E. DUVAL
Directeur du Mont-de-Piétc de Paris.
MOXZA (It.\ue). Ville industrielle de la province de Milan. V. Mil.\n.
MOONTA. Mines de enivre. V. Australie méridionale.
MOORSOM (Tonne). Unité internationale de tonnage adoptée en 1872 par la Convention internationale de Constantinople. La tonne Moorsom est de 100 pieds cubes anglais, soit 2 m. cubes 830. (Voy. Jaugeage.)
MOQUETTE. Genre de tapis (voir ce mot).
MORDAXÇAGE, MORDANTS. Pour fixer sur Certains textiles certaines matières colorantes, il faut plonger ceux-là dans un bain d'une substance convenablement choisie; l'opération s'appelle le mordançage et la substance le mordant. Le mordant est donc une sorte d'intermédiaire entre le principe colorant et la matière à colorer; il a la propriété d'augmenter l'affinité de celle-ci pour le colorant, avec lequel il forme des composés insolubles. Toutes les couleurs, pour être solides, n'ont pas besoin de passer de l'état soluble à l'état insoluble.
On emploie surtout comme mordants les oxydes métalliques, qui sont d'autant meilleurs qu'ils abandonnent plus facilement l'oxyde qu'ils renferment. Les uns sont incolores et ont pour seul effet do rendre les couleurs plus solides, comme les sels d'alumine: acétate, nitrate, sulfate, aluminate de soude et alun, et les oxydes d'étain : chlorure, bichlorure, acétate,
stannate de soude. Les autres sont colorés et modifient plus ou moins les nuances primitives; tels sont les oxydes de fer : acétate, pyrolignite, sulfate et nitrate, sulfate et chlorure, les sels de manganèse et les sels de cuivre.
Parmi les mordants de composition organique, on peut citer le tartrate acide de potassium, les huiles oxydées ou huiles tournantes, l'albumine, le gluten, la caséine, et surtout le tanin, très employé pour la fixation des couleurs d'aniline. (Voy. Teinture.)
.MORLAIX. Chef-lieu d'arr. du Finistère, à 4 Icil. de la Manche, par 48" 36' 32' lat. N. et 6» 10' 62' long. 0. de Paris. Pop. : 1G.027 hab. en 1896, 12.900 en 1856.
Manufacture de tabacs occupant 700 à 800 femmes et 100 homme.s ; elle a reçu du Havre, en 1898, 8.115 quintaux de tabac en feuilles. Grands ateliers pour la préparation du lin ; fab. de bougies, de brosses; fonderies, ateliers de constructions mécaniques; minoteries, brasseries.
Commerce important en grains, beurres, œufs, graines oléagineuses, lin, chanvre. Import, d'engrais, froment, merrains, bois de construction, vins, alcools, résines, pierres à chaux, sel marin. Export, d'avoines, orges, farines de froment, beurres .salés, bœufs, porcs, moutons, œufs, graines de lin. Le commerce du beurre est l'un des principaux éléments de trafic du port ; il se chiffre pour la région par 12 à 15 millions de francs annuellement : les export, ont lieu surtout pour les colonies françaises et le Brésil. Chambre de commerce. Entrepôt général des Douanes et entrepôt spécial de sels.
La rade de Morlaix s'ouvre sur une baie fermée dont l'entrée est large de 8.500 m. La rade foraine n'est pas abritée. La rade proprement dite n'offre, sur 8()0 hectares, une profondeur suffisante pour le mouillage des navires que sur un espace de 55 hectares. Elle est sûre et bien abritée. Le port se compose d'un avant-port (avec 1.110 m. de quais et un plateau de carénage de 50 m. sur 12) et d'un bassin à flot profond de 3 m. 30 à 5 m. 60. Les quais sont accostables sur 2.110 m. Il y a une grue appartenant à la Chambre de commerce. Le port n'arme pas pour le long cours.
