MUSEES COMMERCIAUX
braDches, des cercles de barriqnes, des treillages, des échaias: on l'emploie même dans la charpente et les coDstractioDS navales.
On appelle aussi mûrier ù papier et mûrier jaune oa des teinturiers deux arbres, originaires le premier de la Chine, le second des Antilles, qui ne semblent pas appartenir à la familledes Ulmacées, tribo (les Morées, mais pintût à celle des Urticées. Ce ne sont pas des Morus, mais des Broussonetia (voy. ce mot, qui concerne particalièrement le mûrier à papier) . Qaant an mûrier jaune ou des teinturiers, il arrive de Cuba et de Tampico en bûches d'environ loOkilog., brunes à l'extérieur, jaunes avec filets orangés à l'intérieur. C'est surtout un bois de teinture (voy. Matières colorantes : Morin jaune), dont on fait aussi des archets. L'extrait connu sons le nom d'extrait de Cuba est fait avec le mûrier jaune.
ML'SC. Le musc provient dn chevrotin portemnsc {}Iu$chus muschiferus), ruminant qni habite les montagnes du nord de l'Inde et aussi certaines régions de la Sibérie, de la Chine et du Thibet. L'appareil qui donne le musc n'existe que chez les mâles adultes; il consiste en une poche qui s'ouvre sur l'abdomen près du nombril: sa contenance est d'environ 28 gr. de musc en concrétions brunâtres, dures et sèches en hiver, humides et molles en été. Le mnsc doit toujours arriver en vessie fermée: il a, d'après Geiger et Riemann, la composition suivante: graisse et cholestérine, 5,1 •', ; extrait alcoolique, 7,5; extrait aqueux et sels soin blés, 36,5; eau, 45,5; résidn sableux insoluble, 0,6.
On distingue plusieurs sortes commerciales de mnsc : le musc de Nankin ou de Chine, le plus estimé : le musc dn Tonkin et dn Yun-Nan, très estimé aussi, à odeur forte et fine: le musc d'Assam ou de Bengale, qni se rapproche de la civette; enfin le musc cabardin on mnsc de Russie, do Sibérie on de Tarlarie, à odeur faible: c'est le moins recherché.
On se sert constamment du musc en parfumerie: son odeur est à la fois très intense et très tenace : elle imprègne d'une manière presque indélébile les objets mis en contact avec lui.
Le prix du musc est très élevé, surtout quand il est de bonne qualité: on le vend de 35 à 50 fr. les 28 gr. (on la vessie), .\ussi les falsifications sontelles, pour ainsi dire, courantes. Le plus souvent, la poche, en partie vidée, est remplie avec dn sang de l'animal ou quelque autre matière ; quelquefois même on imite la vessie avec un peu de peau que l'on remplit de sang desséché et que l'on frotte extérieurement avec du véritable mnsc. Ces fraudes sont difficiles à découvrir, car les bons muscs se vendent toujours en poche fermée. Le musc hors vessie est ton- i jours falsifié avec diverses substances. Enfin, il faut i mentionner que l'essence d'amandes amères et la farine de moutarde délayée dans l'eau détruisent le parfum du musc.
Du parfum fourni par le chevrotin porte-musc il faut rapprocher celui que donne la poche anale de la civette (Viierra ciietta}. (Voy. Qvkttk.) D' J. Laumomer.
Mcsc artificiel. — On obtient un précipité résineux, dit musc artificiel, en ajoutant de l'acide nitrique à une dissolution d'huile de succindansun mélange d'alcool et d'ammoniaque caustique. On obtient aussi un parfum à la fois puissant et très persistant en traitant l'isobntyltoluène par un mélange d'acide nitrique et d'acide sulfurique fumants.
