MANDCHOURIE
(a qnalification de mandat, poor qne le droit dn porteur de demander l'acceptation an tiré fût écarté. Cette théorie n'est pas admise par la jorisprndence. (Lyon-Caen et Renault, Précis de Droit commercial, 0' 1134 )
On appelle mandats les formules que remet la Banque de France aux titulaires de comptes courants, pour leur permettre de disposer de tout on partie des sommes par eux déposées. Les mandats blancs servent à retirer la somme voulue des caisses de la Banque: ce sont de véritables chèques, à ordre •ou au porteur; les mandats rou^jes sont employés pour faire virer par la Banque une somme indiquée, d'un compte courant à uu autre compte courant. <V. Banque de France.) M. H.
MANDATS rOSTE. V. PoSTBS.
MANDATAIRES. V. Halles.
MANDCHOURIE. La Mandchourie se divise en trois provinces, dont la superficie totale est à peu près égale à celle de l'Autriche-Hongrie et dont la pop. paraît être de 15 à 20 millions d'hab. : 1* la province de Shing-King on Chen-Zsin, ou de Moukden, ou encore de Fongtien, avec la vallée du Liao et la péninsule de Liao-Toung: 2* la province de Kirinon Zsidin, entre les rivières Oussouri etSoungari; 3* la province de l'Amour (Heh Lang Kiang ou fleî-Lun-Zsjan,rivièredu Dragon Noir), entre l'Amour et le Sonngari. La province de Shin-King se partage en 2 départements, V6 districts et 13 garnisons : capitale Monkden ou Fongtien ; Moukden est la ville sainte près de laquelle sont les tombeaux des empereurs de la dynastie actuelle. La province de Kirin est formée de 3 départements et 8 garnisons : capitale Kirin. La province de l'Amour, capitale Tsitsikar, a 6 commanderies. Les généraux à la tète des gar- Bisons et des commanderies dépendent de trois maréchaux tartares qui résident dans les préfectures. Le maréchal tartare de Monkden exerce aussi le pouvoir civil en Mandchourie.
Au N. etàl'E., la Mandchourie chinoise est limitée par le cours de l'.Amouret de son affluent l'Oussouri; au S.-E., par des montagnes, des déserts et des barrières de pieux qui la séparent de la Corée; an S. par la mer Jaune: à l'O., vers la Mongolie, il n'y a aucune frontière naturelle.
La vallée du cours moyen du Soungari est la région la plus fertile; les céréales les plus cultivées sont le millet et les légumineuses. Le millet est la principale nourriture des habitants ; avec les fèves, on fabrique de l'huile pour l'export. Le pavot, de plus en plus cultivé, menace de diminuer les import, anglaises de l'opium : la seule péninsule de Liao-Toung en produit annuellement 656 qx. Le tabac, cultivé surtout au S. de la .Mandchonrie, est planté en mai et récolté en octobre ; en 1897, on en a exporté en feuilles 2.586 piculs (de 60 kilog. 450) pour 18.563 taëls (de3fr.73l. Le jen-chen ou ginseng sauvage, jadis très rare et dont la livre de racines se payait jusqu'à 50.000 fr., est devenu un produit de grande culture près de la frontière de Corée, récolté par des détachements militaires spéciaux. On en a exporté de Niou-Tchouang en 1897, dans les divers ports chinois, 1.402 piculs valant 138.558 taêls. On plante le ricin le long des routes pour former des haies.
