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Avec un 4otaI de 2.270 moteurs représenlant 61.102 cbevaui de force, dont 27.212 hydrauliques, IS.^IO à vapeur.
Industrie. — La discussion est vive dans le camp économique. L'Italie doit-elle être, ou non, un pays industriel ? Jusqu'à ce jour, en se basant sur les faits, on pent dire que les industries ne reposant pas sur l'agriculture ont en plutôt une vie artificielle, à l'abri des murailles douanières élevées pour protéger, par exemple, celles du coton, du fer, du caoutchouc, etc. Mais quand l'Italie aura trouvé les moyens pratiques d'exploiter sur place ses minerais, quand elle aura mis en action ses millions de chevaux de force hydraulique, elle deviendra, ayant déjà la main-d'œuvre à bon marché, un pays industriel.
Nous avons vn plus haut les résultats des industries métallurgiques, dont les principales sont réunies en syndicat et ont établi une agence centrale de vente imposant ses prix au marché : nous avons en même temps donné quelques chiffres sur les industries de produits chimiques.
Par le fait même de sa constitution, les plus anciennes industries de l'Italie sont les industries agricoles : la première de toutes est celle de la soie, qui occupe 200.000 ouvriers (9/10 femmes), 1.401 moulinages avec 60.000 bassines, toutes à vapeur, produisant environ 5 millions de kilog. de soie; 487 retordages comprenant, en 1891, 1 millioD 620.000 fuseaux, 17 cardages et fllatnres de déchets ont doublé leurs fuseaux, qui étaient, en 1891, 34.000; 179 tissages, qui n'avaient alors que 2.535 métiers, en ont aujourd'hui 5.500 qui seront près de 8.000 à la fin de 1900, outre 11.000 métiers à main simples et 2.000 Jacquard. L'Italie a exporté, en 1898, 316 millions de lires en soies moulinées et 40 millions en tissus de soie. Cette industrie est pratiquée snrtout en Lombardie, en Piémont, en Ligurie, en Toscane, dans les Marches, etc.
L'industrie des tissus de laine représente une valeur de 102 millions : la filature comprend 355.350 broches, produisant 15 millions de kilog. de fils, dont la moitié sert à la fabrication des tissus ; le tissage comprend 6.507 métiers mécaniques, 3.760 à main ; 18.484 sont à domicile. L'Italie a importé ponr 16 millions de laines peignées en 1898. Cette industrie est surtout développée dans l'Italie du Nord (Biella, Schio, etc.) et en Toscane (Prato). — L'industrie du coton, qui s'est le plos étendae dans ces dernières
ITALIE
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■années, à l'abri de la protection douanière, compte actuellement environ o30 filatures ou tissages, 1 million 820.000 fuseaux, 76.000 métiers mécaniques, 10.000 à main ou Jacquard, avec 90.000 ouvriers, 19.000 chevaux-vapeur et 27.000 hydrauliques. Ses diverses branches tendent à se syndiquer pour éviter la concurrence et assurer la vente. Principaux centres : Piémont, Lombardie, Ligurie. — Les industries du lin, du chanvre, du jute, sont représentées par un petit nombre de faliriques, mais importantes. — L'industrie du papier se développe : deux fabriques de pâte de bois se sont installées : on peut évaluer la production du papier à 1 million de qx; on compte environ 430 fabriques avec 349 machines et 440 cuves, 18.000 chevaux de force et 16.000 ouvriers. — Les tanneries sont fort nombreuses en Piémont, en Lombardie et dans les Marches : elles font surtout du cuir à semelles; Milan et Naples fabriquent des gants. — La minoterie compte de très forts moulins en Lombardie, en Vénétie, en Piémont, en Ligurie, à Bologne, à Rome, etc. — Les autres .grandes industries italiennes sont celles des meubles, des tresses et chapeaux de paille, des fours à briques, à chaux et à ciment, des porcelaines, du caoutchouc (ces deux dernières monopolisées), des boutons, des chapeaux de feutre (Monza en fabrique 30.000 par jour; autres centres, Alexandrie, Intrà), du matériel de chemins de fer, locomotives, vagons, appareils électriques, etc.
