SOS
INSTRUMENTS DE MUSIQUE
-219.000 et 2u3.000, les violons pour 43.300 et 29.800, les guitares et mandolines pour 183.800 et 158.000, les accordéons et concertinos pour 648. 7iO et CM. 980, les accessoires et pièces détachées pour 192.000 et 208.000, dont environ 40.000 fr. de cartons et papiers perforés et 80.000 de cordes harmoniques.
Notre export. (C.S.) a été, dans ces deux années 1897 et 1898, en fr., pour les principales sortes d'instruments :
Pianos
droits
( à queue
^ harmoniums
Orgues j d'église
V autres
■Harpes
Violons, altos, violoncelles
Guitares, mandolines
Flûtes { P^"^'^^
( grandes
Jlautbois, clarinettes, bassons.
Ophicléides, saxophones, basses
en cuivre, etc
■Cornets à pistons
Saxhorns, bngles
Accordéons, concertinos
Harmonicas à bouche
Accessoires et Pièces détachées
Métronomes 34.431
Appareils pour harmonium ou
piano mécanique
Pièces détachées d'instruments
à vent 316.663
Cartons et papiers perforés 26.760
Cordes harmoniques 783.600
Le total des export. (C.S.) pour tous instruments de musique, accessoires et pièces détachées, a été de 12 millions 509.439 en 1890, de 10.431.027 en 1897 et de 10 millions 766.123 en 1898.
L'Angleterre est notre principale cliente pour les instruments de musique; nous lui en avons envoyé: pour 4.087.300 fr. environ par an de 1867 à 1876; pour 3 millions 500.000 de 1877 à 1886, pour 3.556.000 de 1887 à 1896, et pour plus de 6.000.000 en 1898.
Nous terminons cette statistique en indiquant quelquesunes des évaluations de la Commission des valeurs de douanes pour l'année 1898 :
Pianos droits, la pièce, 600 fr., à queue, 1.800; orgues, harmoniums, 250 fr. ; orgues d'église, le kilog., 3fr. 50; orgues de Barbarie, à manivelle, la pièce, 500 fr. ; harpes, 1.000; violons, altos, 40; violoncelles, contrebasses, 05; guitares et mandolines, 30; petites flûtes, 15 fr. la douzayie, autres, 13 fr. la pièce; grandes flûtes, 20 fr. la pièce; hautbois, bassons, clarinettes, 70; ophicléides, saxophones, basses en cuivre, 90; cornets à trois pistons, 30; saxhorns, trombones, bugles, 60; accordéons, concertinos, 13 fr. la pièce; harmonicas, 15 fr. le kilog.; métronomes, 6,50 la pièce; appareils mécaniques pour harmonium ou piano, 500 fr. la pièce; pièces détachées d'instruments à vent, en cuivre, 15 fr. le kilog., en bois, 45 fr. le kilog. ; cartons et papiers perforés, 12 fr. le kilog.; cordes harmoniques, 100 fr. le kilog.
PuoDUCTioN ET CoMMEHCE ALLE.MANDS. — Ces dernières années ont vu s'augmenter la production et le commerce allemands des instruments de musique. On a continué à signaler l'accroissement de l'export. La plus importante des maisons berlinoises de construction de pianos, avait accusé en 1897 une production de 2.100 pianos et avait été obligée d'engager 100 ouvriers nouveaux ; elle comptait, •en 1898, 700 ouvriers et sa production s'est élevée à 2.200 pianos droits et 1.400 pianos à queue. Les principaux acheteurs de l'étranger sont : la Russie, l'Autriche-Hongrie, la Roumanie, l'Italie, la Belgique.
C'est surtout l'Allemagne qui importe des instruments de musique en Angleterre (677.300 liv. st. en 1898), puis viennent les États-Unis (175.700 liv. st.) et la France .(168.400 liv. st.).
