‹ Dictionnaire du commerce, de l'industrie et de la banqueChapitre 427 sur 1134 · Les- statistiques manqu · texte numérisé non relu

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es périodes.

Pour 1898, nous relevons les chiffres suivants au C. S., en kllog. et fr. :

IMPORTATIONS EXPORTATIONS

Quant. Va). Quant. Val.

Médicinaux 51.428 38.571 172.491 129.367

Tinctoriaux 201.365 70.478 17.728 6.205

Prix E. V. D., à l'Import. comme à l'export. : lichens médicinaux, Ofr. 75 le kilog.; tinctoriaux, Ofr. 35.

C'est du Japon que nous importons plus de la moitié des lichens médicinaux (33.000 kllog.) ; nous en recevons 6.100 kilog. d'Allemagne, 4.800 d'Italie, 3.100 d'Angleterre, 4.300 d'autres pays. Les lichens tinctoriaux sont importés d'Angleterre (89.200 kilog.), d'Allemagne (54.800), des possessions anglaises de l'Afrique orientale (41.500); Madagascar et ses dépendances nous en envoient 13.100 kilog.

Nous exportons des lichens médicinaux en Allemagne (68.350 kllog.). en Belgique (47.iK)0), en Danemark (20.000), aux États-Unis (10.150), dans les autres pays (26.170); des lichens tinctoriaux, en petite quantité : Pays-Bas 5.800 kilog., Allemagne 4.482, Angleterre 2.850, autres pays 4.596.

LIÈGE (en flamand Luik, en allemand Liittich), ancienne capitale de la principauté épiscopale du pays de Liège, chef-lieu de la province de ce nom (Belgique). Grande et riche ville industrielle située sur la croupe et au pied de la montagne de Sainte- Walburge, au confluent de l'Ourthe et de la Meuse, par 50» 39' 22^ lat. N., et par 3» 11' 29' long. E., à 83 kil. de Bruxelles et à 367 kil. de Paris, sur la ligne de Cologne à Paris.

L'étendue territoriale de la ville de Liège est de 1.879 hectares, celle bâtie de 393, contre 203 eu 1856. La pop., qui était de 89.411 hab. en 1856, s'élevait au 1" janvier 1898 à 167.305 hab. La ville est entourée d'un grand nombre de communes dont plusieurs sont la continuation de la cité: Herstal avec 17.000 hab., Ougrée 12.000, Seraing 38.000, Angleur 8.000, Chenée 8.500, Grivegnie 10.000, etc.

La province de Liège a une sup. de 289.485 hect. et une pop. de 826.762 hab. ; elle compte 3 arrond. judiciaires, 4 arrond. administratifs, 26 cantons, 342 communes. Les arrond. administratifs sont : Liège avec 476.079 hab., Verviers 182.646, Huy 99.299 et Waremme 68.738.

La province de Liège occupe, en Belgique, le second rang industriel; elle vient après le Hainaut. Le recensement de 1896 lui donne 36.531 entreprise» en activité avec un personnel ouvrier de 141.772 personnes, dont 24 "/o de femmes. L'agriculture n'occupe que 85.185 personnes, dont 70.384 cultivateurs et fermiers et 14.584 domestiques à gage» et ouvriers journaliers permanents. La pop. agricole de l'arrond. de Liège est de 27.436 personnes; elle est de 18.887 dans celui de Huy, de 21.849 dans l'arrond. de Verviers et de 17.013 dans celui de Waremme, où la culture de la betterave à sucre est très importante. Il y a là des sucreries puissantes. Sauf dans ce dernier arrond., l'industrie l'emporte partout dans la province sur l'agriculture et surtout dans la région de Liège.

De cette ville à Huy s'étend la grande Meuse industrielle : Engis, Flône, Corphalie, le Val-Benoît, le Val-Saint-Lambert avec sa cristallerie renommée, qui occupe 3.500 ouvriers. C'est le plus grand établissement après Cockerill, qui est dans le voisinage, à Seraing, et où 8.000 ouvriers sont employés; Angleur avec ses aciéries, Sclessin, Ougrée, etc.

