‹ Dictionnaire du commerce, de l'industrie et de la banqueChapitre 605 sur 1134 · la-) 426.118.272 174.i · texte numérisé non relu

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L'État de Pensylvanie, avec une production de 1.331.794.901 dol.,est le seul des États de l'Union qui dépasse la production de la Greater New-Y'ork. Le commerce se faisant entièrement à New-Y'ork, Brooklyn ne peut être considérée que comme un quartier industriel en dépendant.

Les plus importantes usines sont : celles où l'on travaille les métaux : les brasseries, an nombre de 115, à New-Y'ork seulement, avec un produit de 16 millions de barils de bière et d'ale ; les raffineries : les macbinesoatils, instruments de précision, etc., et surtout les articles de confection pour hommes et femmes. Ponr l'industrie du vêtement, New-Y'ork est en Amérique ce que Paris est en Europe; il n'est point de village anx États-Unis qui n'ait un magasin bien fourni d'articles de confection, de vêtements et de chaussures.

Les objets d'art, l'orfèvrerie, la bijouterie, surtout les arts graphiques, les imprimeries, lithographies, la gravure, la reliure, etc., ont atteint un développement en rapport avec l'importance de ce grand centre industriel et commercial.

Les bibliothèques sont en grand nombre, presque tontes fondées par des particuliers. La plus renommée, l'Astor Library, à laquelle la famille Astora consacré plus de 8 millions jusqu'ici, possède près de 300.000 volumes; puis viennent le Silden Fond et la Lennox. Il est question de les réunir en un seul établissement digne de la « Greater New-York ».

La presse quotidienne (éditions du matin et du soir) ne vend pas moins de deux millions d'exemplaires. Les revues mensuelles sont nombreuses; les plus importantes sont Appleton's Popular, Science Monlhl;/, the Forum, Harper'a Magazine, the Century Magazine et the yorth-American Revieœ.

V. Commerce. — New- York reçoit du dehors moitié plus qu'elle n'expédie à l'étranger : c'est elle qui réexpédie sur les autres ports ou villes de la fédération

les provenances d'Europe. Elle est pour l'import. le grand entrepôt de l'Union. A l'export. son rôle est moindre : les chiffres qu'on trouvera plus loin en font foi.: les ports ou villes du littoral méridional revendiquent leur part dans l'export. des plus importants produits du Sud et de l'Ouest : coton, tabac, farine, etc. Somme toute, en moyenne, le mouvement annuel du commerce de New-Y'ork représente environ la moitié du commerce général de l'Union américaine dans son ensemble et équivaut presque à la moitié dn commerce spécial de la France.

Importations et Exportations. Mouvement général. — \oi<fi les totaux du commerce extérieur du port de New-Y'ork pour l'année fiscale terminée au 30 juin 1900, d'après le Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française de cette ville :

Import, et export, réunis : 1.145.523.209 dol., avec nne augmentation de 89.875.584 dol. sur l'année antérieure. Le mouvement total comprend 549.621. 134 dollars d'import., dont 24.725.201 d'espèces, et 595.901.975 dol. d'export., dont 77.941.876 d'espèces. Les import, de marchandises se sont donc élevées à elles seules à 524.896.033 dol. contre 46^). 112.374 en 1899, soit une augmentation de 59.783.659 dol. Pendant la même période, les export, de marchandises se sont accrues de 58 millions 571.315 dol. Les import, d'espèces ont diminué environ de moitié, et les export, de même nature ont décru d'environ 14 millions de dol.

Le tableau ci-dessous donne le mouvement comparé pour les années 1900 et 1899, en dollars : Importations

Entrées pour consommation.. 23l.78i.100 208.810.175

Entrées en entrepôt «O.SrJO.SWO 57.320.908

.\dmises en franchise 223.780.933 198.981.291

Espèces et lingots 2i. 725. 201 51.612.274

Totaux 5i9.62t.234 516.72i.6i8

Retirées de l'entrepôt 61.343.579 50.301.718

NEW- YORK

NEW-YORK

Exportations

'Produits indigènes 507.0o6.101

Produits étrangers admis en

franchise 0.549.349

Produits étrangers payant

droits 4.354.049

Espèces et lingots 77.941 .870

Totaux 595.901.975 541.922.977

Le total des import, et export, au port de New- York a été, de 1891 à 1899, en milliers de dollars de o fr. 18 :

Import. Export. Import. Export.

Importations. — Les tissus de tonte sorte fdry g oodsj coutrihuent pour une forte part aux import, de New-York; comparée à celle pour l'Union, cette import, spéciale représente 80% d'après le tableau suivant :

Importation des Tissus et Textiles manufacturés en 1896

Union New- York

Coton manufacturé fr. 1C7.0(X).000 132.000.000

Chanvre, lin — 134.000.000 94.000.000

■Soie — 138.000.000 112.000.000

Laine — 270.000.000 233.000.000

Totaux fr. 715.000.000 571.000.000

En coton, on importe surtout les velours, broderies et dentelles, bas et bonneteries, les nouveautés de couleurs et de fil fin. Les étoffes d'usage commun sont fabriquées en Amérique à meilleur marché qu'en Europe; on en exporte beaucoup en Chine et au Japon, même dansl'Hindoustau et en Angleterre. -Le montant de cette sorte d'import. n'est pas affecté grandement par une variation de ;j à 10°/„ des droits d'entrée, maisil l'est beaucoup par l'amoindrissement de ressources qui résulte pour les acheteurs d'une crise monétaire comme celle de 1893.