Il a reçu, en 1898, 108 navires de l'étranger, jaugeant 12.963 t.. dont 83 d'Angleterre (3.968 T., surtout en bouille), 10 de Russie et de la mer Baltique (3.026 T., principalement en bois), de Suède (2.938 T.); les entrées du cabotage ont été de 302 navires avec 22.144 t. Escale de la Compagnie du Finistère (le Havre à Morlaix) et de la Compagnie Honxel (Bordeaux à Saint-Malo). Au 31 décembre 1898, l'effectif du port était de 144 navires à voiles (1.148 t.) et 4 navires à vapeur (25 t.). La circonscription du bureau de Morlaix compte 7 chantiers de construction. Ils sont en pleine activité et le nombre des constructions augmente chaque année. Il n'en sort que des barques de pêche d'un faible tonnage. La pêche s'effectue exclusivement près des côtes.
Le bureau auxiliaire de la Banque de France à .Morlaix. dirigé par la succursale de Brest, a escompté, en 18',>8, 1.348 effets pour 5.495.000 fr. Agence de la Société (iénérale.
Station du chemin de fer de l'Ouest sur Brest, Saint- Brieuc, Boscoff et Carhaix. Le mouvement de la gare ^ été le suivant :
Expi;i>iTioNS Arrivages
Marchandises Marchandise
Voyageurs (Tonnes) (Tonnes)
;are f-
JH
MORTIERS
— sai —
mosaïque
MORTAOKLLE. Spécialité de la charcuterie bo-
lognaise.
MORTKAl'. V. Horlogerie.
MOUTIKIIS. (V'oy. Chaux et Ciments.) Les mortiers sont des mélang-es de chanx et d'une matière inerte (sable) ou active (brique pilée, pouzzolane) destinés à souder entre eux les divers matériaux constituant une construction.
Le mortier ordinaire se compose de chanx mélangée de sable, l'emploi dn sable ayant surtout pour but de diminuer le retrait produit par la dessiccation «t d'empèclier le mortier de se fendiller. Les mor
ceux à la chaux, mais accélèrent la prise du mortier et présentent d'autres avantages*.
On emploie aussi, sous le nom de mortier de terre, un mortier fait simplement d'une terre argileuse pétrie avec de la paille: c'est le plus économique, mais le moins résistant de tous. P.vul Uarré.
Production et Commerce. — La prodaction dn cimenl, natarci ou artificiel (un emploie indifléremment, dans le langage courant, cimenl pour mortier), est un facleor important du commerce de plusieurs régions de la France; nos principaax concurrents sont: l'.Vngleterre, l'Allemagne et la Itelgiqne. L'export. des ciments français pourrait atteindre un bien plus grand développement si nos fabri-
tiers hydrauliques sont destinés à faire prise sous cants rénssissalent à fournir dos ciments demi-lents, tel l'eau. Cotte prise est due à l'action chimique de la | <l'>'on les produit en Allemagne et en fJelgique. Ces ciments chaux caustique sur les silicates de chaux et d'alu- I «donnent, après sept jours, une résistance à l'arrachement mine que contient l'argile avec laquelle on la mé- '*'' ^ ^ 30kilog. par centimètre carré. .Nos ciments, no-
lange. Avec 9 à 10 */• d'argile on a des mortiers moyennement hydrauliques, à prise lente (15 à 20 jours). .\vec 15 à 20 '/« d'argile les mortiers sont dits hydrauliques et prennent en une semaine, tout en continuant à durcir pendant un an. Enfin, avec âO à 25 •/, d'argile les mortiers sont éminemment hydrauliques et font prise en 2, 3 ou 4 jours (prise rapide). .\njourd'hni, grâce à Vicat, on fabrique des chanx hydrauliques artificielles, en substituant des pouzzolanes ou des briques pilées à l'argile'.
Le mortier se fabrique à la main à l'aide du rabot, ou mécaniquement au moyen d'un tonneau spécial.
Le béton n'est antre qu'un mortier hydraulique mélangé de petites pierres. (V. Béto.n.)
Les gros sables, à grains inégaux (1 à 3 mm. de diamètre), doivent être préférés pour préparer les mortiers de chaux grasse. Pour les mortiers de chaux hydraulique, les sables fins (moins de 1 mm. de diamètre; sont préférables. Il doit entrer dans un bon mortier environ i i/2 à 4 parties de sable pour I partie de chaux en pâte.