Au delà d'Angleur, la vallée de Hervé, avec ses magnifiques vaches, qui fournissent d'excellent beurre, et son fromage connu.

C'est aussi à partir d'Angleur qu'on rencontre les différents établissements de la Vip.illeMontagne, la plus puissante des Compagnies travaillant le zinc, qui a des établissements en France et en Allemagne, des mines en Angleterre, en Italie et en Algérie. Cette Société occupe plus de 11.000 ouvriers. dont 4.000 dans les usines belges, à Valentin-Cocq, Angleur, Flône, Baelen-Wezel (Campine), Tilff, la Rochette et Moresnet-Welkenraedt.

L'industrie de Liège est très florissante. C'est de cette ville qu'est parti le mouvement d'expansioû belge au dehors, la constitution des Sociétés charbonnières et métallurgiques pour la création d'entreprises en Russie.

Le bassin houiller de la province de Liège comprend 83 concessions, dont 40 ont été exploitées en 1898. La production, qui était, en 1858, de 1.852.929 T. d'une valeur de 19.559.184 fr., était, eu 1898, de 5.653.515 T. valant 63.389.900 fr. Eu 1858, les exploitations de la province de Liège occupaient 17.139 ouvriers; en 1898, 30.239, dont 22.811 à l'intérieur et 7.428 à la surface. Le nombre de femmes descendant dans la mine n'était plus, en 1898, que de 36, toutes de plus de 21 ans. Par contre, à la surface, les femmes emploj'ées sont de plus en plus nombreuses : 1.851' en 1898, dont 361 de moins de 16 ans. La puissance des machines d'extraction a été, en 1898, de 14.829 chevaux; celle des moteurs d'épuisement, de li.il chevaux ; celle des machines servant à l'aérage, 2.811, et celle des machines à usages divers, 6.060. La puissance totale des moteurs à vapeur été de 38.6S)6 chevaux contre 10.931 en 1858. El 1898, on a extrait 727.215 T. de charbon maign d'une valeur moyenne de lOfr. 64 la T., 2.682.51 de charbons demi-gras à H fr. 18, et 2.243.705 d«

LIKCiE

LIEGK

charbons gras à llfr. 91$. Los dépenses d'exploitation ont été de 55.368.300 fr., dont :J0. 390.950 fr. junir les frais ordinaires et 5.177.350 pour les frais extraordinaires. Le salaire brnt a été en moyenne de 1.127 fp. par ouvrier pour '30i jours de travail. 34 exploitations ont donné 8.370.400 fr. de bénéfices, 6 ont laissé une perte de 548.800 fr. Le bénéfice général à la T. a été de Ifr. 38; la part de l'ouvrier à la T. a été de 6fr.03. Le nombre de foura à coke en activité a été de 1.218 en 1898, occupant 623 ouvriers. Ils ont consommé 779.600 T. de houille et donné .t64.000 T. de coke à un prix moyen de 19 fr. 69.

La production des minerais va en diminuant. Elle a été, en 1898, de 27.000 T. d'oligiste, de 160 de minerais hydratés, de 12.540 de minerai ferromanganésifère, de ICfâ de minerai de plomb, 4.125 de calamine, 7.3.")0 de blende. L'industrie des carrières, comprenant les exploitations à ciel ouvert et les exploitations souterraines, a fourni dans la province de Liège, en 1898, une production de 9 millions 1 2 de fr. L'extraction des pavés est très importante : 25 millions de pièces: on les exporte largement. 5.650 ouvriers sont employés dans les carrières à pierre : pavés, pierres taillées, pierres à chaux, etc. Sprimont est le centre principal de cette branche et occupe 1.250 travailleurs. 600 s'adonnent à l'extraction du phosphate de chaux, dont la productton a été, en 1898, de 130.520 T.