Après vingt ans d'efforts, l'Allemagne a supplanté l'An-
gleterre en Australie, et aussi la France et la Belgique; elle a maintenant le monopole de ce commerce dans le continent océanien. Les Allemands y vendent un bon piano de belle apparence pour un prix de 30 à 40 guinées (780 à 1.040 fr.). Sur 2.618 pianos importés en 1898 dans la Nouvelle-Galles du Sud, l'Allemagne en a livré 1.950 pour 36.041 liv. st. ; la Grande-Bretagne, 298 pour 11.152 liv. st.; l'Amérique, 20 pour 065 liv. st. ; la France, 23 pour 873 liv. st., et la Belgique, 4 pour 104 liv. st.
Les boîtes à musique ont vn diminuer leur export, vers les territoires allemands de l'Afrique, sauf en ce qui concerne le Kameroun. Par contre, les commandes du Japon et de la Chine augmentent.
Les instruments automatiques, dont Leipzig est le principal centre de fabrication, ont eu en 1898 des ventes importantes à la foire d'échantillons qui se tient chaque année dans cette ville. Les pianos et orchestres mis en mouvement par l'électricité sont de plus en plus demandés ; les instruments à cordes le sont peu, sauf les cithares ; la cithare mécanique a eu un grand succès.
Douanes: Douanes françaises. — Voici le tableau des droits à l'entrée des instruments de musique, en vertu de la loi du U janvier 1892 et des lois subséquentes des 30 juin et 4 juillet 1893, 27 février, 14 et 17 novembre 1894, 16 août et 28 décembre 1895 et 31 mars 1896 :
l'ianos : droits, la pièce, 60 fr. T. G., SOT. .M. ; àqueue, la pièce, 85 T. G., 73 T. M.
Orgues: Harmoniums, la pièce, moins de 30 kilog., 13 fr. T. G., 10 ï. M.: de 30 à 50 kilog., 26 T. G., 20 T. M.; de 50 à 100 kilog., 52 et 40 ; de 100 à 150 kilog., 91 et 70 ; de 150 à 170 kilog., 130 et 100 ; de 170 à 200 kilog., 193 et 130; de 200 à 300 kilog., 260 et 200; de 300 kilog. et plus, 325 et 230. — Orgues d'église, par 100 kilog. bruts, 60 fr. T. G., 45 fr. T. M. — Orgues de Barbarie, la pièce: moins de 30 kilog., 39 fr. T. G., 30 fr. T. M. ; de 30 à 40 kilog., 52 T. G. , 40 T. M . ; de 40 à 100 kilog. , 130 T. G., 100 T. M. ; de 100 à 200 kilog., 195 et 150; de 200 à 300 kilog., 260 et 200; de 300 à 400 kilog., 325 et 250; de 400 kilog. et audessus, 390 et 300. — Orgues à manivelle, aristons, à papier ou carton perforé, la pièce: moins de 5 kilog., 6fr. ï. G., 3 T. M. ; do 3 à 10 kilog., 13 ï. G., 10 T. M. ; de 10 à 20 kilog., 26 et 20; de 20 à 30 kilog., 39 et 30; de 30 kilog. et plus, 130 fr. T. G., 100 T. M., aux 100 kilog. bruts.
Harpes, la pièce: 75 fr. T. G., 50 fr. T. M.
Violons et Altos, la pièce: 2 fr. 30 T. G., 2fr. T. M. — Violoncelles, la pièce: 5 fr. ï. G., 4 T. M. — Contrebasses en bois, la pièce: 10 fr. T. G., 8fr. T. M.
Guitai'es et Mandolines, la pièce : sans garniture de nacre, 3 fr. T. G., 2 T. M. ; avec garniture à l'ouverture, 3fr. ï. G., 4T. M.; avec garniture autour de la table, 8 T. G., 6 T. M.
Flûtes : Grandes, la pièce : à une seule clé, 0 fr. 30 T. G., 0,20 ï. M. ; à plusieurs clés, lfr.30 T. G., 1 fr. T. M. ; avec système à anneaux, 3 T. G., 4 T. M. — Petites flûtes et flageolets: à une seule clé et ocarinas, 1 fr. 60T. G., 1 fr. 20 T. M. la douzaine ; à plusieurs clefs, 1 fr. 30 et 1 fr. la pièce; avec système à anneaux, 3 T. G., 4 T. .M. la pièce.
