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II. Balance pro\'isoire d'ixvent.ure intra

COMPTABLE DE FIX d'eXERCICE. ÉcRITURES DE RÉGU-

L.4.RIS.VTI0N. — Nous donnons ici un exemple pratique de transformation de balance provisoire d'inventaire comptable en balance-bilan ou balance déflnilive. exprimant en fin d'exercice la situation exacte d'une entreprise. La balance suivante est celle obtenue au 31 décembre dans une Société commerciale en nom collectif :

Balance provisoire de fin d'exercice

CapiUl

Matériel (prix de revient)

Mobilier —

Amortissement des immobilisations. . .

Caisse . ,

Effets à recevoir

Ma^sin (prix de revient)

Différences de caisse à régulariser. . . .

Frais généraux

Acheteurs

Vendeurs

Mauvaises créances

Vente

Pertes et profits accidentels

Escomptes et rabais

Résultats d'opérations diverses

Soldes débiteurs

Soldes créditeurs

œ'.ooo

Examinant cette balance, le comptable commence par porter son attention sur les comptes Matériel et Mobilier, qui sont à amortir, par frais généraux, soit de 10 •/, de leur valeur.

D'où l'écriture suivante au Journal général ;

31 Décembre

Frais GÈ>:ÉR.\us 3.200 »

à AsionTissEME.\T 3.200 >

i Matériel 2.500 »

10 */, de son prix de de revient

» Mobilier 700 »

Le compte Amortissement, antérieurement créditeur de o.OOOfr., est de nouveau crédité de3.200 fr., dont à.riOO fr. pour le matériel et 700 fr. pour lè mobilier.

Quant aux comptes Matériel et Mobilier, ils demeureront a leur prix de revient initial, jusqu'à la liquidation de la Société. Supposons cette liquida-

tion arrivée : les amortissements pratiqués chaque année balancent les soldes débiteurs de ces deux comptes ; en conséquence, le prix de réalisation de ces deux actifs est un bénéOce à partager entre les associés. On soldera alors les comptes Matériel et Mobilier en les créditant par le débit du compte Amortissement, et ces trois comptes seront fermés. L'inventaire extr a-complah\e fait an 31 décembre a relevé les différences suivantes sur les marchandises :

Manquants, par snite de détonrnements on de pesages trop forts :

12 kilog. d'huile d'olive à 2 fr. 50 le kilog. 30 »

10 kilog. thé noir à 6 fr. le kilog 60 »

Manquants par suite de déperdition provenant d'évaporation :

25 kilog. huile minérale, à 2 fr. le kilog.. 30 » Dépréciation de 130 fr. sur le prix de rerient d'une partie de vanille avariée, et de 330 fr. sur conserves de fruits.

D'où les écritures rectificatives suivantes au Journal général :

Pertes et Profits accidentels. .

à Magasin

à Huile d'olive Manquant de 12 k" à

2fr.30

à Thé noir

» 10k"à 6fr....

à Essence minérale Évaporation 23 k" à 2 fr.

liO

à RÉSERVE POCR DEPRECIATION DE

MARCHANDISES 500

Provision éventuelle pour

avariage de vanille i50 »

Provision éventuelle pour avariage de conserves. 330 »

On crédite ainsi le compte Magasin et ses souscomptes Huile d'olive. Thé noir ei Essence minérale des sorties occultes, ce qui rétablit lenr solde, quantités et francs, d'accord avec les récolements d'inventaire extra-comptable. Quant aux dépréciations, comme les marchandises ne sont pas sorties, on se borne à créer une réserve éventuelle pour celles qu'on a constatées et qu'il est juste de faire subir à la charge de l'exercice pendant lequel elles se sont produites. Si ces marchandises avariées sont vendues sans perte dans l'exercice suivant, on reprendra cette somme de 500 fr. an crédit du compte de résultats Pertes et Profits accidentels, parce que la provision n'aura plus de raison d'exister, et l'on soldera ainsi le compte de la réserve faite. Si, au contraire, les marchandises demeurent en magasin, on laissera les choses en l'état. Enfin, les marchandises étant vendues avec la perte prévue, c'est-à-dire au-dessous du prix de revient, on créditerait le compte Magasin de l'écart entre le prix de revient et le prix de vente, par le débit du compte d'ordre Réserve pour DÉPRÉa.\TioNS de marchandises. Tout cela est simple et logique.

