KUMMEL
général de l'Indo-Chine (voy. ce mol). Cette baie est sitnée à l'attache orientale de la petite presqu'île de Leî-Tchéon, qui fait face à l'île de Haï-Xan et barre, avec elle, le chemin maritime le plus court du Japon et de la Cliine en Indo-Chine. La cession chinoise comporte le droit d'occuper aussi les îles Nan-Chan, Tan-Haî, des Aigrettes, qui commandent l'accès de la baie.
La partie la plus étendue de la baie a une dizaine demillesdelong(E.-0.),5à6delarge (N.-S.), avec des profondeurs de 6 m. 1/2 (entrée S.), à 19 m. (entrée E.) et même de 22 et 24 m. à l'intérieur. Elle est bien abritée des vents et des moussons dn N.-E. et du S.-O. et facile à garder.
Le commerce de la presqu'île se fait parles ports voisins de Hoî-How (île de Haî-Nani, de Canton, de Pak-hoï et de La-Pa, près Macao. On importe surtout des cotonnades et de l'opium : on exporte des ports du sncre et du riz, soit un mouvement total d'environ 1.500.000 taëls Haï-Kwan ou 5 millions 625.000 fr.
Quelques mines sont en exploitation, notamment à Tien-Pé, un peu à TE. de la baie. Ces gisements sont la prolongation de ceux du Tonkin. Il y a aussi quelques mines d'argent et de fer.
Un service de navigation mensuelle est organisé par un Syndicat franco-chinois (mars 1900) entre Hong-Kong et Kouang-Tchéou-Ouan, avec escales à Maçao et dans les petits ports chinois intermédiaires, tels que Tien-Pak.
KOUMIS. V. Kéfir.
KOUFîlA. Groupe d'oasis du désert libyqne, situé à l'E. du Fezzan (voy. ce mot), entre 24» et 26» lat. N., 18-40' et 21»"40' long. E. de Paris. Sup. : 17.824 kil. carrés, répartis en 5 oasis : Kebabo, 8.793 kil. carrés; Taizerbo, 6.343: Zighen, 2.œ3 ; Erbena, 313; Bou-Zeima, 319. L'oasis de Kebabo possède seule quelques localités : capitale Djof, 500 hab. Climat tropical. Pluies très rares. Une très petite partie dn sol est cultivée, surtout en palmiers dattiers, flguiers, orangers, céréales. L'oasis de Koufra se trouve sur la route des caravanes de Benghazi au Ouadal.
KOU.MOUXOU (Loangoi ou Coula (Gabon). Coula edulis. .\rbre donnant une graine sphérique renfermée dans un noyau de même forme contenant une graisse de bonne qualité, comestible.
KOUR.VTCHI. V. Karatchi.
KOUROU. V. Guyane française.
KOUSSO. Nom abyssinien de VHagenia Abyssiiiica de Lamarck et du Brayera anthelminthica de Hnnth. Les fleurs de cet arbre, haut de 20 m., on mieux les inflorescences en grappes des fleurs femelles, sont considérées comme un médicament souverain contre les taenias et autres vers intestinaux. Elles ressemblent un peu, telles qu'elles nous arrivent, à des fleurs de tilleul brisées; elles ont une saveur fade, puis acre, une odeur de sureau qui se développe dans l'eau chaude. Elles contiennent un principe résineux, koussine, qu'on extrait aisément à l'aide de l'alcool.
Les fleurs de kousso sont exemptes de droits à l'entrée, comme les autres fleurs, herbes etfeailles médicinales.
ROVLOS. Nom donné anx verres employés poa r les besicles et lorgnons de qualité inférieure.
KRAFT-ZU'lKBACII. Conserve de viande. V. Conserves AUME.NTAIRES.
KRAGOUVF.v.\TS. Troisième ville dé Serbie, avec 13.870 hab. Sitnée sur la Lepenitsa, affluent gauche de la .Morava, à l'extrémité d'un embranchement de la ligne de chemin de fer Belgrade-Xich. C'est le centre d'un district agricole des plus riches. Pour les céréales tout d'abord, il n'est point en Serbie de terrain plus favorable. De même pour les pruniers, qui fournissent, après les céréales, l'élément le pins important de l'export. serbe. Pourtant Kragonyévats n'est pas le marché des produits agricoles des environs; ces produits vont directement aux ports dn Danube et de la Save (Chabats, Obrenovats, Belgrade).
Pour ce qui est dn bétail, fort abondant, Kragonyévats s'est affranchi non seulement de la suzerainetéd'antres villes serbes, mais aussi de celle des commissionnaires hongrois de Budapest. En 1898, en effet, une Société pour l'export. du bétail s'y est formée : elle compte plus de 20 membres et export» directement les animaux de la contrée. Le commerce des porcs est relativement peu considérable.
