques. Quant aux instruments à manivelle, improprement appelés « pianos » mécaniques, ce sont en réalité des orgues à cylindres du genre orgue de Barbarie^
Les timbales sont un chaudron profond, soutenu par un trépied et recouvert d'une peau que resserre ou étend un système de vis et de clefs. On obtient le son en frappant la peau avec des baguette: D'autres timbales se composent de deux cubes conj centriques de métal, emboîtés l'un dans l'autre sur lesquels la peau est tendue.
1. La loi du 16 mai 1866, pour écarter les hésitations et douti de la jurisprudence, dispose que la fabrication et la vente d'instr ments de musique servant à reproduire mécaniquement des airs ( musique qui sont du domaine privé, ne constitue pas un fait contrefaçon musicale.
INSTRUMENTS DE MUSIQUE
INSTRUMENTS DE MUSIQUE
Le tambonr est nn cylindre de cuivre garni de peaux en haut et en bas. Ces peaux sont tendues par des tirants dans les caisses à cordes et des écrous dans les caisses à tringles.
La grosse caisse, également à cordes et à tringles, est en bois ou en métal. On frappe sur la peau de batterie avec une mailloche.
Le tambourin est une sorte de tambour moins large et plus long que le tambour ordinaire. On bat avec une seule baguette. Le tambour de bastiue est nn cerceau recouvert de peau et garni de grelots ou de lames de cuivre. On l'actionne avec le poing, la pleine main, le bont des doigts, le coude, etc.
Les castagnettes sont un instrument formé de deux pièces de bois on d'os concaves qu'on fait résonner en les frappant l'une contre l'autre; le chapeau chinois est nn disque garni de clochettes et ûxéau bout d'un manche: le triangle est un instrument d'acier en force de triangle que l'on frappe intérieurement avec une tringle de même métal ; les cymbales, qui appartiennent plus particulièrement à la musique militaire, sont deux plaques circulaires en bronze que l'on frappe l'une contre l'antre: le tam-tam est nn plateau de métal qu'on frappe avec une baguette et nn tampon.
La France occupe un des premiers rangs pour la fabrication des pianos. Paris compte plus de cent facteurs, dont plusieurs maisons, telles qu'Érard et Pleyel, sont célèbres dans le monde entier. Viennent ensuite, comme grands centres de fabrication, Marseille, Nancy, Lyon et Nantes. La production de l'Allemagne et des États-Unis, moins artistique, est très considérable. C. L. S.
La fabrication a Paris. — On compte à Paris environ 250 maisons, fabricants et marchands, qui font et vendent les instruments de musique ; elles occupent 4.000 ouvriers, dont la moitié pour les pianos senlement.
Il y a cinq grandes catégories de fabricants et marchands, quoique un certain nombre de maisons vendent tons les articles: 1* Pianos; 2* Orgues et harmoniums; 3* Instruments en bois; V Instruments en cuivre; 5* Luthiers.
Vianos. — Les pianos sont généralement préparés, comme menuiserie et comme pièces, dans la banlieue, à Montreniisons-Bois. Saint-Denis, Ivry, etc. Ils sont montés et finis à Paris, où 150 facteurs et marchands occupent de 2.000 à 2.500 ouvriers et employés. — Les prix d'un bon piano varient, d'une part, d'après les bois de la caisse et la décoration de celle-ci, ensuite d'après la renommée de la maison. On peut donner comme prix moyen 1.000 à 2.000 fr. pour un piano droit, 2.500 à i.OOO pour un piano à queue. — Voici quelques chiffres concernant les salaires des ouvriers qui font le montage et le finissage : contremaîtres, 9 fr. ; monteurs en cordes et monteurs de caisse. 7 à 9 fr. ; monteurs sur pieds, 9 à 10 f r. ; finisseurs, 7 f r. : poseurs de claviers, 5 à9fr. ; égalisateurs, T" 8 à i0fr.,2**Gà 7 fr. ; poseurs de soie, 5 fr. ; accordeurs, 3 à 15 f r. ; caleurs, 6 fr. ; régleurs, 4fr. 50; vernisseurs, 4,50 à 5,50; fermetenrs, réparateurs, 7 fr. : emballeurs, 5 à 5,50; manœuvres, veilleurs, livreurs, 3,50 à 5,50. L'apprentissage est en général de 3 années, an salaire de 1 fr.50 à 3 fr. Le travail est régulier.
Orgues.— Paris compte 30 facteurs et marchandsd'crgues employant de 500 à (iOO ouvriers. Les orgues à manivelle valent de 100 à 300 fr. ; les orgues-orchestre, 450 fr. au minimam: les orgues à tuyaux pour églises, de 3.000 à 25.000; les harmoniums, 125; les harmoniflntes, 100 à 200 f r. ; les accordéons ordinaires, de 5 à 25 ; les accordéons d'artistes, 50 fr.
