KERTCH
main et les étoiles pour vêtements de laine. La fabrication des chaussures est une industrie importante, créée récemment et occupant plusieurs centaines de personnes. Il y a aussi des ateliers de constructions de machines, d'autres où l'on travaille le marbre, une manufacture de tabac et de petites maisons fabriquant le tabac à priser, le papier et les ustensiles de pêche. Pop. en 1891 : 14.430 hab. Walter Emm.
KliU.v.no. Le kéramo est un produit nouveau fabriqué d'abord à Penzig (Silésie), composé principalement de verre et introduit en 1899 sur le marché. Pour l'obtenir, on réduit les déchets de verre en une poussière qu'on durcit par un procédé spécial de dévitrification et par une forte pression. La transparence et la fragilité du verre disparaissent ; mais le nouveau produit est d'une dureté extraordinaire, d'une grande résistance à l'action des intempéries, mauvais conducteur de la chaleur, ininflammable, insensible à l'action de l'huile, de la graisse, des acides. Il peut être utilement employé pour recouvrir les lambris à l'intérieur des bâtiments, les pavés dans les maisons, les cuisines, les buanderies, les vérandahs, les balcons, etc., pour cimenter grossièrement les murs exposés aux intempéries, ainsi que pour les escaliers qui doivent résister à l'épreuve du feu.
La couleur du produit dépend de la couleur du verre qui entre dans la fabrication.
KKUASSOXDE. Ville de Turquie d'Asie, du sandjak de ïrébizondo, sur la mer Noire, par 40° o7' 10" lat. N. et 36" 3' 2o" long. E. de Paris. Pop. : 12.000 hab. en 1890, I8.0OO en 1899. Il y a des consulats on vice-consulats de France, d'Autriche-Hongrie, d'Italie et de Russie.
Le mouvement général du commerce de ce port a été, en 1898, de 6.851.215 fr., ainsi répartis (valeur «B fr.) :
Importation 1.71G.940 1. 912. 280
Exportation 4.446.956 4.938.935
6.163.896 6.851.215 Dans ces chiffres, la France est représentée par une quarantaine de mille francs seulement à l'import, et par un peu plus d'un million et demi à l'export. On peut prévoir la disparition prochaine de l'import. française, qui était de 460.000 kilog. en 1892, qui s'est même élevée à 1.500.000 en 1895 et qui est tombée en 1898 à 42.500 kilog. Cette chute vient surtout de la suppression des services réguliers de la C'*' des Messageries maritimes et de la Société N. Paquet et C'% par suite de l'abolition de la libre pratique de nuit.
Le principal commerce de Kérassonde est celui des noisettes, dont elle a exporté (en kilog. et fr.) :
Quant. Valeurs I Quant. Valeurs
Noisettes en coques... 5.939..-.U0 1. 930. 3G0 2.352.900 1.058.27,^)
— décortiquées. 4.141.500 2.068.940 I 3.0G0.C50 3. 373. 000
La Russie entre dans le total des export, pour 1 .543.000 fr., l'Autriche et l'Allemagne pour 1 million 490.000 fr.
Les deux seules industries à signaler, l'exploitation d'une mine de manganèse et deux scieries mécaniques, occupent 300 ouvriers et produisent pour 300.000 fr.
Chambre de commerce ottomane. Agence consulaire de France. Pour les monnaies, poids et mesures, voy. C0NST.VNTINOPLE, Turquie.
KEUGUëLEN. Ile, appartenant à la France, située
dans la région australe de l'Océan Indien, entre 48" 30'— 49° 44' lat. S. et 66» 22' — 68° 15' long.E. de Paris. Sup. : 3.700 kil. carrés (135 kil. sur 125). Elle est entourée de 130 petites îles et 160 rochers. Point culminant: 1.865 m. L'île Kerguelen a été concédée, en 1893, à une Société française pour une durée de 50 ans.
Climat très froid et humide. Les herbages naturels couvrent une grande partie de l'île. L'élevage des moutons et des chevaux constituera probablement la principale ressource de Kerguelen.
KÉRlTE. Substance isolante pour l'électricité, formée du mélange du produit de l'oxydation des huiles avec du caoutcliouc vulcanisé et un certain nombre d'autres matières, telles que la cire minérale ou ozokérite, la silice, etc.
