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7,«) 16,50 105.80 80,80 (la
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quintal
Valeur totale (par 1.000 lires) 2.639.089
L'Italie a été longtemps un des principaux prodneteurs de vin : de 27.538.649 hect. en 1870-74, la production était montée à 31.088.273 hectol. en 1889-93; elle est redescendue à 23.811.833 en 1894-96, mais remontée à 30.600.000 en 1897-99. Depuis l'apparition du phylloxéra, en 1879, jusqu'en 1899, 891 communes ont été frappées sur une superficie de 400.000 hectares.
La production moyenne de raisin de table, pendant la période 1892-93, a été de 288.537 quintaux.
Le monopole du tabac existe en Italie.
Il semble que les conditions de la vie empirent, à consulter la statistique suivante de la consommation par tête d'habitant :
En prenant pour base le marché de Milan, nous voyons que le prix de la viande de bœuf est passé de 1 lire 33 par kilog. en 1871, à 1,49 en 1881 et 1,70 en 1896; le quintal de blé, de 32 lires 46 en 1871 à 23,07 en 1896; 1 kilog. de pain de froment, de 0,497 en 1880 à 0,383 en 1896; le quintal de maïs, de 22 lires 86 en 1871 à 13, 12 en 1896 ; le quintal de riz, de 31, 21 à 82, 70; l'hectol.de vin, de 46à40,(»; l'hectol. d'huile, de 259,22 à 150, 9'7. Les prix ont donc diminué sans que la consommation ait augmenté, tout au contraire.
Nous avons dit quelle superficie occupent les bois
Blé kilog.
Maïs —
Huile —
Vin litres
Alcool —
Bière —
Sucre kilog.
Café —
Sel —
Tabac —
ITALIE
et forêts, en Italie : ajoutons que, de 1867 à 1876, 160.000 liect. de bois furent transformés en cultures : la mesure, peu prudente pour certaines régions, obligea à reboiser 15.666 hect. jusqu'en 1894; mais le reboisement doit s'étendre sur 82.000 hect.
Suivant la dernière évaluation, en 1886, les produits des bois de haute futaie représentaient : Bois d'œuvre et pour usages so- M. cubes Lires
ciaux 1.374.000 17.062.000
Bois à bluter 6.289.000 20. 032.000
Cliarbon 3.019.000 18.133.000
Produits secondaires (non com- Quintaux
pris les cliâtaignes) 15.527.000 32. 174.000
Valeur totale Lires 88.001 .000
Les terrains à bonifier en Italie dépasseraient 700.000 hect., dont 595.000 environ à charge de l'État : sur ces derniers, 285.000 hect. sont déjà bonifiés ; la dépense totale sera de 300 millions. Les provinces qui ont surtout profité de ces bonifications sont celles de Rovigo, Padoue, Venise, Ferrare, Ravenne, Grosseto, Aquila, etc.
La superficie irriguée en Italie est de 1.670.000 hect. Il faudrait environ 800 millions pour irriguer encore 1.400.000 hectares. Le principal canal d'irrigation est le canal Cavour.
Les prés naturels couvrent :
aj 2.423.419 hectares pour les terrains cultivés en foin, avec une récolte de 50.919.381 qx ;
bj 3.574.194 hect. pour les herbages, avec une récolte de 52.954.437 qx ;
cj Les prés artificiels couvrent 1.710. 423 hect. et donnent 65.308.362 qx;
(il Enfin les racines et tubercules à fourrage couvrent 34.642 hect. et donnent 1.889.099 qx de fourrage frais.
L'élevage est une branche importante de l'industrie agricole. On comptait à la fin de 1890 :
Têtes Valeur en lires
Chevaux 720.000 432.000.000
.\nes 1.000.000 5O.(X)O.00O
Mulets 300.000 120.000.000
Bœufs 5.000.000 1.375.000.000
Moutons 6.900.000 82.800.000
Chèvres 1.800.000 23.400.000
Porcs 1.800.000 108.000.000
Valeur totale 2.191.200.000
Bien que l'élevage des moutons se restreigne de plus en plus pour faire place à la vigne, la production de la laine a atteint encore, pendant la période 1891-95, la moyenne de 97.390 quintaux.