Consultant de nouveau sa balance provisoire, le comptable solde le compte d'ordre Différences dk Caisse a régc(.ariser (qui ne doit pas demeurer à la balance définitive) par le crédit de Pertes et Profits accidentels.

Passant aux comptes des tiers, il s'arrête à celui de Mauvaises cré-vnces, qui représente une collection de débiteurs devenus litigieux et qui ont été retirés, dans le courant de l'exercice, de la clientèle solvable représentée par le compte Achetkcrs. La

INVENTAIRE

INVENTAIRE

somme de 5.000 fr., qui figure au débit de Mauvaises CRÉANCES, n'est évidemment pas un actif réalisable. Il faut donc la faire disparaître de l'actif : on plutôt (car il est nécessaire de conserver la trace de ces mauvais débiteurs), il faut lui opposer une contre-partie de même somme au passif, au moyen d'une réserve prise sur les bénéfices de l'exercice. D'où l'écriture suivante :

31 Décembre

Pertes ET Profits ACCIDENTELS 5.000 »

à RÉSERVE POUR MAUVAISES CRÉ- ANCES 5.000 »

Provision éventuelle de la somme des mauvaises créances.

De cette façon, les mauvaises créances continuent de figurer à l'actif, mais avec une contre-partie au passif qui les annihile. Supposons maintenant que ces créances soient recouvrées, en tout ou en partie, par le débit de Caisse, dans l'exercice suivant: le comptable reprendra au crédit de Pertes et Profits ACCIDENTELS l'équivalcnt des rentrées faites, par le débit de Réserves pour mauvaises créances. S'il ne rentre rien, il laissera les choses en l'état.

Arrivant aux comptes de résultats, notre comptable constate que les uns sont débiteurs et les autres créditeurs, et il conclut à la nécessité de les réunir en un seul compte appelé Résultats de l'exercice, dont le solde, ou balance, indiquera le résultat net de l'exercice.

Soit les deux écritures suivantes au Journal général :

31 Décembre

RÉSULTATS DE l'exercice 19 7.812,50

à Pertes ET Prokits ACCIDENTELS, 6.288 »

pour solder ce compte

à Escomptes et Rabais 1 .524,50

31 Décembre

Les suivants à Résultats de l'exercice 19 41.500 »

Ventes

pour solder ce compte 35.000 »

RÉSULTATS d'opérations DIVERSES

Frais généraux

Le compte Frais généraux était créditeur de 3.500 fr. à la balance provisoire, ce qui semble anormal. Voici l'explication de cette anomalie apparente : au cours de l'exercice, dans les entreprises de commerce de simple échange bien comptabilisées, le compte Fr.us généraux est crédité chaque mois d'un douzième de son montant total approximatif, par le débit du compte Ventes. On doit comprendre dans ce montant total approximatif des frais généraux, les amortissements qui seront faits en fin d'année. C'est ce qui explique que le compte Frais •GÉNÉRAUX se trouve créditeur de 3.500 fr. à la balance provisoire. Le débit de 3.200 fr. passé plus haut, à la date du 31 décembre, rétablit l'équilibre de ce compte, qui n'est plus créditeur que des 300 fr. passés ci-dessus au crédit du compte Résultats de ■l'exbhcice 19. .

III. Balance définitive d'inventaire intracomptable de fin d'exercice. Fermeture et réou- ■vbrture des comptes.— Voici maintenant le Bilan définitif, toutes régularisations de fin d'exercice ayant élé faites :

A. Capital initial.

B. Capital mouvementé, ou valeurs, d'inventaire.

(Prix de revient.)

C. Comptes des I tiers (Prix de transaction.) I X. Résultats.

(Consommation de capital initial, quand il y a perte; création de capitali nouveau , quand il y a bénéfice).

Capital

Matériel

Mobilier

lAmortissemcnts

'Caisse

ilCftets à recevoir

'Magasin

Réserves pour dépréciation de marcn'".

Acheteurs

1 Vendeurs

Mauvaises créances. .