Hautbois, Clarinettes, Cors anglais, Bassons : la pièce : sans anneaux, 2fr. 30 T. G., 2 T. M. ; avec système à anneaux, 5 T. G., 4 T. M.
Ophicléides, Basses, Contrebasses en cuivre: la pièce, 16 fr. T. G., 12.50 T. M.
Clairons et Trompettes d'ordonnance :llsi pièce, 2 fr. T. G., 1 fr. 50 T. Al.
Cornes et Cornets d'appel en corne ou en cuivre: la pièce, 0 fr. 80 T. G., 0,60 T. M.
Cornets à pistons. Cors à clefs, trompettes d'harmonie, saxhorns, trombones, buccins, bngles: 4 fr. 30 ï. G., 3,50 T. M.
Accordéons, Concertinos : la pièce, 1 fr. 30 T. G., 1 fr. T. M.
Accessoii'es et pièces détachées, la pièce: métronomes, 1 fr. 50 T. G., 1 fr. T. M. — Appareils mécaniques pour harmonium et piano, 52 fr. T. G., 40 T. M. — Archets, la pièce: simples, 0 fr. 40 T. G., 0,30 T. M.; riches, avec incrustations, Ofr.80 T. G., 0,60 T. .M. —Bouches de clarinette et de saxophone, le cent, 2fr. T. G., 1,50 T. M.;
INSTRUMENTS DE MUSIQUE
INSTRUMENTS DE MUSIQUE
de hautbois, de cor anglais, de basson, la doazaine, 1 fr.30 T. G., 1 fr. T. M. — Mécaniqaes de guitare ou de mandoline: en cuivre, la douzaine de paires: avec boutons os on ébène, 1 fr. 60 T. G., 1,25 T. M. ; avec boutons en ivoire, 2fr. 10 T. G., 1,75 T. M.; en maillechort on nickelées, avec boutons os ou ébène, 2,90 T. G., 2,20 T. M.; avec boulons ivoire, 3fr. T. G., 2,40 T. M. — Pièces détachées d'orgues à manivelle et d'harmoniums, les 100 kilog. nets: 45 fr. T. G., 35 T. M. — Tuyaux d'orgue muets, les 100 kilog. nets: en étain, 40 fr. T. G., SOT. M., en étoile, 25 T. G., 20T. M. — Pour instruments à vent en cuivre, aux 100 kilog. nets: pistons et cylindres à rotation, 400 fr. T. G., 300 T. M.: pavillons, 150 T. G., 100 T. M. : accessoires divers, embouchures, etc., 200 T. G., 150T. M. — Pour instruments à vent en bois, aux 100 kilog. nets: bois tournés, viroles et clés en maillechort, 600 fr. T. G., 500 T. M. ; viroles et clefs en cuivre, 450 et 350. — Cartons et papiers perforés, les 100 kilog. nets: 200 fr. T. G., 150 T. -M. — Cordes harmoniques, les 100 kilog. nets: en boyaux, 600 fr. T. G., 500 fr. T. M.; filées, 400 T. G.,
:joô t. m.
Les pianos mécaniques ou à manivelle, actionnant un cylindre, qui servent aux artistes ambulants, rentrent dans la classe des « orgues à cylindre » ; on les nomme quelquefois a tympanons ».
Les orgues, harmoniums et antres instruments analogues à anches libres métalliques sont taxés à la pièce, à des droits dont le taux est proportionné au poids de l'instrument, emballage intérieur compris. — Les buffets d'orgues importés isolément sont admis au régime des « pièces de menuiserie ». Pour les tuyaux on distingue entre ceux qui peuvent produire un son et ceux qui sont dits « muets »; les premiers sonttaxés comme « pièces détachées d'orgues », les antres le sont spécialement. On taxe comme pièces détachées les boîtes en bois avec on sans marqueteries destinées à faire corps avec les instruments et les pièces détachées, même montées: mais les mécanismes complets auxquels il ne manque que quelques pièces accessoires, telles que parties de boites, manivelles, etc., sont considérés comme instruments complets.
