‹ Dictionnaire du commerce, de l'industrie et de la banqueChapitre 56 sur 1134 · environ) improductives · texte numérisé non relu

environ) improductives

Les récoltes s'élèvent aux quantités suivantes:

Par l.OUO hectol.

Blé 17.160 23.334

Autres céréales.... 17.566 28.207

La moyenne de la production, en 1896, est de 9,36 hectol. à l'hectare : minimum, 2,41 à Cacérès, maximum, 19,54 à Valence.

Les renseignements les plus récents recueillis par l'Administration donnent aux vignobles espagnols une étendue de 1.745.503 hect., répartis comme suit: 111.000 à Tarragone, 105.000 à Valladolid, 93.000 à Valence, 90.000 à Saragosse, 83.000 à Logrono, 80.000 à Malaga ; puis viennent : Ciudad- Real, Albacete, Madrid, Alicante, Lérida, Zamora, Gérone et Teruel. Les quatre provinces de la Catalogne représentent plus du cinquième de l'ensemble.

1. La fanègue de niarco real équivaut à 64 ares 39 cent. 1/2,

La production vinicole totale varie de 25 à 30 millions d'iiectolitres.

La production d'huile est évaluée à 300.000 T, d'une valeur de .250 millions de pesetas.

Les industries agricoles se sont assez développées, mais il est bien difficile d'en rendre uu compte exact : ainsi l'industrie sucrière est exercée pour 16.000 T. environ de sucre de betterave et 10.000 de sucre de canne, alors que, d'après l'Administration, la production totale s'élèverait à 40.000 T. La production d'alcools, qui avait été écrasée par les import. d'Allemagne et de Suède, semble avoir repris ; mais il est tout aussi difficile de fournir des chiffres à son sujet.

Pêche.— La pèche en mer occupe de 15 à 16.000 bâtiments et 60.000 hommes environ ; on estime qu'elle produit de 70 à 80 millions de kilog. de poissons.

Mines. — L'Espagne possèdedes mineraisde toute sorte. Les provinces les plus riches sous ce rapport sont: Almeria, Murcie, Oviedo, Santander.Cordone, Grenade, Huelva, la Biscaye, Ciudad-Real, Badajoz, Guipuzcoa, Jaen, Léon, Séville, Teruel.

Mines et Métallurgie.— L'industrie minière et la métallurgie sont généralement en progrès, commt on peut voir par le tableau ci-dessous :

Tonnes

Tonnes

Fer

J'iomb

— argentifère

.Vrgent

Cuivre

Zinc

-Mercure

Houille

Soufre

-Manganèse

Pour 1898, la production du minerai de fer a été de 7.125.000 T. La Biscaye, à elle seule, en a produit les 5/7.

La valeur des minerais extraits est passée de 38 à 108 millions et la valeur des produits traités en Espagne, d(^ 76 à 142 millions. L'étendue des concessions, qui dépassait 500.000 hect. en 1880, était de 564.097 en 1897; le nombre d'ouvriers, de 59.905 en 1880, est de 65.992 ; celui des machines à vapeur, de 372 avec 8.893 chevaux en 1880, est maintenant de 740 avec 23.559 chevaux.

Les centres industriels les plus importants sont: Bilbao (14.426 ouvriers), Oviedo (12.130), Huelva (12.116), Ciudad-Real (4.490), Cordoue .;3.684), Séville (2.067).

h'induslrie comptait, en 1896, 463.110 patentés; en 1878, il y en avait 413.955. Le nombre des manufacturiers ou des fabricants de toute espèce était de 65.046 en 1878-79; il était encore de 65.365 eo 1893-94. Les provinces qui en comptent le plus sont: Barcelone, Madrid, Valence, Malaga, Séville, Cadiz, Tarragone, Alicante, Oviedo. (La Biscaye occupe un des premiers rangs; mais comme les impôts sont payés par le Conseil général de la province, lequel eu fait ensuite la répartition, sans que l'administration des Contributions intervienne, celle-ci ne connaît pas exactement le nombre des contribuables.)

