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MANNEQUIN

Le mouvement da port va s'améliorer, grâce aux travanx qui ont été commencés dès le temps de l'occupation espagnole.

MAMOC. Le manioc est une plante qui croît dans les Antilles et les contrées les plus chaudes du continent américain, notamment au Brésil. Elle appartient à la famille des Euphorbiacées. Il y a le manioc amer et le manioc doux, qui présentent à peu près la même difiérence que les amandes douces et les amandes amères. On utilise leurs racines, en (orme de longs tubercules, très riches en fécule.

Le manioc amer {Jatropha manihot) contient de l'acide cyanhydrique, ce qui le rend très vénéneux, mais c'est la meilleure variété et la plus productive. On le débarrasse aisément de cet acide, volatil et peu stable, en lavant et râpant les racines après avoir enlevé l'écorce, qui est très épaisse. Les eaux de lavage entraînent la fécule, qui est recueillie, égouttée, essorée au soleil, pais portée, sur des aires en plâtre ou autres surfaces absorbantes, dans une étuve, d'où elle sort complètement sèche et débarrassée de l'acide cyanhydrique.

.\vec la fécule ainsi préparée, ou avec la pulpe qui reste, on fait trois sortes principales de produits alimentaires, connus sous le nom de couaque ou cncavi, eassaveei monssache. Le premier se mange en potage, cuit dans le lait, l'eau ou le bouillon, où il gonfle beaucoup; le second est une sorte de galette que le consommateur fait cuire et accommode selon son goût ; le troisième est vendu en Europe sous le nom de tapioca et quelquefois d'arrowroot. (Voy. .\midoxs et Fécules : Fécules exotiques, et Légumes : Tubercules féculents et légumesracines.)

La consommation de tapioca en France est annnellement d'environ :*.0(X) T., dont 1.000 fournies par la Réunion, le reste par Penang et le Brésil. Mais il y a d'autres utilisations du manioc que sous forme d'aliment ; quatre groupes de débouchés industriels pourraient demander ce produit à la plupart de nos colonies, pour lesquelles il deviendrait ainsi une nouvelle source de richesse : l' les apprêts blancs et colles : papeterie, savonnerie; 2« la fabrication des produits gommeux (dextrines et amidons grillés); 3* la glucoserie; 4' la distillerie et la labrique de levures.

Ces quatre groupes industriels consomment ensemble, en France, par an, 75.000 T. (dont 50.000 lie fécule de pommes de terre) de substances amylacées de toute sorte : fécule de pommes de terre, amidons de mais, de riz, de blé, arrow-root, manioc, sagou. On estime que nos colonies pourraient fournir la fécule de manioc à un prix à peine supérieur à celui de la fécule de pommes de terre, dont le prix moyen a été en douze ans (1886 à 1898) de 27 fr. 50 les 100 kilog., par quantités de 5 à 10 T.

M.\MTOBA. Province du Canada (long. Gr. 95» 10' — 101* 21', lat. N. 49« — o2->), bornée au X. et à l'O. par les territoires du Xord-Onest, au S. par les Etats-Unis, et à l'E. par la province d'Ontario. Sap. : 191.500 kil. carrés, dont 25.600 en lacs et rivières. Pop. : 12.228 hab. en 1871, 65.964 en 1881 152.506 en 1891, dont 108.000 Canadiens, 16.000 nés en Angleterre, 7.500 en Ecosse, 4.400 en Ir lande, 6.200 en Russie, 3.700 en Scandinavie, 3.060 aux Etats-Unis, 850 en Allemagne, 470 en France • aujourd'hui environ 200.000 hab. Villes principales • Winnipeg, 6. 178 hab. en 1880, 39.384 en 1898: Bran-

don, 3.500 en 1882, 5.^8 en 1898. Climat chand en été, très froid en hiver.

Les forêts occupent 40*/. de la province. Les principales cultures sont : le blé, 436.000 hectares et 1 i .530.000 hectol. en 1893; l'avoine, 193.000 et 8.198.000; l'orge, 61.500 et 2.512.000; les pommes de terre, 6.686 et 1.469.000. En 1898, le blé a donné 23.313.000 bnshels od boisseaax sur 1.488.000 acres (de 0 hect. 403); l'avoine 17.308.000 boisseaux sur 514.000 acres, et l'orge 4.277.000 boisseaux sur 158.000. Le nombre des animaux de ferme est passé: cbevaux, de 16.739 en 1881 à 86.735 en 1891; boeafs, de 60.281 à 230.696; montons, de 6.073 à 35.838; porcs, de 17.358 à 54.1T7.

L'industrie est à ses débuts. On comptait, en 1891, l.(fâl établissements industriels employant 4.403 ouvriers. Le bassin houiller du Manitoba commence à être exploité; il s'étend sur 38.000 kil. carrés environ. Les chemins de fer ont une longueur de près de 3.000 kil. Le .Manitoba est traversé par la grande ligne du PaciGque-Canadien , reliant Montréal à Vancouver.

X la tête de la province est un lieutenant-gouverneur, assisté d'un conseil exécutif. Le pouvoir législatif appartient à une législature comptant 40 députés. Les revenus ont été, en 1898, de 936.000 dollars et les dépenses de 837.000. La dette atteignait 5.701.000 dollars au 31 décembre 1898.

Agence consulaire de France à Winnipeg.

Abel R.wier.

3l.\XXE. La manne est un suc concret et sucré qu'on obtient, par incision, de deux espèces de frêne qui croissent principalement en Sicile et en Calabre. La manne en larmes est la plus blanche et la plus pure; la manne eti sorte consiste en petites larmes agglutinées, présente des parties molles et noirâtres : la manne grasse est un produit de rebuL Elle est employée chez nous le plus souvent comme purgatif léger; mais les Siciliens et les Calabrais l'utilisent en guise de sucre sans éprouver d'action purgative. On ne la trouve en France qne dans le commerce de la droguerie.

Sous le nom de manne alhagi, on récolte en Arabie et en Perse le suc d'un arbre épineux: on se sert de ce suc pour édulcorer les pâtisseries et autres mets.

Commerce. — Import, et esport. (C. S.) de la manne, en moyenne annuelle, par périodes décennales, de 1867 à 1896 (en kilog.) :

Importations 48.418 36.270 33.222

Exportations 5.314 4.288 3.267

Les années 1897 et 1898 donnent les chiffres suivants, toujours an C. S. et en kilog., avec le prix E. V. D. da kilog. en fr. :

1897 PriiE.V.D. 1898 Prii E.V.D.

ImporUtions. 39.842 3 1 21.234 4

Exportations. 2.332 3 | 2.292 4

L'Italie nous fournit la totalité de nos iroport. de manne.

Douanes. — La manne paye, à l'entrée en France, 8 fr. les 100 kilog. brnts, aux deux tarifs.

M.43i.\EQUix. (De l'allemand Mânnchen : petit homme,on de l'anglais /HaHAiHrf:en forme d'homme.) C'est une figure à squelette rudimentaire de bois oa de fer ou fil de fer articulé, rembourré d'étoupe et recouvert de toile, qui a la forme d'un corps humain; les membres, par le jeu des articulations, prennent la position qu'on veut leur donner. Les peintres et les sculpteurs disposent sur le mannequin les draperies qu'ils veulent représenter.

On appelle aussi mannequins, dans les ateliers de modes et de couture, les bustes d'hommes, de

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