JACK
Anvers
Londres
Liverpool
Totaux
Années
Années Fr.
Le total de l'ivoire exposé aux ventes d'Anvers depuis les débuts du marché (1887) jusqu'en 1897, est de 1.231.000 kilog., d'une valeur d'environ 24 millions de fr. La quantité exportée de l'État indépendant du Congo depuis sa constitution est de 1.657.261 kilog. représentant une valeur de 34 millions 221.993 fr.
Les import, d'ivoire à Anvers ont été en 1898 moindres qu'en 1897, mais supérieures néanmoins à celles de 1896 : elles ont comporté 231.000 kilog. contre 263.000 en 1897 et 200.000 en 1896. Le total des ventes en 1898 a été de 203.300 kilog. contre 281.000 en 1897 et 263.700 en 1896. Le stock invendu avant la fin de l'année 1898 était de 110.000 kilog.
Les prix moyens aux ventes d'Anvers ont été, au kilog. :
Années Fr.
En ne tenant aucun compte de la qualité ni du poids, le prix moyen réalisé en 1898 a été de 18 f r. 33 ; il avait été de 16fr.93 en 1897, de 13fr.82 en 1896 et de 16 fr. 40 en 1893.
Ivoire végétal ou Corozo. — La République de l'Equateur fait par ses ports de Guayaquil, Manta, Esmeralda et Bahia de Caraquez,un commerce d'ivoire végétal (tagua), qui a été, en 1898, de 11.300 T., dont les 2/3 sont allés en Allemagne, le 1/6 aux États-Unis, le reste en France et en Angleterre.
Voici quelles ont été les cotes du marché de Guayaquil en 1899 (pour 100 livres anglaises) :
jVoî'.r d'ivoit-e Sucres Fr.
Noix non décortiquées 1,40 à 1,30=3,22 à 3,43
— décortiquées 2,40 à 2,00 = 5,51 à 5,78
Rendues franco à bord non emballées en sus environ 0,60^1 fr. 378
Rendues franco à bord, en sacs. 0,73 = lfr. 716
L'approvisionnement se fait de février à juillet, durant la saison des pluies ; il est immédiatement exporté. (V. Corozo.)
On l'imite avec du caoutchouc durci à l'aide de magnésie ; on fait ainsi des billes de billard.
Ivoire artificiel. — La destruction des éléphants et leur disparition probable dans un délai rapproché a porté les inventeurs à chercher le moyen de fabriquer de toutes pièces une matière aussi semblable que possible à l'ivoire animal. On croit y être arrivé en traitant le lait de la manière suivante :
On le fait coaguler, on sépare le petit lait par pression. On mélange le caillé avec une solution de borax,, dans la proportion de 3 kilog. de caillé pour 11/2 de borax dissous dans 3 litres d'eau. On chauffe doucement; une partie claire et liquide se sépare, et il reste une sorte de gélatine fondue, à laquelle on incorpore une solution d'un sel minéral, couperose, vitriol bleu ou vitriol blanc (300 gr. dans 1/2 litre d'eau). Une nouvelle partie liquide se sépare par filtrage, et il reste une partie solide molle que l'oni moule sous forte pression avant qu'elle ait eu le temps de durcir; on fait enfin sécher à haute température.
Cet ivoire artificiel ou lactile est dès à présent employé comme isolant par les électriciens dans les mêmes conditions que l'ébonite. (Voy. Caoutchouc durci.)
On obtient une autre sorte d'ivoire artificiel en. injectant du bois blanc sous pression avec du chlorure de chaux; et encore en soumettant des os de mouton, préalablement mis à macérer pendantquioze jours dans du chlorure de chaux, au chauffage à la vapeur dans un autoclave avec des déchets de peau blanche de daim, de chevreau, etc. La masse fluide ainsi obtenue, additionnée de 2 à 3 "/„ d'alun, filtrée,, séchée à l'air en plaques durcies enfin dans un bain d'alun, imitent l'ivoire naturel et sont faciles à travailler et à polir.
Commerce . — Les Tableaux du commerce de la Francene donnent que des chiffres d'ensemble pour les import, et les export, d'ivoire et écaille factices ou artificiels, pour lesquels ils n'ont une rubrique que depuis 1887.
De 1887 à 1896, la moyenne annuelle de l'import. (C. S.) a été de 40.000 kilog. valant 320.300 fr., avec des variations considérables (48.500 kilog. en 1887, 104.500 en 1890, 129.000' en 1891, pour tomber à 37.300 en 1892, 1.436 en 1893, 1.424 en 1894). La moyenne annuelle de l'expert. (C. S.) pendant la même période a été de 38.200 kilog. pour 442.800 fr.,. avec un maximum de 163.000 kilog. en 1891 et un minimum de 12.500 en 1889, 15.000 on 16.000 en 1894, 1893 et 1890.
Pour 1897 et 1898, nous avons les chiffres suivants, an C. S. (en kilog.), au prixE. V. D. de 6fr. à l'import. etde- 10 fr. à l'export. le kilog. :
Import. Export.
Notre import, vient d'Allemagne en presque totalité. Nous exportons surtout en Belgique (3.000 kilog. en 1897 et 1898), en Angleterre (1.320 en 1897, 2.633 en 1898) ; nous avons exporté 1.938 kilog. en Allemagne en 1898, alors que jusque-là notre export, d'ivoire et écaille factices y était nulle. ,
Droits de Douane.— L'ivoire artificiel on factice paye, i, ainsi que l'écaillé factice, 100 fr. au T. G., 73 fr. au T. M,, t les 100 kilog. nets. Le tarif des Douanes vise surtout ici I) les variétés du celluloïd connues dans le commerce sous i les noms de xylonile, ivoride, lithoxyle, fibrolithoïd. (Voy. / Celluloïd.) Ï
Le celluloïd on ivoire factice ouvré suit le régime de la f «Tabletterie d'autre matière» et paye 190 fr. T. G., 130 fr.. ' T. M. les 100 kilog. nets. |
IVOUIDE. V. Celluloïd.
JACK ou Jack-Knife. On donne ce nom aux commutateurs à cheville ou à ressort (jack-knife) employés dans les bureaux centraux téléphoniques,
notamment à Paris et en Amérique, pour relier les différentes lignes et mettre en communication les abonnés.