L'industrie lainière est exercée surtout à -\licante, Barcelone, Palenciaet Salamanca; celle du chanvre et du lin, à Barcelone, Burgos, Huesca, Zamora et Saragosse ; le tissage du coton, à Barcelone et Malaga ; le travail de la soie, à Barcelone et à Valence ; les tissus mélangés so font surtout à Bar-

ESPAGNE

ESPAGNE

celone, à Salamanca et à Ségovie; les fabriques de tissus peints et imprimés sont pour la plupart à Barcelone (65 V»).

Voies de cownmnications. — Le relief si accidenté du sol de l'Espagne rend assez diflicile l'établissement d'un système de canaux ; cependant on en projette quelques-uns ; le plus important de ceux qui existent est le canal d'Aragon, qui part de Tudela (Navarre) et débouche dans l'Èbre, à 10 lieues au-dessous de Saragosse.

Les routes nationales avaient, en 1896, 32.512 kil. de longueur, dont 7.032 en rontes de 1" classe, 9.199 en routes de 2« classe, et 16.280 en routes de 3' classe. Les routes provinciales ont un développement de 6.832 kil. et les chemins vicinaux de 19.348. Les tramways atteignaient à la fin de 1897, un développement de 350 kil., dont 179 desservis par la vapeur, 41 par l'électricité et 128 par la traction animale. Le produit approximatif, en 1897, aurait été de plus de 4.500.000 pesetas.

La première ligne de cheinins de fer en Espagne fut ouverte en 1848; le tableau suivant donne le développement des voies ferrées par période : Chemins de fer en exploitation

.\nnées Kil.

Les chemins de fer à voie normale sont presque tous exploités par les Compagnies de Madrid à Saragosse et à .\licante, du N. de l'Espagne, des Andalous, de Madrid à Cacérès et au Portugal, et de ro. de l'Espagne.

L'ecartement des voies varie de 0 m. 60 à 1 m. 67, qui est la largeur normale. Le matériel des différentes Compagnies comprend:l. 835 locomotives d'une force dépassant 500.000 chevaux ; 5.720 voitures pour voyageurs; 34.379 fourgons et wagons pour bagages et marchandises.

L'exploitation a donné les résultats suivants, pour les lignes à voie normale :

Prodait kiloDétriquo par nillioDS de pesetas Recettes Dépeeses Produit get 17,4 8.3 9,0

Pour les lignes à voie étroite, le nombre des voyageurs a dépassés millions et celui des T. tranportées, 660.000.

Postes et Télégraphes. — Voici la statistique générale des développements et produits de ce service:

Lettres et im- (En millions)

primés 32 64 87 152 172

Cartes postales » » » 0,3 1

Dépêches. 2.870 1.231.000 1.390.000 3.322.000 4.846.000

kil. kil. kil. kil. kil.

Lignes... 713 11.233 12.239 17.839 28.800

Fils 1.426 23.789 29.6^8 43.301 68.700

Produit brut: en 1871, 12 millions de pesetas: en 1894-93, 21 millions.

.Moyenne par habitant: Pesetas 1.24, en 1894-93.

Le nombre des dépèches transmises en 1897 a été: à l'intérieur, de 9.371.238: à l'étranger, de 1.136.217 ; soit ensemble 10.507.445. Dans ce nombre, les télé-

Tojageirs larckaDdises liiétt par P. T. par

■liliois lilliois de T.

grammes privés figurent : à l'intérieur, pour 8 millions 552.153, soit nn peu moins d'un pour deux habitants.

Marine marchande et Ports. — Depuis 30 ans, pour l'ensemble des ports espagnols, la navigation à voiles a perdu la moitié de ses navires et plus de 60 Vo de son tonnage, tandis que la navigation à vapeur a plus que doublé le nombre de ses bâtiments et septuplé son tonnage. La moyenne de celuici, qui était de 365 t. par navire en 1869, est actuellement de 1.387.