Le nombre des chaudières à vapeur employées en 1898 était de 20.472, dont 2.062 dans la province de Milan, 1.100 dans celle de Turin, 775 dans celle de Rome, etc.
Les installations électriques commencent à prendre un grand développement en Italie; on signale de -nombreux projets d'exécution prochaine : une Société vient de se constituer à Milan, pour acquérir, exploiter et développer des ateliers de construction de machines et appareils; un chemin de fer à traction électrique va être établi de Milan à Varese, un autre d'Alexandrie à Valenza ; il est question d'éclairer à la lumière électrique la ville de Frosinone (prov. de Rome).
Voies de communication : Chemins de fer, tramways. — Pour les chemins de fer, on trouve comme chiffres d'ensemble :
Longueur , Conip. Capital Recettes Détotale kil. État privées d'établis, p. 1.000 L. penses 1891... 13.393 8.567 4.826 4.313.030 257.072 178.459 1896... 15.498 » » 5.048.967 268.873 188.971
Le nombre des locomotives est passé de 2.757 en 1891 à 2.946 en 1896 ; celui des wagons de voyageurs, de 8.222 à 8.536 ; des wagons pour marchandises et bétail, de 48.195 à 50.444 : de fortes adjudications ont été faites récemment, dont ont pu profiter les industries belge, allemande et autrichienne.
Le transport a porté sur :
March. G. V. Mardi. P. V. Bétail
Nombre
Tonnes
Tonnes
Têtes
Le personnel au 31 décembre 1896 était de 96.000 -employés et ouvriers comportant une dépense de 122 millions; les frais de combustibles et d'huile, en 1896, ont été de 24 millions. — Les données les plus récentes que nous ayons s'appliquent aux réseaux Méditerranéen, Adriatique, Sicilien et Sarde; la longueur totale de leurs lignes était au 30 juin
1899 de 13.067 kil., les recettes de 271.009.871Iires, les dépenses d'exploitation de 185.794.584 lires.
Les tramways à traction mécanique avaient au 31 décembre 1897 une longueur totale de 3.055 kil., dont 149 sur routes nationales, 1.919 sur routes provinciales, 597 sur routes communales et 390 en siège propre. De nombreuses lignes sont en construction ou en projet; les capitaux français commencent à disputer ces entreprises aux capitaux allemands ou belges.
Au 31 décembre 1897, la longueur des routes italiennes construites ou en construction était : routes nationales, 6.915 kil. ; provinciales, 39.927 kil. ; communales obligatoires, 57.929 kil. : total 104.771 kil. A noter en outre 165.000 kil. environ de routes communales non obligatoires et routes mulatières.
Le mouvement postal a été de :
Lettres Colis postaux Colis postaux
et cartes p. l'intérieur p. l'étranger
La longueur des fils télégraphiques est passée de 108.908 kil. en 1886 à 158.321 en 1896 : le service téléphonique, très peu développé jusqu'à ce jour, commence à prendre son essor; de nombreuses lignes sont en projet. Au 30 juin 1896, on comptait 57 réseaux urbains, auxquels il faut ajouter aujourd'hui une dizaine de réseaux interurbains, dont le plus long est Milan-Turin.
Les recettes des Postes et Télégraphes sont passées de 59.408.198 lires en 1889-90 à 74.278.281 en 1898-99 ; les dépenses, de 55.698.447 lires à62. 175.568 ; les tarifs restent encore élevés, et l'État se refuse à les réduire, vu le grand nombre d'illettrés italiens (67,26 V„).
Marine marchande. — La marine marchande de l'Italie comptait :
VOILIERS
VAPEURS
N'ombre
Équipage
Nombre
Tonnage
Équipage