ISSUES
ISBKRGUES. V. Aciéries.
ISIGXY. Localité renommée pour ses beurres. V. Beurres.
ISKAXDEUOUN. V. Alexandrette.
ISLAXDE. Colonie danoise appartenant en réalité aux terres polaires et américaines, d'origine toute volcanique, avec sol montagneux, côtes escarpées, mais creusées de fjords nombreux. Les volcans y abondent, les rivières y sont des torrents, l'hiver est long sans être rigoureux et l'été court avec des brouillards. La population en est de 74.177 âmes, sur une surface de 102.000 kil. c, après avoir diminué pendant un certain temps par suite de l'émigration. L'Islande a son organisation indépendante avec son parlement.
On ne peut pas dire que, pratiquement, l'agriculture existe en Islande : il n'y a que des arbres rabougris, le bois qu'on emploie est uniquement du bois flotté, le blé ne vient pas, le foin est la seule récolte naturelle importante, et encore est-ce généralement le produit de prairies naturelles. Le fermage a gardé sa forme du moyen âge : on a créé récemment 4 écoles d'agriculture. L'élevage du mouton et des autres bestiaux occupe 65 % de la population. Il n'y a pas de fabriques. Quoiqu'on exporte une masse de laine eu suint, on tricote une certaine quantité de bas et de gants grossiers; il y a aussi deux petites filatures de laine et des métiers à main tissant du drap. On se livre couramment à la pèche de la morue, du requin, des harengs et des poissons plats.
Les moyens de locomotion sont rudimentaires dans l'intérieur de l'île; les ports de mer ayant une certaine importance sont : Reykyavickz, le chef -lieu, puis Sedisfjord sur la côte E., Akureyri au N. et Isafjord an N.-O. La navigation est du reste parfois arrêtée pendant des mois; dans très peu de ports les navires ont la possibilité d'arriver jusqu'à terre, et Reykiavickz même est installé de façon très primitive.
Par une conservation curieuse des anciennes habitudes, le commerce se fait toujours pour la plus grande part sous la forme de l'échange, et de plus les commerçants en relations avec les Islandais les ont habitués à majorer les prix des articles qu'ils leur achètent, en majorant de leur côté ceux des objets qu'ils leur vendent. Les affaires au comptant s'étaient développées un moment à l'époque où les transactions étaient intenses sur le commerce du bétail vivant, mais celui-ci a beaucoup diminué depuis.
Le mouvement de la navigation dans les ports du pays a été en 1896 de 366 navires, représentant un tonnage de 71.841 t., dont 150 vapeurs (avec 50.004 t.). Dans cet ensemble on a compté 35.469 t. pour la Grande-Bretagne, 17.045 pour le Danemark, 17.627 pour la Norvège. Le mouvement a sensiblement augmenté depuis 1893. Un service régulier d'une Compagnie de navigation de Copenliagne fait 18 voyages annuellement en touchant à Leith et aux Féroë; cette même Compagnie possède en outre deux services côtiers circulaires. On compte au moins trois autres entreprises analogues entre l'Islande et la Norvège ou l'Angleterre. Les navires abordant en Islande payent un droit de 25 œre par tonneau de jauge nette, plus des droits de phares de 15 à 20 œre (l'œre vaut 1 cent. 3).
En 1896, la valeur des import, a été de 459.834 liv. st., dont 272.541 en provenance du Danemark,
92.385 de Grande-Bretagne, 30.385 de Suède et Norvège. On introduit surtout des céréales, de l'épicerie, des tissus, de la quincaillerie, du bois, du sel,, du charbon, du pétrole, etc.Les droits frappent surtout les alcools, le café, le tabac et le sucre. La valeur des export, a été seulement de 392.888 liv. st., dont 117.619 sur le Danemark, 151.722 sur la Grande- Bretagne, 74.910 sur la Norvège, 29.376 sur l'Espagne, 12.437 sur l'Italie. Ces export, portent sur les moutons, les poneys, les laines, les poissons salés et spécialement la morue, le hareng et les huiles de poisson. Des droits d'export. frappent les poisson» salés et conservés.
Pour les renseignements généraux sur les monnaies, etc., se reporter à l'article Danemark.
Il existe en Islande une banque fondée en 188» sous le nom de Banque d'Islande, qui aide au développement du pays et correspond avec le Danemark et l'Ecosse ; mais elle est surchargée de créances sur les habitants. On va instituer une banque hypothécaire. Daniel Bellet.
ISOL.4.XT. Nom donné à tout corps mauvais conducteur de l'électricité et employé à empêcher la déperdition de l'électricité soit à l'état statique, soit à l'état dynamique. Les principaux corps isolants usuels sont : l'ébonite, la paraffine, la gomme-laque, le caoutchouc, la gutta-percha, la résine, le soufre, la cire à cacheter, le verre, la soie, la laine, le papier sec, la porcelaine, le bois sec, puis des compositions diverses obtenues par l'alliage de la paraffine au caoutchouc et à la gutta-percha, telles par exemple que : la nigrite, l'okonite, la kérite, la pécite, etc. Dans cette catégorie des isolants nous rangerons aussi la gutta-percha française, le caoutchouc des. huiles (voy. ces mots). G. D.
ISOLATEUR. Appareil servant à isoler les corps qu'on veut charger d'électricité. Les isolateurs télégraphiques consistent en de petites cloches en porcelaine, en verre ou autres matières isolantes, que l'on place entre le fil télégraphique et le poteau pour isoler ce fil et lui servir en même temps de point d'appui. G. D.