Commerce. — Voici le tableaa des imporU et exporl. (C. S.) de musc, de I8C7 à 1896, eo grammes, par périodes décennales :
Importations Exportations
i867-7«î 3iô.957 33.881
Les années 1897 et 1898 donnent les ehiflres saivants, en grammes :
ImporUtions 9US.963 1.03i.G82
Exportations 3i.28i 37.706
Le prix E.V.D. da gramme est de 2fr. 50à l'import. comme à l'export.
I Nos principaux fonrqissenrs sont: la Chine (665.1 40 gr. en 1897 et 639.868 en 1898), l'Inde par l'Angleterre (353.033 [ et 227. 710). — En 1897, les 2>'3 de notre export, sont allés aux i Indes anglaises; en 1896, le Japon en a reçu les 2/3 et les I États-Unis 1/3.
j MUSCADE. V. Condiments, Épices.
I .MUSC.\DE (Huile de). V. Uliles vÉeÊTALKS. ' MUSC.*.T. V. Vins.
MUSÉES COMMERCIAUX. Noos donnons an mot I Expositions d'échantillons des renseignements inj téressants sur les divers procédés employés ponr I faire connaître au public les articles que les producteurs désirent écouler. Ces expositions sont temporaires: en cela surtout elles se distinguent des Musées commerciaux, qni sont permanents et qni d'ailleurs ne se limitent pas à queltpies catégories de marchandises. On pourrait ajouter que les Musées commerciaux servent principalement à renseigner les producteurs sur les besoins de l'étranger et par conséquent à les guider dans l'onvertnre de nouveaux débouchés, tandis que les expositions temporaires s'adressent aux consommateurs devant qui elles sont ouvertes.
L'initiative privée a déjà constitué nu Musée commercial à Bruxelles; elle s'occupe actuellement d'en fonder un en Allemagne, qui serait une sorte d'exposition perpétuelle d'échantillons des produits réclamés dans tel on tel pays, et qui répondrait ainsi aux besoins des exportateurs allemands. On y trouverait en même temps des échantillons des matières brutes fournies par les divers pays, avec des indications précises sur le lien d'origine, les prix d'achat, les qualités particulières de chacune d'elles : tons renseignements très utiles aux industriels. Le Musée posséderait en outre une bibliothèque composée d'oavrages et de journaux techniques, rédigés en quinze ou vingt langues, et un service organisé de correspondances avec les plus grandes maisons, dans tontes les branches du commerce et de l'industrie. Ce serait une sorte de bureau central dn commerce allemand, analogue à celui qui est établi à Philadelphie (Etats-Unis», et à celui qu'on a récemment projeté d'établir en Angleterre.
La municipalité de Cologne a décidé, au mois de juillet 1900. de consacrer nn million de marks (dont 740.000 comme capital de fondation) à une École supérieure de commerce qni sera ouverte en avril 1901. Elle contribue pour une somme annuelle de 10.000 marks à la fondation d'un musée commercial à organiser comme annexe et complément de l'École supérieure.
En .Angleterre, en effet, il est question de fondre «l'Impérial Institnte» avec la nouvelle institution commerciale créée par le Ministère dn commerce sons le nom de « Commercial Intelligence Office u. Cette fusion se ferait de la façon suivante : un comité
MUSIQUE
Sic —
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•reppésentatif, placé à la tète de V « Impérial Institute», seconderait le «Commercial Intelligence Office» dans les questions se rapportant au commerce •et à l'industrie de l'Angleterre. Une partie des bâtiments de r « Institute » servirait à loger une collection d'échantillons-types et autres objets présentant un intérêt commercial et provenant des colonies et de l'étranger.
Un Musée commercial existe à Vienne. Son rapport du 4 juin 1899 constate que le service des ififormations commerciales, au moyen de collections d'échantillons et de la réunion de données permettant de se former une idée des besoins des marchés étrangers et de l'opportunité d'y tenter de nouvelles entreprises, est favorable surtout aux industries qui ne sont pas encore organisées pour l'exportation. On a créé ou facilité des relations entre l'industrie nationale et l'étranger par des enquêtes et par l'envoi d'échantillons. Le Musée porte directement les conseils et avis des consuls à la connaissance des commerçants ou des branches spéciales d'industrie qui y ont intérêt. On a tenu au courant les intéressés ■des modifications survenues dans les tarifs de douane •de l'étranger et de l'intérieur, ainsi que dans le taux des frets et transports.