KEUMÈs. Sous le nom do kermès on trouve dans le commerce plusieurs produits similaires obtenus par des procédés différents. Le kermès obtenu par le procédé dit Cluzel, ou procédé par voie liumide du Codex, est seul ix usiter. Le kermès obtenu par voie sèche est réservé à la thérapeutique vétérinaire. Le kermès officinal est une poudre rouge brun velouté, inodore, insipide, insoluble dans l'eau, soluble dans l'acide chlorliydrique. 11 s'altère sous l'influence de la lumière et de l'humidité. Le kermès vétérinaire est une poudre moins fine que le précédent, il est également plus rouge et moins velouté. Ce produit contient une certaine quantité d'arsenic; de ce fait il doit être rejeté de la thérapeutique humaine. B. J.
On nomme aussi kermès ou graine d'écarlate une cochenille récoltée sur un petit chêne vert; kermès de Pologne, une autre cochenille qu'on trouve sur les racines de plusieurs SciéraH</ies. (Voy. Matières colorantes).
KÉROSÈXE. On appelle kérosène la partie la plus légère des produits de la distillation du pétrole, celle que l'on dénomme aussi très souvent élher de pétrole; on obtient également le kérosène par la distillation de la houille. Le seul fait de mettre évaporer quelques gouttes de ce produit dans une chambre, suffirait pour faire fuir les moustiques ailés; de très petites quantités tueraient rapidement les larves de moustiques ou de cousins dans les mares, citernes ou petits cours d'eau, qui sont leurs rendez-vous de prédilection. Ne pas oublier que, comme l'éther ordinaire, le kérosène est un produit dangereusement inflammable et qu'il faut le tenir éloigné de tonte flamme.
KEKTClI. Ville et port de la Russie d'Europe, gouvernement de la Tauride, située sur le détroit de Kertch, qui réunit les mers Noire et d'Azoff, à l'extrémité S.-E. de la presqu'île de Crimée. Distance de Saint-Pétersbourg 2.073 verstes ( la verste = 1 kil. 067), de Moscou 1.411 v. et de la station du chemin de fer de Koursk à KliarkofI et à Sébastopol- Théodosie 97 v. Pop. en 1897 : 43.726 liab. L'approfondissement du détroit de Kertch, qui a permis aux bâtiments de long cours d'entrer dans les ports de la mer d'Azofï, et la construction du chemin de fer de Novorossisk ont considérablement diminué l'importance de Kertch. Ce sont aujourd'hui les seuls ports du sud-est de la mer d'.Vzofï, mal aménagés pour recevoir les bâtiments de long cours, qui envoient les céréales à Kertch, d'où elles sont expédiées à l'étranger. Kertch est un des points les plus im-
KHE-SEU
KHE-SEU
portants sur les mers Noire et d'Azoff pour l'hivernage des naviresde cabotage. Commerce considérable de céréales, de poisson et de sel. Pêche de harengs. Meunerie importante. Industries de ciment et de tabac. Succursale de la Banque de commerce d'Azoff- Don. Pour les poids, mesures et monnaies, voy. Mesures ET Poids, Russie. P. A.
KHARTOL'M. Capitale du Soudan égyptien, située à l'angle des deux branches supérieures du Nil, le Bahr-el-Abiod et le Bahr-el-Azrak, par 13* 37' lat. N. et 3(y 16' long. Ë. Fondée en 1821, elle comptait, en 1883, 30.000 hab. environ. Son mouvement commercial était considérable. Des caravanes en partaient régulièrement pour le Caire, Massaouah. l'Abyssinie et le Bahr-el-Ghazel.
Elle a été saccagée par les troupes du mahdi et l'armée anglo-égyptienne. Les échanges se font aujourd'hui dans la ville voisine d'Omdourman. (Voy. ce mot.) Kiiartoum est sur le tracé du chemin de fer en construction qui reliera Berber à l'Ouganda.
