KODAK
lairenn district agricole des régions dans lesquelles passe le Yonkon.» (Ogilvie.) Cependant Dawson est «ntonré dès à présent de jardins potagers qui pro- •doisent en été des navets, des laitoes, des petitspois, des radis. Un bateau frigoriflque apporte de Saint-Michel les viandes, le gibier, la volaille, le poisson de mer, les œufs, le beurre.
Avant l'arrivée des mineurs, il n'existait qu'une seule maison ; elle s'occupait dn trafic des fourrures avec les Indiens; les plus précieuses qu'on trouve dans ce pays sont celles du renard gris argenté, du renard noir, des renards rouges, des renards bleus, des martres et des lynx. On chasse le caribou et l'élan on orignal. Le poisson, à l'exception de la truite arctique, ne se rencontre qu'en petite quantité.
La Bonanza et l'Eldorado, où furent trouvées les premières mines importantes, furent découvertes en 1896 par George W. Carmack. C'est alors que le nom de Klondike fut donné à tout le district.
« £■ prenant cette division dans »on ensemble, c'est-àdire les trois affluents de l'Indian Creek mentionnés pins haut, nous nous trouvons en présence d'un district qui a 35 milles de longueur sur 23 de largeur et qui ne contient pas moins de 100 millions de dollars, si l'on s'en rapporte aux indications fournies par le pays. On ne saurait absolument garantir ce chiffre, mais les résultats obtenus jus- •qa'ici prêtent suffisamment à cette conclusion (Ogilvie).
» En 1897, le Directeur de la Monnaie de Washington chiffrait les productions du X.-O. canadien à 6.027.016 dollars pour l'or et 3.322.903 dollars pour l'argent. En 1898, les extractions ont extraordinairement progressé au Klondike; les renseignements fournis à la .Monnaie de Paris permettent de les évaluer à 68.500.000 pour l'or et 12 millions 920.000 pour l'argent » (de Foville).
Voici les chiffres (en millions de fr.) de la production aurifère de r.\laska pour l'année 1898, calculés d'après les droits de royauté perçns par le gouvernement canadien :
Dominion 17,5
Tributaires 1 a
Quartz Creek 0,3
Tributaires 0,75
Eurêka 1,25
Toss ailrts eiiias, t ni-
pris Stewirt Riwr 5 »
Eldorado 23 »
Tributaires 2,5
Bonanza 17,5
Tributaires 7,3
Hunker 12,5
Tributaires 2,3
Gold Run 1,5
«"'P^"»- 2,5 Total 97
Pour les routes, les distances de Dawson aux placers et les prix des marchandises, voy. Dawson- CiTY. Le Conseil du Youkon a voté en 1899 une somme de 123.000 fr. pour construction de routes jusqu'aux fourches de la Bonanza et de lEldorado, et de là jusqu'au Hunker et au Dominion ; elles desserviront les principaux districts aurifères.
La mise de fonds nécessaire pour l'entretien d'nne personne pendant une année est évaluée à 5.000 fr.
« I^ Compagnie qui vient de se former sous le nom de la Klondike Mines Railway C*, au capital nominal de 1 million de dollars et enregistrée à Ottawa, se propose de construire un réseau ferré à voie double on à voie unique qu'utiliserait soit un chemin de fer, soit un tramway. Le tracé partirait de Klondike-City, vis-à-vis de Dawson, suivrait les rives du Klondike River jusqu'à Ronanza Creek, pour aller ensuite jusqu'à la ligne de partage des eaux. De ce point, la voie irait à Dominion et à Indian River ; d'Indian River au fleuve Youkon et du Youkon jusqu'à Dawson- City. 11 y aurait des embranchements sur le Klondike River, Hunker Creek, Rear, Quartz, Sulphnr. Eldorado et antres creeks. Une autre concession vient d'être accordée pour la construction d'un chemin de fer à voie étroite pour aller de Dawson à Grand-Forks, où l'Eldorado se jette dans la Ronanza, soit une longueur de 15 milles.
