‹ Dictionnaire du commerce, de l'industrie et de la banqueChapitre 380 sur 1134 · JERSEY · texte numérisé non relu

JERSEY

ifle l'année. On distingue 4 zones : !• torride.du bord -delamerà6oOm.(temp. moyenne27'; minimnm.lO*, maximum 34» ; chute des pluies 2 m.) ; 2» moyenne ou tempérée, de 650 à 1.450 m. ^temp. moyenne, 20*) ; 3* fraîche, entre 1.450 et 2.400 m. (moyenne, i5«) ; 4» froide, au-dessus de 2.400 m., où la température varie de 8" à 13". La flore et la faune sont très riches : tigres, panthères, rhinocéros, sangliers, bœufs sauvages.

Productions. — Les richesses minérales com- -mencent à être exploitées. Un capital considérable a été consacré à l'industrie de l'huile de pétrole à Java. Le pétrole se trouve en grande quantité dans les provinces de Samarang et de Sourabaya. En 1897, les fabriques de Wonokromo et de Blora ont fourni i.20i.l 10 caisses de pétrole. Les mines d'or ont beau- ■coup d'avenir à Java ; on affirme que quelques-unes •d'entre elles seront aussi productives que celles du Transvaal. 85.077 piculs d'étain ont été exportés en 1897.

La ressource principale de Java est l'agriculture. 40 V, <ln sol sont cultivés. La plus grande partie de ces terres appartient au Gouvernement. Les propriétés privées se rencontrent surtout dans l'O. de l'île. On comptait, en 1897, 835.900 hect. de propriétés possédées par des Européens, 258.600 hect. par des Chinois et 15.000 hect. par d'autres Orientaux étrangers. Le riz et le maïs sont les cultures qui occupent la plus grande surface.

En 1891. le Gouvernement a cessé de cultiver le sucre. Les particaliers détiennent les plantations en toute propriété ou elles leur sont cédées à bail de 75 ans par le Gouvernement. I-a culture de la canne à sucre, qui ne «ouvrait que 2.800 bect. en I87i, s'étendait, en 1891, sur -51.304 bect. I^ production est passée de 559.316 T. en 1895 à 509.140 en 1896 et 535. 49i en 1897 ; elle a été, en 1898, de 2.880.267 piculs. I.e café a donné, en 1891, 52.308 T.. dont 49*/. des plantations gouvernementales, et en 1897 56.164 T., dont 29.342 des mêmes plantations. En 1899 et 1900, les récoltesde café des seules plantations particulières ont été respectivement de 5.321 et 3,317 T. en Libéria et 4i3 30 270 et 25. c:»» T. en Java.

La production du quinquina s'est élevée de 2.730.234 kilog. en 1890 à 3.858.421 kilog. en 1897; la plupart des plantations sont adermées ans particuliers. La production <hi tabac a été de 14.377.369 kilog. en 1892 et 13.721.430 "kilog. en 1897 ; celle du tlié. de 3.014.209 kilog. en 1888 et *.349.000 en 1896: celle de l'indigo, de 685.984 kilog. en 1893 «1621.666 eu IS'95. Java produit aussi la noix muscade et le cacao. Les forets abondent en bois de teck, bambous, bananiers, palmiers, etc.

On a compté, en 1894, 2.649.000 buffles, 2.313.000 bœufs ■et vaches et 520.;)00 chevaux. — L'industrie est encore peu développée. On fabrique des cotonnades à Samarang, Ojokjokarta et Sourakarla. — Le commerce extérieur et la aaTigation sont très actifs. (V. Indes Néerlandaises et BiLT.\viA.) Les sucres ont été exportés, en 1897. principalement à Hong-Kong, 13.042.000 Qorins, Port-Saïd. 11.867.000, Canal delà .Manche. 7.189.000. ÉUts-Lnis, 4.770.000, Portugal, 3.142.000. .Australie, 3.233.000, Singapore, 2.718.000 Angleterre. 1.641.000.

L'île de Java est sillonnée de bonnes routes. La longueur des chemins de fer est de près de 1.500 kil. La ligne principale, de Batavia à Passourouan, passe par Djokjokarta, Sourakarta et Sourabaya, av.-c embranchement sur Samarang.