La province de Liège dépasse de près de moitié l'importance de celle du Hainaut pour la métallurgie, qui se trouve surtout localisée, chez elle, dans l'arrondissement de Liège. Il y a cinquante ans, 19 hauts fourneaux, dans la province de Liège, produisaient 117.446 T. de fonte, d'une valenr de 11.926.472 fr. : en 1898, 15 hauts fourneaux en activité ont donné 393.680 T. de fonte valant 24 millions 889.2:50 fr. La production de la fonte d'affinage a été de 28.515 T.; celle de la fonte manganésifère. de 6.2.59 T. : celle de la fonte Bessemer, de 173.085 T. : celle de la fonte Thomas, de 185.821 T. Celle-ci se développe beaucoup, en partie au détriment des autres sortes. La dépense en coke est de 1.180 kilog. par T. de fonte, la consommation totale a été de 464.420 T.. dont ^.384 de coke étranger, conséquence de la convention conclue entre les producteurs belges et le syndicat westphalien. La totalité des minerais de fer employés a été de 8fô.l25 T., dont 109.921 fournies par la Belgique, le reste principalement par l'Espagne et le grand-duché de Luxembourg.

Les hauts fourneaux de la province de Liège ont occupe, en 1898, 1.326 ouvriers, dont le salaire journalier moyen a été de 3fr.33. Sous l'influence de la concurrence de l'acier, l'industrie du fer périclite sans cesse, les petits fers marchands, les fers spéciaux et les tôles fines surtout. — Les fabriques et usines à ouvrer le fer, au nombre de 21, ont occupé, en 1898, 5.833 ouvriers avec un salaire journalier moyen de 3fr. 25; elles ont fabriqué 88.409 T. de « fer ébauché » et 2J.315 de « fer corrové » ; elles ont donné 100.790 T. de fers finis. — Cinq aciéries occupant 3.188 ouvriers au salaire moyen de 3fr. 67 par jour, ont fourni, en 1898, 377:208 T. de lingots fondus d'une valeur de 1.463.000 fr. En aciers finis, la production a été de 117.751 T. de rails, 10.953 ili- bandages, 123.320 de laminés divers, 17.202 d'a- ' i.r battu, 27.:j55 de grosses tôles, 29.'534 de tôles

unes et 9.448 de Gl d'acier : en tout, 335.763 T. valant 46 millions de fr.

Dix fabriques de zinc occupent 4.800 personnes,, et onze laminoirs, 300. Elles consomment 11.000 T. de minerais belges et 270.000 de minerais étrangers; la production du zinc brut est d'environ 110.000 T. valant 55 millions de fr. — La production des usines belges de la Vieille-Montagne s'est élevée, en 1898, à 69.351 T. de zinc brut, 68.745 de laminé provenant de la transformation du zinc brut, et 8.894 de blanc de zinc. Cette Société fait travailler une partie de ses minerais, à façon, par d'autres usines : elle achète aussi des bruts pour les transformer : ses ventes ont été, en 1898, de 22.401 T. de brut, 66.524 T. de laminé, 514 T. divers, 0.445 T. de blancs : ensemble, 98.884 T. contre 66.688 en 1889. En 1858, les usines belges de la Vieille-Montagne ne produisaient que 19.379 T. de zinc brut, dont 9.157 convertis en laminé, 847 en blanc de zinc et 63 en zinc ouvré.

Le plomb et le ciiicre sont travaillés, à Liège, dans 119 entreprises, avec 3.950 ouvriers.

Les ateliers de conslructioii occupent plus de 5.000 ouvriers, dont 700 seulement pour le matériel de chemins de fer; mais, pour les machines et outils, l'arrond. de Liège l'emporte sur tout autre. Les ateliers de la Meuse font la construction navale. L'industrie du vélocipède et des pièces détachées emploie 600 ouvriers, dont une cinquantaine travaillent à domicile.