On assimile aux harpes les clavi-harpes, qui sont des harpes munies d'un clavier, à la manière des pianos, mais les cordes en sont pincées, au lieu d'être frappées. — Les petites harpes qui se posent sur les genoux ou sur une table sont taxées comme les cithares.
Le droit des violons, altos, violoncelles et contrebasses ne comprend que l'instrument ; l'archet, l'étui et les autres accessoires sont imposés séparément au droit qui leur est propre. — Les petits violons pour amuser les enfants (valant 12 fr. la douzaine au plus), sont admis au droit de la « Bimbeloterie ».
Quant aux guitares et mandolines, le tarif distingue: l' celles qui sont sans garnitures ni incrustations : 2° celles qui comportent des incrustations ou marqueteries autour de l'ouverture de la table, et 3* celles qui en sont revêtues sur le pourtour de la caisse. Celles qui sont garnies d'une plaque d'écaillé ou de nacre au-dessous de l'ouverture ou dont le manche est plaqué d'écaillé ou de nacre sont rangées dans la deuxième catégorie. — Les coffres ou caisses de guitares ou de mandolines avec incrustations ou marqueterie sont imposés comme « Tabletterie d'autres matières, tous autres objets ».
Les fifres sont assimilés aux petites flûtes, ainsi que les flageolets; quand ils sont en fer-blanc, ceux-ci suivent le régime de la b Bimbeloterie. »
Les petits clairons et trompettes d'une dimension inférieure à celle du clairon et de la trompette d'ordonnance; les cornets en enivre dits posthom, petites trompettes dont le tube fait un ou plusieurs tours: les cornets ou trompes de chasse; les instruments en cuivre ou en corne avec une embouchure à sifflet à l'usage des gardes de chemins de fer; les cornets à bouquin, les cornets d'appel pour tramways, etc., rentrent dans la catégorie des « cornes et cornets d'appel en cuivre ou en corne ».
Les tambours d'enfants, tambourins pour jeux de balles, petites cymbales, ne pouvant servir que de jouets, rentrent dans la classe de la «Bimbeloterie».— Les droits inscrits an Tarif pour les grosses caisses, tambours, carillons,
timbales, ne comprennent pas le trépied de la timbale, nr les baguettes et mailloches ou battes de rechange poor tambours, timbales on grosses caisses.
Les accordéons à boutons dits «accordéons allemands» n'ayant pas plus de douze notes, les harmonicas à bouche et les guimbardes, sont assimilés à la «Bimbeloterie».
Les boites à musique rentrent dans la classe de l'horlogerie.
Les anches métalliques sont taxées comme < pièces détachées d'orgues ou d'harmoniums», on comme «pièce» détachées d'instruments non dénommés s. Les petitesboites, généralement en cuir, dans lesquelles les anches sont quelquefois importées, sont imposées séparément an droit qui leur est propre (Maroquinerie, ouvrages en cuir antres).
Les systèmes de chevilles et de vis dentées qui maintiennent à l'extrémité du manche les cordes de la guitare et de la mandoline et permettent de leur donner la tension voulue, sont ce qu'on appelle les « mécaniques » de guitare ou de mandoline.
Les tuyaux d'orgue muets sont dits «tnyanxen étoffe» quand ils sont d'un alliage d'étain où le plomb figure pour an moins 25 7. dans le poids total ; au-dessous de cette proportion, ils sont dits « en étain ». On assimile aux « tuyaux en étoffe » les tuyaux muets en bois.
Pour les pièces détachées d'instruments à vent en cuivre, il n'y a pas à distinguer, non plus que pour les instruments eux-mêmes, si elles sont nickelées ou argentées.
