H. Emersox-Smith
BiBLiOGRAPniE. — Neicport, par Sir S. D. Williams, secrétaire de la Chambre de commerce de Newport.
NEWTON (Alliage de). V. Alliages.
NEW-WESTMINSTER. Un des grands ports de la Colombie britannique (voy. ce mot), à 13 milles seulement de Vancouver, dont il peut être considéré comme une dépendance: le siège des maisons qui exportent de New-Westminster est généralement situé à Vancouver. Le port de Victoria est distant de 70 milles. Pop. : 6.700 hab. Relations maritimes directes avec la Californie et l'Orégon.
New Westminster est le centre du commerce du saumon, et aussi de celui des bois de constraction. Voici quel
en a été le mouvement commercial de 1894 à 1898, en dollars de 5 fr. 18 :
Années Iniport. Export. Années Import. Export. 1694-95 2.233 857 634.00011896-97 2.584.438 586.289 1895-96 2.010.029 504.142 1 1897-98 3.175.281 178.321
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Sommaire : 1. Aperçu général. Situation géographique et physionomie. — II. Port. Phares. — III. Population. Immigration. — IV. Industrie. — V. Commerce. Importations et exportations. Relations avec les divers pays. Principaux objets du commerce de New- York. — VI. Navigation. — VII. Usages du port, etc. — VlII. Usages de la place. Droit de commission, etc. — IX. Banques et Compagnies financières, assurances, etc. — X. Voies de communication : Chemins de fer, lignes de navigation, canaux. — XI. Cours des changes.
I. .\pERçc GÉNÉRAL. Situotion géographique et physionomie. — Ville principale de l'État du même nom, métropole commerciale de la Confédération des États-Unis, placée sur le passage du commerce, aussi bien entre les deux hémisphères qu'entre les deux extrémités opposées du vieux continent. Elle accumule dans ses entrepôts les produits des mers de la Chine, ceux des îles de la Sonde, de l'Océanie, que San- Francisco n'entrepose que pour les lui expédier avec son or par delà les lacs et la dépression des Andes du Centre-Amérique, tandis que plus de vingt lignes de navigation à vapeur la relient à cette partie vivante du vieux continent, l'Occident européen, qui attend d'elle les matières premières, aliment indispensable de ses usines, et le trop-plein des produits alimentaires.
New-York est à 9.3G0 kil. E. de San-Francisco, 5.631 kil. S.-O. de Paris, 2.297 kil. N.-E. de la Nouvelle-Orléans, 1.683 kil. de Saint-Louis, o3o S. de Montréal, 362 N.-E. de Washington, la capitale politique des États-Unis : à 337 kil. S. d'Albany, la capitale politique de l'État de New-York, bien que la troisième seulement sons le rapport de la population ; à 349 kil. S.-O. de Boston, 140 N.-E. de Philadelphie, 28 de l'océan Atlantique : située par 41° 42' de lat. N. et 76° 28' de long. 0. mesurés à l'hôtel de ville. Cette grande cité repose sur l'extrémité méridionale de cette île triangulaire qui a conservé le nom indien de Manhattan et qui, de 21 kil. de longueur sur 2 de largeur en moyenne, ayant sa base sur la baie, a ses deux côtés baignés, d'une part, par l'Hudson, rivière du Nord, de l'autre, par la rivière de l'Est, qui n'est, à proprement dire, qu'une extension dn long Island-Sound, et au N. et au N.-E. par le Harlem, qui réunit les eaux de la rivière de l'Est et de l'Hudson.
New-York, qui a débordéde l'île Manhattan (achetée en 1600 27 dol. par les Hollandais, et dont la superficie constitue le comté dit de New- York), tend à progresser continuellement vers le Nord et à absorber les territoires voisins de Westchester-County, ajoutés par acte législatif de l'État au rayon de la ville. Celle-ci est traversée dans sa longueur jusqu'au Central Park, par Broadway, grande artère de 5 milles anglais (8 kil.) de long sur 24 mètres de large.
Les dimensions monumentales de la Bourse et de la Douane de New- York répondent à l'importance commerciale de cette ville, qui, à elle seule, concentre la moitié des affaires de l'Union américaine avec toutes les nations. Broadway et les antres principales rues de cette métropole sont bordées de maisons aux devantures éclatantes, souvent hautes de huit étages, et parfois même de vingt, depnis l'in-
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troduction des ascenseurs. Ces constructions gigantesques témoignent de la valeur extraordinaire que le terrain a acquise dans la partie de la ville consacrée au commerce et à la finance. Les grands hôtels sont des édifices somptueux, des palais de marbre, de granit, de pierre brune \
En 1898, la Chambre de commerce de New-York a nommé un comité qui, d'accord avec l'université Columbia, a décidé l'ouverture d'un collège de commerce d'un grade élevé. Pour y entrer, les élèves doivent être Agés d'environ 16 ans et avoir une instruction générale équivalente à celle des élèves diplômés des écoles secondaires classiques. Les cours y durent 4 ans et comprennent, outre le bureau commercial, l'anglais et les langues modernes, l'histoire et la géographie universelles, la chimie indu.strielle, l'économie politique et la science sociale. Le bureau commercial occupe plus de la moitié du temps.