L'Académie d'exportation de Vienne, partie intégrante du Musée, ouverte le 1" octobre 1898, est appelée à former un corps spécial de jeunes commerçants pour le trafic international. L'État donne une subvention; l'existence de l'institution est assurée pour dix ans, grAce aux contributions des Chambres •de commerce, des banques et des établissements de commerce et d'industrie. Plusieurs bourses d'études et de voyages ont été fondées.
Le l^usée commercial de Buda-Pest, réformé en •1900 par M. Hegedues, met entre les mains de négociants toute la partie commerciale de cette institution et concentre dans celles de l'État le bureau d'informations qui y est adjoint; c'est à la fois, ■comme celui de Vienne, une exposition d'échantillons et un office de renseignements.
.MUSIQUK (Commerce de la). On peut dire sans exagération que la musique est, de tous les arts, celui qui a pris le plus d'importance et de développement au XIX'^ siècle, surtout dans la seconde moitié. Aussi bien la compréhension universelle des caractères qu'elle emploie en fait par excellence la langue esthétique internationale; et non seulement elle s'est répandue dans le monde entier, mais, par l'enseignement de la musique vocale dans toutes les Universités, par les sociétés familiales, locales ou régionales si répandues, particulièrement en Allemagne, par les orphéons si nombreux en France, elle est devenue un art populaire, en même temps que dans toutes les grandes villes elle ajoute à la plupart des spectacles un agrément et un éclat également précieux. Dans ces conditions, il était tout naturel que le commerce de la musique, encore médiocre au déi)ut du siècle, d'un faible rapport tant pour les producteurs que pour les intermédiaires, devînt une des branches principales de l'activité commerciale. C'est maintenant une spécialité classée, à l'étranger comme eu France, dont s'occupent un grand nombre de maisons; plusieurs de celles-ci sont de premier ordre, et leur ciiiffre d'affaires se compte par millions.
Le commerce de la musique comprend deux caté-
gories bien distinctes : les éditeurs de musique et les marchands de musique; les premiers répondant aux éditeurs de volumes nouveaux ou de réimpressions du répertoire qui alimentent le marché littéraire, les seconds aux simples libraires, débitants de nouveautés ou vendeurs de livres d'occasion. En raison de l'abonnement, c'est-à-dire de la location de la musique, pratiqué par les éditeurs comme par les marchands de musique, les uns et les autres tiennent de véritables cabinets de lecture, avec cette dilîérencc qu'ils ne donnent jamais à lire sur place, mais qu'ils louent pour emporter ou qu'ils expédient.
Le commerce de beaucoup le plus important est celui des éditeurs. Les théâtres, les sociétés de concerts qui se sont multipliés depuis vingt ans dans d'incroyables proportions, les associations de musique de chambre, enfin la virtuosité privée, qui s'est aussi considérablement développée, font une énorme consommation de morceaux de toute espèce : musique instrumentale, partitions, morceaux divers, fantaisies, duos, trios, mélodies; sans oublier les traités d'enseignement, dont quelques-uns ont dépassé un tirage d'un million.
L'achat des ouvrages musicaux inédits se traite de gré à gré entre le compositeur et l'éditeur, sans intermédiaire. Il se règle soit par un tant pour cent sur le tirage, soit par une somme payée une fois pour toutes : il arrive aussi que l'on convienne d'une prime à toucher par l'auteur quand la vente atteindra un certain chiffre. Quant au taux, il varie à l'infini, suivant les conventions particulières.