Les cornes d'appel en cuivre non munies de leur embouchure, c'est-à-dire ne pouvant donner de sons, suivent le régime des « pavillons »,
Les étuis, importés isolément ou avec leurs instruments, suivent le régime de la matière dont ils sont formés : en carton moulé, « Objets en carton ou en cellulose » ; en cnir, «Ouvrages en cuir antres»; en bois, capitonnés ou garnis de feutre, de laine ou de velours, « Bimbeloterie»; en bois autres, «Ouvrages en bois autres ».
Les accessoires et pièces détachées d'instruments de musique non spécialement dénommés au Tarif suivent, selon la matière dont ils sont formés, le régime des : Ouvrages en bois autres, ouvrages en fer ou en acier, ouvrages en cuivre autres, ouvrages dorés on argentés, ouvrages en nickel, en maillechort ou nickelés, ouvrages en peaux autres, peaux préparées, tabletterie, etc.
I^s cordes d'instruments en acier, ou plutôt les fils d'acier pour cordes d'instruments, rentrent dans la classe de 1' « .\cier trempant filé » (40fr. T.G., 30fr. T.M. les 100 kilog. nets). — On assimile aux cordes en boyaux les cordes harmoniques en soie qui ont l'apparence de cordes en boyaux : composées de 140 brins de soie, elles sont enduites d'une légère couche de gomme arabique et polies à la cire blanche. Les cordes filées sont formées d'une âme en soie, boyau ou acier, sur laquelle s'enroule un fil de métal commun, argenté ou non, quelquefois d'argent. Douanes étrangères. — Nous donnons ci-après un relevé des droits qui frappent à l'import., dans les principaux pays, les instruments de musique :
.\llemagne. — Les instruments de musique, non à clavier, y compris toutefois les orgues d'église et les boites à musique, payent 37fr.50 au T. G., 25 au T. Conv. par 100 kilog. bruts ; les instruments à clavier, 37 fr. 50 an T. G., sont exempts an T. Conv. — C'est le T. Conv. qui est appliqué aux marchandises françaises. Angleterre. — Entrée en franchise.
Autriche-Hongrie. — Les pianos, harmoniums et antres à clavier (à l'exception des orgues d'église), 100 fr. T. G.,. j 50 T. Conv. les 100 kilog. bruts; les autres instruments de ! musique, 25 fr. aux deux tarifs. — Le T. Conv. est appli- I que aux produits français.
j Belgique. — Droit de 10*/. ad valorem. I Canada. — Droit ad valorem : 25 '/, pour les instru- I ments de musique en cuivre et les pièces détachées de ; pianos et orgues; 30 7. pour les autres instruments de ' tout genre, pianos et orgues.
! Danemark. — 10 7. ad valorem pour les instruments de . musique à tooches, 0 fr. 445 la livre pour tous les autres. I Espagne. — Les pianos à queue payent, la pièce, 422 fr.
INSTRUMENTS DE PESAGE
ulO —
INSTRUMENTS DE PESAGE
au T. G., 325 au T. Réduit; les autres, 323 fr. T. G., 230 T.R.; les harmoniums et orgues d'expression sont taxés aux 100 kilog., iOi fr. T. G,, 80 T. R. — Les instruments de musique en hois pa}'ent comme « Meubles et articles en bois fin » : sans incrustation ni sculpture, 63 fr. T. G., 30 T. R. les 100 kilog. ; dorés, avec incrustations et placages, 1 fr.95 T. G., 1 fr. 30 T. R. le kilog. — Les instruments de musique en cuivre payent comme « Ouvrages en cuivre : alliages de métaux communs», 1 fr.G3 T. G., 1,23 T. R. le kilog. ; alliages et objets dorés, argentés ou nickelés, 3fr. 73 T. G., 2,30 T. R. le kilog.
États-Unis. — Instruments do musique, pièces détachées, mécanismes, accessoires, cordes harmoniques, diapasons, métronomes, 43 % de la valeur.