» Durant la session de 1899 du Parlement du Dominion, one somme de 223.000 dollars a été votée pour l'extension
de la ligne télégraphique dn X. de Qnesnelle jusqu'à Rennett, dans le but de la raccorder à la ligne en ce moment en construction de ce dernier point à Dawson-City. La ligne de Dawson ira jusqu'à Skagway, qui se trouve à quelques jours de mer de Vanconver ou de Victoria. » {Ktondike Revue, 1" septembre 1899.)
La construction d'une voie ferrée (1898) de Skagway au lac Bennett, sur une longueur totale d'environ 80kil., à prolonger de 480 kil. jusqu'à Fort Selkirk, sur le Youkon, a eu pour conséquence immédiate la réduction, dans la proportion des 19/20, du prix des transports dans cette région : soit 1 fr.80 le kilog. (8 cents par livre) de marchandises des villes du détroit à Dawson via White Pass.
Un droit de 10 V, (Royalty) est prélevé par la Couronne sur le rendement brut de chaque claim. Les mineurs de Dawson viennent d'envoyer à Ottawa une pétition (1899) pour demander la diminution de ce droit. (Voy. Mines d'or.)
Bibliographie. — NVilliam Ogilvie, astronome du Département de l'Intérieur, Guide Officiel du Klondike, Toronto, 1898. — .\mès Sémiré, Lettres au Journal « Le Temps », 1898. — Klondike-Retue, bi-mensuelle, Paris.
Abf.l Ravier.
KOBÉ. Port japonais situé par 34" 41' lat. N. et 133' 14' long. E. de Greenwich, au S.-E. de l'île de Hondo (Nippon), à 36 kil. à l'O. d'Osaka. Kobé est une ville moderne qui s'est créée à une date récente à côté deHiogo, la ville indigène; son port, profond et sûr, a contribué à son développement rapide:elle compte, avec Hiogo, près de 180.000 hab.
L'importance du commerce de Kobé a atteint, en 1898, 197.214.466 yen (le yen d'argent vaut 2fr.D6), dont 39.141.634 à l'export. et 138.072.812 à l'import., soit environ 44 1/2''/„ du commerce total de l'Empire japonais. Les principaux articles exportés sont les cotons filés, les allumettes, le riz, le cuivre, les nattes, le thé, etc. ; l'import. consiste surtout en coton brnt, riz, sucres, tissus de coton, pétrole, fers, etc.
Les import, françaises à Kobé, en 1898, se sont élevées à 3.393.000 yen (mousselines de laines, armes et munitions de guerre, matériel de filature et de tissage, matières colorantes, produits chimiques, papiers à cigarettes, machines, horlogerie, etc.) et les export, à destination de France ont atteint 362.000 yen pour la même année (soies, éventails, tresses de paille, bambous, cuirs). L'Indo-Chine envoie à Kobé du riz, des cotons, du sel, etc.
En 1899, le chiffre total du commerce de Kobé est descendu légèrement à 1^.610.216 yen (dont 75 millions 320.884 à l'export. et 120.289.332 à l'import.), dépassant de plus de 10.000.000 de yen le commerce de Y'okohama.
Le mouvement dn port a été, en 1898, de 1.363 navires entrés avec un tonnage de 2.629.941 1., en augmentation de 38 navires et de 223.000 1. sur l'année précédente. Les paquebots de la Compagnie française des Messageries maritimes touchent à Kobé toutes les deux semaines. Ceux de la Compagnie japonaise Osaka Shosen Kaïsha mettent ce port en relation avec les autres provinces du Japon.
Industries : décortiqueries de riz ; fabriques de papier, d'allumettes: docks pour la réparation des navires; filatures de coton.
Consulats des puissances étrangères.
KODAK. Ce mot, tiré, dit-on, du volapuk, désigne l'un des nombreux appareils de photographie à main qui se disputent la préférence des amateurs.