En 1883, le rendement brut du bétail était calculé à 1.178.910.000 lires, comme suit. :
Lires
Viande 369.705.000
Os 7.300.000
Laine 33.000.000
Lait 198.735.000
Peaux pour la tannerie 46.800.000
Travail des chevaux et bœufs et accroissement des animaux jeunes 321.170.000
La valeur des animaux ayant augmenté, on estimait qu'à la fin de 1890 le rendement brut annuel ci-dessus devait s'élever à 1.424 millions.
L'élevage des volailles, pour la consommation et la production des œufs, permet à l'Italie d'être un des principaux fournisseurs des marchés européens, en concurrence avec la Russie : l'exportation des œufs, en effet, de 141.000 qx en 1889, s'est élevée en 1898 à 315.000 qx, représentant environ 40 millions de lires.
De même, les procédés de fabrication des laite-
ries se sont améliorés et ont permis de trouver de» débouchés au dehors. Les chiffres de la production moyenne pendant la période 1891-95 sont (par 1.000 kilog.) : Beurre, 16.022; fromage, 75.507; autres laitages, 18.212, représentant une valeur d'environ 120 millions. L'exportation du beurre est passée de 1.360 T. en 1871-75 à 5.101 en 1896-98; celle du fromage de 2.061 à 7.912.
Une industrie nouvelle s'implante en Italie avec la fabrication du sucre de betterave : en quelques mois de 1899, 22 fabriques se sont élevées dans tontes les régions, et d'autres installations s'annoncent. Jusqu'en 1879, la production sucrière italienne était à peu près nulle : 193 qx; dès 1880, elle dépasse 1.000 qx; puis, d'année en année, s'élève à 1.900, 3.500, 7.200 en 1884; en 1885, il y eut un mouvement de recul à 1.800 et même 1.200 qx jusqu'en 1888; mais depuis 1889 cette production n'a ce.ssé d'augmenter : de 7.884 en 1890-91, elle a passé à 11.471 en 1893-94, pour atteindre 21.000 en 1894-95 et 38.770 en 1897-98. Cette industrie a de la marge, puisque la consommation nationale est évaluée à 800.000 qx par an.
Les quantités d'alcool pur produites sont en constante diminution, par suite des restrictions fiscales, alors qu'elles devraient augmenter : après avoir été de 199.486 hectol. en 1890-91, puis de 225.568 en 1891-92, elles se sont abaissées à 165.868 hectol. en 1895-96. La moyenne 1890-96 a donné 98.543 hectol. d'alcool provenant de substances amylacées, 60.095 de vinasses, 31.022 de vin; à vrai dire, on ne produit plus d'alcool de vin : de 90.000 hectol. en 1892, cette production est tombée à 2.000 en 1896.
L'enseignement agricole devrait être plus développé, si le nombre des élèves était proportionnel au nombre des écoles. On compte en effet 5 écoles spéciales de viticulture et d'œnologie, 1 d'oléiculture, 1 de pomologie et d'horticulture, 1 de zootechnie et fromagerie, et 26 écoles pratiques ; au total, 34 écoles, qui ne comptent que 1.137 élèves. De bien plus grands services sont rendus par les chaires ambulantes d'agriculture, dont les zélés titulaires instruisent sans relâche les populations rurales, avec qui ils sont en rapport constants.
Les 4 écoles des mines comptent 83 élèves.
L'Italie possède de nombreux syndicats agricoles, avec Fédération générale à Plaisance, pour la fourniture et même la fabrication des semences, des engrais et des machines. L'État possède également 60 dépôts de ces dernières e| met gratuitement leurs 6.000 machines à la disposition des agriculteurs.
La pêche maritime et côlière emploie 21.63îi bateaux jaugeant ensemble 58.516 t. pour la pêche du poisson (dont 1.788 de 18.857 1. pour la grande pêche), 91 de 1.352 t. pour celle du corail, 101 de 2.173 t. pour celle des éponges. Le nombre des bateaux pour la pêche du poisson a doublé depuis 1871 : la pêche côtière occupe 63.245 personnes et la grande pêche 7.282.
L'Italie, sans être un pays de grande production pour la chasse, se trouve, pour certains produits, dans des conditions très avantageuses. La chasse de la caille est la plus importante, viennent ensuite celles de la grive et du gibier d'eau. Les perdrix se trouvent en Ombrie, en Sicile, en Sardaigne et dans les Romagnes, les faisans en Toscane. La chasse du gibier à poils est de moindre importance, vu l'absence de grandes étendues boisées.
