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à des sources autorisées, permettent d'apprécier le mouvement des affaires Ijonnaises.

Organisation syndicale. — Le nombre des Syndicats professionnels à Lyon est considérable. En voici le tableau résumé :

Syndicats ouvriers...

— patronaux.

— mixtes

Totaux

Nombre

9 Synd.

Membres 13.737 6.935 3.387

Membres

Unions de patronaux. . .

Syndicats ouvriers

Enfin, Lyon est le siège d'une Bourse du travail, où se tiennent les réunions ouvrières et où ont lieu, le soir, des cours professionnels.

Les institutions et créations diverses de ces Syndicats se résument comme suit :

Bureaux de placement

Bibliothèques

Caisse de secours et de prévisions

Caisse de cliômage

Cours professionnels

Services contentieux

Journal et annuaire

Coopératives

Conseil mixte

Une réflexion s'impose en examinant ces chiffres, c'est le nombre relativement restreint d'ouvriers syndiqués, et par suite le manque d'autorité qui s'attache aux manifestations syndicales présentées comme expression des volontés d'une corporation.

Expansion coloniale. — Lyon est un centre très actif de mise en valeur des colonies françaises. L'Extrême-Orient, pays de la soie, et en particulier le Tonkin, comme voie de pénétration en Chine, ont toujours attiré les négociants et les capitaux lyonnais. En 1843, une mission suscitée par Lyon fut envoyée en Chine pour y étudier la question des ports ouverts. En 1895, une importante mission lyonnaise.

Syndicats

ouvriers

patronaux

dont les travaux furent très remarqués, fut envoyée dans le cœur du Céleste-Empire. — A côté de ces œuvres d'intérêt générasse placent des entreprises privées, très nombreuses, dont le rayon d'action s'étend fort loin. L'une s'est donné pour mission de former des Syndicats d'industriels (à raison d'une maison par spécialité) pour explorer et exploiter, à l'aide d'un agent rétribué en commun, les pays nouveaux et lointains (outre-Suez et outre-Atlantique); l'autre étudie les concessions à obtenir en Chine; plusieurs ont jeté leur dévolu sur Madagascar; enfin les exploitations par des Lyonnais, avec des capitaux lyonnais, abondent en Tunisie, en Algérie, en Russie, en Espagne, en Italie, etc. Cet esprit colonial, si vif à Lyon, est d'ailleurs soutenu et encouragé par les institutions d'enseignement et de commerce (voir plus haut), et il ne pourra que se développer, silencieusement peut-être, mais d'une manière constante et précise.

Jo.\NNY Pey,

Secrétaire de l'Union des Clianibres syndicales lyonnaises.

LYTTELTOX. Ville maritime de la Nouvelle-Zélande, située dans l'île du Sud, à 13 kil. S.-E. de Christ-Church, dont elle est le port, au N. de la baie de Cooper ou Port-Victoria, par 43" 46' lat. S. et 170» 22' long. E. de Paris. Pop. : 4.000 hab.

Le port peut recevoir des navires d'un tirant d'eau de 26 pieds. Sa surface est de 107 acres. Il y a 7 jetées d'une longueur de 10.7oO pieds et des cales sèches pour des navires de 5.000 t. Les entrées sont annuellement de plus de 60 navires jaugeant près de 50.000t. Services réguliers avec Auckland, Melbourne et Sydney par les vapeurs de l'Union Steamship of New-Zealand et d'Huddart, Parker et C". Terminus du chemin de fer de Christ-Church.

Le commerce extérieur est très actif. Le total des échanges a été en 1892 de 3.069.000 liv. st., et en 1896 de 2.967.000.

Pour les droits de port, voy. les Annales Com. Ext. : Enquête marine marchande.

MACAO. Point du territoire chinois, situé dans la province de Kouang-Toung, où les Portugais sont établis sur un ensemble d'îles depuis plus de 300 ans; jadis renommé pour la commodité et la sûreté de son port, aujourd'hui en grande partie ensablé. La superficie totale en doit être d'environ 12 kil. carrés, et la population est de 78.627 hab., dont près de 75.000 Chinois. — Le port a été déclaré libre depuis 1896 : le mouvement, en 1897, a été de 1.066 navires et 6.022 jonques; l'entrée étant de plus en plus difficile, le Gouvernement portugais a résolu d'y faire exécuter d'importants travaux. — La valeur des import, y atteint 18 millions 1/2 de piastres (ou dollars d'environ 5 fr. 35), et celle des export, à peu près le même ciiiffre. Les import, portent sur le pétrole, le charbon, les tissus, les métaux, le riz, les pâtes et farines alimentaires. On exporte principalement du thé, des huiles essentielles, des sucres bruts, des soies,

et avant tout de l'opium, préparé à Macao même; c'est presque la seule industrie.

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