MOSSAMEDES
A. et V. Sapojnikofi, ainsi que celles de Girand, de Simono, de la Société de la .Manufacture de soie, de Chelaeff, de Borodine.
Les maisons de Moscou qui confectionnent des vêtements tout faits produisent annuellement pour 10 millions de roubles ; les ateliers mécaniques et de fabrication de machines et outils produisent pour 10 millions de roubles : les plus importants sont ceux de DobrofI et Nabholtz, de Bromley, de E. Liphardt (machines agricoles) él de G. List. Parmi les fabriques de produits chimiques, il faut citer la parfumerie Brockart, qui produit annuellement pour plus d'un million et demi de roubles. Notons enfln qu'il passe annuellement dans les abattoirs de Moscou pour 12 millions de roubles de bétail.
Commerce. — D'après les données que la municipalité de Moscou a publiées à l'occasion de l'Exposition de Xijni-Novgorod et qui se rapportent à la première moitié de la dernière période décennale, les objets de première nécessité importés à Moscou par chemins de fer se répartissaient comme suit (en milliers de ponds de 16 kilog. 381) :
Céréales 31.416,6
Viandes 1 597 »
Poissons 1.768 »
Sel 92i.9
Pétrole et autres dérivés dn naphte 2.227,4
Naphle et résidus de naphte 12.0j2 »
Houille et coke G. 201, 2
Bois de chauffage 34.186,1
De l'étranger, .Moscou importe le thé, le vin, les produits pharmaceutiques, les machines et outils, les fils de laine, de coton, la soie brute. La majeure partie des objets importés est destinée à la consommation intérieure : le reste est transformé par l'indastrie de la capitale et exporté avec les produits indigènes. Voici comment se répartissent les objets exportés annuellement de Moscou par chemins de fer (en millions de ponds) :
Farine et amidon 1,3
Boissons spirltueuses. 1,3
Fer, étain, acier, fonte. 1 »
Huiles végétales 0,8
Semoules 0,9
Vins 0,7
Machines 0,6
Thé , 0,4
Huiles minérales. 0,4
Tissas 6,3
Sacres 3,1
Prodaits pbarnaaceati-
qnes 2 »
Objets en métaux 1.8
Vêtements et linge ... 1.8
Coton et onate 1,7
Prodaits gastronomi -
ques et d'épicerie... 1,5
Il y a à Moscou 16.000 maisons de commerce, dont plus de moitié vendent des objets d'alimentation, des tissus, de la mercerie, des matériaux de construction et de chaufiage. Le commerce en gros est eoncentré dans la vieille ville : dans les rues environnant le Kremlin et dans le superbe édifie* dit « Novie Riady », à la place Rouge. Les meilleurs magasins de détail se trouvent dans la rue du Pontdes-Maréchanx, dans les rues et les nombreux passages environnants, et dans la partie de la rueTverskaia voisine du palais du gouverneur général : on rencontre ici de nombreuses maisons françaises et allemandes.
Bourses et Banques. — Moscou possède une Bourse de commerce et des valeurs et une Bourse spéciale pour les céréales, fondée en 1896. La Bourse de Moscou est principalement une bourse de commerce; les affaires en valeurs mobilières sont restreintes et subissent toujours l'influence des Bourses de Saint- Pétersbourg et de Berlin. .\ la Bourse de commerce les commerçants viennent se renseigner sur l'ofire et la demande, mais en réalité les affaires se font dans les dépôts et magasins où se trouvent les mar-
chandises. Cela s'explique par le fait qu'on n'a pas encore de types de marchandises reconnus et qu'on n'achète pas sur marques ou échantillons fixes. L'objet principal des transactions à la Bourse de Moscou est le coton, puis viennent les céréales, le thé et le sucre. Le crédit à long terme est très en usage.
Les besoins de crédit sont satisfaits à .Moscou par plusieurs banques par actions et par de nombreux banquiers; les quatre principales banques sont (d'après le bilan du 1" mars 1899, en milliers de roubles) :
BaNQL'ES
Des Marchands de Moscou
De Commerce internat . . .