Parmi les monuments d'utilité publique, il fant mentionner les Croton Water Works, aqueduc qui amène de plus de 60 kil. les eaux de la rivière Croton, affluent de l'Hudson et du lac de Croton, et ses deux réservoirs artificiels. Le réservoir de distribution situé dans Central Park (parc de 349 hectares) contient 38,8 millions d'hectol. Le High Bridge ou aqueduc de Harlem, sur lequel les eaux de Croton traversent la rivière qui donne sou nom au pont-aqueduc, est construit en pierres; porté sur 14 piliers, il s'élève à 114 pieds au-dessus du niveau des hautes marées. Un nouveau réservoir construit dans le rayon Jérôme Park, au N.-E. de la ville, et contenant 36,6 millions d'hectol., a coûté, de 1883 à 1891, 23.090.821 dol.
New-Y'ork est difficilement séparable des quatre centres de population qui forment ses faubourgs depuis le 1" janvier 1898, à l'exception de la partie située sur la rive gauche de l'Hudson, laquelle appartient à l'État de New-Jersey (Hobokenet Jersey-City). Ce « Greater New-York » comprend, outre le territoire de la ville et comté de New-Y'ork proprement dit, le borougli de Bronx au N.-E., King's County, c'est-à-dire Brooklyn et le territoire de King's-County en dehors de Brooklyn, et le comté de Richmond, c'est-à-dire Staten-Island. La ville agrandie a une administration centrale et compte à peu près 3 millions 300.000 hab. ^
Brooklyn communique directement avec New- York par le « East River Bridge ». C'est un pont suspendu dont la portée centrale mesure 1.393 pieds, avec une
1. Le nouveau bâtiment du « Park Row Syndicate », à New- York, est i usage de bureaux commerciaux ou «offices ». Il est situé en plein centre de la ville, devant le Post Office et non loin de City Hall Square. Sa hauteur totale est de 128 mètres ; il a 26 étages, même 34 avec les sous-sols et les étages qui divisent les tours et les dômes. .Le poids total des matériaux employés à la construction est de 65.000 tonnes. II contient 1.000 offîcjs aménagés pour environ 4.000 personnes. Toutes les parties en sont chauffées à la vapeur, éclairées à l'électricité, pourvues d'une double canalisation d'eau chaude et d'eau froide, des ascenseurs et montecharge nécessaires. Un réseau téléphonique, relié à un bureau central placé prés de l'entrée principale, dessert tous les olTices. La vapeur nécessaire au chauffage comme à la production de la force motrice pour les machines électriques et autres est fournie par un groupe de chaudières d'une puissance de 900 clievaux. Chaudières et machines occupent la plus grande partie du sous-sol.
2. Il y avait à l'Exposition de 1900 (Champ- de-Mars, Génie civil et Transports) un magnifique plan topographique de New- York envoyé par la commission des travaux publics de cette ville. La superficie est de 79.802 hectares, sur lesquels sont 444 ponts, 1.29.") églises, 127 hôpitaux, 61 cimetières, 67 théâtres, 445 écoles publiques, 110 écoles particulières, 174 postes de pompiers. Le budget annuel de l'Administration municipa.le est de 467 millions et demi de fr. et sa dette de 1.300 millions.
longueur totale de 3.989 pieds, près de deux kil. (1 kil. 823). La dépense de construction a été de 13 millions de dol.
Quatorze lignes de bacs à vapeur partant, la plupart, toutes les dix minutes, relient New-Y'ork à sesfaubourgs de l'autre côté de la rivière do l'Est, de l'autre côté de la rivière du Nord à Jersey et Hoboken, enfin à Staten-Island, à l'entrée du port.
C'est à l'E. de Brooklyn, dans la baie Vallabout, que se trouve l'arsenal de la marine militaire, Navy- Yard, avec ses chantiers de construction, le lycée naval et, sur le plateau d'une éminence voisine, l'bôpital de la marine. La quarantaine et le lazaret sont à Staten-Island. A la pointe dite de Hook, la ville a établi le premier des Docks de l'Atlantique, large bassin qui ne couvre pas moins de 17 hect., qui est bordé d'une jetée de 1 kil. 1/2 et qui peut recevoir le& navires du plus grand tirant d'eau.
II. Port. Phares. — Le port ou baie de New-York, dont l'ensemble des eaux, à marée basse ordinaire, représente l'énorme masse de 3.170.122.000 yards cubiques (le yard cubique = 764 dm. cubes), est certes un des plus beaux et nn des plus spacieux qu'il y ait sur le globe. Située au milieu des terres, entre le continent, Staten-Island à l'O. et Long-Island à l'E., cette baie, de plus de 40 myriamètres de pourtour, prend naissance aux embouchures de l'Hudson River et débouche elle-même par les Narrows (passe de 600 m. environ) dans un immense golfe où plusieurs baies trouvent place, et qui, par cinq chenaux, East, Swash, Main Shy's South et Gedney's, que forment de nombreux bancs, communique avec l'Atlantique entre la presqu'île de Sandy-Hook, appendice de New-Jersey, et l'île Coney, vers le milieu desquelles se trouve la barre.