Navires

Tonnage

Années

à Toiles à vapeur

à voiles à vapeur

Différences.. -1.092 -f- 185 —265.831 -H 430.393

Les communications les plus fréquentes ont lieu avec Cette, Marseille, Bordeaux, Nantes, Lorient, Calais, Dunkerque, Bouen, Anvers, Glasgow, Liverpool, Londres, Newcastle, Middlesbrough, .Ardrossan, Portsmouth, Southampton, Bergen, Christiansand, Abc, Berdiansk, Sundswall, Hambourg, Stettin,. Baltimore, New- York, Nouvelle-Orléans, Rotterdam

La marine marchande espagnole se composait, le 1" janvier 1898, de 560 vapeurs jaugeant 558.042 t., 1.141 voiliers jaugeant 67.700 1. Dans ces chiffres ne sont pas compris les bâtiments d'un tonnage inférieur à 50 t.

Les principales Compagnies étaient les suivantes : Transatlantica, 39 vapeurs, 113.574 t.; Pinillos, Saenz et C'% 18 vapeurs, 31.000 t.; Serra, 16 vapeurs, 29.832 t.; Ibarra, 21 vapeurs, 28.249 t.

Les ports qui occupaient les premiers rangs en 18^ étaient, par ordre d'importance, avec un mouvement exprimé en milliers de tonnes :

Au LoxG COURS Cabotage Total Ports Entrées Sorties Entrées Sorties

Bilbao 2.223 2.290 153 139 4.827

Barcelona... 1.530 1.427 174 232 3.383

Cadix 1.028 1.092 62 32 2.214

Valence 913 1.164 36 49 2.182

.Malaga 688 737 39 26 1.330

Santander... 780 349 94 52 1.475

Vigo 738 478 32 17 1.285

Corogne 712 432 43 24 1.213

.\licante 480 497 32 34 1.043

Almeria 298 208 25 18 349

Le mouvement de la navigation au long cours, en 1895, a compté 36.856 bâtiments jaugeant 25 millions 922.486 t.; tonnes de marchandises chargées et déchargées :

Import 3. 137.216

Export 8.071.093

Total 11.208.309

Principaux pavillons : anglais, 8.078.000 t. : espagnol, 2.127.000 : français, 680.000 : allemand, 250.000; norvégien, 207.000: italien, 201.000: belge, 178.000; hollandais, 167.000: russe, 84.000; grec, 80.000; suédois, 45.000; autrichien, 43.000; danois, 39.000.

Au cabotage, les entrées et les sorties totales se sont élevées à 3.124.798 t.

Crédit et Banques. — La principale institutioc de crédit est la Banque Nationale d'Espagne. (V. B.\NQUEs ; Banques étrangères.)

Il y a dans quelques villes des Sociétés qui font des aBaires importantes: à Barcelone, le Banco dé Barcelona, la Banque Hispano-Coloniale: à Reus, la: Banque de Reus de Descuentos y Préstamos ; à Palam.

ESPAGNE

ESPAGNE

de Mallorca, le Credito Balear; à Saragosse, le Banco de Credito ; à Bilbao, le Banco de Bilbao et le Banco del Comercio ; à Sabadell, le Banco de Sabadell ; à Santander, le Banco de Santander ; à Madrid, la Banque Hypothécaire d'Espagne, la Banque de Castille.

Monnaies. — L'unité monétaire est la peseta = 100 centimes. Les monnaies réelles sont: Ori : Alphonse d'or = 23/20 pes.

Argent, : pièces de 3, 2, 1, 0,50, 0,23 pes. Bronze : pièces de 0,10, 0,03, 0,02, 0,01 pes. Les monnaies d'or et les écus sont au titre de 900/1000; les monnaies divisionnaires, de 833/1000; elles n'ont cours légal que jusqu'à îiO pesetas.

Il y a encore des monnaies anciennes démonétisées :

En or : les centenes (100 réaux ou 23 pes.), les onzas (onces, 320 réaux ou 80 pes.).

En argent : le 1/2 duro (10 réaux on 2,30 pes.). La valeur totale des monnaies circulant en Espagne est évaluée, approximativement, à 1 milliard, dont la majeure partie en argent. La loi monétaire en vigueur est celle du 19 octobre 1868.