Une industrie qui s'exerce largement à domicile est celle des armes, qui occupe 11.400 travailleurs. La ville de Liège en est le centre principal ; elle pousse des ramifications dans toutes les directions, sauf vers le Condroz; on la retrouve à Herstal, Wandre, Cheratte, Hermalle, Argenteau, à Barchou, à Housse, à Saint-Remy et jusqu'à Dalhem. La canonnerie a son siège à Nessonveaux, Fraipont, Foret, Olne. — La production des armes est restée principalement manuelle, et cependant la fabrication à la machine a fait des progrès sérieux depuis trente ans; elle existe dans la Manufacture royale d'armes de guerre, dans l'usine d'Herstal, qui travaille surtout pour les gouvernements étrangers, mais qui, pour le moment, ne produit que des bicyclettes, n'ayant pas d'ordres pour fusils. C'est l'extrême variété des modèles exécutés à Liège qui entrave l'introduction de la machine dans la fabrication des armes du commerce: cependant, la Société Pieper et C'* a une installation complète. — La statistique du recensement de 1896 donne 4 grandes fabriques d'armes à feu portatives à Liège et à Herstal, avec un personnel de 1.938 travailleurs, dont 265 femmes: 14 fabriques de pièces détachées à Herstal, occupant en ateliers 238 personnes, dont 71 femmes: 91 firmes liégeoises donnant à fabriquer des armes ou des pièces détachées à 4.861 ouvriers qui travaillent à domicile avec 1.790 aides; les pièces sont finies dans les ateliers de ces Armes, qui occupent 974 armuriers; 7S9 ouvriers font les canons en damas, 267 ceux en acier.

Liège possède un banc d'épreuves fondé en 1672, dans le but de donner des garanties aux acheteurs et régi par une Commission administrative et un directeur : ce dernier est nommé par le roi; les membres de la Commission administrative sont élus par les fabricants d'armes. Voici le relevé des i armes éprouvées :

LIEGE

(il8

LIEGE

Fusils à un coup i:i8.54(i

— à deux coups 07.037

— bord (armes de (raite). 2:5.110 Pistolets d'arçon 28.790

— de poche . . .

Revolvers 289.374 407.217 47o.908

Fusils de guerre 44.003 20.129 31.058

La fabrication descaHO«.sa pris un certain développement, surtout dans les usines Cockerill à Seraing.

Parmi les autres établissements industriels de la ville et de la province de Liège, nous devons encore mentionner : la grande filature de lin de Saint- Léonard, à Liège, les filatures et tissages de laine, les fabriques de tresses de paille et de cbapeaux, les distilleries de Liège et de Huy, les brasseries, les importantes papeteries de Huy, les tanneries de Stavelot, les fabriques de papiers peints à Liège, les fabriques de tabacs, de cigares et de cigarettes, les manufactures de cartes à jouer, l'industrie du vêtement, qui n'occupe pas moins de 11.000 ouvriers; la chaussure, qui procure du travail à des milliers de personnes, à Liège et à Hervé. Dans cette dernière ville, à côté d'une fabrique mécanique employant à ses machines 47 ouvriers, on compte 4G maisons occupant à domicile 10 coupeurs et piqueuses et 263 cordonniers, sans compter 290 ouvriers travaillant dans 73 ateliers.

La ville de Liège est le siège d'une Cour d'appel qui comprend dans son ressort les provinces de Liège, de Limbourg, du Luxembourg et de Namur, d'une Cour d'assises, d'un Tribunal de commerce, d'un Tribunal civil, d'un Conseil de prud'hommes, d'une académie royale des beaux-arts, de nombreuses écoles, et notamment d'une école professionnelle pour l'industrie, d'une École des hautes études commerciales et consulaires, d'une Université fréquentée, en 1898, par 1.426 étudiants, dont 343 appartenaient à la Faculté technique (écoles spéciales), 125 de l'École des mines et 150 de l'Institut dos électriciens. L'Université possède une bibliothèque composée de 130.000 volumes, 100.000 brochures et 440 manuscrits, dont plusieurs du X^ siècle; elle a un musée de mécanique, un cabinet de minéralogie et de zoologie, etc.

Etablissement financiers. — Liège possède une agence de la Banque nationale de Belgique et plusieurs banques, dont les principales sont : le Crédit général Liégeois et la Banque générale de Liège. Voici leur situation en 1898 :

Capital versé

Réserves

Frais généraux

Bénéfices

.Mouvement de la caisse.

