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METAUX

Russie.— La production totale de la fonte, du fer et de l'acier en Kussie a donné, en 1897 et 1898, les chiffres suivants, en pouds de 16 kilog. 381 (environ 61 ponds à la tonne de 1.000 kilog.) :

Fer marchand

Acier

Totaux 93.272 83.281 113.556

Voici comment se répartissent les régions de production (quantités en ponds) :

Régioss

Du NorJ

DelOaral

De Transmoscou

Méridionales

Du Sud-Ouest

De la Pologne

De Sibérie (particul.) Cabinet de Sa Majesté Finlande

Nombre

d'usine*

Fonte

Fer

Acier

ToUl.

L'import. des produits métallurgiques en Hussie a donné j (en milliers de roubles) les chiffres suivants pour les i années 1896, 1897 et 1898:

Fonte ouvrée 1 .897

Ouvrages en fer et acier 9.417

— en fer-blanc 1.892

Fils métalliques et câbles 1.359

Objets en (il de fer et de cuivre. 2.130 wVrmes. fau.x, coutellerie, etc.. 8.181 Machines et appareils divers.. 63.412 Instruments de précision 2.984

L'ingénieur Sleinfeld comptait, en 1898, dans la région de l'Oural (gouvernement de Perm, Outa, Viatka et Orenbonrg) 106 usines métallurgiques, dont 70 produisant de la fonte, les autres du fer, de la tôle, des rails, etc. De ces 103 usines, 13 seulement sont sur les lignes de chemins de fer Perm-Tiumen et Samara-Zlatvouste.les antres en sont souvent à des distances énormes. La raison en est que dans l'Oural le bois est le combustible industriel, et qu'on est le plus souvent obligé de le transporter par charroi : les usines doivent donc s'établir tout près des forêts, et l'étendue de ces forêts doit être proportionnée à la production de l'usine : pour 2 millions de ponds de fonte, il faut une forêt deux fois plus grande que pour 1 million. La limite de production actuelle, dans l'Oural, ponr une usine à deax hants-fourneaux, est de 1.800.000 ponds.

La plupart des usines de l'Oural doivent s'approvisionner de charbon, de minerai, de matériaux de construction, etc., pour deux ou trois ans et garder leurs produits en magasin jusqu'au printemps pour les expédier alors, par les rivières de montagne, à la Kama et au Volga. Les usines du sud de la Russie n'ont pas à vaincre de semblables difficultés: aussi arrive-t-il que celles-ci, avec nn capital de 3 millions de roubles, par exemple, font pour 20 millions d'affaires, tandis que celles de l'Oural, avec 7 millions de capital, ne peuvent produire que pour 18.000.000 de roubles. De ces dernières les unes rendent parfois leur minerai parce quelles n'ont pas de combustible pour le traiter, les autres achètent du minerai pour utiliser des bois qui vieillissent.

Des 43 millions 1/2 de ponds qui représentent la production de fonte de l'Oural en 1897, plus de 33 1/2 sont sortis des usines privées, le reste des 8 usines de l'État. Étaient en activité dans la même année, 117 hauts fourneaux, plus un spécial pour le ferro-manganose (environ 50.000 pouds par an). La production d'un haut fourneau a été en moyenne de 320.000 pouds par an, ou 940 pouds par 24 heures : en 1887, cette moyenne n'était que de 200.000 pouds par an, on 633 par 24 heures.

La Société métallurgique de Volga-Vichera a construit (1898) deux usines a 3 hauts fourneaux chacune, l'une à 40 verstes de Tcherdyne, l'autre près de l'usine existante

de Kontim: la production totale serait de 2.400 ponds de fonte par 24 heures et par four, soit plus de 4 millions de |K)uds par an. Le minerai abonde dans celte région (minerai de fer magnétique, minerai de fer rouge, etc.), et le combustible serait tiré des forêts vierges du nord des domaines de l'État.