D'après Debauve, le prix de fabrication d'un mètre
tammcnt cens do Houlonnais, donnent de très fortes résistances, mais après un temps beaucoup plus long.
L'Angleterre a exporté 3i').G7l T. de ciment en 1898 et 353.615 en 1899, à destination surtout du Canada, de r.Vfriqne dn Sud et des deux Amériques; toutefois la production augmente d'année en année aux États-L'nis (ciment de Portiand, État dn Maine), et l'import. diminue par conséquent. L'Allemagne a exporté en 1898 environ 300.000 T.. et en 1899 330.000 T. ; 10.000 T. en 1898 étaient allées en Chine, 25.000 y sont allées en 1899. La Belgique a envoyé 102.000 T. aux ÉUts-Lnis en 1899, et ses expéditions en République Argentine, au Brésil, en Australie et aux Indes ont augmenté.
Voy. CiMEXT pour la statistique et les droits de doaane.
MORFE. V. Pèches.
MORUE ROUGE. V. Conserves alimentaires.
MOS.VÏQUE. On donne généralement le nom de mosaïque aux ouvrages, de caractère artistique on non, faits au moyen de petits cubes d'émail, de terre cuite ou de pierre retenus par un ciment contre une surface solide : c'est, quand elle est artistique, la mosaïque antique, byzantine, romaine, selon les pays et le style. La mosaïque de pierres dures, dite (( de Florence », est une incrustation de pierres
«ube de mortier ordinaire fabriqué au rabot est de j P***'^.^' ^«".««^ ^^ couleur et de forme selon les ob-
4 fr. ; au manège à roues, il est de 1 fr. 50; au ton neau broyeur à bras, de 1 fr. aO: au tonneau-broyeur à un cheval, de 1 fr.O.}; au tonneau broyeur mù par locomobile de 4 chevaux, de 0 fr. 80 ; au malaxeur Coignet, deOfr. 80. Ces derniers appareils sont économiques, mais seulement à la condition de fabriquer en même temps de grandes quantités •de mortier, 50 m. cubes an moins.
Le prix total d'un mortier de chaux liydraulique (compris main-d'œuvre, achat des matériaux, bénéfice de l'entrepreneur, etc.) composé de 250kilog.
jets à représenter. On nomme aussi mosaïque les carrelages de terre cuite, vernissée ou non. (Voy. Dall.\ge.)
La mosaïque artistique est une sorte d'imitation de la tapisserie ou de la peinture en vitrifications de couleur. Elle remonte aux premières époques de la décoration ; on en a retrouvé de remarquables spécimens en Assyrie, en Egypte, en Grèce, dans l'ancien sol romain, et surtout dans les fouilles de Pompéi.
Pour exécuter la mosaïque florentine, on creuse
de chaux pour 1 m. cube de sable dragué, est déi*^^^'"'* ^^. ^^^^ ^"''" l'^^t^D^lne que doit occuper le
Jil fr. le m. cube.
Depuis quelques années, on a fait des essais de mortiers à la soude, qui coûtent un peu plus que
1. M. Le Chaîelier, ingpniear en chef des pont.s et cli.iussées, -établit Je l.i maiiii-re sairante les avantages Ja ciment de Portiand comparé à la chaux liydmaliqae :
« ...Un mortier de riment Portl-ind non étanche a la propriété de boncher s|K)ntanêment ses TÎdes lorsqu'ils sont jarcoarus par ioau. Dan* les mèdtes circonstances, la chanx hydraulique se dolave; la dilTcrenco lient i ce que la quantité de chaux .nbandonnée
j )c.r le mortier à lean ch.nrjrée d'acide carbonique qui le traverse, puis déposée à lélat de carbonate, est moindre pour le ciment que jKiur la chaux, en raison des combinai.'ions chimiques et des caracléres physiques qui différencient le ciment et la clianx. Latta^ue
I a un mortier de ciment par les eaux chargées d'acide carbonique -est ass.-i lente pour que le carbonate de chanx puisse ejilrer en
j aissolulion et aUer cristalliser à distance de son injint de production
I en masse compacte et adliérente. tandis que le mortier de chaux ne donne lieu qu'à la prt-eipibtion sur place dune niasse confuse de carbonate...»