La sériciculture est prospère au S. de la province de Chen-Zsin, dans le Liao-Toung, surtout sur la côte occidentale dn golfe. Elle a le caractère de l'industrie à domicile ; les procédés sont très primitifs,
mais la soie est de bonne qualité : belle et fine an printemps, plus bruneet plus dure en automne : c'est celle-ci qu'on exporte. Le ver à soie se nourrit de feuilles de chêne : aussi les plantations de chênes payent-elles une taxe annuelle de 35.000 tiaos (de 0,65 c«nt.) par 24 mous de 240 pas de 1 m. 60. Le picnl de cocons, qui valait autrefois 55 à 65 taêls, a doublé de valeur dès 1891 . 4.200 à 5.000 cocons sont nécessaires pour fabriquer 17 m. d'une étoffe large de 40cm. Ces 17 m., dont le prix est 1,2 à 4 lanes (le lane = 4 cent. 1/2), l'ouvrier les fait en 2 jours pour un salaire de 1 fr. 59 par jour. La soie est exportée principalement en Chine; l'export. d'IneZsi (le port de la mer Jaune) était en 1890 de 6.556.000 fr.
Les fèves sont exportées en grande quantité de Niou-Tchouang; on lesemploieaussiàfairederhuile, à fabriquer des tourteaux, dont l'export. à Hong-Kong et surtout dans les ports chinois s'est élevée en 1897 à 2.374.462 piculs représentant une valeur de4.277.03o taëls. Pour extraire l'huile, les fèves sont écrasées par des menles en pierre et mises ensuite dans des ; sacs de toile placés un quart d'heure environ au- I dessus de la vapeur d'eau ;puison for me des tourteaux avec la pâte des fèves, et l'on presse ces tourteaux pour en exprimer l'huile. Un moulin installé en 1896 par des .\nglais à Niou-Tchouang peut fournir 30.000 T. d'huile par an.
On distille le millet pour en retirer une ean-de-vie
appelée samshou. De nombreux indigènes pèchent
les huîtres perlières. Le sel, obtenu par l'évapora-
tion de l'eau de mer, est frappé d'une taxe.
I Des montagnes, riches en minerais, on retire du
i cuivre, du plomb, de l'argent. Dans le N., près
I de la frontière russe, sont les mines d'or de Moko,
j qui produisent depuis 1896 et donnent actuellement
I 300.000 taëls par an. Elles seront vraisemblablement
exploitées par des Européens, quand le Transsibérien
sera terminé. (Voy. Mines d'Or.) '
Au S., on extrait de la houille à Liao-Yang, Ouest Thin tcheon, Foutchou et dans la vallée du Yalou; mais l'exploitation est très primitive. An voisinage I de Hsin Yen Tchao, on obtient du soufre par la calciuation du fer sulfuré. .\ Kirin, une manufacture j de poudre et de munitions, dirigée par des Chinois, j donne des produits qu'on dit de bonne qualité. j La chasse et la pêche sont la principale occupation des peuples nomades qui habitent la .Mandchourie, surtout la chasse aux chevreuils (dont les cornes ont un grand prixi, aux zibelines et aux écui reuils. Les fleuves delà Mandchonrie sont très riches j en poissons, surtout en esturgeons, saumons (tamaha) et diverses petites espèces.
L'élevage des bestiaux est en grande faveur sur le plateau Houlonnbouir; le chiffre du bétail y atteint près de un million de têtes (1898). Dans les autres
1. Le chemin de fer de l'Est-Cbinois à travers Is Mandchoorie, dont les statats ont été appronvés par le tssr le 14 décembre 1896, doit relier, par la voie la plus directe, la section du Tracsbalkal du chemin de fer Transsibérien i celle de l'Oassonri méridional, évitant an détour de ÔSO kil. par la vallée de l'Amour.
La ligne chinoise se charge dn transport de tous les trains russes dans leur composition complète en transit, entre les lignes du Trtinsbalkal et de l'Oussouri. Le gouvernement chinois accorde la franchise douanière pour les bagages des voyageurs et les marchandises passant en transit. La ligne aura une longueur de 2.018 kiloEBctres, dont 1.513 sur territoire mandchou ; elle devra être achevée en six ans, franchira la frontière chinoise i la station d'Onon, dans lasectiontransbalkalienne, traversera la Mandchourie par les villes de Isitsckar, Kouantcheng, Ningontta. et se reliera à la section russe de l'Oussouri méridional, de Nikolskol à Vladivostock.