Les moyens de reproduire la musique ancienne ou nouvelle, à l'usage du commerce, étaient jadis au nombre de trois : musique gravée, musique imprimée en caractères mobiles, musique copiée à la main (cette dernière spécialité très répandue en Italie, où l'on faisait alors une consommation prodigiense, mais éphémère, de musique nouvelle), La copie à la main, dispendieuse et coûteuse, n'existe plus.
Certaines maisons ont des ateliers de gravure à elles, mais les principaux éditeurs font travailler au dehors par des ateliers et des imprimeurs qu'ils occupent toute l'année.
Paris, Lyon, Nice ont des éditeurs de musique. Lille, Marseille, Bordeaux, Rouen, Nantes n'ont guère que des marchands i)ul)Iiant exceptionnellement des auteurs du cru qu'ils font graver à Paris.
Londres, Leipzig, Berlin, Milan, Mayence, Saiut- Pétershourg sont les principaux centres d'édition musicale à l'étranger, et toutes les capitales d'Europe ont de grands éditeurs ^
A Paris, les principaux éditeurs sont Heugel et Choudens, puis Durand et Crus, Lomoine, Leduc; à mentionner aussi comme nouveaux éditeurs, ou plutôt comme libraires français de l'édition, Paul Dupont et Hachette. Paris édite surtout les opéras et les chansons, la musique d'opérette et de danse : tout l'art français.
A signaler: en Allemagne Schott et Breitkop; les éditeurs sont du reste innombrables à Leipzig et à
1. Une Exposition inteinatioii.ile de musique aura lien prochainement au Crisuil Palace, ;'i Lomlies, alin de mettre en évidence les progrès roilisés dans l'art musical pendant le XIX* siècle CetCe Exposition comprendra : les inslrunients de musique et appareils en usage pendant le siècle écoule, l'impression de la musique par la gravure et la typographie, des collections d'instruments et appareils anciens, des dessins représentant de^ instruments de musique, etc.
MUSIQUE
MUSIQUE
Berlin; en Italie, deux grandes maisons: Ricordi et Sonzoorno: en Espagne, Romero; à Pélersbonrg, Bessel et Jiirgenson.
La location des parties d'orchestre des œuvres théâtrales, — parties qui ne se vendent pas, — est une antre branche très fructueuse du commerce d édition musicale. A Paris, les maisons Heogel et Choudens en ont à elles seules les neuf dixièmes.
A mentionner comme article d'une vente spéciale la chanson de café-concert, composée très économiquement et vendue à bas prix, mais par centaines •de mille et dont les débouchés sont quotidiens.
Les marchands de musique proprement dits sont «n nombre considérable. On en compte plus de 100 à Paris, et on en rencontre dans toutes les villes de province. Ils vendent la musique avec des remises sur le prix marqué qui peuvent s'élever de 25 •/• à 73 •/•• ils pratiquent, concurremment avec les éditeurs, l'abonnement au mois ou à l'année pour la musique classique et moderne, procédé de vulgarisation qui a l'inconvénient de limiter la vente des partitions et des morceaux, mais qui est entré dans les mœurs et répond aux besoins d'une clientèle sans cesse renouvelée. Camille Le Senne.
Impression de la Musique. — Jusqu'à l'invention de la lithographie, on a imprimé la musique en typographie et plus tard en taille-douce; mais dans la typographie l'adhérence de la note avec la portée «st difficile, d'où des solutions de continuité qui rendent la lecture malaisée; les progrès faits dans cette direction ont seulement atténué ces défauts. Quant à la taille-douce, c'est un procédé trop coûteux, surtout lorsqu'il s'agit de tirages à grand nombre.
La lithographie, sans avoir les mêmes inconvénients, manque de netteté; on l'utilise tantôt directement, tantôt comme report de compositions typographiques ou de gravures en taille-douce.
On a essayé de prendre en plâtre l'empreinte d'une composition typographique et de tracer ensuite les portées sur ce moule; le clichage donne une planche «n relief. Un autre procédé consiste à mouler une portée dans la pâte à papier, puis à y frapper les notes avec marteau et poinçons, à terminer le travail au burin, enOn à clicher pour avoir la planche en relief.
