‹ Dictionnaire du commerce, de l'industrie et de la banqueChapitre 500 sur 1134 · MANILLE · texte numérisé non relu

MANILLE

Les manganèses da Caucase sont presque entièrement exportés par le port de Poli ; voici quelle a été cette export, pour les années 1897 et 1898, par T. et pays de destination:

Allemagne 70.810 102.430

Angleterre 68.650 77.950

États-Unis 42.200 47.600

Russie 28.000 32.070

La France, qui n'a rien importé en 1897, a reçu en 1898 5.100 T. de manganèse du Caucase, l'Autriche-Hongrie 2.300 T. et la Belgique 3.080. Les statistiques russes de 1898 évaluent la T. à 14 r. 1/2.

An total de ces chiffres (210.000 T. en 1897, 270.000 en 1898) il faudrait ajouter les expéditions de Batoum pour Anvers (3.000 T. en 1898) et pour Hambourg (5.157 T. en 1897 et 8.786 en 1898). Le total de 1896 avait été de 158.200 ï. L'état actuel du port dePoti le rend inabordable la plupart du temps, et les chargements sont en outre très lents aux trois seuls appontements existant le long des quais : d'où une élévation anormale du prix du fret.

Espagne. — L'Espagne possède dans la province de Huelva d'importantes mines de manganèse, dont l'exploitation, commencée en 1858, donna jusqu'en 1883 un rendement total de 450.000 T. avec un maximum annuel de 36.000 T. en 1878. On n'extrayait alors que des peroxydes, les carbonates, aujourd'hui si employés pour la fabrication de l'acier, étant considérés comme sans valeur. Abandonnée pendant douze ans, l'exploitai ion fut reprise en 1895 pour l'extraction des carbonates, et voici les chiffres qu'elle a donnés pour les années 1895, 1896 et 1897 respectivement : 30.000 T., 80.600, 87.260 ; on peut évaluer à 95.000 T. celui de 1898. La Belgique reçoit les 3/4 de cette production, qui est à peu près entièrement exportée. Les ventes se font généralement franco-bord à Huelva, aux prix de0fr.65à 0 fr. 75 les minerais de 35 à 45 7.; de Ofr. 75 à 0 fr.85 ceux de 45 à 48 */., à condition qu'ils ne contiennent pas plus de 15 à 18 V« de silice.

Grèce. — A l'entrée de la rade de Milo, dans l'île de ce nom, et précisément au cap Vahi, une mine de manganèse a exporté par Syra, en 1898, 17.500 T. de minerai, dont la valeur est d'environ 40 fr. la T. rendue à l'usine; l'effectif journalier a été de 200 ouvriers en moyenne au cours de l'année.

Brésil. — En 1898, on a découvert des gisements de manganèse près de Bahia (État du Para : Brésil) et depuis lors deux exploitations s'y sont établies. Le minerai ne contiendrait que 43 à 45 V. de manganèse, mais l'extraction en serait des plus faciles et la main-d'œuvre est à bon marché. On a expédié, en 1898, 1.641 T., dont 750 à Southampton et 891 à Bordeaux.

On a rencontré aussi du minerai de manganèse dans les États de Malto-Grosso et de Sao Paulo, et surtout de .Minas Geraes; des exploitations se sont établies le long du chemin de fer central du Brésil, dans les zones de Queluz (Lafayette) et de Miguel Burnier, à 402 et 496 kil. respectivement du port de Rio-de-Janeiro ; une autre, appartenant à une Compagnie belge, vient d'être ouverte (fin 1899) à Ouro-Preto, ancienne capitale de .Minas Geraes. Ce minerai se rapporte aux variétés suivantes : pyrolnsite, braunite, haussmannite, acerdèse ou raanganite, psilomélane et wad. Cette dénomination de wad est celle qui est donnée an minerai de Queluz (Lafayette), et définit scientifiquement un minéral composé d'oxydes hydratés de manganèse. De ces minerais, les plus abondants sont la manganite et la pyrolusite. La proportion d'oxydes de manganèse est de 70 à 75 7., correspondant à une teneur en manganèse métallique de 50 à 54 7,,. Le phosphore, qui, dans les minerais de manganèse en général, est une des impuretés les plus nuisibles, n'existerait qu'à l'état de traces insignifiantes dans le minerai de Minas Geraes. Le prix moyen de l'extraction serait dans ces régions de 15 milreis (de 2 fr. 60) soit 41 fr. la T. {Monit. off. du Commerce.)