I.a production du zinc, qni était de 381.974 ponds en 1896, s'est réduite à 338.628 en 1897; celle du cuivre s'est au contraire élevée de 33G.910 en 1896 à 374.386 en

Suède. — La Suède a produit, en 1898, 531.000 T. de fonte, 306,000 de fer et 274,000 d'acier. Les ouvrages eu fer et en acier occupent plus de 17.000 ouvriers et ont une valeur de 45.828.000 couronnes (la couronnn& = lfr.39): les ouvrages en autres métaux emploient 3.300 ouvriers et ont une valeur de 9.800.000 couronnes: les machines et outils. 22.300 ouvriers, pour une production de 33 millons de couronnes. L'ensemble des industriesmétallurgiques (comprenant la construction des cuirassés, des gros canons, de même qne celle des instruments les plus délicats) est réparti entre 1.363 ateliers avec 30.000 ouvriers, pour une production totale de 126.300.000 couronnes.

MÉTAUX. On donne le nom de métaux aux corps simples, solides (sauf le mercure) à la température ordinaire. Ils jouissent eu général de propriétés qui les rendent propres aux emplois industriels. Ils peuvent affecter des formes cristallines régulières. Ils sont tous plus denses que l'eau, sauf le potassium, le sodium et le lithium ; leur densité varie d'ailleurs selon le travail de fonte, de forge ou de laminage auquel ils ont été soumis. (Voy. .Mét.\llurgie.) Ils fondent à une température plus ou moins élevée et cristallisent par refroidissement leut. Ils augmentent de volume sous l'influence de la chaleur et se contractant sous celle du froid, pour reprendre leur premier état quand revient Ja température initiale. Ils sont plus ou moins conducteurs de la chaleur ; volatilisables à des températures diverses : le mercure à 360», le cadmium à 860*, le potassium et le sodium au rouge, le zinc et le magnésium à 1.040"; on admet qne tous peuvent être volatilisés sous l'influence d'un très fort courant électrique. On augmente l'élasticité des métaux ou on la réduit par des moyens mécaniques on par le refroidissement brusque (trempe). Certains métaux sont fragiles et cassants, comme l'antimoine et le bismuth. Les uns sont très durs, comme le manganèse, plus dur que l'acier trempé, le chrome, qui raie et coupe le verre : le plomb, au contraire, est rayé par l'ongle; le potassium et le sodium peuvent être pétris avec les doigts (sous l'huile de naphte) : au moyen des alliages ou par l'incorporation de petites quantités de carbone, d'arsenic, de chrome, de phosphore, on augmente la dureté des métaux. La propriété des métaux de s'étirer en fils plus ou moins fins sans se rompre est la ductilité: les plus ductiles sont le platine, l'argent, le fer, le cuivre, l'or, l'aluminium, le nickel, etc. La malléabilité est la propriété des métaux de s'étendre en feuilles minces, sans déchirure, sons l'action dn marteau ou du laminoir. C'est la compressibilité des métaux qui permet la fabrication des monnaies et médailles. La ténacité, enfin, est la force de résistance à la traction : un fil de fer de 2 mm. de diamètre se rompt sous l'effort d'un poids de 249 kilog.: 9 kilog. suffisent pour amener la rupture d'un fil de plomb de même dimension.

La plupart des métaux sont trop altérables pour être employés purs, ou trop rares pour être généralement utilisés, ou encore trop difficiles à travailler.

METIEUS

METIERS

Ceux d'usage le plus commun dans les arts et l'industrie sont : le fer, le cuivre, le plomb, l'étain, le zinc, le nickel, l'or, l'argent, le mercure, le platine, le bismutl), l'aluminium, l'antimoine. Les métaux du commerce sont, d'ailleurs, presque toujours des alliages (voy. Alliages, Métalli'rgie), dont on peut varier les propriétés avec les proportions des

composants : le fer contient du carbone et du silicium, le nickel du fer, du carbone et du cuivre; le zinc du silicium, du fer et du plomb. (Voy. les articles spéciaux des principaux métaux.)

Prix courant légal des niétau.x à la Bourse de commerce de Paris dans la seconde quinzaine de juin 1900, par 100 kilog., en francs :

A l'acquittk

Cuivre en hiiires, Chili, Américain ou autres ( marques ordinaires provenances équivalentes ( premières marques.