KHERSOX. Ville de la Russie d'Europe, chef-lieu du gouvernement du même nom. Lat. N. 40" 37', long E. Paris 30» 17. Possède un port sur la rive droite inférieure du fleuve Dnieper, qui, à 26 verstes au-dessous (la verste = 1 kil. 067), débouche dans la mer Noire en formant un vaste estuaire connu sons le nom deliman de Dnieper. Dist. de Saint-Pétersbourg I.7:i3 verstes, de Moscou 1.237 verstes, et d'Odessa 1.830. Pop. en 1897 : 69.219. Les produits agricoles, les bois de construction et les articles manufacturés forment l'essentiel des marchandises importées à Kherson des ports situés sur le Dnieper des gouvernements de Moguilev, de Minsk, d'Ekathérinoslav. La plupart des marchandises importées sont exportées à Odessa. Les bois importés à Kherson y restent en majeure partie pour être employés par les scieries et par les chantiers de construction des bâtiments marchands. En 18^, Kherson a reçu 1.610 caboteurs de 210.000 lasts (le last est de 2 tonnes, soit 1.965 kilog.), dont 6o3 seulement (tonnage 139.000 lasts) chargés. Sont sortis 1.606 caboteurs (tonnage 213.000 lasts), dont 1.389 (tonnage 211.000 lasts) chargés. On a exporté en 181^ par cabotage 26 millions de ponds de froment, 20 millions de tchetvert (le tchetvert égale environ 210 litres) de seigle et 3 millions 6 de ponds de bois de construction. Les industries les plus importantes sont celles du bois et du lavage des laines. Les propriétaires fonciers de la province ayant délaissé l'élevage des bestiaux pour l'agriculture, l'industrie du lavage de laines est en décadence. De même pour les industries du bois, qui souffrent de l'abaissement des tarifs de transport favorisant les autres provinces. Il y avait en 1898 à Kherson 33 établissements industriels avec une production de 3 millions de roubles et avec 1.4(x) ouvriers. Les communications régulières par bateaux à vapeur existent entre Kherson et Odessa, Alexandrovsk et Nicolaleff. Succursales de la Banque de Russie, de la Banque foncière des Paysans et de la Banque de commerce d'Orel. Pour les poids, mesures et monnaies, voy. le mot Russie. P. A.
KHE-SEU, KHÉ-sEu-sÉ ou KO-SEU, littéralement : figures gravées sur soie ou figures en couleur gravées sur soie. On prononce à Canton kak-si, à Ningpo /;efc-sew, àSou-tchéou-fou et à Shang-haï kiseu. Tissu de soie très remarquable, fait en Chine, qui présente par le mode de fabrication un grand intérêt historique. Les pièces anciennes ont toujours
attiré l'attention par la perfection de l'exécotioD, par la sévérité, la correction et l'originalité du dessin. Les procédés de tissage peuvent inspirer des applications singulières.
Le khé-seu est un tissu de soie pare, façonné an moyen de l'espoulin avec relais, c'est-à-dire que les différentes parties en couleur du dessin sont exécutées séparément et qu'on les relie ensemble par des rentraitures à l'aiguille. Il est monté en taffetas, à un fil en dent. La chaîne était autrefois de soie cuite ; elle est à présent de soie écrue; la trame est de soie cuite.
On fait plusieurs qualités de khé-seu. Le khé-seu le plus ordinaire a de 18 à 24 fils de chaîne et de 26 à 32 coups de trame par centimètre; le plus beau a 34 et même 38 fils de chaîne et de 60 à 80 fils de trame par centimètre. La finesse est souvent très différente dans une même pièce de khé-seu.
Le khé-seu est fait à peu près de la même façon que la tapisserie des Gobelins. On le tisse sur des métiers de genres très divers, qui diffèrent par la construction, par le montage, par le système de lisses ou de peignes, par le jeu d'une marche ou d'une bascule, mais qui dérivent du même principe.
Soit que la chaîne soit verticale (ce qui est le cas 1 le plus ordinaire), soit qu'elle soit diagonale ou horizontale, elle est composée de deux corps de fils, l'un fixe, l'autre mobile, et la trame est passée à l'espoulin, avec relais dans la plupart des cas, et sans être nouée. Les espoulins sont de petits fuseaux longs et effilés, chacun d'eux servant de navette et de battant. L'encroix est formé par le jeu d'un double peigne ou râteau et d'une demi-lisse qu'on manœuvre avec la main. Le dessin est tracé à l'encre de Chine sur la chaîne.
Les anciens khé-seu étaient crochetés à l'espoulin sans relais ; l'ouvrier devait conduire simultanément, dans toute la largeur de l'étoffe, le tissage des diverses parties du sujet et du fond, travailler sur une même ligne de trame avec autant d'espoulins qu'il y avait de changements de nuance, et crocheter ou entrecroiser chaque fin de duite.
