JAMAÏQUE
J ACM EL. V. Haïti.
JACQIEZ. V. Vins.
JACKE on JAGRE. Xom donné à nn liquide -extrait dn tronc des palmiers et qui contient une certaine quantité de sncre semblable à celui de la canne et de la betterave. Ce liquide, abandonné à la fermentation , donne une liqueur désignée sons le nom de riu de palmier. G. D.
JADE. V. Feldspath.
JAFFA. Ville maritime de la Turquie d'Asie, située dans la province de Syrie, à *i kil. X. -0.de Jérusalem, par 32- 3" lat. X. et 32» 24' long. E. de Paris. Pop. : So.ûOO hab.,dont 23.000 musulmans et 6.000 Israélites.
Les principales industries sont : la fabrication du savon ordinaire (8 fabriques exportant, principalement en Egypte, pour une somme de 2 millions de fr. env. par an) ; les tanneries, au nombre de cinq (leurs produits,d'une valeur annuelle de 30à3o.000fr., sont très ordinaires) et l'ébénisterie, occupant 120 à laO ouvriers et produisant de 40 à 50.000 fr. par an. Lesimport.dl.OOO.OOOdefr.env.et 62.000T.) consistent surtout en matériel de construction, céramique, tissus divers, pétrole, quincaillerie, lingerie, conserves alimentaires, spiritueux: les export. i9 à 10 millions de f r. env. etia.OOO T.), en savon, oranges, céréales.
Voici les prix des principales marchandises : café, 200 à 220fr. les 100 kilog. : sucre, 30 à 3ofr.le quintal; oranges, de8 à lOfr. la caisse de 100 à 110 pièces : sésame, 32 fr. les 100 kilog. rendus à bord: bnile,deoOàoofr.;savon,deoOàGofr. les 100 kilog. Il n'y a pas de port et la rade est mauvaise: les navires doivent mouiller au large. Un port artiflciel est projeté. JaRa est une escale des paquebots ■des .Messageries Maritimes (ligne de .Marseille à Beyrouth), de la Compagnie Cyprien Fabre (.Marseille à Mersina), du Lloyd .\utrichien (Trieste à .Alexandrie) et de la Compagnie russe de navigation à vapeur Odessa à -Alexandrie). Le mouvement des voyageurs par merest d'environ 40.000 par an ; celui des marchandises, de 20 à 22 millions. Tète d'un chemin Je fer de 87 kil. sur Jérusalem ; le tonnage des marchandises transportées est d'env. 15.000 T. par an. Il n'y a pas de banques à JaBa. Les agences auxiliaires de la succursale du Crédit Lyonnais à Jérusalem et de celle de la Deutsche Palestine Bank ne sont chargées que de l'encaissement des traites sur les négociants de Jafia.
Les mesures et poids sont : le kilé (20 à 25 kilog.. employé sartont pour les céréales): le rotoli, 2 ocqnes 1/4: l'ocque. 1 kilog. 1/i environ. L'administration des Douanes •ne se sert que des poids français. Les principales monnaies sont:lapiècede vingtfr..lemedjidié(ifr.20) et les francs français, le bechlik (Ofr.55), et le métallik (Ofr.05).
J.\IS. Le jais ou jaillet, qu'on nomme aussi siic- ■cifion ambre noir, est un lignite compact, dur, d'un noir luisant et très foncé. On le taille aisément «t 11 peut recevoir un très beau poli : on en fait des objets d'ornement et des parures de deuil. On le remplace le plus souvent dans le commerce par le jais artificiel, qui est une sorte de verre ou d'émail coloré «n noir, coulé en tubes ou taillé en pierres à bijoux. Les import, de jais sont peu de chose: 5.021 tilog. a 1 fr. le kilog. en 1898; les export., tout à fait insignifiantes. L'import. avait été, en moyenne annuelle, de 3.000 kilog. environ pour -^i 300 fr ■de 1887 a 1896; l'export., de 278 kilog. pour 2.200 fr.
