‹ Dictionnaire du commerce, de l'industrie et de la banqueChapitre 359 sur 1134 · IQUITOS · texte numérisé non relu

IQUITOS

lions de bushels de blé, de lOi millions de bushels d'avoine, soit près de 120 millions d'hectol. de ces trois céréales. La surface cultivée est de ;iO millions d'acres. La première capitale fut^Burlington, sur le Mississipi; lowa-City, ville principale de la grande vallée de la rivière lowa, fut ensuite capitale de 1839 à 18o!). La capitale actuelle est la ville Des Moines ou Desmoines, située an confluent de la rivière du même nom et du Racoon. Elle occupe le centre de l'État et s'est rapidement développée, grâce à la grande ligne de chemin de fer de Davenport à Omaha. La population de Des Moines a passé de 32.000 en 1885 à oO.OOO en 1890 et à Tii.OOO en 1897. Les autres villes principales de l'État sont: Sioux City (34.000 hab. en 1897), sur la rive gauche du Missouri; Dubuque (50.000 hab.), où le plomb et le zinc sont exploités comme à Galena, ville voisine dans rillinois (Dubuque est située sur une terrasse, en face de la limite administrative qui, de l'autre côté du Mississipi, sépare le Wisconsin de l'Illinois, en sorte que le pont jeté en ce point sur le Mississipi réunit trois États); Davenport (36.000 hab.), grâce à son beau port sur le Mississipi, ne forme qu'une ville avec Rock Island et Maline, qui lui font face dans l'Illinois; Burlington (25.000) ; Council Bluffs (;W.000),sur la rive gauche du Missouri, l'une des stations importantes du chemin de fer de Chicago à San Francisco. Plusieurs lignes de l'E. aboutissent à Council Bluffs, reliant cette ville à Omaha par deux ponts sur le Missouri : Cedar Rapids (18.000) sur le Red Cedar; Keokuk (14.000), sur la rive droite du Mississipi, à la pointe sud-orientale de l'État. En ce point, un canal de 12 kil. tourne les rapides du Mississipi. En 1887, la propriété était évaluée comme suit pour la taxation: immobilère, 365 millions de dollars; mobilière 102 millions. La taxe d'État était établie au taux de 25 cents pour 100 dol., soit 2 1/2 pour mille. Les recettes de l'État s'élevaient à 3 millions 1/2 de dollars. Dette insignifiante. L'Iowa possède un grand nombre d'établissements industriels, qui en 1890 occupaient 59.000 ouvriers, recevant un total annuel de salaires de 26 millions de dollars. La valeur annuelle de la production totale industrielle était, à la même date, de 125 millions de dollars. A. Moireau.

IPECACUANHA. Arbrisseau de 30 à 40 cm. de hauteur, du genre Cephœlis, famille des Rubiacées aux écorces odorantes ; tronc noueux, avec poils aux sections annelées; fruits ovoïdes contenant des semences noires. C'est l'Ipécacuanta vrai, Ip. gris ou officinal, de qualité supérieure, ou Ip. de Rio; il a pour terrain de prédilection les parties occidentales de l'État de Matto-Grosso (Brésil). Une seconde qualité, l'Ip. blanc, presque aussi bonne que la première, vient du Poiygala Poya, et d'autres, inférieures (brun, noir, strié, Psychotria emetica] proviennent de nombreuses régions de l'Amérique du Sud (Bolivie, Venezuela, Colombie, etc.) et sont connues dans le commerce sous les noms de Ip. de Carthagène ou de MoUendo, qui sont les ports de transit.

Il y a aussi des Ip. faux, produits par diverses espèces de Viola, d'Ionidium, d'Euphorbia, d'Asclépias, de Periploca, etc.

La récolte des racines d'Ip. gris ou officinal se fait au Matto-Grosso par le procédé sommaire et désastreux de l'arrachement de la plante, ce qui rend les terrains improductifs et contribue avec la

rareté des travailleurs (qui ne peuvent récolter que pendant la saison des pluies, toujours fiévreuse) à l'accroissement des prix.

En 1897, le prix du kilog. des rhizomes de l'Ip. de bonne qualité était en Europe de 16 fr. 50; en 1898, il s'est élevé successivement à 18, 20, 22 et 24 fr.; en 1899, il a débuté à 30 fr. pour arriver fin juin à 49 fr. 50.

Les récoltes, centralisées au Matto-Grosso et à San-Luiz-de-Cacérès, descendent le Paraguay et, par Montevideo, alimentent presque uniquement les trois grands marchés : Londres d'abord, puis New- York, enfin Paris.

Droits de douanes. — L'Ipécacuanha rentre dans la catégorie des racines médicinales autres que de guimauve et d'althéa (celles-ci taxées), qui sont exemptes de droits d'entrée aux deux tarifs, sauf quand elles sont importées d'ailleurs que du pays de production (auquel cas elles payent 3 fr. les 100 kilog. bruts) et quand elles sont importées des entrepôts d'Kurope(.')fr. les 100 kilog. bruts).

Il'SVVIClI. Ville parlementaire et municipalité, capitale du comté de Suffolk, située sur la branche septentrionale de l'Orwell, ou estuaire de la rivière Gipping, par 52" 4' lat. N. et 1° 10' long. E. de Greenwich. Pop. : 42.947 hab. en 1871, 50.546 en 1881, 57.;)60 en 1891, environ 60.000 en 1898. Station du Great-Eastern Railway, à 104 kil. N.-E. de Londres.

n y a deux grands ateliers de construction de machines agricoles et d'autres ouvrages en fer ; fabriques de pierres artificielles, d'engrais; manufacture de soieries; tanneries, fabriques de chaux et de ciment, brasseries ; construction importante de matériel de chemins de fer, vastes chantiers de constructions navales.

Le commerce maritime du port est considérable. Export, de grains, engrais, malt, huile, farine, coke, machines agricoles. Import, de graines, fer, phosphates, bois, charbons, sucre, ciment, sel, etc. Les entrées sont passées de 3.627 navires jaugeant 257.000 t. en 1882 à 2.668 navires et 226.616 t. en 1898. W. P. Stainsby.

IQUITOS. Ville du Pérou, capitale du gouvernement de Loreto, à la place de Moyabamba, tombée en décadence. Elle est depuis 1898 en relations directes avec Liverpool, par deux lignes de vapeurs anglais qui font des voyages réguliers. L'industrie n'y existe pour ainsi dire pas, mais c'est de beaucoup le centre commercial le plus important du Pérou. La pop. est d'environ 10.000 âmes, en majorité Indiens et métis.

Le caoutchouc est le principal article d'export. On en distingue deux qualités principales : cauchoet jébé, dont les prix sont en moyenne de 30 et 50 soles (1 sole est égal à 2 sliillings à peu près) pararrobe de 15 kilog. La moyenne en 1898 a été de 26 soles par arrobe pour le caucho et de 49 pour le jébé. Une qualité un peu inférieure de cette dernière espèce coûte 2 soles en moins. Il y a aussi la qualité vernambi ou caoutchouc en morceaux {scrap rubber) du caucho et du jébé, dont le prix moyen a été de 37 soles par arrobe en 1898. La valeur totale de toutes les qualités s'est élevée en 1898 à 202.916 liv. st., contre 206.047 en 1897: la quantité a été de 1.140.523 kilog. en 1897 et 829.935 en 1898. Cett<' diminution provient de ce que les indigènes abattent l'arbre pour recueillir la gomme; mais la proportion du jébé au caucho augmente beaucoup, ce qui prouve qu'on en vient à de meilleures méthodes d'exploitation, le jébé se récoltant par incisions.

Page 1