MANGUIER ou Mango. Abricotier de Saint-Domingue.

j»lA.\IIE»I. Ville d'Allemagne, située dans le grand-duché de Bade, à 98 m, d'alt., au confluent

du Rhin et du Neckar, à îiS kil. N. de Carlsruhe, par 49° 29' 13' lat. N. et 6° 7 42' long. E. de Paris. Pop. : 25.667 hab. en 1858, 53.465 en 1880, 97.780 en 1895. Il y a environ 330 établissements industriels, dont 70 forges, fonderies et fabriques de machines, occupant plus de 3.000 ouvriers, 120 fabriques de cigares produisant plus de 600 millions de pièces par an, 25 fabriques de produits chimiques avec plus de 7.000 ouvriers, des fabr. de caoutchouc, glaces, huile, laque, meubles, savon, sucre, de grandes brasseries, des distilleries, etc.

Beau port sur le Rhin en communication régulière avec Rotterdam par bateaux à vapeur. Il a reçu en 1896, à la montée, 6.558 nav. avec 4.864.000 t. de jauge et 3.136.000 T. de marchandises, à la descente 1.782 nav. avec 242.000 t. de jauge et 34.000 T. de marchandises. Le port du Neckar a expédié, à la montée, 3.332 nav. avec 382.(X)0 1. de jauge et 113.000 T. de marchandises, et il a reçu, à la descente, 3.365 nav. avec 389.000 t. de jauge et 160.000 T. de marchandises.

Mannheim est le port le plus important du Rhin après Cologne et Coblentz. Les échanges se font surtout en tabac, grains, bois, houblon, houille, pétrole, métaux, produits chimiques.

Bourse, Chambre de commerce. Le principal établissement financier est l'Oberrheinische Bank, au capital de 12..500.000 fr.

Consulat de France. — Centre de chemin de fer sur Carlsruhe, Francfort, Heidelberg, Darmstadt, Ludwigshafen.

MAXIAGO (Italie). V. Coutellerie.

MANIFESTE. Terme de la marine marchande, désignant la nomenclature des marchandises qui forment la cargaison d'un navire, avec l'indication de leur nature, de leur origine et de leur destination. Aucun navire français ou étranger ne peut entrer dans un port de France, ni en sortir, sans être muni d'un manifeste, destiné à assurer la perception des droits de douane et à faciliter la confection des statistiques auxquelles procède cette administration.

Le manifeste desortie doit être visé par la douane avant le départ; le même document peut aussi servir de manifeste d'entrée, à condition que l'état du chargement n'ait pas changé depuis le départ (par suite de débarquement ou d'embarquement de marchandises dans un port d'escale). Au cas contraire, un nouveau manifeste doit être dressé dès que le navire arrive dans les quatre lieues des côtes, distance à laquelle les préposés des douanes peuvent le visiter. (Lyon-Caen et Renault, Précis de Droit commercial, u" 1816.)

3IANILLE. Capitale des Philippines, située an fond d'une grande baie de forme ovale merveilleusement disposée comme centre d'échanges, et par l'abri qu'offre sa baie, et aussi par ce fait qu'elle se trouve sur les routes commerciales de l'Extrême- Orient; mais elle est malsaine. Sa pop. est de 197.000 hab. — La valeur totale des import, (autres qu'espagnoles) passées par la douane de Manille en 1897 avait été de 5.022.000 dol., et pour les marchandises espagnoles le chiffre correspondant était de 7.966.000 dol. ; ces chiffres accusent une diminution considérable par rapport à ceux des exercices précédents, mais ce sont encore les seuls dont on puisse faire état actuellement (mai 1900). Les export., grandement affectées par l'état d'insurrection qui a suivi la guerre hispano-américaine de 1898, ont porté sur le sucre, le chanvre, le coprah, le tabac, les peaux, les gommes, à destination principalement des États-Unis, de la Grande-Bretagne, de la Chine, etc.

MAXITOBA

Page 1