.\ Moscou se trouvent aussi : le Comptoir de la Banque de Russie, les succursales de la Banque de commerce de Volga-Kama, de la Banque Russe pour le commerce et l'industrie, de la Banque de commerce de Saint-Pétersbourg-Azoff, de la Banque Russe pour lecommerce étranger.de la Banque Russo- Chinoise, de la Banque Internat, de Commerce de Saint-Pétersbourg, de la Banque de Commerce privée de Saint-Pétersbourg et l'.^gence du Crédit Lyonnais. On compte en outre plus de vingt banquiers et des succursales des principales banques foncières; la Banque Foncière de .Moscou y a son siège.
Chemins de fer. — Moscou est le point terminus de six lignes de chemins de fer qui relient la capitale avec toutes les parties de l'Empire; en outre, quatre voies ferrées, qui aboutissent à Moscou, sont en construction. Les six lignes existantes sont : le ch. de fer Nicolas, de Moscou à Saint-Pétersbourg ; la ligne de Moscou à Komsk, qui relie Moscou an réseau du sud de la Russie ; la ligne de Moscou à Brest, qui relie la capitale à l'ouest de l'Empire; le ch. de fer de Yaroslavl et d'.\rchangel, qui relie Moscou avec le nord de la Russie et les régions de la haute Volga et la Volga centrale : les ch. de fer de Riazan-Kazan et de Nijni-Novgorod, qui relient Moscou aux régions de la basse Volga et de la Volga centrale.
D'après les statistiques municipales, qui se rapportent à la première moitié de la dernière période décennale, ces chemins de fer transportent annuellement (en milliers de ponds) :
Export. Import.
de Moscou à Moscou 43.389,8 47.143.8 38.447,2 32.283,7 34.727 »
Total 53.304 > 32.953 »
Moscou-Koursk 9.714,3
.Moscou-Brest 5.807,2
Moscou-Nijni-Novgorod . . . 10.274,3
Moscou-Kazan 9.668»
Nicolas 3.867 »
.Moscou- Yaroslavl 3.247 »
Les lignes de chemins de fer en construction sont : lech. deferdeDmitrovetdeSavelovo; le ch.de fer de Moscou à Vindan ; le ch. de fer de Moscou à Briansk, et le ch. de fer Paveletzky, qui reliera Moscou avec SaratoS.
Pour les poids, mesures et monnaies, voy. Mesures ET Poids et Russie. P. Apostol.
.MOSS.\.MÉDÈS. Ville maritime de la colonie portugaise d'.\ngola, située sur la côte occidentale de l'Afrique australe, par 15" 7' 2.Ï' lat. N. et 9* 42" 12' long. E. de Paris. Pop. : 6.000 hab., dont environ l.OÔO blancs. Climat très salubre, ressemblant à
MOTEURS
MOTEURS
celui de Nice ; la moj'enne en juillet (hiver) est de 12° ; il pleut rarement. Quatrième port de la colonie d'Ang'ola. (Voy. ce mot.) Los entrées ont été, en 1893, de 68 nav. jaugeant 87.000 t.; en 18%, de 43 nav. avec 57.000 t., dont 38 portugais (oO.OOO t.) et 6 sous pavillon britannique (;j.i27 t.). Escale bi-mensnelle des paquebots de l'Empreza Nacional, partant de Lisbonne le 0 et le 23 de chaque mois.
MOSSOUL. Ville de Turquie d'Asie, située sur la rive droite du Tigre, à 3;i2 kil. N.-O. de Bagdad et 1.340 kil. S.-E. de Constantinople, par 3G" 3:5' lat. N. et 40" 43' long. E. de Paris. Pop. : 01.000 hab., dont 48.000 musulmans, 10.000 chrétiens et 3.000 juifs. Climat salubre.
Aujourd'liui, l'importance industrielle de Mossoul est bien inférieure à ce qu'elle était autrefois. On compte 130 moulins, 3!j teintureries, tO tanneries, tissages de lencké ou pièces de coton.
Le commerce de la ville et du district traverse depuis quelques années une crise qui s'est encore accentuée en 1898; la cause doit en être attribuée eu grande partie au mauvais rendement des récoltes.