KRAX. Pièce d'argent afghane valant une demiroupie de Kaboul.
KRnoi-ROG. Minerai de fer d'origine russe.
(V. FO.NTE.)
KROXST.\DT. V. Croxstadt. ^
KRUPP (Établissements). Au mot .\ciéries, nonsavons donné sur les établissements Krupp, à Essen, quelques renseignements qnc les chiffres solvants compléteront.
Le grand-père du propriétaire actuel et directeur (associé avec Gruson aujourd'hui) établit une petite fonderie en 1810; pendant 16 ans, il ne gagna sa vie qu'à grand'peine. En 1826, son fils Alfred lui succéda; il n'avait encore que 9 ouvriers en 18^: en 1^1, il exposa à Londres de l'acier et des canons qui attirèrent l'attention des hommes compétents et lui valurent peu à peu les commandes de divers gouvernements.
En 1895, les aciéries d'Essen possédaient 3.000 ma-i chines-outils ou appareils actionnés par 458 machines à vapeur d'une puissance collective de 36.65t. chevaux. On y comptait 64 kil. de courroies de transmission. Au cours de l'année commerciale 1895-96, il a été brûlé plus de 1.000.000 de T. de houille et de coke. La consommation d'eau de l'usine a été égale à celle de la ville de Dresde (336.000 hab.) et la consommation du gaz d'éclairage supérieure à celle de cette même ville.
Il y a dans l'usine 80 kil. de voies ferrées parcourues par 36 locomotives et 1.300 wagons; les^ postes téléphoniques sont au nombre de 522.
.\u 1" janvier 1900, 41.750 personnes, dont phis de 25.000 employées dans les usines d'Essen, figuraient sur les états de paye.
KUMMEL. Liqueur qui tire son nom du cumin, avec lequel on la prépare (voy. Liqueurs), en j associant du coriandre et des écorces d'ocange on de la cannelle et du fenouil.
LABORATOIRE MUNICIPAL
LABORATOIRE MUNICIPAL
LABORATOIRE 3IITXICIPAL. La loi des 16-24 août 1790 sur l'organisation judiciaire porte (titre XI, art. 3) que les objets de police confiés à la vigilance et à l'autorité des corps municipaux sont, entre autres: l'inspection sur la fidélité dn débit des denrées qui se vendent au poids, à l'aune ou à la naesure, et sur la salubrité des comestibles exposés en vente publique. La loi des 19-22 juillet 1791 sur la police municipale ajoute (art. 9) qu'à l'égard des lieux où tout le monde est admis indistinctement, tels que cafés, cabarets, boutiques et autres, les officiers de police pourront toujours y »ntrer pour vérifier la salubrité des comestibles; et (art. 13) que la municipalité, soit par voie d'administration, soit comme tribunal de police, pourra, dans les lieux où la loi n'y aura pas pourvu, commettre à l'inspection de la salubrité des comestibles un nombre suffisant de gens de l'art, lesquels, après avoir prêté serment, rempliront, à cet égard seulement, les fonctions de commissaire de police.
Enfin la loi du 3 avril 1884, relative à l'organisation municipale, porte que le maire est chargé de la police municipale, et que celle-ci comprend notamment : l'inspection sur la fidélité du débit des denrées qui se vendent au poids ou à la mesure, et sur la salubrité des comestibles exposés en vente.
A Paris, le préfet de police est chargé d'assurer la salubrité de la ville en faisant saisir ou détruire dans les halles, marchés et boutiques, chez les bouchers, boulangers, marchands de vin, brasseurs, limonadiers, épiciers, droguistes, apothicaires ou tous autres, les comestibles ou médicaments gâtés, corrompus ou nuisibles.
L'autorité municipale peut visiter toutes les boutiques pour y vérifier la salubrité des comestibles: elle a le droit de saisir et de détruire dans les marchés et boutiques toutes les marchandises nuisibles.
Les infractions aux règlements faits par l'autorité municipale sur la fidélité du débit ou la salubrité des denrées mises en vente, constituent des contraventions passibles des peines de simple police, si le commerçant, reconnu n'avoir pas agi dans les conditions propres à constituer un délit, échappe à la pénalité correctionnelle prononcée par les lois de 1851-55. En effet, il a, par la matérialité seule de son acte et indépendamment de toute considération d'intention, commis une contravention réprimée par l'art. 471, n° 15, et, en cas de récidive, par l'art. 474 du Code pénal. (Cass., 18 avril 1856.)