Pour les monnaies, poids et mesures et le tarif

iuanier, voy. Indes Néerlandaises, .Mesures et 1 oïDs et les Annales du Commerce Extérieur ■1' fascicule de 1886. Abel Rvvier. '

JAV.yi'.vi COU.XTY. Région de la province d'Arizona (Lnats-Unis), où se trouvent de riches gise-

ments de enivre mis depuis pea en exploitation. On estime la production en 1899 à 120 millions de fr., alors qu'elle était seulement de 13 millions en 1893. ArizonaCity, qui avait en 1898 500 hab., en compte 2.000 (octobre 18î>9) ; Jérôme a vu sa population passer, en moins d'un an, de 800 à 4.200 hab. L'or et l'argent mélangés aux minerais e-i sont extraits à titre de produits secondaires et couvrent, dit-on, la plus grande partie des frais d'extraction et de métallurgie.

JAVEL (Eau de). V. Chlorures : Cblorares décolorants.

JERSEY. L'une des îles anglo-normandes, la pins méridionale et la plus grande du groupe, située dans la .Manche à 25 kil. 0. de la côte française et 140 kil. S.-E. de la côte anglaise. Sup.: 116 kiL carrés (22 kil. sur 10|. Pop.: 52.445 hab. en 1881, 54.518 en 1891. Capitale Saint-Hélier, sur la côte méridionale. Le climat est très tempéré.

Le sol, d'une fertilité remarquable, produit du blé, de l'orge, des betteraves, des pommiers à cidre. On compte près de 15.000 tètes de gros bétail et de 3.000 chevaux. Les vaches sont regardées comme les meilleures laitières de l'Euçope.

L'industrie n'a pas d'importance. Le commerce est au contraire florissant. Export, de granit, bétail, beurre, fruits. Import, de lainages, quincaillerie, verreries, charbon, savons, etc. Chambre de commerce.

Le port de Saint-Hélier est accessible aux navires de 800 t. : il a 8.500 pieds de quais. Escale des paquebots de l'Anglo-French Steamship, de Saint- Brieuc tous les liuit jours (prix du passage 6fr.25 à 8 fr. 75) ; du London and South-Western Railway, de Southampton également tous les huit jours; de Saint-Malo et de Granville, deux fois par semaine en hiver et trois fois en été (prix : de 5 à 8 sh.). Pour les droits de port, voy. \e& Annales du Commerce Extérieur : Enquête sur la .Marine marchande.

Les ventes se font contre des chèques de la part des clients dont la solvabilité est connue, avec trois mois de crédit sans escompte, et contre remboursement ou bon postal de la part des clients dont la solvabilité n'est pas connue suffisamment. La Cour royale de Jersey connaît de tontes les affaires où le débiteur est résident dans l'île, quelle que soit l'origine du litige.

Vice-consulat de France à Saint-Hélier. La langue française s'est maintenue.

.A. la tète de l'île est placé un lieutenant-gouverneur anglais. L'administration est entre les mains d'une .Assemblée de 51 membres, les États. La Cour comprend 12 jurés justiciers élus à vie par tous les contribuables. Le budget annuel se chiffre par environ 600.000 fr., la dette par 4 millions.

Les monnaies anglaises sont seules acceptées, sauf les pièces de cuivre frappées pour Jersey et qui circulent avec les pièces analogues d'.Angleterre. l^s dénominations jersiaises sont : 1* pour l'or: le louis d'or, pour souverain ou pound (livre sterling), le demi-louis pour demi-souverain ;• 2* pour l'argent : le double écu pour couronne, l'écu poar demi-couronne; le deux-chelin pour tlorin, le chelin pour shilling, le douze-sous pour demi-shilling on six pence, le huit-sons, six-sous, deux-sous, sou, pour 4, 3 pence 1 et 1/2 penny.— Outre les billets de la Banque d'.\ngleterre. il circule à Jersey de nombreux billets d'un louis (une livre sterling) émis par les paroisses; bien que sans cours légal, ils sont généralement acceptés.

L'étalon de poids est l'ancien marc de Rouen, valant nne demi-livre. La livre = 16 onces, le quintal 104 livres, la

JET A LA iMER

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