I Réserve p. créances mauvaises

Résultats de l'exercice 19

Soldes débiteurs ou Actif

Soldes créditeurs ou Passif

En comparant ce bilan définitif à la balance provisoire qui précède, on remarquera que les comptes Différences de Caisse a régulariser. Frais généraux. Ventes, Pertes et Profits accidentels. Escomptes et rabais et Résultats d'opérations diverses, ont disparu par suite des règlements d'inventaire faits ci-dessus, après avoir, durant l'exercice, rempli l'office pour lequel ils avaient été créés. Par contre, trois nouveaux Comptes d'ordre sont ouverts, qui doivent figurer au bilan pour exprimer: l'un une réserve de dépréciations de marchandises, l'autre une réserve pour mauvaises créances, le troisième la somme des bénéfices de l'exercice ou création de capital nouveau au profit de l'entreprise. (Pour explications complémentaires sur les règlements d'inventaires, consulter nos Principes généraux de comptabilité, §§ 103 à 106, et le § 108, relatif à la manière de solder le compte Exercice dans les divers cas. Voir aussi Comptabilité et Notions de commerce, 4'^ partie, consacrée aux Exercices pratiques.)

La balance d'inventaire étant définitivement arrêtée, il y a lieu de répartir les bénéfices entre les associés, par le débit du compte Résultats de l'exercice 19. ., au prorata des parts qu'ils ont chacun dans la Société, comme il est dit aux statuts.

Il reste ensuite à fermer les comptes du Grand- Livre et à les rouvrir à nouveau pour l'exercice qui va commencer. C'est ici une pure opération de comptabilité, qui occasionne deux écritures. Voici la première :

31 Décembre 19..

Les suivants aux suivants.

Pour fermer, à la date du 31 décembre, les comptes Créditeurs et les comptes Débiteurs :

Capital 100.000 »

Amortissements 8.200 »

Réserves pour dépréc. de march... 500 »

Vendeurs 90.472,50

Réserves pour créances douteuses. 5. (XX) »

Résultats de l'exercice 19 33.687,50

à Matériel

à Mobilier

à Caisse

à Effets à recevoir

à Magasin

à Acheteurs

à Créances douteuses

INVENTAIRE — al9 —

En portant ces sommes aux comptes dn Grand- Livre, leur en-dit et leur débit sont égalisés : ils sont tous soldés. A la date du 1" janvier suivant, on formule l'écriture inverse an Journal général, pour rétablir à nouveau les soldes débiteurs et les soldes créditeurs composant l'actif et le passif.

Si l'on nous a bien suivi, on a compris que la balance (/p/i/uVire d'inventaire diffère de la balance provisoire en ce qu'elle exprime la situation définitivement réglée du Comptable d'origine (voy. Comptable) et des tiers débiteurs ou créanciers, c'est-à-dire la composition exacte du capital, tant personnel que social et de crédit, dont le comptable d'origine dispose à une date déterminée. La balance définitive d'inventaire constitue le Bilan par ses soldes. (Voy. Bilan.)

IV. Dr LIVRE DES INVENTAIRES. — Lc Livrc des inventaires est un des trois livres légaux prescrits parle C. de Com. (Voy. Livres de commerce.)

Le Livre d'inventaires est le livre secret du commerçant, et l'on doit apporter beaucoup de soin dans sa tenue. An début d'une entreprise, on y inscrit l'énoncé des valeurs apportées dans le commerce, en les détaillant en quantités et en francs. C'est ici l'inventaire e.r/rfl-comptable, dont nous donnons un exemple plus hant. Nous avons vu que cet inventaire crfro-comptable de début est la base de l'inventaire iHfra-comptable.

De ce fait qu'il y a relation étroite entre l'un et l'autre inventaires il découle que, quand on adopte une classification des comptes, l'inventaire extracomptable doit être écrit, sur le Livre des inventaires, dans l'ordre des comptes du Grand-Livre. Cela facilite les recherches et le travail de passation des écritures. (Voir à Compte : Classification rationnelle des comptes.)

En prescrivant au commerçant de faire nn inventaire annuel, la loi sons-entend évidemment un inventaire /Hi/a-comptable (ou des comptes), contrôlé et redressé an moyen de l'inventaire e.i*(rrt -comptable. Quant au seul inventaire e.rfrrt-comptable, il ne répondrait pas non plus an vœu de la loi, puisqu'il relève de simples comptes arithmétiques de récolement.