— en lingots et plaques de laminage

— en lingots ou cathodes propres au laiton

— Minerai de Corocoro

t'.tain Banka

— Billiton

— Détroits ,

— Anglais de Cornouailles

Plomb de provenances diverses, marques ordinaires

lOOO

Cours de la

semaine

correspondante

23 juin

16 juin

iiv. Havre

Iiv. Havre ou Rouen

Iiv. Havre

liv. Havre ou Paris

Iiv. Havre

liv. Havre

Iiv. Paris

liv. Havre ou Rouen

liv. Paris

Voici quels étaient les cours des métaux à Londres dans les mois de mai et juin 1900, à la tonne anglaise (de 1.016 kilog.) et en liv. st. :

lOmai

METAUX i90(,

Cuivre en barres

Disponible

A 3 mois

Étain :

Disponible

A 3 mois

Plomb anglais:

Disponible

Plomb espagnol :

Disponible

Zinc : disponible

Glascow Foute :

Disponible

A 1 mois

Slt.d.

7 juin 14 juin 21 juin 28 juin 1900 1900 1900 1900

£ sh, d.

£ Sh.d.

£ sh. d.

£ sh. d 71 10 »

METAUX PRECIEUX. V. Argent, Or, Pl.\tine.

MÉïÉOUOGKAPlli:. V. Enregistreurs (Appareils).

MÉTUVLli. V. Chlorures.

MÉTIERS. Les machines employées dans les industries de la filature, du tissage, de la bonneterie sont ordinairement appelées àes métiers. On les distingue en métiers continus et métiers rencideurs ; ceux-ci sont nommés aussi automates ou self-acting. On dit encore : métiers à broder, à tisser, à tulle, à tricot, suivant les destinations particulières de ces machines.

Les métiers continus sont ordinairement employés pour la filature du lin, du chanvre, du jute, de la bourre de soie et de certains gros fils de coton et de laine peignée; les renvideurs, pour la fabrication des fils de laine cardée et de la plupart des fils de coton et de laine peignée.

Des métiers continus, les uns sont à ailettes, les autres à bagues ou anneaux, suivant que la torsion des fils est donnée par des ailettes vissées sur les broches ou par le mouvement d'un curseur sur des bagues ou anneaux.

Dans les métiers continus, le mécanisme des mouvements généraux est très simple : quelques roues dentées, deux ou trois cames ou excentriques, des rochets, quelques leviers et chaînes. Il n'y a pas de chariot proprement dit. De longs tambours en ferblanc, de 0 m. 2;i de diamètre généralement, font mouvoir les broches, dont l'écartement varie de 50 à 80 mjllim. , quelquefois davantage. Ces broches,

courtes et généralement montées dans une boîte graisseuse, sont accompagnées chacune d'une bague ou anneau dont le bord forme un rail circulaire, ou bien d'une ailette à visser sur le sommet de la broche.

Dans les métiers renvideurs, self-acting, etc., le mécanisme est presque toujours très compliqué ; il comprend comme organes essentiels : un grand cône de friction; sur une forte roue dentée des manchons d'embrayage ; un grand secteur denté dont un des rayons, se prolongeant au-dessus du segment denté, porte une longue vis sans fin à écrou mobile ; un fort et grand châssis en fonte portant un arbre à deux barillets, chacun avec encliquetage et chaîne, des poulies à gorge en spirale développante de grand diamètre au milieu, de diamètre réduit aux deux bords, etc. La construction comprend : un chariot porte-broches formé de plusieurs longs châssis à claire-voie, destinés à se joindre bout à bout, presque toujours en bois, avec couvercles supérieurs et latéraux ; de nombreuses roues de chariot avec leurs supports ; des rails ; de longs arbres manchonnés de toute la longueur du métier, pour sortie et rentrée du chariot, baguettes et contre-baguettes. Longs tambours en fer-blanc destinés à mouvoir les broches et d'un diamètre rarement supérieur à 0 m. lo ; ils sont quelquefois remplacés par des poulies en ferblanc, montées sur un axe dont une extrémité forme pivot. Les broches à écartement varient de il mm. à 50 ou 55 mm.; cette limite est pourtant dépassée" dans les métiers pour laine cardée. Les broches sont.J longues, efHlées, coniques dans les deux sens, sans, boîte ou support graisseux pour chacune.

Les cannetières, qui produisent un travail inter- ' médiaire entre la filature et le tissage, analogue '| pour les fils de trame au retordage pour les fils de chaîne, se rapprochent des métiers continus à re-1 tordre par leurs dispositifs et par leur fonctionnement; on leur donne aussi quelquefois le nom de, « machines à faire les trames », mais l'expression , est impropre, car les métiers à filer proprement dits,, qui font les fils de trames, font aussi les fils de; chaîne.