Italie.— Orgues d'église, aux 100 kilog., IG fr. T. G., exempts T. Conv. ; orgues portatives, la pièce, 5 fr. T. G., exempts Ï.Conv.; pianos droits et carrés et orgues de salon, 90 fr. la pièce aux deux tarifs; pianos à queue, 180 fr. aux deux T. ; harmoniums, 40 fr. T. G., exempts, T. Conv. Instruments non dénommés, à cordes ou à vent, pesant moins de 400 gr., la pièce, 2 fr. T. G., 1,50 T. Conv.; plus de 400 gr., la pièce, 4 fr. T. G., 1,30T. Conv. ; autres non dénommés, la pièce, 2 fr. T. G., 1 fr. 30 T. Conv. Pièces détachées, aux 100 kilog., 100 fr. aux deux T. Cordes harmoniques, les 100 kilog., 80 fr. au T. G., exempt T. Conv. — Les produits français sont admis au T. Conv.
Mexique.— Instruments de musique en tout genre avec leurs boîtes ou étuis, 2 fr. 50 le kilog.
Pays-Ras. — 3 % ad valorem. — Aux Indes Néerlandaises, 10 7. C'A valorem.
Portugal.— Harpes, la pièce, 140 fr., pianos, la pièce, 280 fr. ; autres instruments et pièces détachées, 40 % ad valorem.
Roumanie. — La pièce: pianos à queue, 100 fr.; pianos et petites orgues à touches, 33 fr. ; orgues de Rarbarie portatives, 40 fr. ; violons, 2 fr. ; violoncelles, basses et contrehasses, 5 fr. ; en laiton, y compris les cymbales, triangles, tam-tams, 8fr. ; non dénommés, 4 fr.
Russie. — Pianos à queue, orgues non portatives de ■toute espèce, la pièce, 448 fr. ; pianinos, 230 fr. ; orgues portatives, harmonicas, positifs, harpes, la pièce, 78 fr. au T. G., 00 au T. M.; enfin, les instruments de tout genre non spécialement dénommés, accessoires, archets, cordes, etc., Ofr. 98 le kilog.
Suède et Norvège. — Pianos droits et pianinos, 208fr. 89 la pièce; à queue, 278 fr. ; orgues de Rarbarie, 13fr. 90; boîtes à musique, le kilog., 4fr. 17; accordéon, le kilog., 1 fr. 39; autres, 15 7» ad valorem.
Suisse. — Pianos droits ou à queue, harmoniums, les 100 kilog., 33 fr. T. G., 30 T. Conv.; autres instruments à cordes, à vent ou à percussion, les 100 kilog., 33 fr. T. G., .23 T. Conv. ; parties détachées, 16 fr. les 100 kilog. aux deux tarifs.
INSTRUMENTS DE PESAGE. Sous cette dénomination se trouvent tous les instruments ou appareils employés à déterminer le poids des corps; ce sont : 1° les balances; 2" les romaines; 3° les bascules et les ponts à bascule.
1° Balances. — La théorie de la balance se trouve ■dans tous les traités de physique. Cet instrument est le plus simple des appareils du genre : il se compose d'un support sur lequel pose un fléau formé de deux bras de levier égaux ; à l'extrémité de ceuxci sont suspendus des plateaux dont l'un reçoit l'objet à peser et l'autre les poids.
Sous le nom général de balances nous avons donc les instruments les plus délicats comme les plus ordinaires. Les balances employées dans les laboratoires de phj'sique et de chimie, qui peuvent osciller à 1/20 de milligramme, et celles servant au pesage des métaux précieux, qui peuvent osciller à deux décigrammes sur une charge de 80 kilog. dans chaque plateau, sont dites « balances de précision ».
Les autres balances, remplissant les conditions
exigées par la loi et les décrets sur les instruments de pesage, sont dites « balances de commerce».
La valeur marchande des balances varie dans des proportions considérables, suivant que leur fabrication s'éloigne ou .se rapproche de la perfection.
Balance dite Roberval.— Cette balance, d'un usage très répandu dans le commerce, à cause de la facilité de placer les objets à peser, est composée d'un socle qui supporte le fléau ; les plateaux sont au-dessus du fléau et un contre-fléau eu dessous maintient l'écart des plateaux. Quand elle est bien exécutée, elle peut rendre de bous services.
