NATIONALE (LA
Sur le total de 5.369.000 liv. st. (import, de 1898), 3 millions 725.000 provenaient dn Royaume-Uni, 206.000 de l'Inde. 58<J.0OO des États Unis. 218.000 d'Allemagne. llil.OOO de Snède, 60.000 de France. Sur le montant des cxport. (1.263.000 liv. st.), 862.000 représentent la part du iloyaume-Uni, 209.000 celle de l'.Vfrique et lii.OOO celle de la Colonie dn Cap. Le transit avec les pays avoisinants .a été, en 1897. de 591.000 liv. st., dont 553.000 pour le Transvaal et 27.060 pour l'État d'Orange.
Navigation. — Le mouvement maritime a été le suivant, en milliers de tonnes (entrées et sorties réunies):
1884 1889 1897 1898 A'avires britannifines 387 914 1.188
— étrangers 35 99 3il
Total 422 1.013 1.532
.Navires à vapeor » 871 1.215
La colonie possède 14 vapeurs jaugeant 2.495 t. et 14 voiliers de 699 t. Durban (voy. ce mot) est une escale ■de l'Union Steamslilp, de la Castle Line de Londres et ■Soulhampton, et de la Clan Line de Liverpool.
Voies de communicutio)i. — Les chemins de fer avaient, en 1899, une longueur de 505 milles ; ils appartiennent au Gouvernement. La principale ligne, de Durban à Charlestown. sur la frontière (304 milles) se continue jusqu'à Johannesburg (483 milles) et Pretoria (511 milles). En 1897, le tralic des voyageurs a été de 1.030.000 et celui <les marchandises de 686.000 T. 11 y a de bonnes routes.
Le mouvement des postes a été. en 1897, de 524.000 lettres offlcieIles,6.493.(J00 lettres ordinaires, 180.000 cartes postales : celui des télégraphes, de 330.000 télégrammes an départ et 346.000 à l'arrivée, pour 96 bureau.x et SOI milles de lignes. Le cable qui relie le Cap à l'Europe touche à Durban.
Monnaies, Poids et Mesures. — Les mêmes qu'en .\ngleterre.
Les principaux établissements Hnanciers sont : la Standard Bank (cap. 4.000.000 de liv. st.); la Natal Bank <878.000), la Bank of Africa (1.. 575. 000), l'.Vfrican Banking Corporation (595.000), la National Bank of the Soath- Alrican Repnblic (1.002.000).
Durban a une Chambre de commerce.
Régime douanier.— Une loi de 1898 a autorisé le Natal à faire partie de l'union douanière formée entre la Colonie du Cap, l'État d'Orange, le Basoutoland, le Protectorat <ln Béchnanaland et le Natal. Les droits sont spécifiques ou ad valorem, de 71/2 à 20 V». Un certain nombre d'articles sont exempts de droits. (Vov. les .Annales du Com. A>?., 2« fasc. 1896.) " AbelR.wier.
BiuLioGRAPniE. — Natal .ilmanach, Directory and yearly Kegister : annnel. Pietermaritzburg. — Statisfical yearbook, annnel, Pielt-rmaritzburg. — Forsyth Ingram : OfTicial Ulustrated Handbook and Uailicay Guide ofthe Colofty of Natal, Londres, 1895. — The Natal Mercury.
X.VTICK. (Ét.\ts-U.nis : Massachusetts, comté de Middlesex.) Pop. : 10.000 hab. environ, dont 7.000 employés des deux sexes à la filature de M. Robert Knight, dit le « Cotton King ». Cette filature de coton, qui compte 3.200 métiers et plus de 100.000 broches (1900), est le principal des 22 établissements similaires que M. R. Knight possède autour de Providence, cap. du Rhode-Island; c'est aussi la plus grande Olature qui existe actuellement. Une autre, à Riner-Point, occupe un bâtiment de 16 étages et 64 m. de hauteur. Les 22 filatures et tissages de M. R. Knight emploient ensemble 25.000 ouvriers et ouvrières, avec plus de 12.000 métiers et près do oOO.OOO broches.