En mai 18!XS, le prix du ])l(j ;iUeiKnait ij f r. les lOOkilog., csliii de l'orge de 23 à 2't fr. Les iinport. <le l'étranger sont tombées de 2.712.000 fr. en 18!)7 A 2.07(3.000 fr. en 1898; les cotonnades, notamment, de l.;)'t0.000 fr. à 1.140.000 fr. ; les export., de ;i.812.000 à 3.27;{.000 fr. Celles-ci consistent surtout en montons, chevaux, vaches, buffles, laines, peaux, noix de galle. Los import, de l'Angleterre et de l'Inde ont été del.700.0(KJfr. ; delà Uussie, iOO.OOOfr. ; de l'Autriche, 90.000 fr. ; de la France, 80.000 f r. Les export, en Kgypte et en Syrie ont cliilïré 1.000.000 de fr. ; en France, 850.000 fr. ; en Angleterre, 700.000 fr. ; en Hussie, 400.000 fr. Les habitants parlent arabe, mais la langue française est assez répandue.
I>es routes qui conduisent à Mossoul ne sont pas sûres. Il est queslion de construire un chemin de fer de Konia à Ba.ssorah, qui aurait à .Mossoul un enibrauchement sur Diarbékir.
Le change moyen du papier à 3 mois de vue sur Paris et Marseille a été, en 1808, de 117 piastres 1/2 ponr 20 fr. or. La livre tuniue (22 fr. 80) vaut sur place 137 p. 1/2; le medjidié(argenl),2op. 1/2; le 1/2 medjidié, 12p. 3/4. Change généralement très élevé.
Vice-consulat de France.
MOTKUUS. L'homme, certainsquadrupèdes, furent les premiers moteurs; mais l'action des moteurs animés est limitée et ne peut être continue. Le vent est un moteur intermittent, irrégulier, qui ne permet que des travaux peu importants. Il n'en est pas de même de la puissance de l'eau en mouvement, et depuis la découverte de la transmission à distance de la force par l'électricité, on peut dire que, dans un avenir prochain, presque toutes les cliutes un peu abondantes seront utilisées. Les catîiractes du Zambèze et du Congo actionneront des locomotives, des scieries, des cliarrues mécaniques, etc. Ce qui limite l'emploi de certaines chutes d'eau, c'est la variation dans le débit, et, par suite, dans la puissance, variations dues au régime des saisons. La vapeur, elle, a bien des avantages, mais elle nécessite pour sa production l'emploi d'un combustible. Nous avons donné quelques notions sur l'utilisation de la vapeur dans nos articles Cn.vuniÈuES, Machines a vapeur, Lo(;omotives. Nous parlerons ici de la préférence à donner aux moteurs à vapeur sur les moteurs hydrauliques, dans les cas où l'évideno ne s'impose pas.
L'installation d'une roue ou d'une turbine est ([uelquefois assez coûteuse. Il faut construire un canal d'amenée, un réservoir, un barrage, un canal
d'écoulement on de fuite, payer des indemnités à des propriétaires, à des usagers. Le cheval de force' hydraulique n'est donc pas gratuit, et, s'il faut installer une usine électrique avec dynamos, câbles d& transmission, etc., le prix de ce cheval peut égaler, dépas.ser même celui du cheval-vapeur produit par une machine recevant la houille à bon compte. Il y a donc une étude comparativt^ sérieuse à faire, en commençant par des observations méthodiques sur le régime delà chute que l'on se propose d'utiliser, sans se fier aux déclarations intéressées des gens du lieu.
Le moteur, à gaz est d'invention récente^; son avenir semble fort beau. Certains ingénieurs prétendent qu'il est destiné à remplacer le moteur à vapeur. Cela est peut-être exagéré, mais il faut compter de plus en plus sur les résultats économiques donnés par l'emploi du gaz pauvre. Dans nôtrearticle Haut FounNEAU, nous avons parlé des nouvelles machines utilisant le gaz qui s'échappe du (jueulard; on a atteint aujourd'hui la puissance de- 600 chevaux. Théoriquement, le rendement do la machine à gaz est plus avantageux que celui de tousles autres moteurs thermiques. Pratiquement, on arrive déjà, avec certaines macliines à gaz, à consommer moins de carbone que n'en consomme la machine à vapeur, à puissance égale. D'autre part, le moteur à gaz a le grand avantage de ne pas demander de chaudière, appareil toujours délicat à conduire et pouvant faire explosion. Il a, de cechef, une autre supériorité sur le moteur à vapeur.