On en peut dire autant des laines; de même des soieries, dont la fabrication s'est considérablement accrue en une trentaine d'années. L'import. des soies brutes dépasse 10 millions de livres anglaises par an. Les manufactures sont principal^rnentà Paterson (New-Jersey), mais on en trouve aussi dans d'autres villes du New-Jersey, de la Pensylvanie et du Connecticut, ainsi que dans le voisinage de New-York. Les produits de ces diverses manufactures se vendent à New-York. Comme fini et comme goût, les soieries françaises sont très supérieures aux soieries américaines; leur import, a été de 72 % du total en 1896. Le tableau ci-après donne la valeur en millions de francs des principales import, par le port deNew- Y'ork, année moyenne :

Sucre

Café

Thé

Provisions, épicerie,

Fruits et noix

Tabac et cigares.

Vins et liqueurs 1 37

Articles d'alimentation et

de consommation 885

Produits chimiques, couleurs, huiles, etc 176

Fibres, coton 6

— lin et chanvre 32

Laine brute 42

Soie brute 33

Peaux 112

Métaux bruts et minerais. . 64 Caoutchouc 81

1. En vertu d'un jugement de la Cour fédérale siégeant à New- York, les liqueurs fabriquées d'origine française, auxquelles le Conseil général des Experts de la Douane américaine avait refusé le bénéfice des réductions douanières inscrites dans la convention

Bois etboisdeconstruction. 14

Cuirs 14

Fourrures et pelleteries ... 40 Matières premières pour

l'industrie 614

Tissus 571

Produits métallurgiques, y

comjiris l'étain 54

Poterie, faïence, verreries,

etc 56

Plumes, fleurs art., boutons,

chapeaux, etc 45

Objets d'art, livres, etc 32

Joaillerie et articles d'horlogerie 45

Gants de cuir, etc 29

Produits manufacturés 832

Les marchandises fabriquées et d'alimentation sont pour les 3/4 à peu près importées à New-York, d'où elles sont réexpédiées dans toutes les parties de l'Union. Les soies de Chine et du Japon entrent par les ports du Pacifique et sont transportées par chemin de fer à New-York, toutes les fabriques de soie étant dans la métropole ou dans son voisinage.

Exportations. — On a donné plus haut le rapport des export, aux import., et indiqué la part du port de New-York dans le total des export, des États- Unis. Voici les principaux produits du sol et dérivés exportés par New-York: pour montrer le mouvement du commerce, on a choisi les années 1892 et 1896, commencement et fin d'une période quinquennale florissante (valeur en millions de fr.) :

Céréales et farines 575 247

Coton 180 151

Comestibles: viandes salées et fraîch.,

heurre, fromage, etc 419 340

Huiles, minérales et végétales 173 215

Animaux 75 79

Tabac 63 90

Bois de construction et autres 42 23

Houblon, sucre, etc 37 45

Tourteaux 33 14

Charbons 4 5

Noix, fruits 16 14

Poissons 10 9

Cuivre brut 17 10

Totaux 1.044 1.242

Les export, de même nature des États-Unis ayant été de 4.505 millions en 1892 et 3.637 en 1896, New- York a donc exporté 36, 44 % du total en 1892 et 34,36 Vo en 1896.

L'accroissement des export, a surtout porté sur les produits manufacturés dans les années 1892 et 1896 (valeur en millions de fr.) :

Ouvrages en fer, acier et métaux, ins- 1892 1890

truments et machines 119 155

Cuirs ouvrés 34 41

Cuivre en barres 22 02

(]oton manufacturé 55 57

Produits chimiques 24 30

Ouvrages en bois 21 22

Instruments et machines agricoles 16 21

Wagons et voitures 16 15

Tabac manufacturé 18 20

Livres, gravures, etc 8 7

Cordages, etc 0 6

Totaux 339 436

Les export, de même nature des États-Unis ayant été de 483 millions en 1892 et 704 en 1896, New-York a donc exporté 70 % du total en 1892 et 62,3 Vo en 1896.