Le procédé actuel des relais est plus expéditif ; on le rend encore plus rapide en traçant avec le pinceau les détails les plus fins du dessin, qu'il serait trop coûteux et trop difficile de faire avec l'espoulin. Les tapis de laine, de poil de chèvre, de poil de chien, de poil de daim ou de poil de vache, appelés mao-tchènn ou mao-tann, qu'on fait à Ning-po et à Hang-tchéou-fou, sont également tissés à l'espoulin. Le métier simple et ingénieux dont on fait usage, et qui est toujours à haute lisse, a quelque rapport avec celui du khé-seu.
Ce métier vertical est à peu près pareil à celui dont se servaient les tisserands de la Médie, de la Perse, de l'Egypte et de l'Inde. On n'en a pas connu d'autres dans l'antiquité, et le procédé de travail employé à la manufacture des Gobelins ne diffère pas beaucoup du mode de fabrication primitif.
Le vrai khé-seu est aujourd'hui rare en Chine. On ne le fait guère qu'à Sou-tchéou-fou et à Hangtchéou-fou. Il y aurait quelques métiers à Pé-king. Des tisserands ambulants, porteurs du métier si simple et si léger qui sert à cette fabrication, parcourent les campagnes, s'établissent, quand ils ont obtenu une commande, dans un couvent ou un temple, et tissent des tableaux qui représentent des sujets tirés de l'histoire de Bouddha.
KlAO-TCHEOU
KIKFF
Le khé-seu sert à faire de grands tableaux pour la décoration des temples, des palais et des appartements. Ces tableaux ont jusqu'à 2 m. de haut sur 1 m. de large ; les sujets sont très variés : épisodes de l'histoire ancienne ou de roman, paysages, fleurs. Celles de ces pièces qui ont été faites dans le Ssetchouènn sous la dynastie des Ming (du XIV' au XVIP siècle), surtout dans la première partie du XVI' siècle, font l'admiration et l'étonnement des fabricants européens.
On fait aussi de khé-seu des robes de cérémonie pour hommes et femmes, notamment des vêtements de grands dignitaires, les plastrons sur lesquels sont figurés les insignes du grade des fonctionnaires, des étuis d'éventail, des manches de robe <le femme, des bandeaux et des rubans pour la toi- Hette des femmes.
La différence est très grande pour l'exécution entre •ces derniers ouvrages et les tableaux dont nous savons parlé en premier lieu.
Le musée historique des tissus, à Lyon, possède 'deux de ces tableaux, qui permettent de juger de la nature de ces rares tissus. L'un d'eux porte l'inscription chinoise suivante : « Tableau de soie khé-seu •représentant un chrysanthème, tissé parTsouï-po,de la collection des tableaux bouddhiques de khé-seu du palais des empereurs de la dynastie des Ming. »
Voici les prix de quelques pièces de khéseu : tableaux de fabrication ancienne, de 500 à 3.000 fr. ; tableaux de fabrication moderne, de 60 à 500 fr. ; plastrons de soie et or, de soie et plume, de soie, de 10 à 50 fr. ; robes de dignitaire, de 100 à 400 fr. ; manches de femme, de 10 à 30 fr.
Deux des délégués commerciaux attachés à la mission de M. de Lagrené en Chine, Isidore Hedde «t Natalis Rondot, ont fait connaître eu Europe, en 1845, ces tissus remarquables et leur curieux procédé de fabrication. Natalis Rondot.
KIIOXG. Ville importante du Laos. V. Laos.
KIACIITA. Bourg commercial de la Russie d'Asie Hians la Sibérie Orientale, près de la frontière de ïa Chine, à 3 verstes et demi (la verste = 1 kil. 067) •de Troitskoçavsk (chef-lieu de la province) et à 503 v. d'Irkoutsk (douane), séparé par un terrain neutre de "90 sagènes (la sagène 2 m. 133) de la ville cliinoise Maïmatchin. La population fixe de Kiachta ne dépasse pas 1.000 habitants (en majeure partie commis de maisons faisant le commerce du thé). Avant 1858 (traité de Tian Dzin ou Tien-Tsin), tout le commerce russe se faisait par la voie de Kiachta. Depuis l'ouverture de la frontière chinoise sur toute sa longueur au commerce russe et sous l'inlluence du développement qu'a pris ces derniers temps le transport du thé par voie de mer, l'importance de Kiachta pour le commerce russo-chinois a sensiblement diminué. La Russie exporte par la voie de Kiachta les draps spécialement préparés pour la consommation chinoise, les velours de coton, les cuirs, la pelleterie de Sibérie. Le tableau ci-dessous indique la décadence du commerce d'import. de Kiachta, dont l'article principal est le thé :
Import. Export. Import. K.vport.