La forme dn kodak a beaucoup varié ; il en existe
KORAT
KOUANG-TCIIEOU
de nombrenx modèles, les uns pour plaques, d'autres pour pellicules continues, tendues sur les deux rouleaux d'un châssis spécial. Ces derniers, qui peuvent d'ailleurs recevoir aussi des chAssis pour plaques, nous paraissent les plus commodes : pour le voyage, le pocket kodak pliant surtout, facile à loger dans la poche d'nn vêtement, en 2 pièces, la chambre noire (voy. ce mot) d'une part, le chAssis d'autre part. Prix des divers formats (en centimètres) : 4XO) 27 fr.; 6X9, 53 fr. ; OX^, 80 fr. Ces prix comprennent une bobine de pellicule sensible pour 12 poses. On peut recharger le châssis d'une nouvelle bobine, en pleine lumière, la pellicule étant continuée par une bande de papier inactinique qui l'enveloppe et la préserve de toute impression lumineuse pendant l'adaptation de la bobine au rouleau.
Les prix des bobines supplémentaires pour les 3 formats ci-dessus sont : 1 fr. 75, 2fr, 20et3fr. 2o. (Voy. aussi Pellicules, Photographie et Photo- Jumelles.)
Un nouvel appareil du même genre, mais non pliant et tout en métal, le Pascal, vient de faire son apparition (janvier 1900). Le format des clichés qu'il fournit est de cent. oXo et son prix est de 15 fr.
KO-lll-NOOR (Le). Diamant célèbre. V. Di.\mant. KOLA. V. Cola.
KOXAKRY on CoNAKRY.Ville maritime de l'Afrique occidentale, chef-lieu de la Guinée française, située dans l'île Tombo, par 9° 30' lat. N. et 16» long. 0. de Paris, en face dos îles de Loos, qui appartiennent à l'Angleterre. C'est le point le plus sain de la côte. La température y atteint 34" à l'ombre. La vie est bon marché : un poulet vautdeOfr . 60à 1 fr. ; le bœuf de boucherie, Ifr. le kilog.; le mouton, 2fr.; le pain, Ofr.80 le kilog.
Il existe une jetée, mais le port n'est pas accessible aux grands navires. Les paquebots des Chargeurs Réunis et de la Compagnie Fraissinet mouillent au large. Une route, actuellement en construction, mettra Konakry en communication avec le Haut- Niger. Il est question d'établir une voie ferrée de Konakry à Farana par Tomba ; la tête de ligne de ce chemin de fer serait sur le wharf dont la construction est commencée, de sorte que les plus grands transports pourraient débarquer dans la gare même. Les courriers mettent une quinzaine de jours à parcourir la distance qui sépare Farana de Konakry, qui est reliée télégraphiquement à la France et à Kotonou par le câble de la Compagnie the West African Telegraph.
La majeure partie du commerce extérieur de la Guinée française (voy. ce mot) passe par Konakry. Les factoreries françaises, anglaises et allemandes y sont nombreuses. L'une des principales est celle de la Compagnie française de l'Afrique occidentale. KOUAT. Province (150.000 hab.)et ville (10.000) situées au N.-E. de Bangkok, dans le royaume de Siam ; la France y est représentée par un vice-consul. C'est surtout une place de transit pour les produits naturels du Laos échangés à l'intérieur contre les produits manufacturés venus de Bangkok.
De 616.335 ticaux en 1890 (le tical vaut en moyenne 1 fr. 50), la valeur des export, de Korat sur Bangkok s'est érevée à 708.285 ticaux en 1897, avec un tonnage supérieur d'une centaine de tonnes, soit l.COO environ.
