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11.290.120,8 1.126.1îf8 9. .577. 419, 60 , 1.08«.:i01 68.880 128.175.318 ni 4.59.085,20 41.328 215.250
profondeur d'antant plu.s jurande que le filon sera plus incliné, c'est-à-dire plus rapproché de la verticale, d'autant moindre que ce filon sera moins incliné, c'est-à-dire plus voisin de l'horizontale. Ces mines, dans lesquelles la frontière du filon commence à une profondeur plus ou moins grande, ont reçu le nom de niveaux profonds {deep levels): en réalité, elles ne constituent en aucune façon une catégorie distincte des mines d'affleurement, puisqu'elles contiennent le prolonirement des filons de ces dernières; seulement l'exploitatiou s'en fait en général par dos puits foncés à la surface et qui traversent une quantité de stérile plus ou moins considérable avant d'atteindre le minerai. Théoriquement, rien n'indique que la couche métallifère doive s'arrêter: si elle se continue, elle doit pouvoir être exploitée aussi loin que les moyens de l'industrie minière permettent de descendre, aussi loin que la chaleur terrestre n'empêche pas les ouvriers de séjourner dans les galeries et chantiers d'abattage. Les observations recueillies jusqu'ici au Transvaal tendent à faire supposer que la température s'élève moins rapidement qu'on n'était porté à le croire. On y envisage la possibilité de travailler sans difficulté à 4 et ii.OOO pieds, c'est-à-dire de 1.200 à 1.600 m. Il en est résulté que, au-dessous de la rangée des deep-levels de première ligne, c'est-à-dire des mines faisant snite à celles d'affleurement, on s'est occupé, depuis quelque temps, à mettre en valeur la troisième ligne, celle des Compagnies qu'on pourrait appeler des deeper-lecels.
An point de vue de l'avenir, le problème se pose de savoir jusqu'à quelle profondeur les filons déjà connus seront suivis et exploitables. Il s'agira également de déterminer si de nouveaux filons se trouveront à l'E. et à ro. de eea.\ qui iont la richesse
de ce district du Witwatersrand, qu'on désigne plus, communément du nom de Rand. On peut, grâce à la régularité des gisements déjà ouverts, évaluer avec une exactitude relative les quantités d'or qu'ils fourniront d'ici à une trentaine d'années. En effet,, les points d'entrée et de .sortie du filon dans unepropriété étant déterminés, le nombre de tonnes contenu s'en déduit aisément. La connais.sance de la teneur de ce minerai permet de calculer le poidsd'or qui .sera extrait : en retranciiant les frais d'exploitation, on évalue le bénéfice. En supposant mêmequ'aucune découverte nouvelle ne vienne augmenter d'une façon notable l'étendue de ce champ aurifère, il est déjà destiné à lui seul à augmenter d'environ 30 "/o le stock d'or actuel du monde. Voici les quantités d'or qu'il a fournies depuis ses débuts: 1890, i;).390 kiiog.; 1891, 22.4G3; 1892, 37.662; 1893,. 4;>.982 ; 1894, 62.9o8 ; 1895, 69.iJ9o ; 1896, 70.9i)3 ; 1897,, 94.387; 1898, 133.605; 1899 (six mois) 80.428.
Ce progrès, déjà si marqué, semble destiné à s'accentuer encore pendant plusieurs années. On voit quel pas en avant marquait le premier semestre de 1899 sur celui de l'année précédente. Aucune desgrandes mines d'adleurement n'est encore près d'être épui-sée ; des mines profondes s'ouvrent constamment, tandis que celles qui sont en exploitation depuis deux ou trois ans augmentent d'une façon rapide leurs moyens d'action, leurs batteries, et par suite leur production. Aucun centre aurifère ne peut se comparer à celui qui s'est développé autour de Johannesburg. Voici quelques chiffres statistiques pour 1898: la production d'or du Transvaal a dépassé une valeur de 400 millions de fr., soit 115 millions de plus qu'en 1897 : il a été broyé 37 »/„ de minerai de plus. Il y a ou en moyenne 4.705 pilons en travail, contre 3.567 l'année précédente ; chaque pilon a broyé
MINES D'OR
MINES DOR
par joiip 4 T. G8 an lieu de 4,;)3. Il a été abattu s.!)(k).'J()0 t. (le minerai, dont 18°', environ ont été liminées par le triage. Dans certains cas, le triage > est élevé à 40 V. : la teneur a été de 41 shillings i pence (environ 52 fr.) par T. Le prix de revient, calculé de la façon la plus sévère, c'est-à-dire en ne comptant comme bénélices que les dividendes distribués, a été de 2^ sliillings 1/4, soit environ ïifr. '60. Le capital de 40 Compagnies ayant payé des dividendes a rapporté, sur les cours du 31 décembre, 8, 3/4 '/. environ. Le nombre des Nègres employés dans les mines est de 88.300: il faudrait que ce chiffre fût porté au moins à une centaine de mille pour que la main-4'œnvre fût suffisante.
