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MANSOURAH

femmes, d'eufants de toutes tailles, en carton moulé ou en bois, ou encore en fil de fer, sur lesquels on coupe et essaye les corsages et les habits. Beaucoup, d'une forme moins étudiée, sont en osier.

On donne encore ce nom, dans les maisons de mode pour exportation, aux employées qui revêtent les toilettes qu'elles font ainsi valoir; elles gagnent, dans les bonnes maisons, de 300 à 400 fr. par mois.

Les mannequins sont aussi fort en usage dans les étalages des magasins de vêtements confectionnés pour les deux sexes, mais ils sont alors en cire le plus souvent pour les parties visibles.

Un beau buste pour couturière, sur trépied, recouvert en satin de laine, coûte 15 fr ; avec jupe en fil de fer, 22 fr. ; avec pied à roulette, 30 fr. Un homme ou une femme avec jambes, bras, mains en bois, pour tailleur, revient à 80 fr. ; avec une tête de cire, 170 fr. ; complètement articulé, pour représenter une amazone ou une bicycllste, 125 fr., la tête en plus, 9(J fr. Les têtes en carton ne valent que 7 à 9 fr. Les têtes en biscuit pour femme 80 fr., pour liomme G5; mais elles sont coiffées d'une perruque, tandis que sur les têtes en cire les cheveux implantés peuvent toujours être disposés à la mode du jour.

On compte : à Paris, cinq maisons qui fabriquent les mannequins pour tailleurs et couturières; trois sont dirigées par des hommes et deux par des femmes; elles ont un personnel de 35 ouvriers et 25 ouvrières; une occupe de 1 à 4 ouvriers, deux de 5 à 10, une de 21 à 50; dans la banlieue de Paris, deux maisons, une qui emploie de 5 à 10 ouvriers et une de 21 à 50.

MA.XMTK. C'est un alcool hexatomique qui par certaines de ses propriétés se rapproche des sucres; on la retire surtout des mannes de frêne (voy. Manne), mais on la rencontre également dans le suc qui s'écoule du cerisier, du pommier, du mélèze, dans les feuilles du Cyclamen europœum, du Syringa vulgaris, du Scorzoïiera hispanico, dans l'aubier du Pinus larix, dans l'écorce de Camiella alba, et enfin dans un grand nombre de champignons et d'algues.

La mannite est un corps solide, cristallisant en prismes orthorbombiques, très soluble dans l'eau bouillante, dans l'alcool bouillant, un peu moins dans l'eau froide, insoluble dans l'étlier ; elle fond à l6o» ctg. Elle a une saveur sucrée douce et agréable; on peut donc l'employer utilement pour édulcorer, surtout dans le traitement du diabète, afin de remplacer le sucre. On vend habituellement la mannite en pains dont le prix est assez élevé (8 à 10 fr. le kilog.). D' J. Lacj.monier.

MAXO.MKïRK. V. ENREGISTREURS (Appareils).

M.vxs (Le). Chef-lieu du département de la Sarthe. Pop. : 3i.G64 liab. en 1858, 60.073 en 1896. Bourse de commerce.

La métallurgie du fer et de la fonte s'exerce sur une grande échelle dans les fonderies du Mans et d'Antoigné, où l'on s'occupe du matériel de chemins de fer: dans divers ateliers de construction du Mans, où l'on fait des wagons, des machines à vapeur, des béliers hydrauliques, des éoliennes, des automobiles à pétrole et des vélocipèdes, ainsi que des bascules et de la tôlerie zinguée. — La niélallurgie du cuivre est représentée par une fonderie de cloches très connue et par les fonderies et laminoirs de laiton de l'Aune, de la Gaudinière et de Jumeaux.

Plusieurs filatures de chanvre ; tissage mécanique et à la main pour les toiles communes et les toiles à voiles et à sacs. A Fresnay, toile fine renommée. — Filatures et tissage de coton dans la vallée du Loir. — Fabriques de ouates.

Usines pour fabrication de papier à cigarettes. — Minoteries : de Saint-Georges, qui produit 100.000 kilog. par jour, de Bouches-Lhuisne,deSaint-Pavace, près le Mans, de Noyen, de la Suze, de .luigné, etc>

La tannerie est répandue dans tout le département; les principaux établissements sont au Mans, la Suze, Château-du-Loir, La Flèche. Saint-Calais, La Ferté-Bernard. Les produits de ces tanneries sont en partie utilisés dans plusieurs manufactures de chaussures installées au Mans et occupant un millier d'ouvriers.