Les trois périodes du travail du métier à filer% sont résumées par ordre de marche dans les opéra-j tiens suivantes :

1" Période (Formation des fils) : a) sortie du chariot rotation des cylindres cannelés, rotation des broches, trans-i

METIERS

METIERS

lation da chariot; b) étirage sapptémentaire : arrêt des cylindres cannelés, rotation des broches, translation lente da chariot; c) torsion complémentaire : arrêt des cylindres cannelés, rotation des broches (accélérée), arrêt du chariot.

2* période (Dépointage) : arrêt des cylindres cannelés, arrêt du chariot, rotation inverse des broches, action de la baguette et de la contre-baguette.

3* période (Renvidage) : arrêt des cylindres cannelés (quelquefois rotation lente), rotation directe des broches, translation du chariot, mouvement de la baguette.

On appelle généralemeut métiers à tisser les appareils qui servent à fabriquer les tissas autres que les rnbans, la bonneterie, la passementerie, les tuUesbobinots, les dentelles, les guipures et les tulles ; ils sont actionnés tantôt à bras, tantôt par un moteur mécanique.

Les appareils an moyen desquels on exécute les opérations préliminaires ou complémentaires immédiates du tissage sont : les foulons de tous systèmes, à cylindres, à maillets, etc., pour fouler les tissus, draps, flanelles; les encolleuses {seazing machines) ; les machines à apprêter, à battre, à calandrer, à cylindrer, à décatir, à essorer, à finir, à gaufrer, à glacer, à griller, à humecter, à lisser, à lustrer, à nettoyer, à ramer, à sécher les tissus de toute espèce, ordinaires ou à mailles; les machines à brillanter au moyen du martelage {beetling machines) ; les machines à couper ou raser les velours; les machines à lire les dessins ; les machines à mouiller les trames ; les machines plieuses; les machines à mesurer les étoffes; les ourdissoirs ; les pareuses ; les tondeuses mécaniques pour tissus.

Les métiers à bonneterie proprement dits sont circulaires ou rectilignes : 1' les premiers, employés dans la fabrication des articles à bas prix, ont la forme d'un tube et une longueur indéterminée ; on les développe de manière à obtenir une surface plane dans laquelle on découpe les parties qui, réunies par des coutures, constitueront des gilets, vestes, etc.; 2" les métiers rectilignes produisent les articles dont les formes sont proportionnéesau moyen de variations dans le nombre des mailles de chaque rangée.

Ils sont principalement composés, comme les métiers à tricot ou tricoteuses : d'un bâti, d'nn lit d'aiguilles ou fonture ; d'organes faisant mouvoir la fonture (engrenages, arbre moteur, excentriques), qnand la fonture n'est pas fixe; d'accessoires recevant les fils : bobines cylindro coniques, on bien ensouples ou rouleaux (comme dans les métiers à tisser) ; les aiguilles, ordinairement à palettes, dites self-acting ; le chariot ou les barres à passettes, qui présentent le fil aux aiguilles; les rouleaux ou bobinots, qui reçoivent le travail qui descend du métier; le régulateur, qui assure une serre régulière du tissu; le compteur (cadran divisé avec aiguille), qui marque le nombre des rangées produites par le métier; les maillons et le tambour recevant la chaîne de dessin.

Les principaux centres de fabrication des métiers à bonneterie sont, à l'étranger : Apolda (Allemagne) pour les métiers rectilignes; Chemnitz (Saxe') pour les métiers à diminution automatique, les métiers à crochet et les tricoteuses; Mulhausen (Allelaague) pour les tricoteuses. On eu fabrique également en Suisse et en Angleterre.

1. Une importante maison de Cbemnitz avait envoyé à l'Eipo- -iiioû de 1900 des métiers d'un nouveau système Cotlon â grande vitesse et d'nn autre système pour toutes les fantaisies.

Les métiers à tulles, à dentelles (leavers) et à guipures sont du système Jacquart ou de tout autre; ils ne diffèrent pas essentiellement des précédents, mais seulement par quelques dispositifs secondaires.