ITALIE
ITALIE
Richesses minérales. — L'Italie possède des mines [ en Sicile, en Sardaigne, dans les vallées alpines. |
En 1808, 1.0:32 mines ont produit ponr 72 millions ^ environ, employant l».31)l travailleurs et 6.800 ciie- i vaux de force représentés par 309 moteurs. Le mi- j uerai de soufre tient la première place avec 3 mil- j lions 362.841 T. (dont ;)22.000T. pour la Sicile); viennent en.snite : le minerai de fer, extrait spécialement de l'île d'Elbe, avec 190.110 T.; le minerai de zinc, avec 132.099 T.; le minerai de cuivre, avec 93.128; le minerai de plomb, avec :i3.930: la roche asplialtique, avec 92.941, etc. On n'a pu jusqu'ici découvrir en Italie de mines de charbon : 2.8 mines de li;-nite donnent 341.327 T. Des recherches récentes ont fait connaître des gisements de nickel en Sardaigne et dans la vallée de la Sesia : ils restent encore à exploiter. Les minerais de fer et de zinc ont été jusqu'à ce jour exportés dans leur presque totalité ; mais la maison française Schneider a constitué une importante Société pour employer sur place le minerai de fer, et d'antre part des essais ont lien en Sardaigne et en Lombardiedans le but de traiter sur place le minerai de zinc par un procédé électrique.
La production des usines métallurgiques a atteint, en 1898, la somme de 112.466.993 lires, nécessitant l'emploi de 33.151 ouvriers et de 37.323 chevaux de force, développés par 870 moteurs, dont 471 hydrauliques et 3:38 à vapeur.
Dans les chiffres ci-dessns, la fonte brute est représentée par 12.387 T., celle de 2' fusion par 12.675 T., le fer par 167.499, les bandes étamées par 7.200, l'acier par 87.467, dont 57.467 d'acier en barres, verges, tôles, 7.569 d'acier en plaques, 21.926 en rails de chemin de fer. Les principales usines (en tout 195) se trouvent à Terni, Savone, Naples, en Ligurie, dans le Piémont et la Lombardie.
Le cuivre est travaillé à Livourne, Naples, Limestre et au Val d'Aoste : la production totale de cuivre brut ou ouvré est de 13.798 T. : cette industrie tend à s'accroître et à suffire de mieux en mieux aux besoins de la consommation nationale, par la fabrication récemment implantée du cuivre éïectrolytique.
Noos avons à citer comme productions importantes : argent, 43.437 kilog. ; plomb, 24.543 ; soufre brut, 502.351 T.; soufre raffiné, 99.494; soufre moulu, 146.001; charbons agglomérés, 609.150, etc.
L'Italie demandeencore à l'étranger de fortes quantités de fonte, fer et acier, zinc, étain, surtout de charbon de terre, dont elle a importé 4.431 .524 T. en 1898.
Nous pouvons classer dans les dérivés des minerais les produits chimiques industriels, qui ont atteint en 1898 une valeur de 43.734.647 lires, répartie ^ur 289 fabriques ayant employé 5.311 ouvriers et 7.097 chevaux de force avec 302 moteurs. Les principanx cliiffres sont donnés par : les phosphates et engrais, 2.286.900 qx: l'acide sulfurique, 1.392.709; le sulfate de cuivre, 63.635; la céruse, 50.870 ; le minium, 27.600; l'acide nitrique, 24.209; les poudres pyriques et explosives, 16.954. Viennent ensuite le sulfure de carbone, la litharge, le blanc de zinc, etc.
L'Italie possède enfin d'importantes carrières de marbre et de matériaux de construction, ensemble 0.XJ6, produisant 7.674.432 T. pour 31.224.142 lires et employant :i2.i:'»:3 travailleurs ; les marbres, albâtres, ardoises, etc., donnent 776.485 T. pour 17 millions 731.417 lires; les matériaux pour constructions et routes, 6.754.848 T. et 10.828.969 lires; les
matériaux divers ponr nsage industriel, amiante, talc, etc., 143.09i) T. et 2.663.&"36 lires.
Le tableau ci-dessous présente les chiffres d'ensemble pour ces diverses industries :