Sur tout le territoire, le maire est chargé de la police municipale dans sa commune. Une exception a été faite pour Paris, où il est remplacé par le préfet de police.
L'autorité de celui-ci a été étendue par l'arrêté du 3 brumaire an IX, les lois du 7 août 1850 et du 10 juin 1853, qui lui ont permis d'exercer sa surveillance sur les communes suburbaines de la Seine et dans celles de Sèvres, Meudon, Saint-CIoud et Enghien.
En vertu de ces divers textes, le Conseil municipal de Paris a créé, le 1" août 1878, un laboratoire mu-
nicipal de chimie, où les commerçants peuvent faire analyser les denrées alimentaires et les boissons, et ce, moyennant un tarif dressé par l'Administration et approuvé par le Conseil municipal.
Les échantillons y sont reçus par un employé, qui inscrit sur un livre à souche: la nature de l'échantillon, la date et le numéro de dépôt, le nom et l'adresse du déposant, les nom, profession et adresse du vendeur. Puis cet employé détache de ce registre un récépissé qu'il remet au déposant en lui indiquant le jour où il pourra venir chercher le résultat. Les analyses sont divisées en deux catégories : les unes dites qualitatives (gratuites), et les autres quantitatives (payantes). Les premières sont, comme les secondes, faites quantitativement par le laboratoire; les chiffres trouvés servent de base pour apprécier la qualité du produit déposé ; cette appréciation seule est communiquée au déposant par ces mots: bon, passable, mauvais non nuisible, et mauvais, falsifié ou nuisible.
Les analyses quantitatives font connaître la composition exacte du produit.
Pour éviter au public une perte de temps, le préfet de police, par circulaire du 10 juin 1881, a ordonné aux commissariats de police de recevoir les dépôts d'échantillons pour les analyses gratuites. Ces échantillons, remis au poste de police le plus voisin, sont apportés chaque jour au laboratoire par les voitures cellulaires. Ce mode de transport sert également pour les échantillons prélevés par les experts inspecteurs dans leurs visites chez les commerçants.
En deliors des dépôts effectués par le public et des prélèvements opérés par les inspecteurs, le laboratoire a encore à examiner nombre d'échantillons qui lui sont remis par la Préfecture de la Seine, l'octroi de Paris, les administrations des prisons et des hospices, les collèges, l'armée, les communes suburbaines.
Les experts inspecteurs du laboratoire inspectent les marchés et les commerçants en matière alimentaire, chez lesquels ils prélèvent les échantillons qui leur paraissent suspects ou qui ont été signalés par l'analyse des échantillons apportés par le public. — Dans ces visites, les inspecteurs font un examen fl sommaire des denrées mises en vente; ils sont, à ^ cet effet, pourvus d'un microscope et d'une trousse spéciale renfermant quelques réactifs. Quand ils se trouvent en présence de denrées manifestement avariées, les inspecteurs les font détruire séance tenante. Quand, au contraire, ils se trouvent en présence de produits qui leur paraissent falsifiés, ils en prélèvent deux échantillons cachetés, numérotés et certifiés par eux et par le marchand, qui signe également le procès-verbal de saisie. Un de ces échantillons est soumis à l'analyse du laboratoire et l'autre est gardé au dépôt des scellés, en prévision d'une contre-expertise.
Tous les échantillons, ceux déposés par le public dans les commissariats et au bureau du laboratoire et ceux prélevés par les inspecteurs, sont inscrits sur un registre d'entrée.
LABORATOIRE MUNICIPAL
LABORATOIRE MUNICIPAL
Les vins sont dégnstés par des experts spéciani. L'appréciation des dégustateurs est consignée sur an registre ad hoc. Pois les échantillons sont partagés entre les chimistes spécialisés pour les produits les plus courants; les analyses et le dossier complet sont adressés an secrétariat général pour être transmis au parquet. Le laboratoire ne poursuit pas, il constate, par l'examen physique et chimique, la pureté, les altérations ou les falsiGcalions des objets qui lui sont soumis.
Voici le tarif des analyses quantitatives dn laboratoire municipal:
Taxe 5 francs.— Vin : Dosage de l'alcool et extrait densimétrique. Quantité minima, 1/2 litre. Durée, 3 jours. — Dosage de l'extrait sec en poids. Quantité minima 1/i de litre. Durées à i jours.
Taxe 10 francs. — Vin : Recherche de la coloration (naturelle on artiGcielle). Quantité minima, 1/2 litre. Durée, 3 à i jours.