Il existe six imprimeries, dont l'une très ancienne. Citons encore : la verrerie de Condrecieux et Montmirail; de grandes scieries de bois au Mans; une usine importante de superphosphates; des distilleries et cidreries; enfin des fabriques de boissellerie et de sabots au voisinage des grandes futaies.

Commerce. — En dehors des produits manufacturés, le commerce de la Sarthe s'exerce particulièrement sur les produits du sol. Les graines de trèfles, les légumes et les fruits secs, les céréales de toutes .sortes, et surtout les orges exportées en Angleterre pour la brasserie, donnent un mouvement d'affaires considérable. L'engraissement des poulardes et des chapons du Mans constitue une industrie demeurée prospère dans les cantons de la Flèche et Malicorne, où l'on élève la belle race de poules dite « fléchoises ». — Les chevaux de race percheronne élevés dans les cantons du N. et de l'E. du département sont très recherchés par les Américains, qui payent les étalons à des prix exorbitants.

Les bestiaux de race Durham et de croisement Durham-Manceau donnent de magnifiques bêtes pour la boucherie ; on les élève surtout dans le sud du département, dans le canton de Sablé. On cherche en ce moment à refaire l'ancienne race mancelle. Dans les environs du Mans et dans les cantons de la Suze, d'Écommoy,de Bonnétable. on élève beaucoup de porcs qui sont expédiés à la Villette. — Comme moutons, la race Dishley-Mériuos est la plus répandue. En général, il n'y a de grands troupeaux que dans les cantons du nord du département, à Saint- Paterne, notamment.

Entrepôts. — Plusieurs sont autorisés, le plus important est celui des .Magasins Généraux de Paris.

Voies de communication. — Au point de vue des voies ferrées, le département est bien partagé: 5 grandes lignes s'y croisent, formant une étoile dont I^e Mans est le centre; cette ville est ainsi mise en communication directe avec les chefs-lieux des départements limitrophes :Alençon, Chartres, Tours, Angers, Laval.

Il est parti de la gare du chemin de fer de l'Ouest, au Mans, en 1898, ol6.27o voyageurs et 110.991 T. de marchandises par G. V. et 274.21a T. ont été reçues par P. V.

Banques. — Succursale de la Banque de France : 47.791.000 fr. en 1898 (la 49«'), 57.800.490 fr. en 1899 (la 41'), dont 30.755.270 en effets escomptés; En outre, succursales du Crédit Lyonnais, de la Société Générale, du Comptoir national d'Escompte, sans compter plusieurs banques locales.

MAiXSFKLI). Alines de cuivre. V. CtàvRE.

.MAXSOURAII. Ville de la Basse-Egypte, située à 53 kil. S.-O. de Damiette et 118 kil. N. du Caire, sur un des bras du delta du Nil, par 31" 4' lat. N. et 29» 6' long. E. de Paris. Pop. : 26.930 hab. en 1882, 34.997 en 1897. — Nombreux établissements indus-

MANUTEXTIOX EN DOUANE

MARBRES

triels; manufactures d'élofïes de coton et de lin, de toiles à voiles, etc. Une grande partie des produits de la Basse-Egypte s'y échange contre les marcliandises d'Europe; aussi Mansourah est-elle l'une des villes les plus commerçantes de l'Egypte. — Centre de chemins de fer sur Damiette, .Mehallet-el-Konbra et .\lx)u-Kébir. Agence consulaire de France.

M.VNTOUE. (Italie : Lombardie.) Chef-lieu de la province de ce nom, sur les lignes .Milan- Venise (embranchement Vérone-Modène, 176 kil. de Milan) et Milan-Bologne (embranchement deCasalpnsterlengo, à 146 kil. de Milan). Pop. : 30.000 hab., même chiffre qu'en 1858. La province de Mantoue comprend 11 districts et couvre 2.363 kil. carrés avec une pop. totale de 315.000 hab.

L'industrie tend à se développer : la Banque populaire de Mantoue a voté un prix de 100.000 lires à décerner sous certaines conditions à une nouvelle industrie: une grande briqueterie est en formation an capital de 300.000 fr. Parmi les industries existantes, on peut citer: 6 tourbières, 17 usines mécaniques, dont une fabrique de pompes, 48 fours à chaux et briques, dont 16 à feu continu, 16 fabr. de produits chimiques: 230 moulins: 62 pilages de riz: 56 fabr. de pâtes : 284 laiteries ou fromageries : 8 moniinages de soie: 55 teintureries ou apprêts; 10 fabr. de bonoeterie, 16 de cordages (en outre, 5.030 métiers à domicile, dont 3.362 pour les étoffes de lin et chanvre, 1.668 pour étoffes mixtes): 7 tanneries; 87 fabr. de vanneries (l'industrie des tresses de bois, de saule et de peuplier occupe 8.58 ouvriers), etc.