-Mon tant des efïets en très

Comptes créanciers

— débiteurs

Crédit gcjiu'Tal liégeois

Banque générale (le Liège Fr.

Voies de communication. — Liège se trouve sur les grandes lignes ferrées internationales conduisant de Londres et de Paris vers l'Allemagne par Aix-la-Chapelle et Cologne. Du S.-O. au N.-E., la Meuse coupe la ville en deux parties inégales; le fleuve y a une largeur de 140 m. et une profondeur de 2 m. 35; l'Ourthe vient du Luxembourg. Un canal latéral à la Meuse (le canal de Liège à Maestricht)

a été creusé en 1846 et terminé en 1850; sa longueur est de 25 kil. 560, dont 20 kil. 450 situés en Belgique ; sa largeur à la ligne d'eau est de 18 m., au plafond 10 m. ; son mouillage est de 2 m. 10; il a 4 écluses sur son parcours et est alimenté par la Meuse.

Navigation.— \oici, pour l'année 1898, le tonnage kilométrique donnant l'importance de la navigation sur la Meuse canalisée, la Meuse non canalisée, le canal de Liège à Maestricht et l'Ourthe canalisée :

Tonn

Descente .Meuse canalisée

— non canalisée

Canal Liège-Maestricht

Ourthe canalisée

Remonte .Meuse canalisée

— non canalisée

Canal Liège- .Maestricht

Ourthe canalisée

Louis Str.\uss.

LIÈGE. (Syn. : Lat. : Suber. — Angl.: Cork. — Allem. : Kork.— Esp. : Coacho. — Ital. : Sughero). Substance végétale très légère, élastique, de texture particulière, qui, quoique poreuse, n'empêche pas le liège sain d'être parfaitement imperméable aux liquides.

C'est le résultat du développement hypertrophique que prend la couche corticale sous-épidermique d'une espècede chêne vert, ditchêne-liège {Quercus suber), commun dans le midi de l'Europe (France, Espagne, Italie) et plus encore dans le nord de l'Afrique.

Le cliêne-liège commence à fournir du liège à l'âge de 12 ou 14 ans, mais le produit des premières années est très poreux, d'une texture inégale ; ce n'est qu'à l'âge de 25 ans que l'écorce est bonne à faire des bouclions. La récolte a lieu tous les 8 à 10 ans aux mois de juillet ou d'août: on pratique en haut et en bas dii tronc deux incisions circulaires qu'on réunit par une troisième, perpendiculaire. Elles ne doivent pas entamer le liber, mais seule-^ meut le tissu cellulaire, qui constitue seul le liège proprement dit et qui se reproduit au bout de peu de temps, de sorte qu'un même arbre peut fournir dix à douze récoltes. Dès que cette partie de l'écorce est enlevée, on l'étend dans l'eau et on la charge de poids pour la redresser en plaque; puis on la sèche très lentement, afin de lui conserver sa flexibilité, On obtient ainsi des tables de 1 m. 50 de long sur Om. 50 de large environ, dont la valeur esta raison de leur épaisseur et de leur plus ou moins grande homogénéité. Les plus fortes planches n'ont pas plus de 5 cent, d'épaisseur.

L'Algérie est au premier rang des pays prodm teurs de liège; l'étendue de ses forêts de chênes-liège est de 450.000 hect., auxquels s'ajoutent les 100.000 hect. de la Tunisie. Sur ces 450.000 hect. l'État en possède 370.000, qu'il exploite sans discernemen mélangeant dans les lots de vente les qualités les plus diverses et consentant des prix dérisoires s'imposent aux autres producteurs.

La principale application du liège consiste d

la fabrication des bouchons.

Au point de vue commercial et pour l'applicatioB des droits d'entrée, on classe le liège en deux grandes catégories : le liège brut, râpé ou en planches ; le liège ouvré.

Liège brut.— Le liège brut est celui qui est en revêtu de sa croûte raboteuse et gercée. Dans

les

LIÈGE

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