Preuve éclatante de l'efficacité des salaires élevés: danspresque toutes cesexport. la main-d'œuvre formi' la majeure part du coût de production, surtout dans les machines et la métallurgie; or, c'est dans cett catégorie que l'accroissement a été le plus rapide! les salaires y sont plus du double des salaires alla mands et français, et une fois et demie ceux de l'A^

franco-américaine du 28 mai 1898, sont désormais admises au réduit inscrit dans cette convention. Le Département du Tri vient de prescrire le remboursement aux importateurs des d qu'ils avaient, sous protêt, acquittés en trop en payant 2 dol. au lieu de 1 dol. 75 le gallon. La circulaire adressée à ce sujet bureaux des Douanes américaines contient l'énumération dctaillw des différentes liqueurs françaises qui n'auront plus à payer qU6 1 dol. 75 par gallon : (crème de) menthe, roses, violettes, cacao, prunelle, anisette, abricot, vanille, mandarine, thé, moka, noyaux, ananas, pekao (cordial) médoc, chartreuse, bénédictine, maraichino, curaçao, prunelle au cognac, cherry brandy, abricot brani" orange brandy, peach brandy, rhum eiger-he.id, eau-de-vie Dantzig, kuraniel, grande liqueur, jus de fruits (crème de cassi eau-de-vie blanche, parfait amour, absinthe, kirschwasser

NEW-YORK

NEW- YORK

gleterre. Cependant les fers et aciers américains vont faire concurrence en Angleterre même anx produits similaires des usines britanniques. Ce n'est pas en diminuant les salaires, mais en perfectionnant les moyens de production, que l'Amérique prend .linsi la première place.

Les Manufactures de New-York. — Nous ayons dit un mot de l'industrie de New- York en général. Ck)mme la nouvelle cilé de New-York et Brooklyn, unies dans la « Greater New- York », ont nue importance aussi grande au point de vue industriel qu'au point de vue commercial, des détails sont nécessaires au sujet de leurs manufactures, des produits de celles-ci, des salaires et des prix des denrées.

Les valeurs des produits manufacturés, d'après le recensement décennal des États-Unis, donnent des chiffres énormes ; mais la comparaison avec les valeurs des matières premières prouve que l'augmentation réelle correspond à peu près à l'accroissement de la population. Ou note de nombreux doubles emplois dans les évaluations pour un même produit : les vêtements comportent le prix entier des étoffes et fournitures, y compris les flls, déjà comptés ailleurs comme matières premières. Même observation pour les ouvrages en fer, outils et machines. C'est ainsi qu'on arrive à des totaux de 9.372.437.283 dol. (48.362.500.000 fr.). Comme les matières, sous une forme ou une autre, apparaissent continuellement avec le coût du travail, les frais de production et les profits, ce sont seulement ces dernières parties de la valeur qu'on doit considérer comme ajoutant à la valeur des matières premières, visées dans un autre chapitre du recensement décennal.

Ces additions légitimes portent les totaux à 21.7d2.o00.000 fr. et à 30 milliards, si l'on y joint la valeur des matières brutes. Ce dernier chiffre dépasse ceux de tontes les autres localités actuellement engagées dans la lutte industrielle. Il faudrait toutefois lui faire subir des réductions importantes, si l'on voulait considérer seulement les industries et commerces de gros, déduire les boulangeries et boucheries, la farine, les bois bruts, les huiles minérales, beaucoup d'autres produits du sol ou matières brutes seulement préparées pour la consommation alimentaire on pour la manufacture, et enfin ce- qui a trait au service domestique.

Pris en eux-mêmes, les chiffres du recensement donnent une idée assez juste de l'état et du progrès industriels. Voir dans le tableau ci-après les chiffres pour les principales industries de New-Y'ork et de Brooklyn, et de l'Union entière d'après le recensement de 1890 (en milliers de dollars).

Les confections et modes pour femmes sortent pour la plus grande partie de New-York. Les centres de confection des vêtements pour hommes sont plus divisés. Les industries travaillant les matières brutes, sauf la soie, manquent presque totalement. Ces particularités se rencontrent partout dans les grandes villes métropolitaines. On retrouve à Paris, à Londres et à Berlin le type industriel et commercial de New- York. L'activité industrielle croît avec le progrès national, qui tend vers l'hégémonie commerciale et industrielle, fondée sur la paix et sur les ressources naturelles que fournissent les denrées du sol et les matières brutes, en telle abondance et à des prix si bas, que la concurrence étrangère est impossible.

Salaires des ouvriers. — Le progrès industriel ayant pour conséquence des salaires croissants, le

Vêlements ponr hommes

— — femmes

— r(^parations

Tabac manufacturé

Publications

Produits des métaux, machines

outils

Soieries

Instruments de musique

Ameublement

Fourrures, etc

.Modes

Mercerie, etc

Plumes et fleurs artificielles

Pierres sculptées

Chemises

Bois ouvrés

Chapeaux

Sucreries

Livres de compte et reliure

Savons

Fers pour charpente

Chaussures

— réparations

Joaillerie

Gravures et lithographie

Boites et papeterie

Miroirs

Ombrelles et parapluies

Produits chimiques

Corderie

Produits d'aliment, et boissons

Graisses

Boulangerie

Bières, etc

Café

Farine

Sucre raffiné

Construction et bâtiments

Chapenterie

Plomberie et gaz

Peinture et plâtrerie

Installations à vapeur

Appareils électriques

Navires

Journaux et revues

19.M3 13.5T9 12.014 12.627 lO-e-T 10.086 9.349 7.464 7.882 7.484 7.012

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