Aujourd'hui, on fait souvent dessiner la musique à la main par d'habiles calligraphes, sur du papier à musique ordinaire, et avec ce dessin on obtient on cliché photozincographique. Mais le procédé le plus généralement employé est le suivant, dans lequel la planche de cuivre est remplacée par une planche d'étain : l'ouvrier trace d'abord, avec une grille marquant d'un seul coup les cinq lignes à la portée, les portées qui composent la page; il indique légèrement ensuite, au burin, l'emplacement des mesures et des phrases musicales; puis, à l'aide d'un marteau et des divers poinçons en relief représentant toutes les notes et tous les signes, il frappe à l'endroit voulu chaque note et chaque signe; on termine au burin en traçant les mesures, les queues de notes et les crochets de croches. La planche est ensuite planée au marteau et polie au brunissoir. Les corrections se font en repoussant au marteau, à l'envers, les signes défectueux, et en les frappant à nouveau à l'aide du marteau et des poinçons.
La production de l'édition musicale en France s'est depuis vingt ans constamment accrue. Le
nombre des titres publiés est de 4.311 en 1878, de :>.373 en 1883, de o.COi en 1888, de o.9o2 en 1893, et de 6.312 en 1898.
La phoductiox et l'éditiox a Paris. — On compte, à Paris, 101 maisons d'édition ou de commerce de mosiqae, tenues 79 par des hommes, îi par des femmes, avec 246 ouvriers ou employés liommes et 35 femmes. De ces établissements 5i ont de i à 4 employés et ouvriers, 14 de 5 à 10, 2 de 11 à 20. 2 de SI à SO.'ll existe à Paris une Chambre syndicale dn commerce de musique.
I^s bénéfices des éditeurs viennent de la vente des morceaux et partitions dont les auteurs lear ont cédé la propriété, soit contre payement quand il s'agit de compositeurs déjà connus, suil gratuitement quand il s'agit de débutants; ils viennent aussi des droits que l'éditeur touche par exécution publique d'un morceau ou d'une partition lui appartenant, soit une partie des droits perçus par la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (la moitié de ce que touchent les auteurs). Ixs représentations théâtrales ne rapportent rien à l'éditeur, en dehors de la location des parties d'orchestre.
La musique de danse se paye pen, sauf certains morceaux en vogue de compositeurs connus, qui peuvent aller jusqu'à 3.000 et même 4.000 fr. La chanson de caféconcert s'achète de 3 à 50 fr. : elle peut rapporter beaucoup, malgré son bas prix, quand elle est devenue populaire.
On cite des partitions d'opérette qui furent payées 50.000 et même 100.000 fr. : les prix d'aujourd'hui sont très inférieurs: ils se composent en général d'une somme une fois payée et d'une prime par représentation. Quelques partitions rapportent à lears éditeurs de 8.000 à 10.000 fr. par an.
La gravure de la musique se fait sur planche d'étain, à raison, pour le piano, de 2 à 3 fr. la planche: pour le chant, de 2 fr. 25 à 3 fr. 25. La valeur de la planche d'étain avant gravure est très variable : de 0 fr. 90 à 2 f r. Pour le dessin dn titre, on emploie la pierre lithographique (3 fr.) ou le zinc (l fr.): ce dessin coûte lui-même de 20 à 25 fr.
Un morceau de musique gravée de 4 pages revient généralement à GO fr. par 100 exemplaires ; une partition d'opérette à i.SOO ou 2.000 fr., d'opéra, édition courante à 3.000 fr., édition de luxe à 4.000 fr., par 500 exemplaires.