MANGANESE
MANGANESE
parties de la Mandchourie, le bétail ne sert guère qu'aux besoins de l'agriculture (les Chinois et les Mandchous ne mangent que de la viande de porc) : bêtes à cornes, chevaux, mulets, rennes, brebis et porcs, ceux-ci en grande quantité.
Les industries manufacturières sont peu développées; on compte: dans le district de Bazan-Sousou, 18 distilleries de hanchine (eaude-vie), produisant annuellement 29. 160.000 ghines (21 .000 T. de 1 .000 kilog.); dans celui de Houlan-Tchek, 36 distilleries donnant 17.000.000 de ghines (12.300 T.); dans la région de Chouan-tchen-Tin, 30 à 40 distilleries; à Bodoune, 10.
LechanvredeMandchourieestlechanvre commun, très cultivé aux environs de Kirin, où il se vend 5o à 6îi tiaos (de 13 cents ou 05 cent.) par picul (de 60 kilog. 450).
Commerce. — Le commerce intérieur est un commerce d'échange. Les produits agricoles sont exportés aux foires et échangés contre des produits fahriqués. Les céréales sont aussi vendues dans de grandes proportions aux distilleries et aux fabriques d'huile.
La ville de Zizilcar ('rsitsilcar),dans la province Heï-Ltm- Zsjan, réexporte dans les provinces du Nord les produits qu'elle importe. Voici quelques chiffres des export, de Zizikar en 1897 : froment lL48()qx, farine de froment 492, riz 20.240, millet 3;>.2f)0, huile 1.640, tabac 3.280, eau-devie 44.280, sucre 328, sel 4.100.
Le centre du commerce du riz est Bodoune (export, totale, 1.191.000 qx en 1895, dont 6.724 de riz). Bazan- Sonsou exporte 84.788 qx, Houlan-tchen 265.316, San-Sin 53.136.
Le commerce avec la Russie est lihre à la frontière sur l'étendue de 50 verstes, dans les deux directions. Les marchandises exportées dans l'intérieur de chaque pays doivent passer par les douanes; certaines marchandises payent à l'entrée, d'autres sont libres. L'import. de l'eau-de-vie, de l'opium, du riz, du sel en Russie est prohibée. En 1894, le total des import, en Hussie atteignit le chiffre de 138.000 fr., les export. 276.000; les principaux articles d'import. sont : les chevaux, la peluche, le drap, la toile de coton ; d'export. : les bêtes à cornes et les brebis, le thé.
Tout le commerce maritime de la Mandchourie se fait par le port de Niou-Tchonang, dont le total des import, et export, a été, en 1897, de 26.400.000 taëls.
(Voy. NlOU-ÏCHOUANG.)
MANÈGKS I)E FOIUE. V. Dou.^NES.
MAAG.VXKSK (Mn). Le manganèse est un métal gris blanc, brillant, dur, cassant, moins fusible que le fer. Sa densité est de 7,2; sa chaleur spécifique, 0,1217. Il s'oxyde rapidement dans l'air humide et décompose l'eau à froid, de sorte qu'on ne peut le conserver que dans l'huile de naphte.
Le manganèse ne peut recevoir aucune applicalion industrielle, mais on utilise ses oxydes, qui sont :
L'oxyde manyaneux (MnO). — Poudre verte, fusible au rouge blanc en une masse verte indécomposable par la chaleur et qui, chauffée à l'air, se transforme en oxyde rouge .Mn-'O'. Il s'obtient par calcination du carbonate, de l'oxalateet de l'hydrate mangancuxon par l'action de l'hydrogène au rouge sur les oxydes supérieurs de manganèse.
L'hydrate manganeux [Mn [OH]-). — Précipité blanc se transformant rapidement à l'air en hydrate manganique. On l'obtient par l'action d'un alcali sur une solution d'un sel mangancux.
