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réunir fictivement les objets jetés aai objets sanvés pour reconstituer la valeur intégrale du chargement ; il faut appliquer le même procédé pour le navire, en réunissant fictivement les parties sacrifiées à celles qui restent intactes.

L'inégalité entre le navire et le fret, d'une part, et la cargaison, d'autre part, est voulue par le législateur. Par une conception plus philosophique que pratique, on a considéré que le fret représentait l'usure du navire pendant le voyage, en sorte qu'en les faisant contribuer l'un et l'autre pour leur valeur entière on aurait fait mauvaise mesure, au détriment de l'armateur.

Cette conception s'éloigne aujourd'hui plus que jamais de la vérité : il n'est pas exact que le fret d'un transatlantique allant à New- York, qui peut monter à 200.000 fr., représente la moitié de la valeur de ce transatlantique, qui a pu coûter 4 millions. C'est un texte légal à modifier.

Cas mixtes et complexes. — Il peut y avoir un jet sans sauvement. Si le navire n'est point sauvé par le jet, il n'y a lieu de sa part à aucune contribution. Mais la marchandise n'est pas exonérée de sa contribution, dès qu'elle a été sauvée par le jet. Il est possible qu'une fois dans le port le navire soit reconnu innavigable ; s'il y a amené néanmoins le chargement, celui-ci ne saurait se soustraire à contribuer aux sacrifices consentis. A l'égard de l'armateur, le navire est réputé innavigable lorsqu'il ne peut plus remplir sa fonction ; mais cette règle, spéciale au contrat d'assurance, ne saurait s'étendre anx relations entre l'armateur et les chargeurs.

An petit cabotage, le propriétaire des marchandises chargées sur le tillac, et qui ont jété jetées à la mer pour le salut commun, a une action en contribution contre les autres chargeurs, contrairement à ce qui a lieu pour le long cours et le grand cabotage. En cas de jet de marchandises placées . dans la dunette, il y a lieu d'en faire entrer la valeur en avaries communes, puisqu'elles ne sont exposées ni anx intempéries de l'air, ni à la violence des lames. La dunette forme un véritable entrepont, offrant an chargeur autant de sécurité que la cale.

Le capitaine qui laisse sur le pont des vivres et provisions ou des planches, avirons, bonnettes et voiles qui devraient rester dans la cale, n'est point reeevable, en cas de jet, à demander que la valeur en soit admise en avaries communes. L. Foczés. JEUXES DE LANGUES. Les élèves de l'École des Langues orientales, à Paris, entretenus aux frais du département des affaires étrangères et destinés à remplir les fonctions de drogman, sont appelés jeunes de langues. En sortant de l'école du drogmanat (au lycée Louis-le-Grand de Paris), ils sont d'ordinaire envoyés à Constantinople ou dans les consulats généraux du Levant pour y terminer leur éducation sons la direction du premier drogman de l'échelle à laquelle ils sont attachés avec le titre il'élèves drogmans. Les jeunes de langues sont géiif-ralement Uls, petits-fils ou neveux de secrétairesinterprètes on drogmans: ils ne peuvent être plus ili* douze. (V. Enseignement technique.)

JEUX DE BOURSE. La loi reconnaît et protège, au même titre que toutes autres conventions, les contrats aléatoires, du moins certains d'entre eux ; mais le jeu et le pari ne peuvent engendrer aucune action en justice (C. Civ., art. 19(ï5). Toutefois, la loi déclare qu'en aucun cas le perdant ne peut ré-

péter ce qu'il a volontairement payé (C. Civ., art. 1967), à moins qu'il n'y ait eu de la part du gagnant vol, supercherie et escroquerie.

Les opérations de Bourse sur les valenr^ mobilières ou sur marchandises peuvent donner lien à des opérations de jeu. Mais la recherche de l'intention des parties ne peut aboutir à aucune solution satisfaisante. Des considérations économiques, d'antre part, militent en faveur de la reconnaissancedes marchés à terme, et même en admettant que parfoi» ils aboutissent à un jeu, c'est le réprimer utilement que de condamner à supporter lesconséquencesde so» acte celui qui a fait servir les marchés à terme à tout autre but que celui auquel ils sont normalement destinés. Aussi la loi du 29 mars-8 avril 18^ reconnaît-elle légaux tous les marchés à terme et interdit-elle l'admission de l'exception de jeu lor» même que ces marchés se résolvent par des différences, sauf le cas cependant où les parties ont expressément convenu par avance ne vouloir nullement effectuer des marchés. (Voy. Agiotage et Marchés A TERME.) On ne saurait admettre l'exception de jeu an moyen d'autres preuves que des preuves écrite à moins d'enlever tout effet à la loi de 1885.

Emmanuel Vidal.

JEUX ET JOUETS. V. Bimbeloterie, Jouets.

JO.^ILLERIE. .\rt de mou L>r les pierres précieusessur des ornements en or ou en argent. Le montage à jour est surtout en usage pour le diamant et le& parures en guirlandes, bouquets, etc. Le montage plein convient aux pierres de couleur et aux objet» simples. L'opération par laquelle la pierre est fixée au métal s'appelle sertissage. Les pierres des bagues sont fixées dans un chaton qui est ensuite soudé à l'anneau. (V. Bijouterie, Orfèvrerie. Voy. aussi l'article Garantie des ouvrages d'or et d'aroext- Cet article contient l'exposé de la législation qui régit la fabrication, la vente à l'intérieur, lîimport. et l'export des ouvrages de tout genre en or on en argent.)

JOEUF. V. AaÉRiEs.

JOHAXXESBURG. La plus grande ville du Transvaal, située à iOO kil. S.-O. de Pretoria, au centre du district minier du Witwatersrand. Fondée en 1886, elle se développa très rapidement. Pop. : SDOO hab. en 1887, 26.000 en 1890, 102.078 en 1896 (79.315 hommes, 22.763 femmes), dont 50.907 blancs (34.02ft Anglais, 3.335 Russes, 2.262 Allemands, 819 Hollandais, 616 .\méricains, 402 Français, 206 Italiens), 42.533 Cafres, 4.807 Chinois et coolies des lîides, 952 Malais. D'après les dernières statistiques (jtvant la guerre de 1899-1900) les mines de Johannesburg occupaient environ 7.000 ouvriers blancs- et près de 45.000 ouvriers noirs'. Le climat est sain; il ressemble pendant les six mois d'hiver à celui de Nîce.

Le commerce est considérable, principalement ea minerais d'or. Bourse. Chambre des Mines. Nombreuses banques ; succursale de la Bancpie française

1. Un Toyageor, M. Hohl, écrit : « En nn jour, vous avez affaire i toute Fespcce humaine : votre domestique est un Câfre, votre blanchisseuse une mulâtresse, votre boulanger et votre uilleor des- Anglais, votre cordonnier un Allemand, le cuisinier de votre hôtel est un Français, la modiste de votre femme une Fran<,-aise ; vousachetez vos légumes à un coolie hindou, votre charbon au Chinois du coin, votre épicier est un juif de Russie et votre voisin de table un Américain. >> En 1889, époque de la plus forte immigration. . le pain coûuit 0 fr. 90 la livre, le vin ordinaire 10 fr. la bouteille, la bière 5 fr., les œufs 8 fr. la douzaine, les pommes de terre 1 lr.50 le Vilog. Un logement pour une famille de trois pcrsounes-reTeiuit à 1.200 fr. par mois.

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