Dans les villes, où l'espace coûte cher, il y a souvent économie, dans le cas de petites forces, à employer des machines à ,gaz d'éclairage, malgré leprix élevé de ce dernier-.
L'air comprimé au moyen d'une machine hydraulique ou à vapeur est employé quelquefois commemoteur. L'électricité semble préférable, aujourd'hui-'.
1. C'est en 18G0 que M. l'.ticnne Lenoir a pris un brevet ponr la construction du premier moteur de ce genre industriellement ulilis.ible. Ce premier appareil, du système ù explosion sans compres-j sion, dépensait 2 m. cubes 715 de gaz par cheval et par heure. L'in-J venteur le perfeclionna, et la dépense de gaz fut réduite ii 725 litre»! par cheval et par heure. Pour régulariser ralimeulalion du gaz,, M. 1-:. Lenoir avait eu, dos le début, l'idée d'interposer sur le tuy-iu,' d'amenée unc'poche en caoutclioue; cette disposition a été depuis imitée par tous les constructeurs.
Aujourd'hui, les bons moteurs à gaz, dont il y avait à rK-xposi-l tion de 1900 de nombreux types depuis 1/2 cheval jusqu'à 200 chev, consomment environ 500 litres de gaz par cheval et par heure.
2. M. F. Roberts, dans le Journal mensuel de VAcndvmie NntiotiaU (mai 1900), a présenté un moteur do 25 chevaux niik l>ar un courant de gaz carbonique sous pression. Ce n'est pas «n appareil pratique, quant à présent, mais c'est une nouveauté très intéressante, car l'appareil pèse seulement 38kiIog. 500, y compris sa plaque de fondation. Il est formé de irois cylindres de 51 mm. de course sur un diamètre égal. L'acide carbonique liquide utilisé pénétre dans le cylindre à la pression de 105 kilog., ce qui est considérable, pendant qne le piston fait une course de 2 mm. à peine, et cela grâce à une came spéciale fort ingénieuse. La vitessede rotation atteint 2.000 tours à la minute. La force produite est énorme, comparée à la faible niasse dn moteur, mais l'a.ido carbonique liquide revient encore extrêmement cher, et )iar conséquent les applications de ce moteur ne sont jusqu'ici que tliéoriques. La navigation aérienne senle pourrait utiliser ce moyen de proiluction de la force, mais pour de courts trajets, car si le moteiu- est defaible poids, les récipients d'acier qui (lermettent de conserver le gaz liquéfié sont très lourds. — D' G. B.
3. Le Syndicat professionnel des industries électriques, l'.\ssociation amicale des ingénieurs électriciens, rAutomol)ile-Club, le Syuilicat des usines d'électricité, ont constitué (1899) une commission en vue de déterminer les conditions de ravitaillement des automobiles électriques; cette commission a mis au c-onconrs un coffre avec prise de courant universelle, construit de manière à jïonvoir être placé à l'extérieur et disposé de façon que les org.^cs intérieurs soient à l'abri de toute détérioration on dérivation. Ce colïre devait contenir : 1* un voltmètre avec commutateur double
MOTEURS
MOTEURS
Dans notre article Altomobii.es, nous avons parlé des moteurs à pétrole et à essence.
Nous nous contenterons de nommer les motenrs à air cliaud, les moteurs à gaz et à vapeur combinés, les moteurs à explosifs ou fulmi-moteurs, et les motenrs solaires, lesquels ne paraissent pas devoir entrer dans le domaine de la pratique.
Arthur Rcbi.v,
Ingénieur des Ans et Manufactures.
L'Utilisation du cours du Rhô.ne. — Sur le parcours entre Pyrimont et le Fort de l'Écluse, près de la frontière suisse, soit moins de 20kil., le Rhône présente des différences de niveau qui dépassent ensemble G4 m. On a songé à utiliser la force hydraulique que représentent ces dénivellations et qu'on évalue à 100.000 chevaux par les basses eaux, à 200.000 par débit moyen pendant 9 à 10 mois de l'année. Des groupes industriels français ont formé trois projets, qui vont être prochainement mis à exécution et qui ont été, en septembre 1900, l'objet d'une communication à la Société des Ingénieurs civils de France. Voici des indications générales sur chacun de ces projets :
Projet de Malpertuis : utilisation d'une chute de 17 à 18 m. à 4 kil. en aval de Bellegarde, entre deux berges ù pic distantes d'environ 50 m. Un barrage dérivera I.tO m. cubes d'eau à la seconde, an moyen d'nn canal passant dans un tunnel de 1.900 m. de longueur. La force motrice effective sera de 25.000 chev., même par basses eaux d'hiver.