La valeur des export., que l'on peut considérer comme résultant de celle des import, ajoutée aux envois de numéraire, aurait été en 1897 de 1.220.500 ticaux, dont 500.000
pour les tissus. On vend en quantité des couleurs d'aniline, par 15.000 et 20.000 boîtes (au prix moyen de 3/8 de tical) aux tisseuses-teinturières de coton et de soie de Tionobat, Oubon, Nongkhaî, qui voient ainsi leur travail singulièrement facilité.
KORDOF.VX. Territoire du Soudan égyptien situé à l'O. du Nil Blanc ou Bahr-el-Abiod, à peu près entre 12" et 15" lat. N., 26» 30' et 29» 10' long. E. de Paris. Sup. : 260.000 kil. carrés. Pop.: 300.000 hab. environ, dont 115.000 nomades. Capitale Lobéid ou El Obeid, 20.000 à 30.000 hab. Le pays est sablonneux au N., montagneux an S.; point culminant, 844 m. Les rivières {khor ou ouadi) ne sont que des courants intermittents comme ceux du Sahara. Le Kordofan forme une des douze provinces du Soudan Égyptien.
Il y a deux saisons : l'été, qui se termine en mai (32" à 49° à l'ombre), et la saison des pluies. Les deux produits principaux sont le doukhn, sorte de grain, etles gommiers. Lions, rhinocéros, chameaux, chevaux, vaches, moutons. L'industrie est peu développée. Les export, consistent surtout en gommes, plumes d'autruches et peaux. Le marché fréquenté d'El Obeïd est relié à Khartoum par une route et une ligne télégraphique.
i;o-SA.M. Graine d'une plante qui croît naturellement dans la presqu'île indo-chinoise et qui est à la fois un fébrifuge, un amer et un astringent. C'est un remèdesouverain contre la dysenterie opiniâtre. Cette plante, que Linné appelle Gonius amai-issiniuSy paraît devoir être classée dans la famille des Brucea. KOSMOS. (Compagnie allemande de navigation à vapeur.) Siège social à Hambourg. Flotte : 21 nav., de 2.400 à 6.200 t., ensemble 93.900 t. Les paquebots se rendent de Hambourg à Callao, en passant par Anvers, Montevideo, Port-Stanley,Punta-Arenas, Valparaiso, Antofagasta, Iquique, Arica et Mollendo.
lîOSSEiR ou Kogeir. Ville maritime située sur la côte occidentale de la mer Rouge, par 26" 7' lat. N. et 31° 44' long. E. de Paris. Marché autrefois fréquenté, sa population a compté près de 10.000 hab. Depuis l'ouverture du canal de Suez, elle n'est plus qu'une place de transit. Sa population est d'environ 2.000 hab. Les grands navires mouillent au large. KOTOAOU ou CoTONOu. Ville maritime du Dahomey, située à 30 kil. S.-E. de Porto-Novo, par 6° 22' 10" lat. N. et 0" 7' 52' long. E. de Paris. Elle est le clief-lieu d'un des trois cercles administratifs de la colonie et le lieu de transit de la plus grande partie du commerce extérieur du Dahomey. (Voy. ce mot.)
C'est le port le mieux aménagé de la côte de Guinée pour le déchargement des navires; ils accostent le long d'un wharf de 208 m. Escale de la Wœrmann Linie, des paquebots des Compagnies Fraissinet et Touache. Le commerce s'élève à 6 millions de fr. environ par an: 3.500.000 à l'import. et 2.500.000 à l'export.
On a récolté dans ce cercle en 1898 : 560.000 kilog. d'iiuile de palme, 2.500.000 kilog. d'amandes, 50.000 kilog. d'arachides. Les recettes douanières y ont été : en 1897 de 791.400 fr., en 1898 de 839.900.
KOUAXG-TCllÉOU-OuAN. {Ouan signifie baie). La baie de Kouang-Tcliéou a été cédée à la France par la Chine, en vertu d'un bail de 99 ans à dater de 1898; nous en avons pris possession le 22 avril 1898. Le 15 janvier 1900, l'administration en est passée sous l'autorisation directe du gouvern
KOUSSO