ISPAIIAN. Ville de Perse située à 335 kil. S. de Téhéran et à pareille distance du N. du golfe Persique, par 32° 39' lat. N. et 49» 24' long. E. de Paris. Pop. : 80.000 hab., la troisième ville de la Perse par la population après Téhéran et Tabriz. Le mouvement commercial est considérable. La place est principalement en relations avec Hamadan, Bagdad,. Téhéran, Yezd, Chiraz et Bouchir. Import, de cotonnades de Manchester, de lainages et de verreries d'Autriche et d'Allemagne, de pétrole de Russie. Export, d'opium (plus de 10 millions de fr. par an), de tabac, de tapis, de coton, de riz, de feuilles de henné, de manne. Les bazars sont les mieux pourvus de la Perse, après ceux de Tabriz.
Les établissements industriels sont nombreux : fab. d'indiennes, de calicots imprimés, de tapis et de chapeaux de feutre, de cotonnades, de satins, brocarts de soie, ustensiles en bronze, poteries, reliures ; verreries, teintureries de coton, cuivres ciselés^ cuirs célèbres et bottes persanes.
ISSUES. iVoy. l'art. Farines.) On entend par issues les produits de la mouture du blé, du seigle, après l'expulsion des poussières et déchets, et l'extraction des diverses sortes de farines. Les issues se divisent en gros son, petit son, remoulages ou l'ecoupettes.
52ii —
ITALIE
Elles servent généralement à l'alimentation du bétail ; la mouture des grains en donne une proportion variant entre 20 et 22 Vo»
ITALIE
Sommaire : I. Situation géographique. — II. Population.
— III. .Vgricultnre. — IV. Richesses minérales. — V. Industrie. — VI. Voies ferrées, marine marchande.
— VII. Poids et mesures, monnaies, banques d'émission. — VIII. Commerce intérieur, commerce extérieur. — IX. Régime politique, flnances, dette publique.
— X. Colonies.
L'Italie péninsulaire s'étend de 37' 54' (y à 46° 40' 8' de lat. X., et de 4"' \f T à 16* 2" i' long. E. de Paris ; la Sicile, de 36» 38' 6' à 38» 18'!' de lat. X., et de 10° 5' 3' à 13" 19' 1' long. E. de Paris; la Sardaigne, de 38»ol'8' à 41° 13' 5' lat. X., et de 5° 47 7' à 7° 29' 6' long. E. de Paris. L'Italie péninsulaire a une longueur de 1.016 kil. et une largeur de 568 kil.; la Sicile, 288 sur 188 kil.; la Sardaigne, 270 sur 145 kil. L'étendue des côtes de l'Italie est de 6.876 kil., dont 3.493 pour les îles et 3.383 pour la péninsule (1.331 kil. sur la Méditerranée, 268 sur la mer Tyrrhénienne, 695 sur le détroit de Messine et la mer Ionienne, 1.089 sur r.\driatiqne).
L'Italie est limitrophe de la France sur 487 kil., de la Suisse sur 672, de l'Autriche- Hongrie sur 779, soit au total 1.938 kil. de frontières terrestres.
Le territoire, qui, à la proclamation du Royaume d'Italie (17 mars 1861), mesurait 248.692 kil. carrés, s'accrut, par les annexions de la Vénétie et du Mantonan, de 25.816, et par l'annexion de la ville et province de Rome, de 12.081. Le territoire actuel mesure 286.648,43 kil. carrés, dont 236.464,74 pour la péninsule et 50.183,69 pour les îles.
Population. — La population qui, suivant le premier recensement, fait le 31 décembre 1861, non compris alors la Vénétie et la province de Rome, était de 21.777.334 hab., devint en 1871, avec l'adjonction de ces provinces, de 26.801.134 hab. ; en 1881, de 28.459.628 hab.; au 31 décembre 1897, de 31.479.217 hab., répartis dans 69 provinces, 197 arrondissements ou 87 districts, 8.263 communes, et donnant une moyenne de 109,82 hab. par kil. carré. Le chiffre de 1881 comprend 14.265.383 hommes et 14.194.245 femmes.
Mouvement de l'état civil :
Décès 827.498 784.181 795.327 758.129
•^nées Mariages Naissances
1872 202. 3Ci 1.020.682
L'Italie est le pays qni donne le plus fort contingent d'émigrants:
Émigration Émigration Par
permanente temporaire 100.000 hab.
A destination principale du Rrésil, de la République Argentine, de la France, etc.
Le recensement de 1881 avait relevé 60.000 étrangers habitant l'Italie, dont 10.781 Français : ce nombre s'est considérablement accru, mais non au point de vue français.
L'or que les étrangers de passage laissent chaque année en Italie a été estimé par M. Bodio à un minimum de 300 millions.
Années
Agriculture. — La production agricole de l'Italie est évaluée à 5 milliards : la superficie couverte par les terrains productifs est de 20.283.000 hectares, dont 15.419.000 pour les cultnre.s, 412.000 pour les châtaigniers, 4.093 000 pour les bois et forêts, 339.000 pour les pâturages alpins.
Le rendement moyen, total et par hectare, a été pendant la période 1892-96 — 1893-97 :
PRODCITS
Blé
Mais
Avoine
Orge
Seigle
Riz
Haricots, etc.
Fèves, etc...
Vin
Huile
Pommes de terre.
Châtaignes
Lin
Chanvre
Tabac
Cocons...
Agrnmes.