Projet de la Boucle du Rhône, au lieu dit les Andelières, un peu en amont de Bellegarde : barrage de 100 m. de largeur sur 6 à 7 de hauteur; tunnel de 1.400 m. de longueur dérivant l.oO m. à la seconde en hautes eaux, avec utilisation d'une chute de 27 à 28 m., produisant 24.000 à 25.000 chev. Une usine supplémentaire, installée au barrage même, donnera 5.000 à 6.000 chev., soit 30.000 au total.
Projet du Pont-de-Gresin, à 3 kil. 1/2 en amont de Bellegarde, à 12 de la frontière suisse; le Rhône est encaissé dans un goulet de 25 m. de large sur 25 de profondeur, avec 8 d'eau en temps normal: barrage dans le goulet pour assurer une chute de 20 m. en moyenne; usine hydro-électrique avec turbines et dynamos; aménagement des canaux de décharge etdudéversoir. Les prises d'eau des turbines partiront d'une « chambre d'eau » formée par les eaux que le barrage refoulera en amont au pied même de l'usine. La force développée sera d'an moins 30.000 chev.
Ces forces seront utilisées sur place à la fabrication du carbure de calcium, du vanadium, des carbonates de soude et de potasse, de l'aluminium, etc. Elles pourront aussi être transportées dans un rayon de 120 à laO kil. pour l'éclairage ou les besoin^ industriels.
permettant de vérifier les polarités et les tensions de la charge d'énergie et de la batterie à charger; 2» nn compteur de quantité on d'énergie: 3* nn rhéostat avec interrupteur bi-polaire; ■!• une prise de courant universelle avec câbles à deux conducteurs, chaque conducteur terminé à ses deux extrémités par le même raccord et les deux conducteurs munis de raccords différents. L'ensemble des appareils électriques du coffret devait pouvoir sup^ porter nn courant de 70 à 80 ampères sous 120 volts, encombrer le moins possible et posséder un isolement parfait. La commission a rendu le jugement suivant (août 1899) : « Les appareils présentés au concours répondent tous techniquement aux conditions du programme dune façon presque complète, ■laU leur prix est élevé (700 i 1.350 fr.). La prise de courant uni- Tcrselle a été moins bien comprise et moins bien étudiée. Aucune de celles présentées par les concurrents ne saurait être recommandée. Le problème de la prise de courant universelle pour automobiles reste donc à résoudre. »
On estime que le prix de vente des forces ainsi créées ne dépassera pas 50 fr. par cheval et par an, pour une marche constante de jour et de nuit, soit près de 10 fois moins que le prix de revient d'na cheval-vapeur.
Prix .moyens des moteurs. — Voici les prix moyens des moteurs, de diverses sortes, principalement employés :
.Voleurs à tapeur. — .Machines fixes à conrtc conrse: petites : 1/8 de cheval, 375 fr. ; l/i de chev., 500 fr. ; 1/3, 900 fr. : 1 chev., i .850 fr. ; grosses machines : 12 chevaux, 1.120 fr.; 13, 1.350: 18. 1.620; 21. 