L'histoire de la découverte ou plutôt de la redécouverte des gisements sud-africains, dont certains étaient vraisemblablement connus des anciens, comme le dit M. de Launay, remonte à 1864; l'explorateur allemand Cari Mauch signala les champs aurifères du Tati et du Mashonaland. En 1868, il attira l'attention sur le district de Lydenburg. Des mines furent trouvées en 1870 au Murchison Range, en 1871 au Spitzkop, dans les montagnes dites Drakensberg, en 18T3,àPilgrimsrest,en 187Dà\Vaterfalls.En 1884, un certain .\rnold trouva de l'or dans la terre du Witwatersrand, devenue célèbre sons le nom de banket (conglomérat), sur la ferme de Geldenhuis; en 1886, les frères Strubers commencèrent à y travailler les couches de Mainreef (ûlon principal). Mais ces commencements d'exploitation d'un gisement très différent des mines d'or auxquelles le monde avait été habitué jusque-là, ne firent que peu de bruit, tandis que les riches découvertes de la Sheba attiraient une nuée d'aventuriers dans le district de Kaap, à l'E. du Rand, et provoquaient la fondation delà ville de Barberton. C'est en 1887 que se constituèrent la plupart des mines d'affleurement de la partie centrale du Rand, qui en sont encore aujourd'hui les entreprises les plus florissantes, telles que Wemmer, Salisbury, Robinson,Ferreira, Crown-Reef, City and Snburban, Jubilee, Geldenhuis-Estate, etc. L'exploitation du conglomérat a été facilitée par le concours de circonstances remarquablement favorables : présence de gisements indéfinis de houille, solidité du sol, telle que le boisage est presque partout inutile, régularité extraordinaire des couches, absence d'eau; enfin découverte du procédé de la cyanuration, qui s'applique très bien aux minerais pyriteux dn Rand, et grâce auquel on retire presque tout l'or contenu dans les tailings (résidus de l'amalgamation), c'est-à-dire un tiers environ de la totalité.
Au point de vue légal, le Code transvaalien réserve à l'État le droit d'exploiter les pierres et métaux précieux; c'est à l'État que se payent les licences d'exploration, de sondage et d'exploitation.
L'évaluation des quantités d'or qui restent à extraire du Rand a été essayée: sur les données indiquées plus haut, 40 milliards de francs ne paraissent pas excessifs.
2.' Etats-Unis d'Amérique. — La production d'or des États-Unis a dépassé 300 millions de fr. pour l'année 1898. De nombreuses mines d'or sont exploitées dans beaucoup des États de l'Union. C'est en Californie que cette industrie a eu, il y a un demisiècle environ, ses débuts les plus brillants. Depuis lors, d'antres États, comme le Colorado, ont apporté un contingent considérable à la production aurifère.
En 1897, voici la valeur de l'or produit dans chacun des États ou territoires ci-après dénommés (en millions de francs) :
Sad-Dakota... 27
Snd, divers Etats it'.arolines.Géorgie, Ala-
bama 1
Utah 9
Washington 2
'Vôtres États 1
ToUl 304
.\laska 14
Arizona li
Californie» 78
Colorado 100
Idaho
Montana
Nevada
Nouveau-Mexique.
Orégon
Parmi les mines du territoire de l'Alaska se trouvent celles de l'île Douglas, connues à Londres sous les noms d'.\laska Treadwell, Alaska Mexican, Alaska United ; malgré la rigueur du climat, qui ne permet de se servir de la force hydraulique que pendant six mois de l'année, ces mines, qui se composent d'un filon extrêmement puissant, mais à très basse teneur, sont citées comme des modèles d'exploitation économique : à r.\laska Treadwell, avant même l'érection des nouveaux pilons qui vont porter la batterie à 540 flèches, c'est-à-dire le chiHre le plus considérable qui existe au monde pour une seule entreprise, le prix de revient par tonne était de 6 f r. 60, et à l'Alaska Mexican de 8 f r. 6o. Les filons de ces propriétés présentent ce caractère particulier que, d'après leur inclinaison, ils semblent s'enfoncer sous l'Océan.