Balance pendule. — Cette balance offre les mêmes avantages que la balance Roberval pour la facilité de placer les objets à peser; à fabrication égale, elle lui est supérieure.
2° Balance romaine.— Cette balance, suspendue par une chape, n'a qu'un plateau, ou même simplement un crochet, suspendu au petit côté d'un levier à bras inégaux : le petit côté est destiné au corps à peser, le grand côté porte des divisions;. sur celui-ci on fait glisser un curseur jusqu'à ce qu'il fasse équilibre au corps à peser: le poids est indiqué par la division sur laquelle s'est arrêté le curseur. Cet instrument, peu employé dans le nord de la France, est encore répandu dans le Midi, notamment à Marseille.
Pèse-lettres. — On fabrique sous ce nom une quantité de petits appareils de fantaisie qui satisfont à l'ornementation d'un bureau, mais qui ne peuvent donner que des résultats très approximatifs. L'Administration des postes ne se sert que de balances.
3° Bascule. — Cet instrument, qui a d'abord été connu sous le nom de son inventeur (Balance de Quintenz), présente des avantages sur la balance à fléau pour le pesage des marchandises lourdes et encombrantes; mais, à fabrication égale, elle ne donne pas une exactitude aussi rigoureuse.
Les bascules se font au rapport de 1 à 10, de 1 à 100 et de 1 à 1.000, c'est-à-dire qu'un poids placé sur le petit plateau représente 10 fois, 100 fois ou 1.000 fois la valeur réelle en poids placés sur le grand plateau ou tablier.
Les bascules à fléau divisé, sur lequel on fait glisser un curseur pour équilibrer la cliarge, s'appellent bascules romaines. Il se fait des bascules romaines imprimant sur un ticket le poids de la marchandise pesée, et aussi des bascules automatiques pour peser les colis et les bagages dans les gares de chemins de fer.
Bascule en l'air. — La bascule en l'air est une combinaison de deux leviers horizontaux avec un plateau pour recevoir les poids (elle se fait également avec romaine). Les doux leviers forment un appareil suspendu par deux crochets à une barre fixe : c'est à cette disposition qu'elle doit son nom. Cet appareil peut peser les plus lourds fardeaux ; il s'emploie dans les usines, s'adapte aux grues et permet de connaître le poids eu soulevant la marchandise.
Ponts à bascule. — Les ponts à bascule ne sont que de grandes bascules établies sur maçonnerie ou cuvelage en fonte, pour le pesage des voitures, des wagons et des locomotives. On fait des instruments spéciaux qui permettent d'obtenir les poids supportés par chacune des roues d'une locomotive.
Paris, Lyon, Marseille, Limoges, Lille et quelques
INSTRUMENTS DE PRECISION
511 — INSTRUMENTS DE PRECISION
antres villes de France se livrent à la fabrication (les instruments de pesage; près de Nancy, on fabrique une grande quantité de bascules.
Paris compte 400 ouvriers sous la direction de 50 fabricants. L. Exupère,
Constructeur d'instruments de pesage.
Commerce. — Il est impossible de donner des chiffres pour le commerce des balances, bascules et autres instruments de pesage, les statistiques administratives les confondant avec toutes leso .Machines et mécaniques» non spécialement dénommées.
Douanes. — Les balances et bascules ordinaires sont classées dans les « Machines et mécaniques : mécanique générale»; elles payent à l'entrée 15 fr. les 100 kilog. nets T. G., et lOfr. T.M. Dans cette catégorie rentrent les balances industrielles de grande dimension, de tous systèmes, les balances de magasin (Roberval, à colonne, etc.) qui ne contiennent pas plus de 50 7o de cuivre pur ou allié; les balances de magasin qui en contiennent davantage suivent le régime des « Ouvrages en cuivre non dénommés»: 50 fr. T. G., 40 T. .M. les 100 kilog. nets. De même les dynamomètres, balances de poche ou à usage domestique, pèse-lettres, romaines à tissus, etc., avec parties en cuivre ; sans parties de cuivre, ils sont taxés comme «Ouvrages en fer on en acier non dénotâmes» : 17, 21, 2i,
I fr. T. G., 14, 16, 18, 25 fr. T. .M. les 100 kilog. nets, -uivant qu'ils sont ou non peints et polis, vernissés, émaillés avec ou sans décors. Les balances nickelées subissent la ta.xe des «Ouvrages nickelés » : 150 fr. T. G., 100 fr. T.M. les 100 kilog. nets.