Poids et Mesures. — Le système décimal est adopté légalement pour les poids et mesures, mais dans chaque localité on se sert encore, très fréquemment, des anciennes mesures. Les plus usitées, dont l'usage était obligatoire avant l'introduction du système métrique, sont les medidas y pesos légales de Castilla, dont voici le détail :

La i;a.ra=Om. 833,903; r«ra carrée =Om.c. 6,987; vava cube = 0 m. cube 384,077 ; la libra—dV^v. 400,093 ; la cantara ou arroha pour le vin = 16 lit. 133; le litro de vino = 1 lit. 98 cuartillos; Varroba Ae aceite (vinaigre) = 12 lit. 363 ; le litre d'huile = 1 livre, 3 panillas, 960 millièmes de panilla ; la f'anega de aridos (pour les grains) = 53 lit. 301 ; le litre de grain = 0 lit. 804,849 cuartillos ou 3 ochavillos et 439 millièmes d'ochavillo; la fanègue de superficie on de marco rcal, 9.210 varas carrées ^ 04,39 ares; la lieue de 0.666 2/3 varas = 3 kil. 372. La libra (livre) de Castilla = 16 onces; l'once^ 16 adarmes; l'adarme ^ 3 tomines; le tomin ^ 12 grains; l'arroba := 23 lirres ; le quintal = 4 arrobas.

Commerce extérieur. — En 1830, on estimait que le commerce extérieur espagnol (import, et export.) s'élevait à 20 pesetas par tête, mais que ce chiffre devait être augmenté de 50 Vo à cause de la contrebande ; actuellement, le montant des import, et des export., déduction faite des métaux précieux et des import, et export, temporaires, s'élève à 72 pesetas par tète, c'est-à-dire qu'il a plus que doublé en G6 ans.

La première statistique sérieuse a été publiée en 1830; elle paraît régulièrement depuis cette époque. Nous en donnons les résultats de 10 en 10 ans:

Import. Export. Import.

Par millions de pesetas

Numéraire

Export.

143 (argent) 170

Les export, d'or se sont élevées à plus de 300 millions de pesetas depuis 1880, mais elles n'ont pas passé par les douanes.

On remarque dans le tableau ci-dessus que le développement du commerce a été très rapide entre

1. On a frappé quelquss exemplaires d'une pièce de 100 pesetas.

les années 1870 et 1890, qui sont celles où l'Espagne a commencé à développer son réseau de communications et à conclure des traités de commerce; mais depuis 1892, c'est-à-dire depuis le relèvement des tarifs, le mouvement des échanges avec l'étranger a beaucoup diminué, comme on peut voir par le tableau suivant, où n'entrent pas les métaux précieux :

Année moyenne Import. Export,

des périodes Millions de pes.

Pour se rendre compte de la protection accordée à l'industrie et à l'agriculture par les tarifs douaniers mis en vigueur en 1892, il suffit de comparer le pourcentage des droits encaissés suivant ce tarif, par rapport à la valeur des marchandises, avec les droits encaissés selon le tarif de 1882 :

Valeurs Droits

Pourcentage par rapport

Millions de pes.

aux valeurs

La moyenne de l'augmentation n'est que de 4 V«, mais quatre classes ont éprouvé une augmentation beaucoup plus forte. Ce sont les suivantes : 1" classe : Pierres, terres, minerais, cristalleries et produits céramiques 10 V»

6* — Tissus de laines 9,2 7o

12' — Produits alimentaires 10,3"/»

13* — Divers (quincaillerie) 7,7 °/„

Le classement des marchandises par groupes est d'une date assez récente, mais on peut déjà se rendre compte des éléments qui forment le commerce :

Iniport. Millions de pesetas

Matières nécessaires à l'industrie. 327 307

Objets fabriqués 181 202

Produits alimentaires 176 138

Total

Export.

Matières nécessaires à l'industrie.

Objets fabriqués

Produits alimentaires

Total..

Principaux pays qui

Pays

France

firande-Bretagne

Etats-Unis

Allemagne

Portugal

Belgique

Russie

Principaux pays qui

importent en Espagne

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