En somme, le Livre des inventaires, quand il est bien tenu, contient d'une part le relevé détaillé des différentes valeurs de l'actif, relevé conforme an solde des comptes ouverts à ces valeurs dans le Grand- Livre général, et, d'autre part, la copie détaillée du bilan, tel qu'il résulte de la balance définitive d'inventaire. Ce livre se complète par celui des balances mensuelles et de fin d'année.

V. De la permanence de l'Inventaire. — La comptabilisation des productions et des échanges de valeurs se fait de deux manières:

1* Par le mode empirique ou routinier;

2« Par le mode rationnel ou scientifique.

Le premier consiste à inscrire les opérations de production et d'échange sans la préoccupation d'en déterminer les effets sur l'Inventaire, ni les résultats en perte on en bénéfice.

Le mode scientifique, — que nous avons inauguré par nos travaux et dont l'application est une nécessite inéluctable de bonne administration privée ou publique, — a pour but, au contraire, de déterminer non seulement la situation du Comptable d'origine vis-à-vis des tiers, mais aussi vis-à-vis de lui-même, c'est-a-dire la situation journalière, hebdomadaire

INVENTAIRE

I on mensuelle des valeurs de toute natnre composant ! son Inventaire.

1 C'est à quoi l'on parvient en faisant entrer ces j valeurs à leur pri.v de revient dans l'Inventaire et I en les y maintenant absolument jusqu'à leur sortie, I qui a lieu soit par la vente (avec perte ou bénéfice ; portés dans un compte de résultats), soit par l'inj corporation dans un produit (fabrication, constrnc- I tion, culture), soit par la consommation (frais généj raux) qui en est faite intérieurement, soit par la j disparition occulte (usure, détournement, déperdi- I tion, dépréciation), soit enfin par l'amortissement (mauvaises créances, matériel, mobilier, etc.).

Nous ne pouvons nous étendre davantage ici sur l'exposé de la théorie de la permanence de l'Inventaire : on la trouvera dans nos ouvrages. Bornonsnous à comparer deux bilans, l'un obtenu par la méthode rationnelle, l'autre résultant de la pratique empirique, qui détermine les résultats des entreprises an moyen d'évaluations et de supputations arbitraires, conduisant invariablement aux malentendus, aux irrégularités (préméditées on non), aux désordres de toute sorte, aux mensonges statistiques, aux sophistications de Bilans et à la distribution de dividendes fictifs.

Un commerçant, résoin à suivre intégralement les mouvements de ses opérations et leurs résultats, commence son commerce avec l'Inventaire ou Bilan d'entrée qui suit:

Immeable. ...

Matériel

Magasin

Titres

Passif:

liwrs ertiicifrs...

Cipitil pmoiitl...

Total

Au 31 décembre suivant, après une année d'affaires, la Balance d'Inventaire de notre commerçant, d'accord avec les existants de valeurs, ait prix de revient, se présente comme suit:

Actif

Immenble .

Matériel. . .

Magasin...

Titres

Caisse

Passif :

Total lOU.OOO

lirm tttittUti...

CtpiUl |>fr$«iiel . . .

1 ■ « r t i ss(Mils it

i'iaitable ti 4b

Bitf rid

ToUl 100.000 »

Soit un bénéfice de 20.000 fr., qui a augmenté d'autant le capital personnel du commerçant.

.\yant à faire la preuve de ce résultat et à montrer qu'il a procédé rationnellement, lenégociantexplique d'abord qu'il a laissé figurer son immeuble et son matériel aupri.r de revient, maisqu'il les a amortis de o V«> portés au passif dans un compte Amortissement, c'est-à-dire qu'il a déduit 2.000 fr. de son bénéfice commercial pour les affecter à une réserve devant représenter la dépréciation causée par le temps à son matériel et à son immeuble.