1.930: 2i, 2.100; 30, 2.473; machines de 12 à 30 chev. avec chaudière locomotive sans enveloppe, mais avec pompe et inraas, de 2.800 à 3.400 fr. ; boulons de fondation pour machines de 12 à 30 cliev., de 32 à 80 fr.; détente antomalique par le régulateur, pour machines de 12 à 30 chev., de 195 à 390 fr. ; enGn, emballages pour mêmes machines, de 63 à 170 fr. — .Machines fixes à longue conrse: détente variable et fondations à forfait, de 30 à 108 chev., de 3.300 à 10. (MX) fr. ; avec détente automatique par le régulateur, de 3.500 à 10.900 fr. ; pompe alimentaire pour mûmes machines, de 155 à 470 fr. ; réchauflenr avec tubes en bronze: type horizontal, 400 à 800 fr., type vertical, 500 à 900 fr. ; emballage complet de la machine, de 180 à (>90fr. ; emballage du condenseur, de 52 à 235 fr. — .Machines fixes à haute pression : de 15 à 3G chev., de 1 .800 à 3.200 fr. ; avec détente variable automatique, 2.0(X) à S.QOOfr., pompe en plus, 103 à 190 fr.; boulons de fondation pour mêmes machines, 32 à 63 fr. ; changement de marche, de 310 à 460 fr. ; emballage complet de la machine, (>5 à 130 fr., dn condenseur, 52 à 80 fr. — .Machines Componnd horizontales ou verticales : de 25 à 150 chevaux ; fixe, sans pompe, de 4.300 à 17.800, pompe en plus, de 130 à 523 fr. ; chaudière avec accessoires et enveloppe pour mêmes machines : de 3.400 à 13.700 fr. : emballage de la machine, 105 à 320 fr.. du condenseur, 32 à 310 fr., de la chaudière, 80 à 310 fr. Moteurs à gaz. — ledits moteurs (horizontaux ou verticaux) : à 1/4 de cheval : dimension d'emplacement 0,45 X 0,30, poids 300 kgr., prix 750 fr. ; à 1/2 chev., respectivement : 0,473 X 0,425. 375 kgr., l.CfôO f r. ; à 1 chev., 0,375X0,475, 430 kgr.. 1.250 fr.: à 2 chev. , 0.675 X 0,625, 600 kgr., 1.600 f r. ; à 3 chev., 0.723X0,673. 800 kgr., 2.000 fr. : à 4 chev.. 0,875 X 0.700, 1 .250 kgr., 2.500 fr.— Gros motenrs: à 6 chev. 3.300 fr., à 10 chev. 4.100 fr.; à 16 chev. 6.660 fr., à 20 chev. 7.230 fr.; au delà 300 fr. environ par chev., prix de base moven, tout compris.
Moteurs à pétrole ou à essence. — Un rootenr à pétrole consomme de 300 à 300 gr. d'bnile de pétrole par cheval et par heure, au pris de Ofr. 33 à Ofr. 43 le litre, pesant de 800 à 810 gr. L'n moteur à essence consomme de 4(X) à 300 gr. d'essence par cheval et par heure, an prix de 0 fr. 30 à 0 f r. 60 le litre pesant de 650 à 700 gr. — Un moteur à pétrole ou à essence de 1/2 à 3/4 de chev. pèse approximativement 100 kgr.. vaut I .<.i80fr. et fait de 230 à 300 tours par minute; un moteur de 1 chev., respectivement, 150 kgr., 1.250 fr.. et 225 à 275 tours; de 1 chev.l/S; 300 kgr., 1.430 fr., 200 à 230 tours: de 2 chev., 300 kgr., 1.800 fr., 200 à 230 tours; de 3 chev.. 730 kgr., 2.300 fr., 180 à 200 tours; de 4 chev.. 850 kgr.. 3.100 fr., 180 tours; de 5 chev., 1.050 kgr., 3.400 fr., 180 tours; de 6 cher., 1.430 kgr., 4.(XX)fr., 180 tours. — Moteurs à pétrole avec la voiture: quadricycle à 2 places, 3.250 fr.; voiture à 3 places, 4.900 fr. ; vis-à-vis à 4 places, 3.300 fr. ; coopé et mylord, 6.000 à 7.000 fr.— Les moteurs à pétrole sont aussi employés ponr les canots, les bateaux et yachts; les poids et les prix de ces embarcations varient suivant les dimensions et la nature des matériaux de construction.
Moteurs électriques. — Le prix en est variable suivant le système de dynamo employé (voy. .Machi.nes électriques), la force et la vitesse requises. Voici qnelqoes indications moyennes : 3/4 de chev., 2.2(X)toDrs par minute, 875 f r. ; 1 chev. 1/4, 2.000 tours, 1 . 130 fr. ; 2 chev., 1.800 tours, 1.330 fr.; 3 chev., 1.600 tours, 1.850 fr. ; 5 chev., 1.400 tours, 2.500 fr. ; 7 chev. 1/2, 1.206 tours 3.ffiO fr. ; 10 chev., 1 .000 tours, 3.750 fr.
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