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NOUVELLE-ECOSSE

de nouveautés. (Voy. Tissus, Vêtements confectionnés.)

>'OU VELLK-CALÉDOXIK. Ile de l'Océan Pacifique, située par 21» lat. S. et 163» long. E., à 1.700 kil. des côtes orientales de l'Australie; elle appartient à la France depuis 18o3. Sa longueur est de 400 kil. «nviron sur une largeur moyenne de 50 kil. L'île des Pins, les îles Loyalty et quelques autres petits archipels sont des dépendances de la Nouvelle-Calédonie.

Les côtes sont entourées d'une ceinture de récifs qui forme tout autour de l'île une sorte de mer intérieure, garantie des grands houles, mais parsemée, notamment à l'O., de hauts fonds qui rendent la navigation difficile. Une chaîne de montagnes, coupée de cols aisément franchissables, traverse l'île dans le sens longitudinal. La Nouvelle-Calédonie est pourvue de belles rades, celles de Nouméa, notamment, de Nakéty, de Népoui, etc. Le climat est sain et relativement tempéré ; le thermomètre oscille, température extrême, entre -|- 13° et -|-36». La saisonchaudedure dedécembre àmars; lasaison fraîche de juin à août. Le travail, même de la terre, est possible à l'Européen ; aussi la Nouvelle-Calédonie est- «11e une véritable colonie de peuplement.

Les communications entre les diverses parties de l'île se font au moyen d'un service de cabotage dit : « tour-de-côtes »; quelques rivières (le Diahot notamment) sont navigables aux chaloupes et aux chalands, qui remontent assez loin dans les terres. 11 existe un réseau de sentiers muletiers et des routes nouvelles sont en construction. Il y a, dans la région des mines de nickel de Népoui, un petit chemin de fer d'une vingtaine de kil. En outre, la construction d'une voie ferrée dans la direction longitudinale de l'île est réclamée par la colonie, de Nouméa à Bourail (environ loO kil.). Nouméa est reliée par un câble télégraphique à la côte australienne et, de là, au réseau européen. Les communications avec la France sont assurées par la C'" des Messageries Maritimes, dont les paquebots vont de Marseille à Nouméa en moins de 40 jours (départ toutes les quatre semaines, via Colombo et Sydney).

La Nouvelle-Calédonie est administrée par un gouverneur résidant à Nouméa, assisté d'un conseil privé, composé des chefs des services publics et de quelques habitants notables. Le budget de la colonie atteint environ 3.200.000 fr. ; il est voté chaque année par le Conseil général, assemblée élective. Il y a à Nouméa un tribunal et une cour d'appel. Les importants établissements du pénitencier ont été, pendant longtemps, le seul élément d'activité de la colonie.

Cultures. — Le sol est fertile et propre aux cultures les plus variées; les plus répandues sont celles du café, du maïs, du manioc, du tabac, des légumes; les forêts, qui ne couvrent pas moins de 100.000 hect., sont riches en essences de toutes sortes; on se prépare à y exploiter le caoutchouc. Certaines régions sont employées à l'élève du bétail ; une usine pour la fabrication des conserves de viande y a même été créée.

Mines. — Les minerais abondent, notamment le nickel (dans les régions de Népoui et de Tliio), le chrome, le cobalt, le cuivre (mines de Pilou, d'une teneur, paraît-il, fort riche); il existe aussi des gisements d'or (Fern Hill), dont la valeur n'est pas exactement connue; on a découvert, également, de l'argent, de l'antimoine, du fer, etc.

Quantité de minerais exportée en 1898, en T. :

France Angleterre Allemagne Anstralis

Nickel..

Cobalt. .

Chrome.

Plomb argentif.

Cuivre

Des concessions de 10 ans ont éW: accordées à des Sociétés qui se sont formées pour la recherche des huîtres perlières.

La main-d'œuvre pour les exploitations minières et agricoles fait défaut en Nouvelle-Calédonie, où l'on a été obligé de recourir à l'import. de travailleurs d'autres archipels océaniens, et même du Japon. L'immigration blanche est favorisée par l'octroi de concessions gratuites dont l'étendue est ordinairement de o hect. de terre à culture et de o à 20 hect. de terre à pâturage. La gratuité du passage de Marseille à Nouméa est accordée aux émigrants, mais ils doivent justifier de la possession d'un capital minimum de D.OOOfr.

Commerce. — Le total du commerce de la colonie (import, et export, réunies) a clé en 1898 de 16.489.536 fr., en augmentation de 765.276 fr. sur les chiffres de l'année précédente. Ce total se répartit de la façon suivante (en

Iinport. Export.

Avec la France 5.026.930 3.497.767

Avec les colonies françaises 337.013 4.284

Avec les pays étrangers 4.388.865 3.234.677

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