Les marchands de musique font d'ordinaire l'abonnement aux morceaux et partitions de toutes sortes, les ouvrages d'enseignement exclus. l.es prix sont généralement, Paris et province : un an, 30 fr. ; G mois, 18 f r. ; 3 mois, 12 fr. ; 1 mois, 5 fr., avec dépôt de 10 fr. dans ce dernier cas. La musique est livrée sous un carton, dn prix de 1 fr. 50, d'où elle ne doit pas sortir; les doigtés, les déchirures sur les morceaux livrés nenfs donnent an marchand le droit d'en réclamer le pris.
Les morceaux détachés se vendent avec remises sur le prix marqué : deC67. aux clients ordinaires, de 75*/. aux artistes et professeurs. Quant aux partitions, mnsiqne instrumentale, musique militaire, le prix est généralement net, sans escompte ; quelques maisons font cependant une remise de 25 V. aux artistes et professeurs.
STATiSTiyiE commerciale. — De 1867 à 1896, le commerce d'import. et d'export. (C. S.) de la musique gravée on imprimée a été le suivant, en moyenne annnelle, par périodes décennales (en kilog. et fr.) :
lMPORTATIO:tS EXPOHTATIOXS
Quant. Valeurs Quant. Vaieois
1887-96.... 111.905 783.303 40.027 319.592 Pour les années 1897 et 1898 (C. S.), noas relevons les chiffres suivants, en kilog. :
QnanL Prix E.V.D. Quant. Prix E.V.D. Uu kilog. du kilog.
Importations. 133.138 3,50 1 I46.3G0 3,30 Exportations. 40.650 8 ■ | 34.436 8 »
Près des 9/10 de nos import, viennent d'.\Ilemagne (110.076 kilog. en 1897 et 119.541 en 1898); le reste, de Belgique. Quant à notre export., elle est principalement à destination de la Belgique (11.621 kilog. en 1897 et 13.087
NACRE
NACRE
en 1898), puis de l'Angleterre (8.227 et 5.962), de l'Allemagne (7.357 et 6.247); enfin nous envoyons de 2.000 à 3.(K)0 kilog. de niusiquu gravée ou imprimée en Italie.
Douanes. — La musique gravée ou imprimée est exempte de droits à l'entrée en France; mais une ordonnance du 3 septembre 1843, toujours en vigueur, interdit l'importation de la musique, même pour le transit, autrement que par les bureaux ouverts à l'entrée des « livres en langue fran(;aiso' », sauf en ce qui concerne les expéditions sur Paris, lesquelles peuvent avoir lieu par tous les bureau.x ouverts à l'importation delà librairie, dont la musique gravée suit, sous tous les rapports, le régime.
On assimile à la musique gravée la musique lithograpliiée, la musique imprimée avec ou sans texte et la musique manuscrite, sans distinction entre la musique ancii'une ou récente, la musique d'église on profane.
Le-; catalogues de publications musicales contenant, avec .'indication des prix des partitions, le commencement de cliacun des morceaux de musique offerts à la vente, suivent le régime des « imprimés do tous genres », c'està-dire qu'ils payent à l'entrée iiO fr. les 100 kilog. N. au T. (i. et 40 fr. au T. .M.
MUTUAL LirE (La). Compagnie américaine d'assurances. V. ASSL'U.\NCES ÉTRANGÈRES.
MVAKGvilITK. Siilfo-antimoniure d'argent. V. Argent.
.MYlUCA. Genre d'arbres qui produisent une sorte de cire (voy. ce mot).