X.\TlOX.VLE fL.v). Nom commun à deux Compagnies d'assurances à primes fixes, ayant leur siège social à Paris, rue de Grammont, n" 13. La plus ancienne (1820) a pour objet les assurances contre l'incendie, l'autre (1830) les assurances sur la vie. Pour la statistique des opérations de ces Compagnies, leur capital social, etc., vo}-. Asscr.vxces, n" 10 et 11.
— &55 — NATTES DE CHLNE
X.VTIOXS (A.nversoises). .Associations dont les membres ont pour métier le chargement, déchargement, mesure, pesage, transport des marchandises, dès qu'elles ont été placées surlapierre du quai. Quelques-unes pratiquent seulement l'enlèvement de marchandises spéciales, peaux, ciiarhons, céréales; d'autres n'ont pas de champ d'action déterminé. Elles sont fort anciennes, quelques-nnes remontent au XV' siècle. Leur nom bizarre de nations vient de ce qu'à l'origine elles ont pris la qualification de Grecs, Romains, Polonais, Flamands, pour se distinguer les unes des autres. Leur monopole n'existe plus légalement, mais comme leur organisation offre de sérieux avantages aux négociants qui ont besoin de portefaix, de camionneurs, elles sont restées en possession d'un monopole, disparu en droit, mais subsistant en fait. Elles se sont constituées en Sociétés coopératives.
Il y a 46 nations à Anvers, composées chacune de 20 à 30 associés, portant le nom de Natie-Bazen (maîtres de la Nation). Dans le passé, les maîtres mettaient la main à l'ouvrage; ils le font encore aujourd'hui lorsque le travail chôme et qu'il faut réduire les frais au minimum. Ordinairement, ils se bornent à diriger et surveiller les ouvriers salariés qu'ils engagent et qui sont les compagnons {Gasten).
Les membres forment une Société, qui a pour capital les chevaux, chariots, bâches, immeubles avec écuries et remises, magasins. Le matériel de la Noord- Natie vaut de 30o!000 à 400.000 f r. Chaque membre a une part qu'il achète, en entrant dans l'association, à son prédécesseur ou à la famille de celui-ci ; il doit être accepté par la moitié au moins des membres réunis en assemblée générale, et, avant d'être agréé, passer un examen montrant qu'il sait lire, écrire et calculer. A. R.vff.\lovich.
X.VTROX. Carbonate de soude neutre, qui se dépose naturellement dans quelques lacs à l'ouest dn Nil, en masses translucides, blanches ou jaunâtres, parfois efHorescentes. Il en est exporté annuellement, par Alexandrie, 30.000 quintaux; il en existe aussi dans certaines parties de r.\frique Centrale, sur les bords des mers Noire et Caspienne, du lac Owen en Californie, au Mexique, dans diverses régions de l'Amérique du Sud ; la Hongrie en livrait, en 1830, près de 900.000 kilog. au commerce, mais sa production s'est depuis lors réduite des 3/4. On le rencontre enfin dans certaines eaux thermales, notamment celles de Vichy et de Contrexéville.
Le natron a été longtemps employé dans la fabrication du savon et du verre et dans la teinture; mais on produit depuis des années déjà, d'une manière économique, des soudes artificielles qui le remplacent avec avantage. jVoy. Socue.)
X.\TTES DE ClH.XE. Les nattes de Chine sont fabriquées avec diverses espèces de roseaux croissant dans les plaines arrosées soit par l'eau de mer, soit par les rivières et arroyos débordés; la plus commune de ces espèces est l'Àrundo mitis. On fait an Kouang-Toung deux récoltes par an de roseaux fins, moyennant un engrais de tourteaux de haricots ou de fèves dont on a extrait l'huile.
Les roseaux, découpés en petites lanières, ne sont pas blanchis, mais teints en rouge, vert, jaune, bleu, etc., avant le tissage ; les couleurs étrangères ont remplacé depuis peu, dans ce but, les couleurs indigènes (bois de sapan, indigo, graines de Sophora), mêlées à une certaine quantité d'alun.