L'oxyde manganoso-manganique (.'Vln''0*) ou oxyde rouge de manganèse. — Substance brune noirâtre, cristallisable ; rouge brique quand elle a été réduite en poudre. Indécomposable par la chaleur. Cette substance se rencontre dans la nature, on lui donne le nom A'hausmannite. On l'obtient aussi par calcination à l'air de l'oxyde mangancux ou des oxydes plus oxygénés, ou encore par calcination à l'air du carbonate manganeux précipité.
L'oxyde manganiqne, ou sesquioxyde de manganèse (.Mn^O').— Substance noire, décomposable par la chaleur enoxyde rouge et oxygène. On le rencontre dans la nature; on lui donne le nom de braunite. On l'obtient par l'action de la chaleur sur l'azotate manganeux ou sur le bioxydede manganèse.
L'hydrate manganique (Mn^Os (OH)S). — Se présente sous l'aspect d'une poudre brun foncé ; se rencontre dans la nature et s'appelle manganite. Se forme par oxydation à l'air de l'hydrate manganeux. On l'obtient aussi en chauffant du bioxyde de manganèse avec de l'acide sulfurique concentré.
Bioxyde on Peroxyde de Manganrse (.Mn0«). — Cette substance, connue sous le nom de pyrolusite, se rencontre dans la nature et se présente sous forme de masses cristallines radiées, à éclat métallique. Elle se décompose par calcination en oxygène et oxyde rouge ; traitée par l'acide sulfurique, elle donne du sulfate manganeux et de l'oxygène; elle est décomposée par l'acide chlorhydrique en chlore et en chlorure manganeux. Enfin, calcinée à l'abri de l'air avec un alcali caustique, elle donne de l'acide manganique et de l'hydrate manganique. Le bioxyde ou peroxyde de manganèse forme avec les bases des sels ou manganites de composition variable, suivant leur mode de préparation.
Emplois. — Le peroxyde de manganèse sert r pour la préparation de l'oxygène, du chlore et des. hypochloriles (chlorure de chaux) ; pour la préparation du brome avec les eaux mères provenant d» traitement des minéraux de Stassfurt, en vue de l'extraction du chlorure de potassium ; pour l'extraction de l'iode des cendres des végétaux marins ; pour décolorer et colorer le verre. On l'emploie encore : pour la peinture sur verre et sur émail; pour la production du vernis brun des poteries; pour colorer la pâte de certaines espèces de grès fins; pour colorer et marbrer les savons; pour le puddlage do fer; dans la teinture et l'impression des tissus pour produire le brun bistre; pour préparer le permanganate de potasse, qui est, comme on sait, un désinfectant énergique. Mais parmi tontes ces applications, la fabrication du chlore est sans contredit la plus importante.
Minerais. — Les minerais de manganèse sont : par ordre d'importance : la pyrolusite (bioxyde on peroxyde de manganèse), que l'on désigne dans le commerce sous le nom du métal lui-même; l'hausmannite (oxyde manganoso-manganique on oxyde rouge de manganèse) ; la braunite ou oxyde manganique (sesquioxyde de manganèse). On a indiqué plus haut la composition et les propriétés principales de ces substances. On a découvert récemment des mines de manganèse carbonate, dont le produit est employé pour la fabrication des ferro-mangauèses après avoir été grillé sur place.
Voici maintenant quelques détails sur la pyrolusite, le seul minerai de manganèse que l'on trouve ordinairement dans le commerce : elle se présente en poudre ou en petits grains, et le plus souvent en masses de toutes formes, tantôt compactes, tantôt cristallisées, de couleur noirAtre. Les principaux caractères extérieurs de ces diiïéren tes sortes sont :
Le minerai do manganèse compact a une contexture granulaire. Il est d'un noir légèrement bleuâtre et offre quelques petites paillettes qui brillent çà et là. On le rencontre quelquefois dans le commerce en morceaux sans forme déterminée, d'un brun noirAtre. Il est alors très dnr, se brise difficilement et raye fortement le verre. Le minerai de manganèse cristallisé a une structure presque toujours radiée ou fibreuse; sa couleur est d'un gris d'acier ou de
MANG.\NfeSE
M.\XG.\.\KSE
fer, et l'on remarque à sa snrface une poussière noire qui tache fortement les doij^ts. Dans tous les cas, le minerai de manjçanèse ne fond qu'à une très haute température (ce qui est un moyen de le distinguer de l'antimoine sulfuré).