La pop. ouvrière de la province est de 6.000 ouirriers, sans compter les métiers à domicile. ■ Les diverses industries sont actionnées par 556 motenrs hydrauliques de 2.8i2 chevaux (dont 450 moteurs de 1.103 chevaux pour les seuls moulins) et 31 motenrs à Tapeur de 536 chevaux.

Les principaux produits agricoles de la province sont : blé, 589.883 hectol. ; maïs, 664.387; riz, 195.281; vin, 334.207; cocons, 1.625.010 kilog.; fromages, 1.953.495; beurre, 1.055.762.

On compUit, en 1899, 15.430 lêles de race éqnine, 106.713 de race bovine, 31.881 de race porcine, etc.

Mantoue a une succursale de la Banque d'Italie, une Chambre de commerce, une chaire ambulante d'agriculture, une école d'arts appliqués à l'industrie. C'est le siège d'nn des six marchés de cocons de Lombardie; de oombrenses foires se tiennent dans la province.

Hexry Blanc.

.M.\.\UTE.\TlOX EX DOU.VXE. Aux termes de la loi, le transport des marchandises aux douanes, les déballage, ouverture des colis, remballage et pesage sont aux frais et aux ris<iues des propriétaires. A cet effet, tout propriétaire ou conducteur de marchandises peut employer, en douane, tels ouvriers qu'il juge devoir choisir. Toutefois, les hommes de peine admis dans les établissements des douanes, quoique salariés et choisis par le commerce, doivent obtenir du directeur des douanes un permis de travail. Ce principe est maintenu alors même que l'autorité municipale établit des règlements spéciaux de police. Telles sont les règles générales auxquelles se trouve subordonnée la main-d'œuvre en douane.

A la douane de Paris, le développement des opérations a donné naissance à un service spécial de manutention, organisé par l'initiative de la Chambre de commerce. Les conditions d'organisation ont, du reste, permis à ce service d'étendre son action à d'autres opérations que celles de la main-d'œuvre.

En général, les marchandises françaises restées

invendues à l'étranger, les articles de librairie, les objets mobiliers ou les colis destinés aux ambassadeurs, sont dirigés de la frontière sur la douane de Paris, où les formalités exigées par la loi s'accomplissent. D'un autre côté, la plupart des produits français expédiés de Paris, qui jouissent, à l'exportation, d'un drawback ou d'une prime, sont vérifiés et plombés à la douane de Paris. Le service de la manutention se charge de l'ouverture, de la fermeture et de l'emballage des colis.

-M.VQUERE.VrX. V. Co.NSERVES ALI.MENTAIRKS, PÈCHES.

-M.iR.VBOUT. (.\rt de la soie.) Soie organsin fortement moulinée. En 1815, M. Baneel, fabricant à Saint-Chamond, eut l'idée d'ouvrer en trame de la soie écrue de Novi (Piémont), puis de la teindre, de la détordre et de la remonter en organsin avec une forte torsion. On donna le nom de marabout à la soie ainsi préparée. Par extension, on a qualifié de ce même nom certaines passementeries de soie, genre chenille. J. P.

M.\R.\BOUT (Plumes de). Plumes de parure (Voy. ce mot) provenant de la partie inférieure de la queue de la cigogne à sac.

3l.\R.vCAlBO. Ville du Venezuela ; centre d'échanges des plus importants, qni draine tous les affluents du lac du même nom, mais qui, malheureusement, ne possède pas un bon port. En 1897,1e mouvement y a été de 285 navires jaugeant 78.620 t., la plupart se rendant aux États-Unis; les principales, export, sont : le café, les bois, le cacao, les peaux, le quinquina, le copahu.

M.VRBRES. Les marbres sont des pierres calcaires dont le grain est fin et compact, dont la dureté supporte la taille la plus finie et qui sont susceptibles de prendre un beau poli.

L'accroissement du prix de main-d'œuvre, l'emploi dans les constructions de la brique et des produits céramiques, l'utilisation des métaux à la fabrication desstatues, des ornements et des meubles, ont concouru à réduire le travail et l'application du marbre de décoration, qui ne sert plus guère aujourd'hui, dans nos habitations, qu'à faire des cheminées, des carrelages et des placages de meubles courants.

Le marbre blanc est du carbonate de chaux pur. Les marbres sont généralement opaques, mais il y en a qui sont cristallins et même translucides : ce sont les albâtres, qui se distinguent par une structure zonée et fibreuse, par une dureté plus grande, qui rend leur travail plus difficile.