dessin et à la profondeur qu'on veut donner aux incrustations: on prépare ensuite les pierres, choisies et taillées suivant les couleurs et les contours du dessin, et on les place soigneusement une à une en les fixant avec un mastic. Ce genre de mosaïque ne se fait pas seulement h Florence, mais encore à Venise, à Gènes et à Milan.
La mosaïque romaine est restée, jusqu'au milieu du XIX' siècle, le monopole de la capitale italienne, on plus précisément de la Reverenda, fabrique pontificale du Vatican : mais le Gouvernement russe a
1. A Québec (Canad.i), on se sert de l'amiante pour faire de* mcrtiers et des enduits qui préser^■cnt le bois et le fer de l'oxydalion on de l'incendie; on les emploie sortmii dans la construciioa des églises, des théâtres et autres lieux de réunion. Le prix de l'amiante ayant l>eaucoup baissé depuis queloacs années, le uonvcan mortier à raniiiinle commence à faire concurrence ani mortiers ordinaires.
MOSCOU
MOSCOU
établi à Saint-Pétersbourg, en 1846, une nnianufacture impériale de mosaïque, et la France a créé une manufacture nationale en 1876. Ces établissements ne travaillent pas pour le commerce. Les principaux ouvrages de notre manufacture sont les mosaïques de l'abside du Panthéon, celles du grand escalier du Louvre et celles du théâtre de l'Opéra,
Pour l'exécution de la mosaïque romaine, la table, en cuivre, en marbre ou eu ardoise, est creusée à la profondeur nécessaire, et ce creux est rempli de plâtre fin de Paris sur lequel le dessin est tracé à l'encre avec précision. Le plâtre est ensuite enlevé par petits fragments que viennent remplacer les cubes de verre ou d'émail, scellés aussitôt avec une sorte de mastic de vitrier. Le tableau terminé est passé légèrement sur une pierre parfaitement dressée.
Le snialto, comme disent les Italiens, qui forme la matière des cubes de mosaïque, est un verre opaque coloré dans sa masse par des oxydes métalliques et généralement composé de : sable 1.300 parties, minium 600, azotate de potasse 60, fluate de chaux 300, carbonate de soude 400, déchets vitrifiés d'une composition semblable 500.
On a vu à l'Exposition de 1900, à l'entrée de l'Esplanade des Invalides, du côté de la Seine et sur la façade des deux premiers grands pavillons de droite et de gauche, six belles compositions de tons harmonieux et clairs; on peut dire qu'elles marquent la date de la rénovation de l'art de la mosaïque en France.
MOSCOU. (MosKVA.) SoMMAïKE : Superficie et population. — Industrie. — Commerce. — Banques et IJourse. — Chemins de fer.
Moscou, ancienne capitale de la Russie (jusqu'en 1712), chef-lieu du gouvernement du même nom, résidence d'un gouvernement général, est située par oo» 45' lat. N. et 55° 14' long. E. sur le fleuve Moskva (qui se jette dans l'Oka, près de Koloma) et son petit affluent la Yaousa. La Moskva n'est navigable qu'en été et seulement pour les bateaux d'un faible tirant d'eau. Distance de Saint-Pétersbourg, 604 verstes (de 1 kil. 067). La situation favorable de la ville dans îe centre de la Russie, à proximité des bassins fluviaux conduisant vers les mers Noire, Baltique, Caspienne et Blanche, et au croisement des routes reliant la région de Tchernigofï à celle de Vladimir et la région de Ryasan à celles de Tver et de Novgorod, a contribué à la grandeur politique et économique de Moscou.