Le minerai de manganèse en grohis ou poudre présente extérieurement quelque ressemblance avec l'iode. Mais ce dernier se reconnaît par son odeur, par les vapeurs violettes, abondantes, qu'il dégage quand on le jette sur des charbons ardents ; enfin il corrode la peau en j- laissant une trace jaune. Le manganèse ne produit aucun de ces effets.
Le peroxj-de de manganèse contient, quand il est pur, 63,63 parties de manganèse et 36,36 parties d'oxygène. Mais généralement il renferme de petites quantités de baryte, de silice et d'eau, et quelquefois de grandes quantités de nickel, de cobalt et de thallium. Il forme dans la nature des gisements assez importants qui sont exploités principalement en France, en Allemagne, en Belgique, en Russie, en Espagne, aux États Unis. Ces gisements constituent des amas à tf^xture cristalline, avec un faible éclat métallique, mais le plus souvent amorphes et friables, tachant les doigts et donnant une poudre noire. Le peroxyde s'expédie en futailles de iiOO à 600 kilog. La valeur commerciale d'un manganèse dépend : 1* de la quantité d'oxygène qu'il contient, en dehors de celle qui se trouve à l'état d'oxyde manganeux (MnO), ou bien de la quantité de chlore qu'il peut dégager: 2* de la quantité de substances étrangères solubles dans les acides (carbonates de chaux, de baryte et oxyde de fer) qu'il renferme, lesquelles saturent une partie de l'acide chlorhydrique employé quand on traite par cet acide le peroxyde de manganèse pour la préparation industrielle du chlore.
Essai. — Plusieurs méthodes peuvent être employées pour procéder à l'essai du manganèse. Parmi ces méthodes, nous citerons celle qui consiste à traiter l'une par l'autre dans un matras des quantités déterminées du peroxyde de manganèse à essayer et d'acide chlorhydrique. Le chlore qui se dégage est conduit par un tube dans un vase contenant un lait de chaux ou une solution de soude. Ces matières absorbent complètement le chlore, et on obtient ainsi nn hypochlorite de chaux ou de soude dont on évalue la richesse en chlore à l'aide d'une solution d'indigo.
En opérant ainsi sur trois échantillons de manganèse de différentes provenances, on a trouvé que les proportions de chlore fournies pouvaient être représentées par les chiffres suivants : 3,75-2,40- 1,56, ce qui prouve que les valeurs commerciales des manganèses sont soumises à des variations assez grandes, et ce qui explique les prix très différents des minerais suivant leur provenance.
Production. — Le tableau ci-après donne, d'après les statistiques les plus récentes, les quantités de minerais de manganèse fournies annuellement par les différents pays, la valeur sur place et le prix moyen en francs de ces minerais.
Commerce. — Les import. de minerai de manganèse en France ont donné les chiffres suivants (au C. S.), en moyenne annoelle, pendant les périodes décennales 1867-76, 1877-86, 1887-96 (en milliers de kilog. et de fr.) :
France
Grande-Bretagne et Irlande
Pru»se
Antres pays d'AUeniagne
Belgique
Autriche
Hongrie (et Croatie-Slavonie)...
Italie
Russie
Suède
K>i>aKne
Portugal
Grèce
Ktats-Unis
Chili
Can<ida
Australie
Nouvel le-Zélande
Indes et possessions angl. en Asie
Japon
ToUl
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lôo.a»
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