Instruments en bois. — 45 maisons à Paris, avec 400 à ;j00 ouvriers, fabriquent les instruments en bois: une dizaine sont spécialistes. Les flûtes ordinaires se vendent de 20 à 100 fr. ; les flûtes Bœhm, de 150 à 500; les clari-
nettes, de 15 à 300; les clarinettes-alto, 250; les clarinettes-basses, 280; les haotbois (à 15 clés) 1.300 fr.; les bassons (à 15 clés), 1.450.
Instruments en cuivre. — 11 y a 30 fabricants à Paris d'instruments en enivre, dont 15 spécialistes, tons ensemble occupant environ 800 ouvriers; les fabriques sont d'ordinaire en banlieue et en province, mais le finissage se fait à Paris. Voici quelques pris : cornets, de 20 â 170 fr. ; saxhorns ténors, de 45 à 120; barytons, 50 à 80; basses, 70 à 230; bngles, 35 à 110; trompettes, 30 à 140; tromboneténor, IOO; trombone à coulisse, 45 à 100; cor d'harmonie, CO à 350 ; trompette de cavalerie et clairon, 9 à 22 ; trompes de chasse, 15 à GO; ophicléides, 80 à 300.
Luthiers. — 43 maisons font à Paris les instruments neufs et la réparation ; elles ont ensemble une centaine d'ouvriers. Il faut y ajouter: 3 on 4 fabricants de cordes harmoniques, 3 on 4 filenrsde cordes et 5 ou C fabricants d'archets. Nous donnons ci-après quelques prix pour articles ordinaires, les pièces de choix et les instruments de certaines marques authentiques atteignant des prix qui défient toute évaluation : violon de maître, 15 à 40 fr. , bonne copie de stradivarius, 200; violon compagnon, 8 à 12; violons de bazar, 22 à 27 fr. la douzaine : archets, 11 à 40 fr. la douzaine ; étuis, 6 à 20 fr. ; violon-alto, 10 à 60 fr. : violoncelle, 35 à 55, de maître, 55 à 170: contrebasse (3 cordes), fond plat, 20 à 100, fond voûté, 143 à 300; guitare (ordinaire), 10 à 14; mandoline, 25 à 50; mandore, 45.
Commerce. — Les statistiques officielles du commerce ne nous fournissent les moyennes annuelles, pour les périodes décennales 1867-76, 1877-86 et 1887-96, qu'en ce qui concerne les pianos, droits on à queue, les orgues d'église, tous autres instruments de musique, et les accessoires et pièces détachées d'instruments de musique. Les quantités (que les statistiques donnent tantôt par pièces, tantôt en kilog.) n'ayant ici que peu d'intérêt, nous nous bornons à faire le relevé des valeurs (en fr.) importées ou exportées, selon les quatre grandes divisions:
importations es.
p. ( droiU 11.199 95.796 104.560
*^'^°°^ ^ àqoene... 13.847 54.689 39.040
Orgues d'église 12.143 8.237 22.337
.\utres instruments. 121.221 352.341 656.282
.\ccessoires et pièces
détachées — 4.477 6S.9I5
EXPORTATIONS C. S
Pianos $^«>'^
( a queue...
Orgues d'église
.\ntres instruments.
Accessoires et pièces
détachées
Pour les deux périodes 1867-76 et 1877-86, la moyenne annuelle portée (Export.) aux «.\utres instruments » comprend aussi les « Accessoires et pièces détachées ».
C'est seulement à dater de l'année 1892 que les statistiques officielles du Commerce ont distingué les instrnmenls par espèces. Voici quel était, en 1891, le mouvement d'export. (C. S.) des «Instruments de musique autres» (en fr.) ; nous ne donnons pas le détail des import., qal sont relativement de peu de valeur :
Angleterre 848.398
.•\llemagne 114.362
Belgique 192.926
Suisse 113.507
Espagne 148.016
iUlie 102.796
Etats-Unis 3fô.512
.Mexique 91.366
Brésil 46.006
.\u très pays 711.719
Fr. 2.734.808
ToUl.
Nous relevons maintenant les chiffres des années 1897 et 1898.
En ce qui concerne l'import., nous nous bornons à indiquer quelques valeurs, parce que la valeur totale, pour tons instruments et accessoires, n'a pas, en 1897, dépassé 1.296.266 fr.. en diminution de 230.000 fr. sur 1896, et qu'en 1898 le total correspondant n'a été que de 1 .315.976 fr. Dans ces totaux, les pianos entrent pour 135.000 fr. en 1897 et 171.500 en 1898, les orgues de tontes sortes pour
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