X.VGOY.V. V. J.\Pox
X.VM-DCXH. (ToNKi.N.) Entrepôt du commerce indigène et centre des concours de lettrés. La ville couvre 4 kil., compte 3.000 maisons et 30.000 hab. Son port est fréquenté par 2.300 chaloupes à vapeur et 200 jonques de mer. Écoles. Commerce de riz, soie, alcool, bois et bambous. Transit entre le Tonkin et r.\nnam.
XAM.VN'G.\>'. Ville de Russie d'Asie (province du Ferghana^, chef-lieu de district, sur le Syr-Daria, an N.-E. de Khokand. Pop. : 22.000 hab. Le territoire dn Ferghana est abondamment pourvu de richesses naturelles. L'industrie du coton est prospère dans le district de Namangan, où la viticulture est aussi en progrès : mais les gisements d'or et d'argent sur le Tchanak, le Kassan-Saïam et le Naryn sont loin d'être complètement explorés, et les mines existantes sont exploitées par des procédés tout à fait primitifs. Il est question de construire entre Namangan et Khokand nn chemin de fer qui relierait la première de ces deux villes au réseau de l'Asie Centrale et qui assurerait en tous temps les
communications, souvent interrompues ao printemps par le débordement des cours d'eau.
.\AMUR. Ville de Belgique, chef-lieu de la province de Namnr, situéeau confluent de la Sambreet de la .Meuse, ancienne résidence des comtes de Hainaut. Son étendue territoriale est de 1.027 hect. 51, l'étendue bâtie est de 132 hect. La population en 1S)6 était de 24.716 hab.; au 31 décembre 1898, de 32.203 hab.
La province de Xamur a une longueur de 79 kil., une largeur de 53 kil.: sa sup. est de 366.024 hect., sa population en 1898 de 350.418 hab. Son industrie est très variée : elle comptait, au 31 décembre 1896, 16.700 entreprises en activité, occupant ensemble 54.8fâ travailleurs (32.233ouvriers et 3.736 ouvrières) et 18.893 personnes de direction et artisans.
L'exploitation de la houille est plutôt en recul dans cette province, où elle n'a jamais eu l'importance de celle des provinces voisines de Liège et dn Hainaut. Le nombre des concessions et de 37: la surface concédée est de 12.235 hect. En 1898, 10 concessions seulement étaient en activité. La production totale a été de 573.660 T., d'une valeur globale de 5.517.800 fr. ; le nombre des mines ayant réalisé des bénéfices en 1898 a été de 7, contre 5 en 1897 et 2 en 1896; la somme des bénéfices de ces 7 mines a été de 253.900 fr., celle des pertes des 3 autres exploitations, de 232.300 fr., de manière que le résultat général de l'exploitation des charbonnages de la province de Namnr se traduit, pour 1898, par un boni de 21.600 fr. ou de 4 centimes par tonne de houille. D'après les qualités, la production comprend : 9.640T. de terres houilles, 59.290de charbons maigres à courte flamme, 5O4.730de charbons maigres flambants. Les petits gisements inférieurs des bassins d'Andenne et de Namur produisent les terres houilles: les deux autres sortes comprennent les charbons dont la teneur en matières volatiles dépasse 10 •/,. Le nombre des ouvriers a été, en 1898, de 3.107, dont 2.213 au fond et 894 à la surface; le salaire annuel moyen brut a été de 1.119 fr., soit un total de 3.477.100 fr. Les frais ordinaires d'exploitation ont été de 5.113.850 fr., les frais extraordinaires de 382.350 fr. Le prix moyen de vente s'est élevé à 9fr. 62 la T., dont : main-d'œuvre, 6fr.06, autres frais, 3fr. 52, ensemble, 9 fr. 58.
Trois usines fabriquent les agglomérés de houille . Les charbonnages de la province ont exporté en 1898 : 120.385 T. de houille et 15.170 d'agglomérés pour la France; 8.920 et 3.645 pour l'Allemagne; i.Q&i et 3.^5 pour la Hollande; 5.770 de houille pour la Suisse et 9.230 T. d'agglomérés pour les pays d'outremer.
D'après le recensement de 1896, les mines de fer de Vezin sont, de beaucoup, les plus importantes de la Belgique: elles occupaient alors 408 mineurs au fond et 138 ouvriers à la surface, soit en tout sSd personnes, surveillants compris. Une petite mine de fer à ciel ouvert, à Assesse, occupe 17 ouvriers. Depuis 1880, 8 mines de fer se sont fermées et les hauts-fourneaux de Thy-leChàteau ont été démolis. 11 n'y avait plus en 1898, dans la province, que 4 petites usines, dont trois ouvraient le fer et une quatrième le fer et l'acier, mais elles ne comportent aucun train de laminoir; l'outillage consiste en petits marteaux mis en mouvement par des roues hydrauliques, accessoirement par quelques machines à vapeur.