On appelle métier Jacquart un métier à tisser dans lequel les fils de chaîne sont actionnés par une mécanique Jacquart. Cette mécanique est employée dans le tissage des étoffes façonnées pour lever les fils de la chaîne qui doivent recouvrir une suite de trame, en laissant baissés ceux qui doivent être recouverts par elle ; elle rend facile, rapide et économique l'exécution des tissus façonnés qui ne pouvaient être obtenus auparavant que par des procédés compliqués et très lents. C'est en 1812 que l'appareil Jacquart commença à se répandre rapidement dans les tissages lyonnais.

Non seulement la mécanique Jacquart a résolu le problème pour lequel elle avait été conçue, c'est-àdire, dans la production des articles les plus variés, la sélection et la prise des fils qui doivent, au gré du dessinateur, apparaître en des points déterminés de l'étoffe, mais elle est devenue, pour le travail automatique et sous des formes diverses, un remarquable appareil de transmissions de mouvements. Que, dans la fabrication des tissus fondamentaux, il s'agisse de fractionner la chaîne par faisceaux de fils régulièrement distribués, ou de faire courir entre ces éléments des trames de couleurs alternées; qu'il convienne, dans un métier à tulle, de modifier les mouvements des barres porte-fils, de faire varier le maillage dans un métier de bonneterie, la mécanique Jacquart, réduite et renforcée suivant besoin, se prête à toutes les exigences; ses crochets sont comme les doigts d'un habile ouvrier, apte à toutes les tâches.

L'organe interposé entre les crochets et les leviers qui les mobilisent, est — on le sait — une chaîne sans fin de cartons, perforés par places suivant que les crochets doivent être soulevés ou rester au repos. Etant donné qu'il faut autant de cartons que le raccord d'un dessin comporte de passages de trame, soit, pour certains façonnés, quinze à vingt mille et an delà, on s'est préoccupé de diminuer la dépense et l'encombrement en snbstituant au carton une matière moins volumineuse et moins pesante. Grâce à de longues recherches (les premières tentatives s'étaient afBrmées à l'Exposition universelle de 1867), grâce à d'ingénieux artifices de mécanique, une simple feuille de papier produit actuellement les effets dus, sur les anciennes Jacquart, à la résistance du carton. Pour l'industrie française seulement, ce perfectionnement limité se traduit par une économie annuelle d'un million de francs'. Le métier à tisser américain est l'œuvre d'une collectivité d'inventeurs américains; il ne se borne pas à tisser la toile de coton; il se charge de remplacer, dans la navette, la canette épuisée par une autre canette que lui fournit un magasin revolver; il enfile la trame nouvelle dans l'œil de la navette et il effectue ses opérations supplémentaires sans ralentir sa marche, ni s'arrêter, aussi longtemps que le revolver est approvisionné et qu'un défaut ne met pas en action le casse-trame ni le casse-chaîne. Un ouvrier, chargé de garnir les magasins en temps utile, suffit à la surveillance de 16 métiers sem-

1. Les Industries tejlilef. par Edouard Simon, 1898; extrait des Mémoires de la Société des Ingénietu-s civils de France.

MÉTIERS

MEUBLES

blables. (Edouard Simon : Ettide sur le métier Northrop, 1897.)

CoMMERCK EXTÉRiEL'K. — Le relevé des import, et export. (C. S.), par moyenne annuelle, pour les périodes 1867-76, 1877-86 et 1887-96, de métiers divers pour filature et tissage, donne les chiffres suivants (valeurs en milliers de fr.) :

IMPORTATIONS EXPORTATIONS

1867-76 1877-86 1887-96 1867-76 1377-86 1887-96 Métiers continus a) liler ou ietordie.>2.046,3

Métiers à liler autres)

Métiers à tisser

Métiers à tulles, ilenlelles et guil'ures

Les statistiques ne donnent à l'export., pour la période 1867-76, qu'un chiffre global pour toutes les «machines et mécaniques».

Jusqu'en l'année 1801 inclus, les métiers continus à filer ou à retordre et les métiers à filer autres figuraient ensemble aux Tableaux du commerce sous la rubrique «Machines pour la filature»; depuis 1892, ils sont considérés séparément et donnent les chiffres suivants pour les années 1892 à 1898 (C. S.), valeurs en fr. :

MKTIUUS CONTINUS

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