Le marbre statuaire est celui qni est le plus convenable pour la sculpture; sa couleur est uniforme, sans nuances, ni veines, ni filandres; son grain est fin et brillant et n'est guère susceptible de s'égrener.

Le marbre blanc de Carrare (Italie) réunit tontes ces qualités. Le marbre blanc de Saint-Béat (Pyrénées) lui est inférieur: citons encore : les marbres blancs des Vosges (Chippal, Laveline, Napoléon et de Filfila, près Philippeville (.Algérie), le blanc fleuri d'Italie, le Pentélique (grisâtre), etc.

On désigne sous le nom de lumachelle un marbre formé d'nn grand nombre de coquillages et de madrépores, que l'on distingue facilement et qui sont agglutinés ensemble par un ciment calcaire. Il y en a surtout à fond noir et taches blanches de coquilles (Flandre^ Narbonne).

MARBRES

Les brèches sont des marbres composés de débris <le marbres plus anciens, anguleux, agglutinés ensemble par un ciment de même espèce. Les plus renommés sont : le grand deuil et le petit deuil (éclats blancs sur fond noir, Ariège, Aude, Basses- Pyrénées), la brèche d'Aix ou brèche de Tolonet ^grands fragments jaunes et violets réunis par des veines noires), la brèche violette (fond violet avec •éclats blancs, Gênes : épuisé). Les brocatelles, les poudingues (grains arrondis), les marbres cervelas sont des brèches.

Les marbres composés renferment des matières étrangères distribuées par feuillets, par paquets ou disséminées.

On distingue encore : les marbres cipolin (Gènes «t Corse, mica bleu verdàtre disséminé dans la pâte blanchâtre et saccharoïde), les marbres campan (Pyrénées, feuillets ondulés, verts et rouges, renfermés dans des pâtes de calcaire compact de diverses teintes), les marbres jaw/tes de Sienne (Italie), d'Erbalonga (Corse) et de Philippeville (Algérie), le vert antique (marbre saccharoïde, blanc, verdàtre, mélangé de serpentine verte), le sarrancolin (Pyrénées), etc.

Notons aussi : les marbres simples veinés de Flandre, deSainte-Anne (Belgique, fond griset veines blanches), le grand antique (Saint-Crépin, fond noir et veines blanches nettes), le porter (Choren, Hautes-Alpes, et la Spezzia, Italie, fond noir et veines blanches et jaunes), le bleu turquiii (fond gris bleu et veines de couleur plus foncée, de Carrare, de Corte, Corse), le languedoc (fond rouge et grandes veines blanches ondulées), les griottes (Italie; Cannes, Aude: rouge brun avec taches blanches sales, rouges et noires), les granités (qui ressemblent aux granits '), le grand incarnat et rouge incarnat de Caunes (Aude), le marbre noir de Sainte-Luce (Isère), le rouge royal, le marbre Napoléon de Boulogne (gris brunâtre), les marbres gris, jaunâtres et bruns de la Mayenne et de la Sarthe, les marbres mosaïques de Moltifao (Corse), les marbres belges (gris et noirs de Dinant, Namur et Huy), le marbre de Ténos (Grèce), le roug e antique (Grèce), etc.

On fait en Italie des marbres artificiels pour dallages, parements, revêtements {terrazzi, lastrico, etc.).

Les albâtres (calcaires concrétionnés) les plus recherchés sont d'un blanc légèrement jaunâtre, d'une belle demi-transparence, avec des veines d'un blanc laiteux. Mais il y a aussi des variétés jaunâtres d'albâtre veiné d'onyx, de marbre agate, employés seulement dans les intérieurs, pour revêtements de grand luxe (Aïn-Tembalek, province d'Oran). (Voy. Albâtre.)

Défauts. — Sous le rapport des défectuosités, on appelle : marbre fier, celui qui, par sa dureté, résiste à l'outil et qui éclate quand on veut y former des arêtes; filandreux, celui qui a des fils ou fissures nuisant à son poli et le rendant plus sujet à casser; terrasseux, celui qui a des fissures plus grandes, vides ou remplies de substances terreuses, auxquelles on est obligé de substituer du mastic; pouf, celui qui est susceptible de s'égrener et qui se refuse à recevoir des arêtes vives ou d'autres parties fines de sculptures.

1. Le petit granité, rempli d'ccrinites, ou marbre des Écaus- ■sines (près Mons), sert à couvrir les meubles.

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Principaux Marbres employés en France

(Numéros des classes comme dureté)

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