Les fléaux de balances en fer ou en acier, ou en fer on acier et cuivre, importés isolément, payent comme «pièces détachées de machines autres en fer» (20, 25, 40, 50 fr. T. G., 12, 15, 25, 35 fr. T. M., suivant qu'ils pèsent plus ou moins de 300 kilog., de 100, de 1 kilog.) on «de deux métaux» (20, 30, 40fr. T.G., 15, 20, 30 fr. T. M., suivant qu'ils pèsent plus ou moins de 300 et de 50 kilog.)
Les poids suivent le régime des ouvrages en métaux, selon l'espèce : 50 fr. T. G., 40 fr. T. M.
Sous la dénomination de bascules, la Douane comprend les balances à bascule ordinaires, les bascules romaines, les ponts-bascules pour gares, bureaux d'octroi, usines, etc., les bascules automatiques pour le pesage des ciments, farines, céréales, etc.
Enfin, les balances de précision (balances d'essai, bauinces à analyses, balances-trébuchets pour pharmacies et laboratoires, etc.) sont, comme les « Instruments de phy- >ique», sans qu'il y ait à distinguer si elles sont nickelées ou non, exemptes aux deux tarifs.
INSTRUMENTS DE PRÉCISION. Noos pouvons comprendre sous ce titre tous les instruments on appareils exigeant de la précision, reposant sur des données mathématiques telles, que leur exécution exige des ouvriers spéciaux, possédant non seulement une habileté de main toute particulière, mais encore certaines connaissances scientifiques, restreintes, il est vrai, mais enfin nécessaires.
Paris possède des Écoles municipales supérieures qui donnent aux élèves une instruction préliminaire, qui leur sera plus tard très utile lorsqu'ils entreront dans les ateliers de construction de ces instruments; on ne peut cependant dire qu'il y ait d'école absolument spéciale.
En province, les écoles des Arts-et-Métiers d'Angers, d'Aix et de Chàlons, préparent des contremaîtres mécaniciens, mais plutôt pour la marine. L'école Diderot, à Paris, prépare des mécaniciens de précision, en général. L'électricité, partie très importante de nos jours, forme une section à part. Les élèves y entrent de 13 à 16 ans. Ils peuvent se spécialiser dans une section. Le régime comprend une partie théorique le matin et une partie pratique le soir. A l'école de Cluny, on commence à faire de
la précision; l'examen d'entrée est relativement facile, et l'école reçoit environ 100 élèves par an.
A notre époque, la fabrication des instruments de précision a pris une grande extension, elle est parvenue à un degré de perfection qui peut supporter facilement la comparaison avec les autres pays. Pour ne citer qu'un exemple, si nous considérons les instruments d'optique, lentilles, microscopes, l'Allemagne tenait, il n'y a pas encore bien longtemps, un des premiers rangs; les objectifs fabriqués à léna et à Wetzlar étaient très recherchés, se payaient et se payent encore des prix élevés. L'industrie française est parvenue à nous donner des objectifs aussi parfaits, sinon meilleurs. De même pour d'autres instruments de précision fabriqués à Berlin et à Francfort. Les Universités allemandes étaient des centres de fabrication expédiant leurs produits. en tous pays, à des prix bien inférieurs aux nôtres; mais ces instruments étaient loin de présenter l'élégance et le fini des articles français.
Les instruments de précision peuvent se diviser en plusieurs groupes :
i" Instruments d'optique usuelle. — Ce sont les lunettes ordinaires ou besicles, les lorgnons, lorgnettes, monocles, binocles, jumelles, etc. (Voy.