En Californie, les travaux d'exploitation hydraulique des placers ont été repris peu à peu, en vertu d'une nouvelle législation (bill Caminetti). Depuis longtemps ces exploitations, qui avaient eu pour effet de précipiter dans les vallées des millions de tonnes de terre, étaient interdites: en les autorisant, la loi oblige les exploitants à ranger leurs déblais d'après certaines prescriptions.
Le Colorado est aujourd'hui l'État de la Confédération qui est le plus fort producteur d'or : le district le plus célèbre en est celui de Cripple Creek, ouvert en 1891, qui a produit plus de 30 millions en 1897; sur ces oO millions, l,/9 environ, soit 3 l/'2 millions ont été distribués en dividendes aux actionnaires de diverses Compagnies: il est vrai qu'un certain nombre de mines de Cripple Creek sont la propriété de particuliers qui ne publient pas leurs revenus; la plus célèbre d'entre elles, l'Indépendance, n'a été mise en actions qu'en 1899, à Londres, sous le nom de Stratton Indépendance. Une partie des minerais sont travaillés aux usines de cyanuration etdechloruration installées dans le district; le reste, d'une valeur d'environ 360 fr. à la tonne, est envoyé aux fonderies de Denver et de Pneblo. Certaines mines de Cripple Creek sont déjà reconnues à une profondeur de 1.000 pieds. Le prix de la fonte varie de 8 dollars (41fr.50 environ) par T. pour minerais contenant moins de 3/4 d'once jusqu'à 13 dollars par tonne contenant plus de 3 oures. Dans les minerais au-dessous de 2 onces, l'or est payé à raison de 19 dollars l'once; dans les minerais au-dessus de 2 onces, 20 dollars (l'once standard (oz) = 31,10349 grammes). Le comté de San-.Miguel, dans le même État de Colorado, contient des mines importantes.
D'une façon générale, l'activité des .\méricains s'est portée depuis nombre d'années vers les entreprises aurifères. Non seulement ils ont ouvert beaucoup d'exploitations dans leur pays, mais ils ont mis
1. Les mines d'or connues sous le nom « de Yellow Astor Mines», situées à Kandsburg(CaUlorme), auraient été vendues en 1899 à un syndicat {nuisais pour le prix de 15 millions de Ir.
MINES D'OR —
en valeur les ricliesses des pays voisins, comme le Venezuela, le Mexique et le Canada. Les ingénieurs américains, dont plusieurs ont été formés à l'école de la célèbre mine du Callao, sont aussi en majorité dans le Rand.
3» Australasie. — L'Australie, qui n'avait jamais cessé d'être un producteur d'or important, tend à ^ prendre un rang de plus en plus élevé; mais ce n'est plus l'Australie orientale qui, comme il y a une quarantaine d'années, fournit le gros contingent; c'est l'Australie occidentale qui, ouverte aux prospecteurs il y a peu de temps, attire aujourd'hui l'attention du monde par la richesse de ses filons. Sa production a été d'environ G4 millions en 1897, 100 millions en 1898 et 30 millions pour le premier trimestre do 1899. La production des autres parties de ce continent, en y comprenant les îles voisines deTasmanie et de Nouvelle-Zélande, avait été en 1897 de: 27 millions de fr. pour la Nouvelle- Galles du Sud; 2o pour la Nouvelle-Zélande; 72 pour le Queensland; 4 pour la Tasmanie; 83 pour Victoria. En 1898, on estime que la production totale de l'Anstralasie, y compris la Tasmanie et la Nouvelle- Zélande, a dépassé 310 millions de fr.
L'Australie occidentale, qui occupe un territoire huit fois plus étendu que celui de la Grande-Bretagne, était mal connue jusque dans les dernières années. Tandis que, de 18;)0 à 1860, les riches gisements de l'Est faisaient la fortune de Melbourne, d'Adélaïde, de Sydney, elle restait inexplorée; mais en 1883 des champs d'or y furent découverts: Pilbarra, Ashburton, Murchison, Yilgarn, Dundas. Des chemins de fer relièrent la capitale, Perth, à un certain nombre de ces centres miniers, dans un pays jusque-là inconnu, qu'on désignait du nom de Grand Désert de Victoria. La colonie cessa d'être colonie de la couronne et acquit la même autonomie que le Queensland, la Nouvelle-Galles du Sud, etc. En 1892, fut découvert le champ d'or de Coolgardie, dont la capitale porte le même nom.