MYUOBOL VAS OU Myrobalans. On donne ce nom aux fruits de plusieurs arbres de l'Inde, dont on dislingue cinq espèces : 1» les myrobolaus citrins, tantôt jaunes, ovoïdes et anguleux, tantôt brunâtres et piriformes ou arrondis; 2" les myrobolans chébules, à surface rugueu.se et marquée de côtes saillantes, de couleur jaunâtre ou brune; 3" les myrobolans indiens, noirs, rugueux, de la grosseur d'une petite olive; 4° les myrobolans bellerics, gros comme une muscade, à peu près sphériques, à surface presque
1. Les livres en langue frantaise imprimés à l'étranger et les dessins, gravures, lithograpliies et estampes, avec ou sans texte, ne peuvent entrer, pour la consommation ou pour le transit, que par les bureaux suivants : Ajaccio, Annecy, Anor, Armentières, Avricourt, Baisieux, Bastia, Batilly, Bayonne, Béhobie, Belfort, Bellegarde, Blanc-Misseron, Bordeaux, Boulogne, Calais, Cerbère, Chambéry, Dieppe, Dunkerque, Feignies, Givet, Granville, le Havre, Hendaye, .leumont, Lille, Limoges, Longwy, Marseille, Modane, Nantes, Nice, Pagny-sur-Moselle, Pontarlier, la Rochelle, Saint-Malo, Saint-Nazaire, Toulouse, Tourcoing, Valenciennes, Vintimille.
unie, d'un gris rougeâtre; 5° les myrobolans emhlics, gros comme une aveline, à surface rugueuse d'un noir grisâtre.
Ces fruits indiens, à l'état sec, sont employés quelquefois à la teinture en noir et au tannage. (Voy. Matières colorantes.)
3IYTHO. V. COGHINCHINE.
MYTILÈNE OU Mételin. (Ancienne Lesbos.) Ile turque située dans la mer Egée, en face de la côte méridionale de la Troade. Sup. : •1.749 kil. carrés. (74 kil. sur 45.) Pop. : 107.000 hab. en 1890, 125.000 en 1895, dont 10.000 Musulmans. L'île est montagneuse; point culminant, 938 m. Le golfe de Kalonia la divise en deux parties égales. Climat tempéré. Les ports Sigri, Longone et Olivier sont siirs. Capitale Metelin ou Castro, port le plus fréquenté de l'île.
L'olivier est la culture principale (environ 2a.000T. d'olives par an). On récolte en outre de la vallonée, des figues, des raisins. Les autres productions sont l'orge, le maïs, le seigle, les fruits, les légumes. On pêcbe des éponges sur les côtes. En 1895, on comptait 32 huileries à vapeur, 200 moulins primitifs, 3 minoteries à vapeur, 32 savonneries, une usine à chaux, une fonderie et de nombreux métiers à tisser le coton. Il y a 2 ateliers de construction de machines. Bœufs, moutons, chevaux et mulets.
Les import, sont passées de 0.072.000 fr. en 1897 à 7.047.000 en 1898; elles consistent surtout en peaux brutes de vache et de bœuf, carbonate de soude, fers, amidon, bougies, verres à vitres, étoiles de laine, couleurs. Les export, ont fléchi de 10.470.000 fr. à G.908.00(J fr. ; elles se font principalement en peaux de chevreau et d'agneau, vallonée, fruits, vins, savons.
Le mouvement du port a été le suivant en 1897:1.114 vapeurs, jaugeant 518.000 t., dont 69 russes (227.000 t.), 450 ottomans (97.000 t.), 57 austro-hongrois (65.000 t.), 153.000 hellènes (41. 000 t.), 164 anglais (23.000 1.), 12français (405 t.), 2.455 voiliers avec 26.000 t. Escale des paquebots du Lloyd Autrichien, des Compagnies .Mahsoussé, Pantaléon, Panhellénique. La flotte de l'île se compose de 150 voiliers caboteurs et de 13 vapeurs jaugeant 7.000 t.
La longueur des routes de Mitylène est d'environ 350 kil.
Succursale de la Banque impériale Ottomane, Banque de .Mételin.
.Vgence consulaire de France.