(on roubles) (en roubles)
1886. 30.0;)3.;H7 l.fil!).17'i: I ISM. 1 3. 572. 09 'i 2.3(Ji.238
Pour les poids, mesureset monnaies, voy. le mot Russie. P. A.
KIAO-TCHÉOU. Baie située par 118» long. E. de
Paris et 38" lat. N., dans la province chinoise de Chan- Toung et cédée à bail en 1898 par le Gouvernement chinois à l'Allemagne pour une durée de 99 ans. A l'entrée de cette baie est le port de Tsin-Taou (voy. ce mot) qui, ouvert au commerce étranger, est en relations régulières avec Port-Arthur et Ta-Lien- VVan (voy. ce mot). On évalue à 920 kil. carrés la superficie de cette colonie allemande et à 60.000 le nombre des habitants (1900).
On signale quelques gisements de charbon à proximité de Kiao-Tchéou, qui serait, de plus, au centre de placers de quartz aurifères qu'on essaya, en 1883, d'exploiter d'après les méthodes modernes. Actuellement, on ne recueille guère au Chan-Toung que de petites quantités d'or par le lavage des sables des torrents. On y trouverait aussi du jade, du salpêtre, des carrières de marbre et de pierre tendre et des sources thermales sulfureu.ses.
Les bateaux de la Compagnie Diedrichsen, de Hambourg, relient directement Shang-Haï à Kiao- Tchéou ^
KICHINEV. Ville de la Russie d'Europe, chef-lieu de la province de Bessarabie, située sur la rivière Bik, afluent du Dnjéster, et sur la ligne du chemin de fer Sud-Ouest. Distance de Saint-Pétersbourg 1.729 verstes (la verste = 1 kil. 067) et de Moscou 1.434 V. Pop. en 1897 : 108.796 ha b. L'horticulture, la viticulture, la culture du tabac et la tannerie forment les principales branches de la production de Kichinev. On exporte le vin, le tabac, les céréales, les peaux, la laine et le sel. On importe les tissus et la mercerie. Succursales de la Banque de Russie, des banques foncières de la Nobles.se et des Paysans et de la Banque d'escompte d'Odessa. Pour les mesures, poids et monnaies, voy. Mesures et Poids, Russie. P. A.
KIEFF. Ville de la Russie d'Europe, chef-lieu du gouvernement du même nom. Située sur le Dnieper par 50» 27' de lat. N. et 27^ 40' de long. E. de Paris. Distance de Saint-Pétersbourg 1.141 verstes (la verste = 1 kil. 067), et de Moscou 846 v. Popul. en 1897: 248.750 habit, (dont 25.000 de Polonais et environ autant d'Israélites). Résidence du gouverneur général des gouvernements de Kiell, Podolie et Volhynie. Siège du métropolitain d'une vaste éparchie, cette ville, « la mère des cités russes », est révérée e» | Russie comme le berceau du christianisme (conver- j sion de saint Vladimir en 989) ; ses nombreuses j et célèbres reliques y attirent un grand nombre de ' pèlerins. Kieff possède une Université.
Des lignes de chemins de fer relient Kieff avec Moscou (depuis 1869), avec Odessa (depuis 1870), avec Brest, Graev et Volotchisk (depuis 1873) et avec Radzivilov (depuis 1874). Par la voie du Dnieper et de ses affluents Kieff est reliée, depuis le mois de mars et jusqu'aux mois d'octobre-novembre, avec Krementchoug, Ekathérinoslav, Mognilev, Pinsk et Tchernigov. La flottille du Dnieper est composée (d'après les données de 1893) de 1.000 navires, dont un cinquième de bateaux à vapeur. Kieff possède une bourse des valeurs et du commerce, dont les tran.sactions ,ont atteint eu 1895 83 millions de roubles (les transactions pour le sucre brut, 75 mil-
1. « Le premier tronçon du chemin île fer du Clian-Toung pourra être livré à la circulation dans deux années environ, et les constructions du port seront achcrces à la môme époque. » (Déclaration de l'amiral Tirpitz, socrélairc d'État à l'OlIice de la marine, »u Reiclislag allemand, séance du 2 mars ISXK).)