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lions; pour les céréales, 6 millions 5, et pour les valeurs mobilières, .1 millions). Le sucre brut tient le premier rang dans le commerce de Kieff, qui est le point le plus important en Russie pour le trafic de cette marchandise. Dans la province de Kieff se trouvent de grandes plantations de betteraves (plus de 80.000 déciatines — de 109 ares — de la surface emblavée) qui fournissent la matière première aux sucreries locales. 11 y avait en 1890 dans la province de Kieff 02 sucreries (prodact. 3o millions de roubles avec -X.'.^l ouvriers) et 4 ratSneries (production, 21 millions 3 avec 2.275 ouvriers). Kieff est aussi un point de transit pour les marchandises exportées par la voie du Dnieper au sud (bois, pierres, résine, ciment) et au nord de la Russie (céréales, sel, alcool, beurre). Les industries de Kieff s'exercent sur les matières premières du pays. Il y a à Kieff des moulins, des distilleries, des sucreries, des fabriques de tabac et de levure. Le nombre des fabriques a été en 1896 de 133 (production, 15 millions de roubles avec 7.031 ouvriers). Une foire, dite des contrats, se tient à Kieff du 5 au 26 février (vieux style). Les transactions pour le sucre brut et les céréales y atteignent plusieurs millions de roubles.

Comptoir de la Banque de Russie. Succursales des banques foncières de la Noblesse et des Paysans, de la Banque de commerce de Volga Kama, de la Banque Internationale de Saint-Pétersbourg et de la Banque Russe pour le commerce extérieur. Banque Industrielle de la Russie Méridionale. Banque de commerce privée. Banque Foncière de Kieff.

Pour les mesures, poids et monnaies, voy. Mesures ET Poids, Russie. P. A.

KIEL(Cax.vl de) on C.vx.\l Empereur-Guillaume. Ce canal va de l'Elbe à la mer du Nord. Il a été creusé en 1885, en vertu d'une loi fédérale allemande, qui a ouvert, à cet effet, un crédit de 150 millions de marks, dont 30 millions à la charge exclusive de la Prusse.

11 part d'Holtenau, ville située sur la rive occidentale de la baie de Kiel, à 3 kil. en avant de cette dernière ville. De là, le tracé peut se répartir en trois sections distinctes : de Holtenau à Rendsburg, 38 kil. 100: de Rendsburg à Grûnenthal, 30 kil. 200. A Grûnenthal, le canal franchit, par une tranchée de 44 m. de profondeur, le seuil de partage des vallées de l'Eider et du Holstein; puis, à travers une suite de marécages et de terrains tourbeux encore exposés à l'envahissement des hautes marées de la mer du Nord, il aboutit dans l'estuaire de l'Elbe, à Brunsbuttel ; cette section a une longueur de 30 kiL 330: soit en tout, 98 kil. 650.

Ce tracé est imposé en grande partie par la configuration de la bande de terre déprimée qui réunit la péninsule Scandinave au continent européen. Il a l'avantage de pouvoir utiliser comme garages les petits lacs qui se rencontrent dans cette région. Il comprend 03 •/„ soit 02 kil. i:jO d'alignements droits, • t 37 7, de courbes (36 kil. 500); dont quelques-unes n'ont que 1.000 m. de rayon, ce qui les rend gé- Lantes pour la navigation des grands steamers.

Dans les alignements droits, la largeur est de 22 m. an plafond. C'était la dimension du canal de Suez avant 1880. Elle ne permet pas le croisement de navires et exige qu'il y ait de distance en distance des garages où ces croisements peuvent s'effectuer. Dans les courbes de faible ravon, le plafond a 32 m. de large; dans les autres, la' largeur n'est

pas différente de celle des alignements droits. Ces dimensions insuffisantes ont créé au début de graves obstacles à la navigation. Depuis 1896, on élargit progressivement le canal à 35 m. dans les parties droites, et plus dans les courbes, selon leur raideur. Cet élargissement est encore nécessité ponr atténuer l'effet des remous produits par le passage des navires, et qui, dans les terrains de sable vaseux au milieu desquels est creuse le canal, causent des érosions considérables.

La profondeur est d'environ 9 m., de manière à assurer 0 m. 50 de profondeur d'eau sous la quille des grands cuirassés : c'est à peine le strict indispensable.

En vives eaux, la dénivellation de la marée dans l'estuaire de l'Elbe est de 8 m. 40. L'écart en morte eau est encore de 2 m. 79. Dans la baie de Kiel, il n'y a pas de marée sensible; mais sous l'inflnence du vent d'Est, la mer arrive à y gonfler de 2 m. 70 au-dessus du niveau moyen. Elle descend à 2 m. 55 au-dessous de ce uiveau, par fort vent d'Ouest.

Comme conséquence de ces dénivellations, des courants énergiques se produiraient dans le canal, tantôt dans un sens, tantôt dans l'autre, qui détruiraient les berges et gêneraient la navigation ; on y a pourvu en réglant le niveau au moyen d'écluses, une à chaque extrémité. Ces écluses avaient 23 m. de large et 130 m. de long à l'origine. On les allonge actuellement de 60 m. Elles sont à deux sas accotés, munis de portes intermédiaires.

Cinq ponts, passant à 42 m. au-dessus du plan d'eau du canal, rétablissent les communications des routes et des voies ferrées.

Le canal Empereur-Guillaume a été construit en vue d'éviter le passage du cap Skagen et les défilés sinueux des Belts et du Sund. Il met Hambourg et toute la vallée de l'Elbe en relations directes avec les ports de la Baltique, et établit entre les deux arsenaux de Wilhemshafen et de Kiel une communication en quelque sorte intérieure, à l'abri des insultes d'une flotte ennemie.

.\u point de vue économique, le canal a l'avantage d'offrir aux navires une plus grande sécurité. Il procure aussi une économie de temps. Un vapeur met moyennement 36 heures de Hambourg à Kiel par le Skagen et les détroits. Par le canal, la durée du trajet est de 19 heures. Le péage est de 0 m. 75 pf. par tonneau de jauge nette ; ce qui est un prix élevé pour l'avantage offert. En 1898-1899, il est passé 23.816 navires, dont 11.003 à vapeur et 14.811 à voiles (ensemble 3.100.000 1., dont les 4 3 pour les vapeurs), soit une augmentation de 2.708 nav. et 630.000 1. sur 1897-98. Les recettes ont été de 1 million 634.000 M., contre 2.066.000 de dépenses, soit un déficit de 432.000 M., contre 978.000 en 1897-98. La durée moyenne de la traversée du canal est de 8 h. 48 pour les nav. ayant un tirant d'eau de 3 m 4 ; elle est de 11 h. 1/2 à 12 h. pour ceux qui calent davantage. Jules Fleurv.

KIESKLGUHRou DuTOMiTE(farine fossile). Poudre composée presque entièrement de carapaces siliceuses de Diatomées, employée à la fabrication de la dynamite, pour dessécher certains genres de piles et même pour absorber les liquides acides destinés I à actionner les piles et en faciliter le transport. i Son énorme puissance d'absorption des liquides l'a i fait utiliser tout d'abord pour absorber la nitro-gly- I cérine dans la préparation de la dynamite. On s'en

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