NACRE. (Syn. : Angl. : Mothero fpearl.— AWem. : Perle-Mutter. — Ital. : .Varfre perla.) La nacre est une matière blanche, brillante, à reflets irisés, que sécrètent certains mollusques et qui tapisse l'intérieur de leur coquille. Ces coquilles proviennent généralement du golfe Persique, de l'Inde, de l'île de Ceylan, du Japon, des îles Taïti, du golfe du Mexique. Elles n'ont guère plus de Om. 22 de diamètre sur 0,028 d'épaisseur. La plupart arrivent à l'état brut; les autres, sciées et débarrassées de leur partie rugueuse. On en distingue dans le commerce quatre sortes principales: 1° la nacre franche argentée, qui vient de l'Inde, de Ceylan, de Madagascar, de la Chine ou du Pérou, est d'un blanc éclatant et généralement de grandes dimensions; 2" la
nacre bâtarde blanche, de la mer Rouge, est d'un blanc jaunâtre et quelquefois verdàtre, à reflets rougeâtres et verts; 3" la nacre bâtarde noire, de Sydney, est d'un blanc bleuâtre tirant sur le noir, avec reflets rouges, bleus, verts; 4» l'oreille de mer ou haliotide, à coquille irisée, qu'on trouve partout, et la burgaudine, à reflet verdàtre, qui vient de Sumatra, de la Corée ou des Antilles. Il va sans dire que les prix de ces diverses espèces varient suivant la beauté et les dimensions. ^H
On taille la nacre à l'aide de petites scies, de lamea^H fines et d'acide sulfurique étendu. On la polit au moyen de la pierre ponce et du tripoli d'abord, puis avec le colcothar. Elle passe successivement par les mains du scieur, du débiteur, de l'émouleur, du re-
NAMANGAX
XAMLR
dresseur, dn découpenr, du laçonneur et du graven r.
Chinois et Japonais ont précédé les Enropéens dans le travail de la nacre ; mais on a réussi en Hollande et en France à travailler cette matière aussi ! bien qu'ils le font eux-mêmes. Elle est d'un usage * fréquent daus la bijouterie, la coutellerie, la marqueterie; on en fait des jetons, des boulons, des garnitures de bonbonnières on d'étuis, des incrustations artistiques, des montures d'éventails, etc. Ces montures sontdécoupéesd'ordinairedansla nacre blanche dite poulette, originaire de Madagascar, on dans la nacre noire de Sydney.
On a, depuis la découverte des couleurs d'aniline,
nvé le moyen de donner à cette matière toutes ies nuances de l'arc-en-ciel.
Commerce. — Les chiffres des import. el des expert. de nacre de perle, en coqnilles brutes, ont été les snivants, au C. S., par moyenne annuelle, pour les trois périodes décennales 1867-76, 1877-86, 1887-96, en kilog. : 1867-76 1877-8G 1887-96
Import. I Eiport. Import. | Eiport. Import. I Export. 1.35i.i.j8l 60.399 2.225. H7I 293.233 2.397. 21il 416.959
En 1897 et 1898, les import. et export. (C. S.) ont été (en kilog.) : nous y joignons le prix E. V. D. du kilog. :
Prix E.V. D.
Imp. Exp.
Nacre en coq. brutes. .
— sciée
Haliotides et antres..
Xacre en coq. brutes. .
— sciée
Haliotides et autres..
Import. Export.
466.968 24.186 1,10 i,10 Nous importons d'.Xngleterre, ou plutôt par l'.\ngleterre, près des deux tiers des coqnilles brutes et sciées; près de i/6 nous vient directement des Indes anglaises (447.000 kilog. en 1898): le Japon nous en a fourni lui-même pour 163.000 kilog. et les États-Unis pour 172.000. C'est aussi des Indes anglaises et du Japon que nous arrivent les haliotides pour près des 2/3; l'Angleterre et les États- Unis nous expédient presque toiit le reste.
Nous exportons surtout aux États-Unis, en Allemagne el en Turquie.
La nacre est exempte de droits à l'entrée en France. x.VGAS.VKl. Grand port japonais très frétjuenté; il possède un bassin de radoub pour navires lîe 103 m. 60 de long, 18,30 de large et 6,40 de tirant d'ean. V. Japon.