Douanes.— Le jaîs brut est exempt de droits anx deux tarifs. Le jais ouvré, à l'exception des boutons, des fumecigares on cigarettes montés en ambre et de la bijouterie garnie de jais, paye 73 fr. T. G. et CO fr. T. .M. les 100 kilog. nets. .Monté sur métal commun, il suit le régime de la «bijouterie fausse» (i50fr. T. G., 100 fr. T. .M. les 100 kilog. nets). Monté en or, argent on autre métal précieux, il rentre dans la ■ bijouterie de métaux précieux » (l.OOOfr. T. G . , 500 fr. T. .M . les 100 kilog. nets). Quant aa jais artificiel en verre noir, il est taxé comme a vitrifications* (150 fr. T. G.. 100 fr. T. .M. les 100 kilog. nets).
JAM.\ÏQUE. La plus grandedes .Antilles anglaises, située dans la mer des .\ntilles, à 140 kil. S. de Cuba, 185 kil. 0. d'Haïti, 635 kil. X.-E.de l'Amérique Centrale, entre 17«40' — 18»30' lat. X. et 78* 30" — 80» oC long. 0. de Paris. Sup. : 18.859 kil. c. (230 kil. de l'E. à l'O. sur 50 à 60 kil.). Pop. : 580.000 hab. en 1881, 639.000 en 1891, 715.000 en 1897. L'île est très montagneuse; point culminant : 2.488 m. Xombreuses rivières, qui ne sont pas navigables.
Le climat varie suivant l'altitude. Il est très chaud dans les basses terres : la moyenne à Kingston oscille entre 22* et 27», à 1.200 in. entre 13» et 16». Orages fréquents et violents de mai à octobre. Pluies : lm.25 à 3m. 75 par an.
Le gouverneur est assisté d'un conseil privé et d'une assemblée législative. Il y a une haute cour de justice et des tribunaux de district. L'armée compte 2.000 hommes env. La capitale, Kingston, a 46.000 hab.
Situation financière, en milliers de liv. st. :
Revenus 394 788 748
Dépenses 5i8 666 732
Dette publique 1.257 1.892 2.098
Tous les fruits des Tropiques se trouvent dans l'île: ananas, orangers, bananiers, etc. — En 1896, 693.076 acres étaient cultivés : 182.489 en terres labourables et 511.1&) en pâturages. On comptait 30.036 acres en canne à sncre, 25.559 en café, 19.^7 en bananeraies, 10.940 en cocotiers. Il y a du bétail dans les plaines et du poisson sur les côtes. Animaux de ferme en 1898: 53.025 chevaux, 117.695 bêtes à cornes, 15.511 montons.
Un contrat a été signé il899) pour cinq ans avec la « Jamaica Fruit and Prodnce .Association », portant établissement d'un service direct pour le transport des fruits et des passagers entre la Jamaïque et le Royaume-Uni, à partir de mai 1900. Les paquebots feront un service bi-hebdomadaire entre Kingston et Port-.\ntonio d'une part, et Sonthampton d'autre part. Ils seront aménagés pour le transport des fruits, pourront contenir an moins 20.000 colis de bananes, recevoir vingt-cinq passagers de première classe et douze de seconde classe. Les concessionnaires s'engagent, entre antres choses, à employer au moins six agents, à la Jamaïque, au développement de l'industrie des fruits : à améliorer le wharf de Kingston et des autres ports et à construire un ou deux hôtels de plus dans l'île. La subvention annuelle qui leur est accordée est de 10.000 liv. st., dont la moitié fournie par le Gouvernement impérial.
Commerce extérieur et Nacigation. — Le mouvement commercial et maritime a été le suivant :
1883 1890 1898 (en milliers de liv. st.) Import, totales 1.625 2.188 1.814
— du Royaume-Uni 941 1.232 819
Export. toUles 1.469 1.902 1.662
— an Royaume-Uni 800 614 342