Taxe 5 francs. — Étain servant à l'étamage: Dosage du plomb. Poterie d'étain : Dosage de rétaia ; par différence, évaluation de la totalité des antres métanx. Poteries ternissées : Dosage du plomb dissons par les acides faibles. Soudures des boites de conserves: Vérification de la soudure intérieure ou extérieure : dosage du plomb. Sel de cuisine: Dosage du chlorure de sodium. Pétrole: Densité et point d'inflammabilité.
Taxe 10 francs. — Lait: Densité; crème; dosage de l'extrait, du beurre, des cendres, du sucre de lait : recherche des antiseptiques. Eau potable: Analyse par la méthode hydrotimétrique ; matières organiques an permanganate. Chicorée : Dosage des cendres: recherche des matières étrangères. Alcool: Dosage de l'alcool : recherche des matières étrangères. Viandes. Légumes ou Co7iserves diverses: Examen microscopique; recherche des métaux et des antiseptiques. (Chaque dosage, 5 fr. en sus.) Papiers, Jouets. Tentures, Sucreries: Recherche des colorants interdits. Sucre, Glucose, Miel: Examen microscopique et dosage au polarimètre.
Taxe 20 francs. — Vin : Dégnstation ; dosage de l'alcool, des extraits, des cendres, de l'acidité, du tartre, dn sulfate de potasse, examen polarimétrique et recherche des colorants et des antiseptiques. Bière ou Cidre: Densité; dosage de l'alcool, de l'extrait, des cendres, de l'acidité, examen polarimétrique et recherche des colorants et des antiseptiques. Vinaigy-e: Dosage de l'acidité, de l'extrait, des cendres: recherche des acides minéraux. Liqueurs: Dosage de l'alcool, de l'extrait, du sucre ; recherche des colorants et des antiseptiques. Fari/ies, Pains, Pâtes et Pâtisseries: Examen microscopique; dosage de l'eau, des cendres (pour les farines, dosage dn gluten et dilatation aleurométrique): recherche des matières étrangères.Sirop5, Con^fwres: Dosage du sucre et de la glucose: recherche des colorants et des antiseptiques. Beurre et Graisse: Dosage de l'eau, de la matière grasse ; titre des acides gras ; recherche des matières étrangères. Huiles comestibles: Deusilé et recherche des huiles étrangères; échauflement par l'acide sulfariqne. Café: Dosage de l'extrait, des eendres, examen microscopique; recherche du mouillage et des matières étrangères. Cacao, Chocolat, Thé, Poivres: Dosage de l'extrait, des cendres, examen microscopique ; recherche des matières étrangères, t'aw pofa6/e;. \nalyse hydrotimétrique : dosage du résida sec en poids : dosage des matières organiques au permanganate; numération des colonies. Eau minérale (dont la composition est connue): Dosage du résidu sec et de lélément dominant. Parfumerie : Recherche et dosage des métaux toxiques. Sels: Dosage du chlorure de sodium, de l'eau, des matières in-
'ibles.
\xe50fr.o.cs. —Produitspharmaceutiques. Extraits viande, Peptones: Essais et dosages nécessaires pour voir s'ils sont conformes au Codex, aux ordonnances médicales ou aux étiquettes et prospectus.
Taxe 100 francs. — Eau potable: Analyse complète par la méthode pondérale, numération des colonies.
Taxe 1.000 francs. — Eau minérale (composition à déterminer): Analyses qualitative et quantitative complètes.
Les recherches ou dosages non prévus au tarif sont réglés, après entente, avec le déposant, à raison de dix francs par recherche et de vingt francs par dosage.
Le laboratoire ne se charge que des analyses de denrées alimentaires et des produits ou objets intéressant directement l'hygiène publique.
Les inspecteurs du laboratoire municipal sont toujours deux dans leurs visites. Un des deux remplit les fonctions de commissaire de police, peut requérir le secours des agents, et même, au cas où le commerçant se refuserait à obéir aux injonctions qni lui sont faites, l'arrêter et le conduire chez le commissaire de police du quartier.
Le commerçant peut s'assurer de l'identité des inspecteurs: ceux-ci sont toujours porteurs d'une Commission de la Préfecture de police (police sanitaire), constituant une carte personnelle de service, et portant le nom et la signature de l'expertinspecteur dn laboratoire de chimie à la Préfecture de police, ainsi que celle du secrétaire général de la Préfecture.
Les inspecteurs ont le droit de se faire présenter les marchandises qui font l'objet du commerce des personnes qu'ils visitent. Lorsque ces marchandises leur paraissent douteuses, ils peuvent opérer des prélèvements. Ils sont seuls juges de la nécessité de cette opération. Dans ce cas, ils rédigent sur-lechamp un procès-verbal dont il est donné lecture au commerçant. Le procès-verbal de prélèvement est ainsi libellé:
îtéltelm it f«li(e
secrétariat général