Ces champs d'or forment une vaste plaine située à une altitude moyenne de 3u0 m. au-dessus du niveau de la mer. De nombreux filons de quartz y recoupent le granit et surtout la diorite : ils se présentent souvent en chapelets, mais en général offrent l'apparence de vrais filons de fracture {true fissure reins). Dans la zone oxydée, l'or est à l'état libre; dans la zone intacte il est combiné ou associé aux divers sulfures^ A soixante kil. à l'E. de Coolgardie se trouvent le
î — MINES D'OR
On a, pendant les premières années, commis maintes erreurs dans l'organisation de beaucoup de ces mines, ne tenant compte ni de la nature des minerais, ni de celle du sol, ni de l'absence d'eau. Depuis lors, des progrès ont été faits et des exploitations plus rationnelles tendent à s'organiser. Diverses causes ont maintenu les prix de revient à un niveau très élevé, notamment la rareté du combustible, celle de l'eau, que nous venons d'indiquer, la cherté de la main-d'œuvre, l'importance des frais généraux. La vie est dure dans ces camps miniers, sous un ciel torride pendant neuf mois de l'année, et le contrôle des conseils d'administration européens s'est, dans beaucoup de cas, montré insnflisant.
Les concessions. sont accordées {leases) pour 21 ans et ne peuvent avoir plus de 24 acres de superficie. Cliacun peut prendre autant de lenses qu'il veut, à condition de payer la redevance à l'État; mais, pour les conserver, il doit entretenir sur la propriété au moins un ouvrier par 3 acres, et encore faut-il, sauf permission spéciale difficile à obtenir, faire travailler sur chaque portion du territoire séparément le nombre d'ouvriers légal: on ne peut les concentrer sur un point. Si pendant trois jours une concession n'a pas éti- travaillée par le nombre minimum d'ouvriers, la déchéance peut être prononcée. Cette législation draconienne a eu pour effet de faire naître une industrie toute spéciale, celle dn jumpingout, qui consiste à dénoncer les infractions an règlement et à se faire déclarer concessionnaire des mines non régulièrement exploitées. Toutefois, cette sévérité de la loi a été corrigée par des dispositions ultérieures, qui permettent notamment au gardien du district {warden) (\e se faire juge de l'opportunité de déclarer ou non la déchéance, et qui ont déjà réduit de moitié le nombre minimum d'ouvriers à entretenir.
Quoi qu'il en soit, l'.Vustralie occidentale est anjourd'liui,avec le Klondyk'e,le plus jeune camp minier d'or du monde, au moins de ceux qui comptent parmi les grands producteurs. Il paraît enfermer des richesses encore plus considérables que ce dernier, et plus faciles à exploiter, sous le rapport du climat. Lorsque, d'ici à quelques années, beaucoup de ses mines, à peine ouvertes, auront été reconnues, que des exploitations rationnelles auront été organisées, elle jouera, .selon toute vraisemblance, un rôle considérable dans la production du métal précieux. Mais le problème qui reste à résoudre est le traitement des minerais sulfurés qui, à partir
champ et la ville de Kalgorlie. Là furent découverts d'une certaine profondeur, remplacent les minerais les célèbres filons, à peu près verticaux, dont l'épais- oxydés de la surface et pour lesquels aucun traiteseur varie de 80 cm. à 20 m., qui se poursuivent sur ment économique n'a encore été trouvé.
de très longues distances, et qui constituent les mines de Lake View, Brown Hill, Boulder, Persévérance, Ivanhoe, Horseshoe, etc. Ce sont des zones minéralisées, oxydées au contact de la roche encaissante. La diorite est oxydée et schistifiée dans les parties supérieures; l'or y est .souvent d'une abondance extraordinaire : des teneurs de 3 onces, soit 93 gr. à la tonne, sont courantes et fréquemment dépassées.
Le district Menzies, à liiO kil. au N. de Coolgardie, et le district Norseman, à 220 kil. au S. de Coolgardie, n'ont pas encore donné de résultats aussi brillants ; cependant les minerais exploités à Menzies ont une teneur de plus de 2 onces à la tonne.