Des centaines de millions de dol. ont été dépensés pour l'entretien du port et des millions de yards cubiques d'ensablement ont été enlevés : travaux gigantesques, presque tous, comme en Angleterr accomplis sans intervention de l'État.
Le principal phare, placé à l'extrémité de cette longue, basse et étroite langue de terre jaillissant, pour ainsi dire, du littoral de New-Jersey et qu'on appelle Sandy-Hook, est situé par 40° 28' N., et 74» 8' 0. Il est pourvu d'un feu fixe de grande puissance qui, par un temps clair, peut facilement être aperçu d'une distance de 10 lieues marines par les navires venant de l'Ouest. On a construit en outre, sur les hauteurs de Navesink (littoral de New-Jersey), à 4 milles environ S.-E. de Sandy-Hook-Point, deux phares distants de 300 pieds, tous les deux munis d'un feu de grande puissance, fixe pour le plus septentrional des deux, tournant pour l'autre, qui portent à 40 et 30 milles. La navigation, dirigée par de nombreuses bouées, est facile, et l'on ne recourt guère aux pilotes que lorsqu'on craint d'invalider les assurances. Une fois l'île du Gouverneur laissée en arrière et Castle-Garden dépassé, on est arrivé, et, soit à l'O., à l'embouchure delà Rivière-Hudson, soit à l'E., par l'East River, plus de 200 loharfs ou jetées perpendiculaires aux quais, presque régulièrementespacés comme les échelons d'une échelle à un seul montant (la plupart munies de railways), s'ofïrent aa déchargement des navires, comme plus tard à leur chargement.
La forme et la situation de l'île Manhattan sont singulièrement favorables aux mouvements des navires. Elle a un front effectif de 24 3/4 milles, dont
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1:J sur rHiulson on North-River, 9 1/4 sur l'East- Riveroti 1 2 sur rMarlem-River. Le va-et-vient des bateans ne se prodnit guère au-delà du oO' wharf dn West River et du oo' de l'East River. Les wharfs sont en effet distingués par des numéros, le numéroa un » se trouvant au sommet de l'île, du côté où s'unissent les rives de l'est et de l'ouest.
1.731 voiliers de 3ol.409 t. au total et 1.128 vapeurs de ij0o.9li) t. appartiennent au port de New- York. Le tonnage chargé et déchargé par an s'élève à près de 20.000.000 de T. et la valeur des marchandises embarquées et débarquées à une dizaine de milliards de francs.
III. Population. Émigr.\tiox.— Depuis 1790, c'està-dire depuis plus d'un siècle. New- York occupe le premier rang, comme nombre d'habitants, parmi les villes des États-Unis : en 1800, 60.000; en 1830, 202.000; en l&îO.ola.OOO; en 1860, SCC.OOO: en 1880, 1.206.000; en 1890, 1.800.891. Une estimation du Board of Health (Bureau de Santé publique), faite le V juillet 1896, portait la population de la ville proprement dite à 1.934.077. A peu près 40 '/«des hab. sont d'origine étrangère : 639.942, contre 87û.3o8 d'o-
rigine américaine (recensement de 1890), soit: 210.723 d'origine allemande, 190. 4IS irlandaise, 35.907 anglaise, 47.;»14 austro-hongroise, 48.709 russe, 39.951 italienne, 10.535 française, 6.T59 polonaise et 2.048 chinoise. D'après le ceusus de 1900, la pop. de la Greater New- York était de 3.655.000 hab., dont : Manhattan 2.007.200, Bronx 174.300, Brooklyn 1.207.100, Queen'set King's Connty 136.500, Richmond 66.300.
De 1872 à 1896 on acompte 10.356.650 immigrants aux États-Unis; or, sur ce chiffre, près de 72 •/..soit 7.417.083, ont débarqué à New-Y'ork.
IV. Industrie. — New-Y'ork est, avant tout, nne ville maritime: cependant elle a ses fabriques et ses manufactures, qui occnpont plus du 1/5 de sa pop., ainsi qu'on le verra dans le tableau suivant, et dont les produits, dépassant en valeur ceux de toute autre ville de l'Union et égalant à eux seuls les 7/8 de la production totale de l'État de Massachusetts, rivalisent de plus en plus avec ceux de l'Europe. Les chiffres suivants, empruntés au recensement de 1890, donneront une idée de l'activité industrielle de New- York ;
f.Utt de Nen-York
Nombre
.les
établissem.
Nombre
d'ouvriers ou
employés
Capital
engagé en dollars
Salaires
ans ouvriers
en dollars
Produit
annuel
en dollars