IV PRÉFACE
» doit être le livre de chevet de tous, et n'est pas moins utile à quiconque, publiciste, » professeur, homme d'État, traite de matières industrielles ou commerciales. Il est » désirable qu'au commencement du XX" siècle, à une époque où les problèmes éco- » nomi(iues ont pris une si large place dans la société, cette publication trouve un » accueil aussi empressé que le Dictionnaire de Savarr/, quatre ou cinq fois édité dans » une trentaine d'années. ))
Tous les articles ont été soigneusement revus par M. Dombasle, secrétaire général du Dictionnaire, qui a apporté dans sa tâche une application et une capacité de travail que nos collaborateurs ont été à même d'apprécier.
Nous nous sommes efforcés de remplir le programme que nous nous étions tracé : faire un répertoire éminemment pratique, très précis et très concis, à l'exclusion de tout élément de curiosité pure, de notion historique qui ne serait pas utile à l'explication de la situation ,'ictuolle, et fournir des renseignements d'une exactitude telle, que quiconque ayant, soit à traiter une affaire privée, soit à préparer un rapport, un exposé pour une question d^intérét général, puisse sans hésitation le prendre comme référence.
De nombreux journaux français et étrangers, et parmi ceux-ci des journaux spéciaux, comme thc Econondat, ÏInvestor's Revietr, le Leeds Mercurt/, ont à maintes reprises affirmé que nous avions rempli notre programme. Nous espérons, du moins, en avoir approclié.
Yves GUYOT. A. RAFFALOVICH.
Août 1901.
DE
EFFETS PUBLICS. On entend par effets publies les titres émis par les (lonvernements en échange des prêts qui lenr ont été f;iits ou des engagements qu'ils ont contractés. Par extension, on fait rentrer dans la catégorie des effets publics les obligations des villes, communes, départements, et, pour l'étranger, des circonscriptions territoriales ayant la personnalité juridique.
L'intérêt de la distinction entre les effets pnblics et les autres valeurs mobilières réside, en France, dans certains privilèges dont jouissent certains effets pnblics, tels que Vinsaisissahilité pour la rente française et l'exonération d'impôts, et la protection spéciale qui leur est accordée par l'art. 419 du C. Pén. contre certains cas répréhensibles d'agiotage que la jurisprudence ne permet pas d'appliquer aux autres valeurs mobilières, ni même aux effets publics étrangère circulant eu France. iVoy. Agiotage.)
De même, certains des effets publics français : « les rentes et autres titres au porteur émis par l'Etat, » ne sont pas soumis aux dispositions prévues par la loi du li) juin 1872 relative aux titres au porteur dont le propriétaire a été dépossédé. Ces titres sont placés, à ce dernier égard, sons le régime spécial prévu par le décret du 3 messidor an XII et l'art. 16 de la loi du liJ juin 1872.
Les effets pul)lics rentrent, suivant les cas, dans la catégorie des dettes consolidées ou des dettes flottantes. Les fonds d'État proprement dits sont perpétuels ou amortissables. Les oldigations des circonscriptions territoriales sont toujours amortissables. Les effets publics peuvent être gagés, soit sur les ressources générales de l'emprunteur, soit sur certains revenus déterminés. iV. V.\leurs mobilières : Droit Oscal.i Emmanuel Vidal.
KFFILOCH.VGE iL.usE d'). V. DÉCHETS, Laines.
KFFORT. L'homme cherche à se procurer des
ilités avec le moindre effort. S'il n'y parvient pas,
-t par défaut de méthode. L'outil est l'instru- :.;'nt de l'économie de l'effort. On peut dire que I -ITort est productif d'utilité en raison de la puis.
uce de l'outil.
• u fait des avances considérables pour construire i-s ports, des ponts, des chemins de fer, parce que le progrès économique consiste à utiliser les
efforts réalisés pour diminuer les efforts futurs. (V. Capitaux fixes et Capitaux circulants.)
L'échange a pour but l'économie de l'effort en mettant à la disposition de chacun des ntilités qu'il ne pourrait obtenir par Ini-mème. (V. Échange.)
Toute la science, l'industrie, le commerce, la banque, la science économique ont pour but l'économie de l'effort, non point pour provoquer la paresse de l'homme, mais pour augmenter sa puissance.
L'intervention des pouvoirs pnblics, dans le contrat d'échange et dans le contrat de travail, a pour résultat d'augmenter l'effort, que les inventeurs, les industriels, les commerçants et les économistes ont pour but de diminuer. Y. G.
ÉGLÉ. Grand arbre de la famille des .\urantiacées ou Hespéridées, voisin des citronniers, indigène de la côte de Coromandel; son fruit, très estimé dans l'Inde pour sa saveur et son arôme, atteint la grosseur d'nn petit melon.
ÉGOUTS. Les égouts sont des canalisations souterraines destinées à recueillir tout ou partie des déjections et eaux sales et pluviales d'une ville et à les rejeter au dehors. Les eaux des rues sont conduites dans les égontspar les ruisseaux et caniveaux aboutissant aux bouches d'égont. Les déjections des maisons d'habitation sont entraînées aux égouts par des canalisations spéciales. Le véritable assainissement d'une ville n'est réalisé que par l'envoi aux égouts de tous les résidus solides et liquides de la vie humaine, que ces égouts entraînent ensuite, suivant les circonstances, vers la mer, vers un fleuve, ou mieux encore vers des champs d'épandage, où l'on utilise pour la culture les principes fertilisants y contenus.
On trouve dans le Manuel du Génie sanitaire de L.-A. et Paul Barré tous les détails sur cette question. Nous indiquerons seulement ici les conditions exigibles des égouts.
Dans toute ville, on doit établir dans les voies importantes des galeries maçonnées ayant nne pente suffisante pour entraîner rapidement les eaux qui y circulent: mais dans les voies de second ordre, des canalisations étanches en grès vernissé sont très convenables pour recueillir les eaux et les matières de vidanges. On munit les égouts de regards de visite aérés et d'entrées d'eaux siphonnées placées sous les