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EGOUTS

KGOUTS

trottoirs. Des réservoirs de chasse intermittente, disposés aux endroits choisis convenablement, assurent un lavage parfait et un bon fonctionnement.

Enfin, nn ou plusieurs collecteurs de grandes dimensions recueillent les eaux et matières amenées par tous les égouts et canalisations et aboutissent à un émissaire unique, conduisant finalement les eaux d'égout à un champ d'épuration, au fleuve ou à la mer.

Lorsqu'il s'agit de canaliser une ville, on doit rechercher les points les plus bas pour y établir des collecteurs, qui pourront ainsi recueillir facilement les eaux descendant des parties élevées.

A Paris, les types d'égouts le plus en usage sont très nombreux; le tableau suivant en indique les principaux éléments :

X° du type

Diamètre de

Hauteur dos

Section

la voûte

pieds-droits

de l'égout

M. carré

;j surba

ssé 4,00

10 bis

10 ter

11 bis

12 bis

Les égouts parisiens, qui peuvent être pris comme modèles du genre, reçoivent environ ij25.000 mètres cubes d'eaux usées (dont 100.000 mètres cubes d'eaux de pluie) contenant des matières -, cette quantité pourra être plus que doublée par suite de.l'application intégrale du «tout à l'égout» pour Paris et sa banlieue.

Les villes de Londres\ Berlin et Bruxelles n'envoient guère dans leurs égouts que les eaux et matières rejetées des habitations, tandis que Paris y envoie aussi les eaux de lavage de ses ruisseaux, et en hiver les neiges et glaces.

Les égouts renferment généralement, — c'est le cas de ceux de Paris, — les doubles conduites d'eau de source et de rivière, les fils télégraphiques et téléphoniques, les tubes du service de la télégraphie

1. Les égouts de Londres composent deux réseaux, l'un au nord, l'autre au sud de la Tamise. Chacun aboutit à trois collecteurs parallèles au fleuve qui conduisent les eaux à Barking sur la rive gauche et à Crossness sur la rive droite, d'où jadis elles se déversaient directement dans la Tamise. On vient de terminer les travaux nécessaires pour les purifier d'abord ; ils avaient été commencés en 1887 d'un côté, en 1890 de l'autre. Une usine de purification a été construite à Barking, une autre à Crossness ; les eaux y rencontrent d'abord des grilles qui arrêtent les matières solides en gros fragments, puis elles passent dans des canalisations et des bassins où elles sont traitées par l'eau de chaux et une solution de sulfate ferreux; enfin elles sont décantées, filtrées et conduites alors dans la Tamise. Les boues déposées, aspirées par <le puissantes pompes à vapeur, sont chargées dans des bateaux qui vont les déverser en mer.

On traite ainsi quotidiennement un volume moyen de 900.000 m. cubes d'eau d'égout, pour une dépense annuelle d'environ 3 millions de francs. Les usines de Barking et de Crossness, qui couvrent une superficie respective de 34 et de lô hectares, ont coûté une vingtaine de millions.

pneumatique, les tuyaux d'air comprimé et ceuxdes^ horloges pneumatiques.

Égouts parisiens. — A la fin du XVIII' siècle, un tiers seulement de la ville de Paris était desservi par les égouts. Dans les quartiers qui en étaient privés, chaque jour ou emportait les matières fécales avec les autres immondices aux décharges publiques. En 1830, pour décharger les égouts existants et devenus insuffisants, on créa des canalisations aboutissant à la Seine. En 18;i6, on commença sur le plan de Belgrand, la construction de vastes égouts collecteurs destinés à tran.sporter hors Paris les eaux des égouts secondaires.

Les collecteurs généraux sont comme des fleuves alimentés par les collecteurs secondaires, lesquels reçoivent les eaux des égouts ordinaires, ou se déversent directement les impuretés des rues et des maisons.

A Paris, la longueur totale des trois anciens collecteurs à bateaux-vannes est de 18.202 m., auxquels il faut ajouter le 4'= collecteur, dit de Clichy, commencé en 189."i. Les collecteurs .secondaires, à wagonsvannes, représentent une longueur de 41.629 m.; les égouts ordinaires avaient 88o.40o m. de long au 1" janvier 189i. Eu 1896, il y avait à Paris 1.000 kil. d'égouts publics environ (dont 945 kil. d'égouts ordinaires) et 400 kil. de galeries particulières et branchements.

Eu 1895, les collecteurs parisiens ont débité un cube total de matières liquides et solides s'élevant à 191.421.000 mètres cubes, soit 524.440 mètres cubespar 24 heures ou 21.850 mètres cubes par heure.

Les égouts dits ordinaires sont établis au milieu de la chaussée pour les voies de moins de 20 m. de largeur, et sous chaque trottoir pour celles de plus- 20 m.

Les résidus liquides des voies publiques s'écoulent dans les égouts par des ouvertures ou bouches placées sous les trottoirs aux points bas des rues.

Les eaux des maisons parviennent à l'égout par des tuyaux munis d'un siphon hydraulique, qui aboutissent à des branchements, petites galeries souterraines en maçonnerie. Ces branchements sont fermés, à l'aplomb du mur de face de la maison^ par une grille en fer, qui intercepte la communication de la propriété avec l'égout.

La section minimum de ces petites galeries doit être de 1 m. 80 de haut sur 0 m. 90 de large. Dans les immeubles d'un revenu imposable moindre de 3.000 fr. et situés en bordure de voies de petite circulation, les branchements en maçonnerie peuvent être remplacés par des tuyaux pésistants en fonte ou en grès, d'un diamètre minimum de 0 m. 40 et placés en ligne droite, suivant U'ue pente de 75 mm. au moins par mètre.

Le parement extérieur des maçonaeries, aux naissances de la voûte, doit être de 0 m> 60 de l'alignement des maisons. Le dessus de l'extrados de la voûte de l'égout doit être à 1 m. au-dessous de la face inférieure des pavés ou du macadam de la chaussée ; sur de très petites longueurs et dans de* cas exceptionnels, ce minimum peut descendre à 0 m. 40.

Los égouts, dont les parois et le radier doivent être imperméables, se font en maçonnerie de meulière et mortier de ciment; on leur donne la formeovoïde (le pins petit côté placé en bas), qui facilitel'écoulement. L'épaisseur delà maçonnerie des égouts.

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