Il explique ensuite:

Que l'existant de son magasin était, au 1" janvier précédent, de fr 40.000 »

Que ses actiats aa prix de revient ont été, dans l'année, de fr 350.000 »

Qu'en Un d'année l'existant en magasin, au

prix de revient, était de 30.000 »

Et ainsi que les sorties dn magasin, au prix

de revient, ont été de 360.000 »

INVENTAIRE

IODE ET lODURES

Mais que le compte Ventes de ces marchandises s'est élevé à fr 450.000 »

Qu'il a frappé mensuellement ce compte Ventes de frais généraux qui se sont élevés dans l'année à fr 70.000 »

Qu'il est alors resté au crédit du compte Ventes, fr 380.000 »

Cependant que le prix de revient était de 360.000 »

D'où un bénéfice arithmétiquement prouvé, de , . . 20.000 »

On le voit, un chef d'entreprise qui procède rationnellement peut prouver arithmétiquement, c'est-àdire d'une manière extra-comptahïe, les résultats énoncés dans son Bilan.

Il est impossible à ceux qui procèdent par la méthode empirique de faire la même preuve. C'est ce que nous allons établir en supposant l'opération cidessus comptabilisée par un commerçant qui suit cette méthode.

La loi laissant le commerçant libre de dresser son Bilan suivant le mode qu'il préfère, voici les chiffres qu'il établit:

Actif:

Immenble, augmenté de

l'entretien 22.000 »

Hatériel, augmenté de

l'entretien 23.000 »

Magasin, existant suivant

éTaiuation 32.000 »

Titres, existant suivant

évaluation 25 . 500 »

Caisse 6.000 »

Passif:

Divers créanciers 28.000 »

Capital 80.500 »

Total 108.500 »

Il fait ainsi ressortir un bénéfice de 30.500 fr., alors que ce bénéfice n'est en réalité que de 20.000 f r . , amortissement déduit.

Invité à expliquer son Bilan, il le justifie en disant :

1° Que du fait de l'amélioration apportée à son matériel et à son immeuble et du fait des affaires qu'il fait dans ce dernier, ils ont bien la plus-value portée aux comptes ;

2" Que les marchandises de son magasin sont en hausse et qu'il les a estimées à bon droit au cours du jour;

3" Qu'il a pratiqué de même pour les titres.

Par conséquent, qu'il n'a rien à changer à son Bilan, lequel, selon lui, exprime la réalité.

Mais qu'on lui demande de prouver ledit Bilan par ses opérations, il ne pourra le faire qii'en ajoutant au résultat de ses ventes le chiffre des plusvalues qu'il tire de majorations arbitraires, de bénéfices problématiques, de frais d'entretien qui devraient frapper les frais généraux et qui deviennent, au contraire, des plus-values des actifs Immenble et Matériel.

Cet exemple topique montre la nécessité qu'il y a de maintenir les valeurs au prix de revient dans l'Inventaire, sous peine d'erreur et de périls évidents. En effet, un industriel qui s'illusionne sur l'état de ses affaires a tendance à augmenter ses dépenses personnelles et ses frais généraux de commerce. D'autre part, et faute de contrôler ses existants par des comptes bien tenus, il peut être victime de soustractions de valeurs quelconques, et il est obligé de fermer les yeux sur mille détails qui ont leur importance; ne connaissant d'ailleurs ses prix de revient qu'approximativement, il est réduit à commercer à l'aventure, c'est-à-dire sans jamais connaître l'écart entre le prix de revient et le prix de vente.

Quant aux Sociétés en nom collectif, en commanmandite ou anonymes qui opèrent comme il vient d'être dit, c'est plus grave encore: elles distribuent fatalement leur capital sous forme de dividendes fictifs et elles arrivent bientôt ainsi aux expédients et à l'anéantissement de leur actif. Eugène Léautey..

IXVENTIOX. Ce mot signifie tantôt l'action d'inventer et tantôt la chose inventée. Le progrès humain n'est qu'une série d'innovations. Perfectionnement et invention sont synonymes.

Toute invention provoque de la résistance, parce qu'elle heurte les habitudes acquises. Si nul n'ose plus répéter avec Olivier de Serres : Ne change point desoc! beaucoup pratiquent encore ce conseil.

Le protectionnisme est une défense contre l'invention faite au dehors des frontières. Des industriels, qui n'existent que grâce aux inventions, déclarent qu'ils se méfient des inventeurs. C'est une forme du. mépris pour le simple travail intellectuel.

L'inventeur éprouve encore beaucoup de difficultés à assurer sou droit de propriété sur son invention ^ (V. Brevets d'inventions, Phopriété industrielle.) Y. G.

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