Dès le XIV siècle, Moscou devint le dépôt principal pour les marchandises indigènes et étrangères; les commerçants y affluaient en grand nombre de la Pologne et de l'Allemagne. Après la chute de Novgorod, Moscou entra en relations directes avec la Ligue Hanséatique. Dans la seconde moitié du XVI" siècle, elle fut le centre du commerce asiatique avec les khanats de Boukharie et de Khiva. Après la fondation de Saint-Pétersbourg, elle a perdu un moment de son importance pour les relations commerciales directes avec l'Europe Occidentale; elle l'a reconquise avec le développement du réseau ferré.
Superficie et Population. — Moscou est bâtie sur sept monticules et occupe une superficie de G'Àfi verstes carrées. Cette superficie dépasse celle de Berlin, égale celle de Paris, est les trois quarts de celle de Saint-Pétersbourg et le quart de celle de Londres.
C'est surtout depuis l'abolition du servage, qui a produit un grand essor économique du pays et pro-
voqué les migrations en masse des paysans vers les grandes villes, que s'est accrue la population de Moscou : en 1861, elle était de 380.000 hab. ; elle est en 1897 de 1.035.000. En 1871, on comptait à Moscou 43 Vo de paysans; il y en a actuellement 63%. Des hab. de Moscou, 26 "/„ seulement sont originaires de cette ville. Les mêmes causes influent sur la répartition par sexe : sur 100 hommes, on y compte seulement 75 femmes. Au point de vue des occupations, la population active se divise comme suit, en p. 100, par rapport à la pop. active totale :
Industries 42 »
Commerce et transports 19,8
Domestiques et journaliers 16, S>
Personnes vivant de leurs revenus, pensions, etc. 10,4
Fonctionnaires civils et militaires 0,3
Clergé et professions Iil)érales 4, G
Industrie. — Le nombre et l'importance des divers établissements industriels de Moscou ressort du tableau ci-dessous, dans lequel la valeur annuelle de la production est donnée en millions de roubles :
Valeur de la Industries Nombre iiroduction
Textiles 183 47,4
Vêtement, linge, chaussures, etc 28 2,7
.Métallurgique et mécanique llii 10,6
Objets d'alimenlalion 83 27,3
.Machines et outils 28 1,0
Papier et cuirs î)7 5,6
Polygraphiques 14 1,4
Chimiques 16 2,5
Produits servant pour l'éclairage.
goudron, elc 35 5,3
I^i(!rres et terres dures 11 0,7
.\rtistiques 4!) 3,7
Moscou et le gouvernement de Moscou sont le centre de la région la plus industrielle de l'Empire. L'industrie textile, avec les industries du vêtement, occupe presque la moitié du nombre total des ouvriers de la ville. Il y a dans le gouvernement de Moscou 299 fabriques de cotonnades (avec une production de 130 millions de roubles et 82.000 ouvriers) ; à Moscou même sont les importantes fabriques de cotonnades de Ziendel, de Prokhoroff, de Hubner, et dans le district de .Moscou celles de Danilofl et de Reoutofl. A côté des tissus ordinaires destinés à la consommation des paysans, elles produisent des batistes, satins, velours de coton et tissus d'ameublement d'excellente qualité et de travail artistique. Le gouvernement de Moscou possède 167 fabriques de lainages avec 41.000 ouvriers et une production annuelle de 48 millions de roubles ; les plus importantes sont dans la capitale celle de Bakhrouchine, et dans le district de .Moscou celle de Tchernichefl. 11 faut encore mentionner à Moscou la filature Dufourmautel et les tissages de laine de fantaisie de Mikhailoll et Schrœder. 90 "/» de tous les tapis produits en Russie d'Europe sont fabriqués dans le gouvernement de Moscou : les plus importantes tapisseries sont celles de Brounolï dans lo district de Bogorodsk, et la Manufacture Russe de tapis dans le district de Kline.
Le gouvernement de Moscou est le berceau des industries russes delà soie, qui jusqu'à présent se concentrent presque exclusivement dans cette région. Les tissus de soie, les brocarts et les veioi^B des fabriques de Moscou jouissent d'une grande iS nommée. A Moscou même, est la plus grande fabrique russe de soieries et de brocarts, celle de
MOSCOU